La fraternité a son féminin

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Il existe des débats pour que la devise française soit changée en « Liberté, Égalité, Adelphité ». L’adelphité désigne la fraternité et la sororité sans distinction de genre.

Totalement inutile juridiquement même s’il est probable que si une nouvelle devise était créée, ces considérations entreraient en jeu. C’est difficile de changer une devise, nom d’un texte (déclaration des droits de l’HOMME et du citoyen) quand il est aussi historique

Par ailleurs le Conseil constitutionnel a reconnu en 2018 que la fraternité était un principe à valeur constitutionnelle, au même titre que les deux autres liberté et égalité. Tout principe est évidemment concilié à d’autres (ordre public notamment)

a écrit : Il existe des débats pour que la devise française soit changée en « Liberté, Égalité, Adelphité ». L’adelphité désigne la fraternité et la sororité sans distinction de genre.

Totalement inutile juridiquement même s’il est probable que si une nouvelle devise était créée, ces considérations entreraient en j
eu. C’est difficile de changer une devise, nom d’un texte (déclaration des droits de l’HOMME et du citoyen) quand il est aussi historique

Par ailleurs le Conseil constitutionnel a reconnu en 2018 que la fraternité était un principe à valeur constitutionnelle, au même titre que les deux autres liberté et égalité. Tout principe est évidemment concilié à d’autres (ordre public notamment)
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Mais adelphe voulant dire "issu de la même mère", ce n'est pas dénigrer un peu la paternité ??!!!

^^

a écrit : Il existe des débats pour que la devise française soit changée en « Liberté, Égalité, Adelphité ». L’adelphité désigne la fraternité et la sororité sans distinction de genre.

Totalement inutile juridiquement même s’il est probable que si une nouvelle devise était créée, ces considérations entreraient en j
eu. C’est difficile de changer une devise, nom d’un texte (déclaration des droits de l’HOMME et du citoyen) quand il est aussi historique

Par ailleurs le Conseil constitutionnel a reconnu en 2018 que la fraternité était un principe à valeur constitutionnelle, au même titre que les deux autres liberté et égalité. Tout principe est évidemment concilié à d’autres (ordre public notamment)
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C’est également inutile au niveau étymologique puisque la fraternité unit les personnes d’une même fratrie et dans une fratrie il peut exister des frères et des sœurs …

Frère vient de « fradre » - « enfant né de mêmes parents »


Tous les commentaires (22)

Il existe des débats pour que la devise française soit changée en « Liberté, Égalité, Adelphité ». L’adelphité désigne la fraternité et la sororité sans distinction de genre.

Totalement inutile juridiquement même s’il est probable que si une nouvelle devise était créée, ces considérations entreraient en jeu. C’est difficile de changer une devise, nom d’un texte (déclaration des droits de l’HOMME et du citoyen) quand il est aussi historique

Par ailleurs le Conseil constitutionnel a reconnu en 2018 que la fraternité était un principe à valeur constitutionnelle, au même titre que les deux autres liberté et égalité. Tout principe est évidemment concilié à d’autres (ordre public notamment)

a écrit : Il existe des débats pour que la devise française soit changée en « Liberté, Égalité, Adelphité ». L’adelphité désigne la fraternité et la sororité sans distinction de genre.

Totalement inutile juridiquement même s’il est probable que si une nouvelle devise était créée, ces considérations entreraient en j
eu. C’est difficile de changer une devise, nom d’un texte (déclaration des droits de l’HOMME et du citoyen) quand il est aussi historique

Par ailleurs le Conseil constitutionnel a reconnu en 2018 que la fraternité était un principe à valeur constitutionnelle, au même titre que les deux autres liberté et égalité. Tout principe est évidemment concilié à d’autres (ordre public notamment)
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Mais adelphe voulant dire "issu de la même mère", ce n'est pas dénigrer un peu la paternité ??!!!

^^

a écrit : Il existe des débats pour que la devise française soit changée en « Liberté, Égalité, Adelphité ». L’adelphité désigne la fraternité et la sororité sans distinction de genre.

Totalement inutile juridiquement même s’il est probable que si une nouvelle devise était créée, ces considérations entreraient en j
eu. C’est difficile de changer une devise, nom d’un texte (déclaration des droits de l’HOMME et du citoyen) quand il est aussi historique

Par ailleurs le Conseil constitutionnel a reconnu en 2018 que la fraternité était un principe à valeur constitutionnelle, au même titre que les deux autres liberté et égalité. Tout principe est évidemment concilié à d’autres (ordre public notamment)
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C’est également inutile au niveau étymologique puisque la fraternité unit les personnes d’une même fratrie et dans une fratrie il peut exister des frères et des sœurs …

Frère vient de « fradre » - « enfant né de mêmes parents »

Je sais maintenant d’où vient l’Adeptus Sororitas de Warhammer 40k

a écrit : C’est également inutile au niveau étymologique puisque la fraternité unit les personnes d’une même fratrie et dans une fratrie il peut exister des frères et des sœurs …

Frère vient de « fradre » - « enfant né de mêmes parents »
Exactement. Mais comme SJW, woke et consorts, avec QI de bulot, confondent sexe et genre, le débat est loin d'être fini.

"Ça vient des Etats-unis"...
Tout est dit!

a écrit : Il existe des débats pour que la devise française soit changée en « Liberté, Égalité, Adelphité ». L’adelphité désigne la fraternité et la sororité sans distinction de genre.

Totalement inutile juridiquement même s’il est probable que si une nouvelle devise était créée, ces considérations entreraient en j
eu. C’est difficile de changer une devise, nom d’un texte (déclaration des droits de l’HOMME et du citoyen) quand il est aussi historique

Par ailleurs le Conseil constitutionnel a reconnu en 2018 que la fraternité était un principe à valeur constitutionnelle, au même titre que les deux autres liberté et égalité. Tout principe est évidemment concilié à d’autres (ordre public notamment)
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Il existe des débats en France de 2, 3 pélos pour changer la devise française en" liberté égalité adelphité", me semble être plus correct.
Comment importer un concept anecdotique (on se couchera moins bête ) laissant penser que celui-ci est discuté par un grand nombre.

a écrit : Il existe des débats en France de 2, 3 pélos pour changer la devise française en" liberté égalité adelphité", me semble être plus correct.
Comment importer un concept anecdotique (on se couchera moins bête ) laissant penser que celui-ci est discuté par un grand nombre.
Je ne parlais pas des débats Twitter et autres, plutôt des débats doctrinaux et juridiques. Est-ce que cela aurait une incidence juridique de changer Fraternité en Adelphité ? A propri non, mais la Constitution ou une devise ont aussi une valeur symbolique

Cependant comme l’a souligné le top commentaire, les femmes ont toute leur place dans le mot fraternité, ça reste un petit débat qui ne se posera qu’en cas de changement de constitution

a écrit : Il existe des débats pour que la devise française soit changée en « Liberté, Égalité, Adelphité ». L’adelphité désigne la fraternité et la sororité sans distinction de genre.

Totalement inutile juridiquement même s’il est probable que si une nouvelle devise était créée, ces considérations entreraient en j
eu. C’est difficile de changer une devise, nom d’un texte (déclaration des droits de l’HOMME et du citoyen) quand il est aussi historique

Par ailleurs le Conseil constitutionnel a reconnu en 2018 que la fraternité était un principe à valeur constitutionnelle, au même titre que les deux autres liberté et égalité. Tout principe est évidemment concilié à d’autres (ordre public notamment)
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Certe ce serait seulement symbolique mais changer Fraternité par Adelphitié pour que tout français.e se reconnaisse dans cette devise serait une belle preuve de "fraternité".
Mais bon... ce n'est qu'une devise ! On est fraternel que quand ça nous arrange car même quand ça nous coûte rien on s'y oppose, comme si demander l'égalité etait un caprice de femmes.

J'ose pas imaginer les débats si au lieu du masculin on utilisait le féminin pour marquer le neutre. "Ouin-ouin" ferait probablement son entrée dans le dictionnaire.

a écrit : Certe ce serait seulement symbolique mais changer Fraternité par Adelphitié pour que tout français.e se reconnaisse dans cette devise serait une belle preuve de "fraternité".
Mais bon... ce n'est qu'une devise ! On est fraternel que quand ça nous arrange car même quand ça nous coûte rien on s
'y oppose, comme si demander l'égalité etait un caprice de femmes.

J'ose pas imaginer les débats si au lieu du masculin on utilisait le féminin pour marquer le neutre. "Ouin-ouin" ferait probablement son entrée dans le dictionnaire.
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Qui s'oppose à l'égalité ? L'égalité est déjà prévue par la loi. Personne ne peut s'y opposer à moins d'être hors-la-loi. Il n'y aucune symbolique à changer un terme qui comprend déjà l'ensemble des humains par un autre.

Et sinon on n'utilise pas le masculin pour marquer le neutre car le genre neutre n'existe pas en français moderne. Pour marquer une valeur neutre, on utilise les formes du genre non marqué qui par défaut sont celles du masculin (oui la nuance est importante). Pour les phrases possédant des termes de genre féminin et masculin, on utilise soit la règle de proximité, soit la règle du genre par défaut.

On dit « LA fraternité »
Je suis pas sexiste mais bon
Autant aller dans la logique des féministe jusqu’au bout…

a écrit : Qui s'oppose à l'égalité ? L'égalité est déjà prévue par la loi. Personne ne peut s'y opposer à moins d'être hors-la-loi. Il n'y aucune symbolique à changer un terme qui comprend déjà l'ensemble des humains par un autre.

Et sinon on n'utilise pas le masculin pour ma
rquer le neutre car le genre neutre n'existe pas en français moderne. Pour marquer une valeur neutre, on utilise les formes du genre non marqué qui par défaut sont celles du masculin (oui la nuance est importante). Pour les phrases possédant des termes de genre féminin et masculin, on utilise soit la règle de proximité, soit la règle du genre par défaut. Afficher tout
Je suis daccord avec ton 2eme paragraphe mais je rebondis sur la dernière phrase : le problème vient du fait que initialement on utilisait la règle de proximité, c'était LA règle utilisée, par tous ( bien que le règles ne soit pas discutées à l'époque - ce qui est un autre point très intéressant à mon goût).

Mais des hommes ( de genre masculin) ont décidé à partie du XVIIe que ça donnait trop d'importance au genre féminin et donc on fait changer la règle pour décider que le masculin serait systématiquement plus fort: ils auraient pu dire que ça dépend aussi du nombre et que 1000 voitures et 1 tracteur seraient accordé(e?)s au féminin mais ils n'ont pas fait ce choix

Bref je rejoins le point de vu de Will7.

Difficile parfois de comprendre à quel point les femmes peuvent se sentir exclue et s'excluent "naturellement" de quelque chose car rien de les rappelle à elle.
J'en ai encore eu pour preuve hier en écoutant une émission sur les volcanologues. Le volcanologue indiquait que " les garçons peuvent faire ce métier en faisant des études..." et de rajouter " et les filles aussi bien sur !".
Bah ma fille (6 ans ) n'a réagit que quand il a prononcé cette dernière phrase en disant qu elle voudrait être volcanologue. Comme si elle s'était exclue de cette possibilité d'office quand il a parlé des garçons ... j'ai trouvé cela triste quand même :(

a écrit : On dit « LA fraternité »
Je suis pas sexiste mais bon
Autant aller dans la logique des féministe jusqu’au bout…
Figure toi que, dans leur réflexion, il y eut un moment pendant lequel les académiciens ont tenté de masculiniser les mots qu'ils considéraient comme masculin justement ou comme fort.....
La société et l'usage n'ont simplement pas suivi sur certains changements....

a écrit : Je suis daccord avec ton 2eme paragraphe mais je rebondis sur la dernière phrase : le problème vient du fait que initialement on utilisait la règle de proximité, c'était LA règle utilisée, par tous ( bien que le règles ne soit pas discutées à l'époque - ce qui est un autre point très intéressant à mon goût).

Mais des hommes ( de genre masculin) ont décidé à partie du XVIIe que ça donnait trop d'importance au genre féminin et donc on fait changer la règle pour décider que le masculin serait systématiquement plus fort: ils auraient pu dire que ça dépend aussi du nombre et que 1000 voitures et 1 tracteur seraient accordé(e?)s au féminin mais ils n'ont pas fait ce choix

Bref je rejoins le point de vu de Will7.

Difficile parfois de comprendre à quel point les femmes peuvent se sentir exclue et s'excluent "naturellement" de quelque chose car rien de les rappelle à elle.
J'en ai encore eu pour preuve hier en écoutant une émission sur les volcanologues. Le volcanologue indiquait que " les garçons peuvent faire ce métier en faisant des études..." et de rajouter " et les filles aussi bien sur !".
Bah ma fille (6 ans ) n'a réagit que quand il a prononcé cette dernière phrase en disant qu elle voudrait être volcanologue. Comme si elle s'était exclue de cette possibilité d'office quand il a parlé des garçons ... j'ai trouvé cela triste quand même :(
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Cette problématique est un sujet abondamment complexe et je ne crois que le réduire à un problème linguistique y changera quoique ce soit.

Il y a plusieurs choses qui me laissent penser que cette problématique n'est pas si évidente qu'on semble le croire. Ce qui me vient à l'esprit entre autres :
- une grande majorité des arguments féministes en la faveur d'une inégalité flagrante homme/femme au sein de la société compare une très faible minorité d'hommes (soit riches, soit ayant du pouvoir, soit les deux) avec la majorité des femmes. Ces arguments ne me semblent pas valables.

- on oublie souvent que dans une société, les femmes et les enfants ont une valeur intrinsèque. Les femmes peuvent procréer et les enfants sont l'avenir. Les hommes adulte en soit n'ont aucune valeur intrinsèque ("les femmes et les enfants d'abord !"). Leur valeur sociétale, ils doivent la créer et cela passe généralement par l'ambition et la prise de pouvoir pour équilibrer l'inégalité originelle de valeur. Ainsi, ce qu'on prend pour une inégalité peut sous certains points de vue être en réalité un ajustement égalitaire.

En ce qui concerne les enfants et leurs ambitions, c'est le rôle des parents de leur prouver qu'ils peuvent faire ce qu'ils veulent, peu importe le sexe majoritaire dans la discipline choisie.

a écrit : Cette problématique est un sujet abondamment complexe et je ne crois que le réduire à un problème linguistique y changera quoique ce soit.

Il y a plusieurs choses qui me laissent penser que cette problématique n'est pas si évidente qu'on semble le croire. Ce qui me vient à l'esprit entre au
tres :
- une grande majorité des arguments féministes en la faveur d'une inégalité flagrante homme/femme au sein de la société compare une très faible minorité d'hommes (soit riches, soit ayant du pouvoir, soit les deux) avec la majorité des femmes. Ces arguments ne me semblent pas valables.

- on oublie souvent que dans une société, les femmes et les enfants ont une valeur intrinsèque. Les femmes peuvent procréer et les enfants sont l'avenir. Les hommes adulte en soit n'ont aucune valeur intrinsèque ("les femmes et les enfants d'abord !"). Leur valeur sociétale, ils doivent la créer et cela passe généralement par l'ambition et la prise de pouvoir pour équilibrer l'inégalité originelle de valeur. Ainsi, ce qu'on prend pour une inégalité peut sous certains points de vue être en réalité un ajustement égalitaire.

En ce qui concerne les enfants et leurs ambitions, c'est le rôle des parents de leur prouver qu'ils peuvent faire ce qu'ils veulent, peu importe le sexe majoritaire dans la discipline choisie.
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Bonjour Tybs,

Je suis très souvent d'accord avec toi sur de nombreux sujets de société mais la je trouve que tes arguments sont très faibles pour une fois.

Tu parles de majorité des femmes vs minorité des hommes. Je trouve cette idée incongrue car il me semble que si je disais : la majorité des arguments en faveur des plus pauvres compare une très faible minorité de riches avec la majorité des pauvres donc ne sont pas recevables ! Devrions nous arrêter de nous battre que pour 50% de la population ait plus que 1% des richesses ?

Je ne crois pas que ce soit le nombre qui puisse faire autorité mais bien le pouvoir et l'hégémonie qui est entre les mains d'un groupe - peu importe sa taille.
A ce rythme : pourquoi écouter les revendications des révolutionnaires car ils se levaient contre une minorité ?

Quant à l'argument de réajustement égalitaire de 50 % de la population ( les hommes ) : justifie-t-il les années de "soumissions " que cette partie inflige à l autre moitié de l'humanité ( et dans certains pays de façon extrement violente encore aujourd'hui ) ? Encore une fois je trouve l'argument un peu faible et cela me dérange de justifier ces attitudes avec un " oui mais on dit les femmes et les enfants d'abord ". Peut-on imaginer que c'est l'argument profond des Talibans par exemple ?

Peut-on concevoir que les femmes n'ont rien demandé et auraient aimé que leur valeur dans la société ne soit pas liée à leur condition de femme justement mais bien d être humain? Qu'elles n'ont pas demandé à être " d abord avec les enfants "?
D'ailleurs , je ne connais pas l'origine de cette expression mais peut-être a-t-elle été dite pour la 1ere fois justement car les hommes pensaient les femmes plus faibles et que peut-être seule les femmes étaient en mesure de s'occuper des enfants ?

Pourquoi ne pas imaginer tout le monde dans le même sac et hop --> égalité dans la société à tous les niveaux. Les hommes auraient le droit a leur congé parental et on a le droit de péter un câble sans qu'on nous traite d'hystérique

Mais évidemment cela est bcp plus compliqué, tu as raison. Et pour en revenir à l'argument linguistique, il s'avère que ces décisions ont été prise, en français, il y a bientôt 400 ans soit des milliers d'années après que les femmes aient été considérées comme bonnes à rester à la maison et faire des enfant voire comme des citoyennes de 2nd rang ( je ne citerai que l'exemple de la " démocratie grecque" qui excluait les femmes de prime abord ). Ces choix linguistiques sont donc la conséquence d'une dérive sociétale ancienne.

Ainsi il ne me semble pas impertinent aujourd'hui de les remettre dans leur contexte pour les expliquer ( mais non pas pour les justifier ) et de les interroger pour les adapter à notre société contemporaine. Car évidemment que le sujet est plus complexe que la simple langue mais si on ne réfléchit pas à chaque pan de cette problématique, comment avancer et faire avancer les mentalités ?

Quant aux enfants, tu prêches une convaincue Malheureusmernt nous sommes tellement ancrés dans notre imaginaire que la société le transmet sans même y réfléchir : par exemple avec l'utilisation systématique du féminin pour certains métiers ( je pense à infirmière par exemple ). Mais également quand on parle aux enfant : ma fille adore s'habiller en , je cite , " footballeuse chevaleresse " ( ça se sont ses mots) . Bah ça ne rate jamais, les gens dans la rue lui dise " bah pourquoi tu es habillé en chevalier ?" Ou encore " toi? Faire du foot ?" .
Aucune arrière-pensée négative de leur part , juste un mécanisme très ancré de " la chevalerie et le foot c'est pour les mecs ".

Il y a de nombreuses études qui prouvent que les enfants se projettent avec les figures qu'ils connaissent. A l'école on ne parle presque que des grands hommes et rarement de femme ( par exemple dans le milieu scientifique ou littéraire) et cela a un impact sur la décisions des enfants pour se sentir légitime à faire ou non tel métier - et je parle d'études sur des enfant de 8-10 ans -( un garçon se projettera moins pour être infirmière ou maître et une fille moins pour être scientifique ).
Je ne suis pas pessimiste car je vois que cela évolue mais la prise de conscience est bien trop lente selon moi

Donc adapter notre langue, nos habitudes de langages est un des nombreux leviers que nous avons au quotidien pour changer les façons de penser. Car les mentalités passent par la langue , c'est naturel : la langue permet de décrire le monde autour de nous , elle façonne dont notre
pensée et notre imaginaire. ( je pense au 30 façons de décrire la neige chez mes islandais : leur imaginaire autour de la neige est forcément plus développé que le nôtre).

Aussi, continuons de réfléchir à ces questions, sans rentrer dans un débat femme vs homme stéril. Pleins de portes s'ouvriront pour tous.

a écrit : Cette problématique est un sujet abondamment complexe et je ne crois que le réduire à un problème linguistique y changera quoique ce soit.

Il y a plusieurs choses qui me laissent penser que cette problématique n'est pas si évidente qu'on semble le croire. Ce qui me vient à l'esprit entre au
tres :
- une grande majorité des arguments féministes en la faveur d'une inégalité flagrante homme/femme au sein de la société compare une très faible minorité d'hommes (soit riches, soit ayant du pouvoir, soit les deux) avec la majorité des femmes. Ces arguments ne me semblent pas valables.

- on oublie souvent que dans une société, les femmes et les enfants ont une valeur intrinsèque. Les femmes peuvent procréer et les enfants sont l'avenir. Les hommes adulte en soit n'ont aucune valeur intrinsèque ("les femmes et les enfants d'abord !"). Leur valeur sociétale, ils doivent la créer et cela passe généralement par l'ambition et la prise de pouvoir pour équilibrer l'inégalité originelle de valeur. Ainsi, ce qu'on prend pour une inégalité peut sous certains points de vue être en réalité un ajustement égalitaire.

En ce qui concerne les enfants et leurs ambitions, c'est le rôle des parents de leur prouver qu'ils peuvent faire ce qu'ils veulent, peu importe le sexe majoritaire dans la discipline choisie.
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PS : les parents peuvent avoir la meilleure volonté du monde, mais ils n'ont pas le monopole des idées et de l'influence sur leurs enfants.
La société aussi a un rôle à jouer pour dire à tous les enfants qu'ils peuvent y arriver. On parle de genre mais cela s'applique aussi aux origines sociales ou culturelles .

a écrit : Bonjour Tybs,

Je suis très souvent d'accord avec toi sur de nombreux sujets de société mais la je trouve que tes arguments sont très faibles pour une fois.

Tu parles de majorité des femmes vs minorité des hommes. Je trouve cette idée incongrue car il me semble que si je disais : la major
ité des arguments en faveur des plus pauvres compare une très faible minorité de riches avec la majorité des pauvres donc ne sont pas recevables ! Devrions nous arrêter de nous battre que pour 50% de la population ait plus que 1% des richesses ?

Je ne crois pas que ce soit le nombre qui puisse faire autorité mais bien le pouvoir et l'hégémonie qui est entre les mains d'un groupe - peu importe sa taille.
A ce rythme : pourquoi écouter les revendications des révolutionnaires car ils se levaient contre une minorité ?

Quant à l'argument de réajustement égalitaire de 50 % de la population ( les hommes ) : justifie-t-il les années de "soumissions " que cette partie inflige à l autre moitié de l'humanité ( et dans certains pays de façon extrement violente encore aujourd'hui ) ? Encore une fois je trouve l'argument un peu faible et cela me dérange de justifier ces attitudes avec un " oui mais on dit les femmes et les enfants d'abord ". Peut-on imaginer que c'est l'argument profond des Talibans par exemple ?

Peut-on concevoir que les femmes n'ont rien demandé et auraient aimé que leur valeur dans la société ne soit pas liée à leur condition de femme justement mais bien d être humain? Qu'elles n'ont pas demandé à être " d abord avec les enfants "?
D'ailleurs , je ne connais pas l'origine de cette expression mais peut-être a-t-elle été dite pour la 1ere fois justement car les hommes pensaient les femmes plus faibles et que peut-être seule les femmes étaient en mesure de s'occuper des enfants ?

Pourquoi ne pas imaginer tout le monde dans le même sac et hop --> égalité dans la société à tous les niveaux. Les hommes auraient le droit a leur congé parental et on a le droit de péter un câble sans qu'on nous traite d'hystérique

Mais évidemment cela est bcp plus compliqué, tu as raison. Et pour en revenir à l'argument linguistique, il s'avère que ces décisions ont été prise, en français, il y a bientôt 400 ans soit des milliers d'années après que les femmes aient été considérées comme bonnes à rester à la maison et faire des enfant voire comme des citoyennes de 2nd rang ( je ne citerai que l'exemple de la " démocratie grecque" qui excluait les femmes de prime abord ). Ces choix linguistiques sont donc la conséquence d'une dérive sociétale ancienne.

Ainsi il ne me semble pas impertinent aujourd'hui de les remettre dans leur contexte pour les expliquer ( mais non pas pour les justifier ) et de les interroger pour les adapter à notre société contemporaine. Car évidemment que le sujet est plus complexe que la simple langue mais si on ne réfléchit pas à chaque pan de cette problématique, comment avancer et faire avancer les mentalités ?

Quant aux enfants, tu prêches une convaincue Malheureusmernt nous sommes tellement ancrés dans notre imaginaire que la société le transmet sans même y réfléchir : par exemple avec l'utilisation systématique du féminin pour certains métiers ( je pense à infirmière par exemple ). Mais également quand on parle aux enfant : ma fille adore s'habiller en , je cite , " footballeuse chevaleresse " ( ça se sont ses mots) . Bah ça ne rate jamais, les gens dans la rue lui dise " bah pourquoi tu es habillé en chevalier ?" Ou encore " toi? Faire du foot ?" .
Aucune arrière-pensée négative de leur part , juste un mécanisme très ancré de " la chevalerie et le foot c'est pour les mecs ".

Il y a de nombreuses études qui prouvent que les enfants se projettent avec les figures qu'ils connaissent. A l'école on ne parle presque que des grands hommes et rarement de femme ( par exemple dans le milieu scientifique ou littéraire) et cela a un impact sur la décisions des enfants pour se sentir légitime à faire ou non tel métier - et je parle d'études sur des enfant de 8-10 ans -( un garçon se projettera moins pour être infirmière ou maître et une fille moins pour être scientifique ).
Je ne suis pas pessimiste car je vois que cela évolue mais la prise de conscience est bien trop lente selon moi

Donc adapter notre langue, nos habitudes de langages est un des nombreux leviers que nous avons au quotidien pour changer les façons de penser. Car les mentalités passent par la langue , c'est naturel : la langue permet de décrire le monde autour de nous , elle façonne dont notre
pensée et notre imaginaire. ( je pense au 30 façons de décrire la neige chez mes islandais : leur imaginaire autour de la neige est forcément plus développé que le nôtre).

Aussi, continuons de réfléchir à ces questions, sans rentrer dans un débat femme vs homme stéril. Pleins de portes s'ouvriront pour tous.
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Rends les islandais stp. Ils y sont pour rien!^^(rho désolé,je fais souvent ce type de faute mais la j'ai trouvé la coquille drôle)
Plus sérieusement pour donner un peu de poids dans le sens de ton argumentaire même si c'est compliqué car il n'y a pas de neutre en français, donc dire infirmier par exemple est "pousser" dans l autre sens aussi. Perso je pense plutôt que ça passe plus vers la représentativité et la considération plutôt que par le langage. Et l'éducation parentale est je pense toute aussi importante que celle de la société. Mais ça avance. Changer par exemple fraternité par un terme tout aussi genré me paraît contre-productif car cela braque les gens.
Perso je préfère ce type d'article/débat paru hier qui montre les travers de la société sur le sujet et me paraît plus constructif sur l'égalité :
www.francetvinfo.fr/economie/emploi/carriere/vie-professionnelle/egalite-de-remuneration-a-ce-rythme-on-ne-peut-pas-esperer-une-eradication-de-l-ecart-entre-hommes-et-femmes-avant-au-moins-50-ans-selon-l-observatoire-des-inegalites_4776007.html

a écrit : Rends les islandais stp. Ils y sont pour rien!^^(rho désolé,je fais souvent ce type de faute mais la j'ai trouvé la coquille drôle)
Plus sérieusement pour donner un peu de poids dans le sens de ton argumentaire même si c'est compliqué car il n'y a pas de neutre en français, donc dire infirmier par
exemple est "pousser" dans l autre sens aussi. Perso je pense plutôt que ça passe plus vers la représentativité et la considération plutôt que par le langage. Et l'éducation parentale est je pense toute aussi importante que celle de la société. Mais ça avance. Changer par exemple fraternité par un terme tout aussi genré me paraît contre-productif car cela braque les gens.
Perso je préfère ce type d'article/débat paru hier qui montre les travers de la société sur le sujet et me paraît plus constructif sur l'égalité :
www.francetvinfo.fr/economie/emploi/carriere/vie-professionnelle/egalite-de-remuneration-a-ce-rythme-on-ne-peut-pas-esperer-une-eradication-de-l-ecart-entre-hommes-et-femmes-avant-au-moins-50-ans-selon-l-observatoire-des-inegalites_4776007.html
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Ce genre d’article m’énerve encore plus ;). Annoncer 20% d’écart est complètement biaisé car on prend l’ensemble de la population sans aucune nuance. Évidemment que si un des deux groupes travaille plus que l’autre alors l’écart est plus important.
L’écart homme/femme pour un même poste à diplôme et expérience égale est compris en 3 et 4% et on estime que cet écart est surtout lié à une négociation moins agressive pour les femmes.

Donc on donne un congé parental identique pour les deux parents et obligatoire (6 mois chacun par exemple) avec impossibilité de se les échanger puis on apprend aux jeunes filles à négocier un salaire. Je trouve qu’on aura déjà fait un grand pas vers l’égalité.

a écrit : Bonjour Tybs,

Je suis très souvent d'accord avec toi sur de nombreux sujets de société mais la je trouve que tes arguments sont très faibles pour une fois.

Tu parles de majorité des femmes vs minorité des hommes. Je trouve cette idée incongrue car il me semble que si je disais : la major
ité des arguments en faveur des plus pauvres compare une très faible minorité de riches avec la majorité des pauvres donc ne sont pas recevables ! Devrions nous arrêter de nous battre que pour 50% de la population ait plus que 1% des richesses ?

Je ne crois pas que ce soit le nombre qui puisse faire autorité mais bien le pouvoir et l'hégémonie qui est entre les mains d'un groupe - peu importe sa taille.
A ce rythme : pourquoi écouter les revendications des révolutionnaires car ils se levaient contre une minorité ?

Quant à l'argument de réajustement égalitaire de 50 % de la population ( les hommes ) : justifie-t-il les années de "soumissions " que cette partie inflige à l autre moitié de l'humanité ( et dans certains pays de façon extrement violente encore aujourd'hui ) ? Encore une fois je trouve l'argument un peu faible et cela me dérange de justifier ces attitudes avec un " oui mais on dit les femmes et les enfants d'abord ". Peut-on imaginer que c'est l'argument profond des Talibans par exemple ?

Peut-on concevoir que les femmes n'ont rien demandé et auraient aimé que leur valeur dans la société ne soit pas liée à leur condition de femme justement mais bien d être humain? Qu'elles n'ont pas demandé à être " d abord avec les enfants "?
D'ailleurs , je ne connais pas l'origine de cette expression mais peut-être a-t-elle été dite pour la 1ere fois justement car les hommes pensaient les femmes plus faibles et que peut-être seule les femmes étaient en mesure de s'occuper des enfants ?

Pourquoi ne pas imaginer tout le monde dans le même sac et hop --> égalité dans la société à tous les niveaux. Les hommes auraient le droit a leur congé parental et on a le droit de péter un câble sans qu'on nous traite d'hystérique

Mais évidemment cela est bcp plus compliqué, tu as raison. Et pour en revenir à l'argument linguistique, il s'avère que ces décisions ont été prise, en français, il y a bientôt 400 ans soit des milliers d'années après que les femmes aient été considérées comme bonnes à rester à la maison et faire des enfant voire comme des citoyennes de 2nd rang ( je ne citerai que l'exemple de la " démocratie grecque" qui excluait les femmes de prime abord ). Ces choix linguistiques sont donc la conséquence d'une dérive sociétale ancienne.

Ainsi il ne me semble pas impertinent aujourd'hui de les remettre dans leur contexte pour les expliquer ( mais non pas pour les justifier ) et de les interroger pour les adapter à notre société contemporaine. Car évidemment que le sujet est plus complexe que la simple langue mais si on ne réfléchit pas à chaque pan de cette problématique, comment avancer et faire avancer les mentalités ?

Quant aux enfants, tu prêches une convaincue Malheureusmernt nous sommes tellement ancrés dans notre imaginaire que la société le transmet sans même y réfléchir : par exemple avec l'utilisation systématique du féminin pour certains métiers ( je pense à infirmière par exemple ). Mais également quand on parle aux enfant : ma fille adore s'habiller en , je cite , " footballeuse chevaleresse " ( ça se sont ses mots) . Bah ça ne rate jamais, les gens dans la rue lui dise " bah pourquoi tu es habillé en chevalier ?" Ou encore " toi? Faire du foot ?" .
Aucune arrière-pensée négative de leur part , juste un mécanisme très ancré de " la chevalerie et le foot c'est pour les mecs ".

Il y a de nombreuses études qui prouvent que les enfants se projettent avec les figures qu'ils connaissent. A l'école on ne parle presque que des grands hommes et rarement de femme ( par exemple dans le milieu scientifique ou littéraire) et cela a un impact sur la décisions des enfants pour se sentir légitime à faire ou non tel métier - et je parle d'études sur des enfant de 8-10 ans -( un garçon se projettera moins pour être infirmière ou maître et une fille moins pour être scientifique ).
Je ne suis pas pessimiste car je vois que cela évolue mais la prise de conscience est bien trop lente selon moi

Donc adapter notre langue, nos habitudes de langages est un des nombreux leviers que nous avons au quotidien pour changer les façons de penser. Car les mentalités passent par la langue , c'est naturel : la langue permet de décrire le monde autour de nous , elle façonne dont notre
pensée et notre imaginaire. ( je pense au 30 façons de décrire la neige chez mes islandais : leur imaginaire autour de la neige est forcément plus développé que le nôtre).

Aussi, continuons de réfléchir à ces questions, sans rentrer dans un débat femme vs homme stéril. Pleins de portes s'ouvriront pour tous.
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Je crois sincèrement que la société est difficile tant pour les hommes que pour les femmes et qu’une minorité d’hommes et de femmes s’en sortent mieux que les autres.

Si tu regardent les statistiques, tu remarqueras que les hommes ne sont pas épargnés par la misère sociale.

a écrit : Ce genre d’article m’énerve encore plus ;). Annoncer 20% d’écart est complètement biaisé car on prend l’ensemble de la population sans aucune nuance. Évidemment que si un des deux groupes travaille plus que l’autre alors l’écart est plus important.
L’écart homme/femme pour un même poste à diplôme et expérience
égale est compris en 3 et 4% et on estime que cet écart est surtout lié à une négociation moins agressive pour les femmes.

Donc on donne un congé parental identique pour les deux parents et obligatoire (6 mois chacun par exemple) avec impossibilité de se les échanger puis on apprend aux jeunes filles à négocier un salaire. Je trouve qu’on aura déjà fait un grand pas vers l’égalité.
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Allez... Juste pour t embêter un peu:
www.slate.fr/story/215904/femmes-effacees-livres-histoire-nouveaux-programmes-manuels-scolaires-regression
Perso je ne pense pas que ça soit un problème de langage. Concernant le salaire sur le fond/totalité tu as peut être raison. Mais ayant vu deux personnes, sorties de la même école, même année, même poste dans mon entreprise. Une avait plus d expérience et s est aperçue qu ELLE gagnait 20% de moins que l autre... Un homme. Elle a remonté le problème aux RH... Bah son salaire a été augmenté...et on a reçu un message des rh comme quoi on devait pas donner notre salaire aux autres...
Je pense perso sincèrement que le débat est biaisé et ce n',est pas que la faute de savoir négocier.