Le froid russe n'a pas tant gêné l'armée napoléonienne

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L'armée de Napoléon n'a pas été tenue en échec en Russie à cause du froid. En effet, la Grande armée, dispersée et désorganisée par les manœuvres russes, était surtout mal approvisionnée. De plus, les paysans russes se chargeaient de tuer les soldats français dès qu'ils le pouvaient.

Les articles de journaux accusant l'hiver russe d'avoir détruit l'armée française étaient publiés dans le journal Le moniteur universel, qui était la principale arme de propagande de Napoléon. Une défaite liée aux conditions météorologiques étant mieux acceptée par les populations qu'une défaite à la loyale. L'hiver russe prit ainsi le surnom de "Général hiver".


Commentaires préférés (3)

Alors cette anecdote est à prendre avec des pincettes à cause du travail sur les sources, lequel est très douteux sur l'ampleur des dégâts que l'armée russe inflige directement à la Grande Armée.

Les sources allant dans le sens de l'anecdote sont :
- Un média pro-russe qui glorifie les actions russes (ici de l'armée russe).
- Un général Russe qui avait tout intérêt à glorifier son action militaire pour sa carrière.

Donc non seulement ce n'est pas très digne de confiance mais en plus les sources ne vont pas toujours dans le sens des faits historiques.
Le média Russe nous dit que tous les paysans avaient une haine farouche de l'envahisseur : c'est étonnant quand on sait que 60 000 soldats trouvèrent refuge chez les paysans russes (mais bon c'est bien de faire marcher la fibre nationaliste du Russe) et que bon nombre de prisonniers s'installèrent en Russie après.

Si bien évidemment l'hiver n'a pas tout fait, le climat russe a tout de même eu un rôle majeur.

Sur les 600 000 hommes (environ) qui participent à la campagne, 100 000 meurent dans les combats ; 100 000 de froid, de faim ou de maladie ; 130 000 désertent (face aux conditions trop pénibles) et 150 000 prisonniers.
En lisant des travaux sérieux et moins partisans que les sources - lesquelles donnent l'impression que c'est avant tout l'armée Russe qui a fait le gros des pertes - on se rend compte que si l'armée de Napoléon perd c'est :
- sous-estimation de la logistique ;
- sous-estimation des aléas climatiques ;
- tactique de la terre brûlée des Russes, etc.

Finalement, on n'apprend rien de nouveau : l'armée Russe brûle tout, les Français s'épuisent par manque d'approvisionnement et l'hiver, avec le manque de ressource, achève. C'était le calcul du Tsar lors de l'incendie de Moscou. Mais oui, c'est plus glorieux de dire que c'est l'armée qui a surtout fait des pertes !

Surtout quand on sait que les généraux Russes fuyaient la Grande Armée car ils savaient que l'affronter revenait à sacrifier leur armée. Ils ne passent à l'offensive que lorsque la Grande Armée est gravement touchée par les pénuries d'approvisionnement.
De plus, la Russie, ce n'est pas que l'hiver avec le blizzard. C'est aussi des pluies torrentielles au printemps/été/automne, avec la fameuse Raspoutitsa. C'est un tel fléau qu'elles causent des épidémies (comme la dysenterie), ravagent les chemins et la cavalerie.
La Raspoutitsa est d'ailleurs sciemment omise dans les sources…

D'ailleurs à la Bérézina, face à une armée épuisée et à bout, les Russes n'ont pas su écraser ces débris. Ce qui n'est pas très fameux niveau pub, donc les prouesses de l'armée russe… m'ouais.

Sources :
- L'excellent travail de Thierry Lentz
- L'historien russe Sirotkine (pour les paysans recueillant des Français)

a écrit : Alors cette anecdote est à prendre avec des pincettes à cause du travail sur les sources, lequel est très douteux sur l'ampleur des dégâts que l'armée russe inflige directement à la Grande Armée.

Les sources allant dans le sens de l'anecdote sont :
- Un média pro-russe qui glorifie
les actions russes (ici de l'armée russe).
- Un général Russe qui avait tout intérêt à glorifier son action militaire pour sa carrière.

Donc non seulement ce n'est pas très digne de confiance mais en plus les sources ne vont pas toujours dans le sens des faits historiques.
Le média Russe nous dit que tous les paysans avaient une haine farouche de l'envahisseur : c'est étonnant quand on sait que 60 000 soldats trouvèrent refuge chez les paysans russes (mais bon c'est bien de faire marcher la fibre nationaliste du Russe) et que bon nombre de prisonniers s'installèrent en Russie après.

Si bien évidemment l'hiver n'a pas tout fait, le climat russe a tout de même eu un rôle majeur.

Sur les 600 000 hommes (environ) qui participent à la campagne, 100 000 meurent dans les combats ; 100 000 de froid, de faim ou de maladie ; 130 000 désertent (face aux conditions trop pénibles) et 150 000 prisonniers.
En lisant des travaux sérieux et moins partisans que les sources - lesquelles donnent l'impression que c'est avant tout l'armée Russe qui a fait le gros des pertes - on se rend compte que si l'armée de Napoléon perd c'est :
- sous-estimation de la logistique ;
- sous-estimation des aléas climatiques ;
- tactique de la terre brûlée des Russes, etc.

Finalement, on n'apprend rien de nouveau : l'armée Russe brûle tout, les Français s'épuisent par manque d'approvisionnement et l'hiver, avec le manque de ressource, achève. C'était le calcul du Tsar lors de l'incendie de Moscou. Mais oui, c'est plus glorieux de dire que c'est l'armée qui a surtout fait des pertes !

Surtout quand on sait que les généraux Russes fuyaient la Grande Armée car ils savaient que l'affronter revenait à sacrifier leur armée. Ils ne passent à l'offensive que lorsque la Grande Armée est gravement touchée par les pénuries d'approvisionnement.
De plus, la Russie, ce n'est pas que l'hiver avec le blizzard. C'est aussi des pluies torrentielles au printemps/été/automne, avec la fameuse Raspoutitsa. C'est un tel fléau qu'elles causent des épidémies (comme la dysenterie), ravagent les chemins et la cavalerie.
La Raspoutitsa est d'ailleurs sciemment omise dans les sources…

D'ailleurs à la Bérézina, face à une armée épuisée et à bout, les Russes n'ont pas su écraser ces débris. Ce qui n'est pas très fameux niveau pub, donc les prouesses de l'armée russe… m'ouais.

Sources :
- L'excellent travail de Thierry Lentz
- L'historien russe Sirotkine (pour les paysans recueillant des Français)
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Ce que l'anecdote dit, c'est que l'hiver russe n'est pas du tout la principale cause de la défaite comme cela est souvent mentionné.

Marie-Pierre Rey, professeur d'histoire russe et soviétique nous décrit dans son ouvrage : "L'effroyable tragédie: une nouvelle histoire de la campagne de Russie" les éléments suivants :
- les ordres de replis de l'armée russe ont été imprimés et distribués avant même l'invasion française. Il s'agissait d'une stratégie pour forcer l'armée Napoléonienne à s'étirer en longueur sur un large territoire tout en pratiquant la politique de la terre brulée. Une grande armée sans approvisionnement ne peut gagner.
- l'incapacité des généraux français à capturer Riga pour ensuite aller prendre Saint Petersbourg;
- l'été russe qui amène les poux, le typhus et la disenterie. De nombreux hommes et chevaux mourront avant même l'hiver;
- les russes vont reculer jusqu'à Moscou où ils seront protégés par de nombreuses redoutes, une artillerie et de nombreux pièges.
Malgré cette défense, les armées de Napoléon arrivent à capturer Moscou le 14 septembre avec de nombreuses pertes. Toute la ville est incendiée par l'armée Russe en repli (avec aussi des pertes immenses) et les prises de guerre seront très maigres. En capturant la ville, Napoléon s'attendaient à pouvoir négocier une paix mais le Tsar ne demandera jamais rien.

L'ordre de retraite est donc entamé le 19 octobre. Les premières gelées arriveront seulement fin octobre et les premières neiges le 5 décembre. Avant l'hiver, l'armée de Napoléon est déjà réduit de moitié dans les 8 semaines de l'invasion à l'été 1812. Partis avec 680 000 hommes dont 430 000 traverseront le Niemen, ils arrivent à Borodino avec 135000 hommes et une température supérieure à 0°C en octobre 1812.

Le retour de la campagne sera effectivement catastrophique à cause du froid avec la célèbre traversée du pont de la Bérézina où l'armée française ne sera plus que de 50 000 hommes à l'arrivée.


Je comprend donc ton point de vue mais l'anecdote ne dit pas du tout que l'armée russe était exceptionnelle. Elle dit simplement que l'hiver n'a pas provoqué la défaite de l'armée française comme il était mentionné dans les journaux de l'époque et parfois repris dans certains de nos manuels d'histoire.

On peut également citer comme historiens : Jacque Olivier Boudon, Jean claude Damamme, Alain Pigeard.

www.youtube.com/watch?v=2edNLftV1kA&ab_channel=VIDOC

a écrit : Ce que l'anecdote dit, c'est que l'hiver russe n'est pas du tout la principale cause de la défaite comme cela est souvent mentionné.

Marie-Pierre Rey, professeur d'histoire russe et soviétique nous décrit dans son ouvrage : "L'effroyable tragédie: une nouvelle histoire d
e la campagne de Russie" les éléments suivants :
- les ordres de replis de l'armée russe ont été imprimés et distribués avant même l'invasion française. Il s'agissait d'une stratégie pour forcer l'armée Napoléonienne à s'étirer en longueur sur un large territoire tout en pratiquant la politique de la terre brulée. Une grande armée sans approvisionnement ne peut gagner.
- l'incapacité des généraux français à capturer Riga pour ensuite aller prendre Saint Petersbourg;
- l'été russe qui amène les poux, le typhus et la disenterie. De nombreux hommes et chevaux mourront avant même l'hiver;
- les russes vont reculer jusqu'à Moscou où ils seront protégés par de nombreuses redoutes, une artillerie et de nombreux pièges.
Malgré cette défense, les armées de Napoléon arrivent à capturer Moscou le 14 septembre avec de nombreuses pertes. Toute la ville est incendiée par l'armée Russe en repli (avec aussi des pertes immenses) et les prises de guerre seront très maigres. En capturant la ville, Napoléon s'attendaient à pouvoir négocier une paix mais le Tsar ne demandera jamais rien.

L'ordre de retraite est donc entamé le 19 octobre. Les premières gelées arriveront seulement fin octobre et les premières neiges le 5 décembre. Avant l'hiver, l'armée de Napoléon est déjà réduit de moitié dans les 8 semaines de l'invasion à l'été 1812. Partis avec 680 000 hommes dont 430 000 traverseront le Niemen, ils arrivent à Borodino avec 135000 hommes et une température supérieure à 0°C en octobre 1812.

Le retour de la campagne sera effectivement catastrophique à cause du froid avec la célèbre traversée du pont de la Bérézina où l'armée française ne sera plus que de 50 000 hommes à l'arrivée.


Je comprend donc ton point de vue mais l'anecdote ne dit pas du tout que l'armée russe était exceptionnelle. Elle dit simplement que l'hiver n'a pas provoqué la défaite de l'armée française comme il était mentionné dans les journaux de l'époque et parfois repris dans certains de nos manuels d'histoire.

On peut également citer comme historiens : Jacque Olivier Boudon, Jean claude Damamme, Alain Pigeard.

www.youtube.com/watch?v=2edNLftV1kA&ab_channel=VIDOC
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Je comprends parfaitement ta réponse et je suis actuellement malade donc avec la fatigue et ce pavé je me suis mal exprimé.

Ce que je voulais dire, c'est qu'il faut se méfier des sources qui sont tout sauf impartiales. Le média Russe glorifiant la Russie sur tout les points de vues (il y a même un article disant que Napoléon voulait se faire embaucher par l'armée du Tsar mais qu'il était trop orgueilleux pour eux.)
Les sources essayent habillement de faire croire que c'est l'armée russe qui a fait chancelé la Grande armée et pas le climat ou encore la faim.

Pour ne qu'on ne me dise pas que je fais du chauvinisme : durant la phase Caroline de la guerre de 100 ans, les troupes française font la politique de la terre déserte. Les Anglais ne trouvent ni nourriture ni abris. Ces derniers vont donc subir des pertes à causes de la faim et des maladies.
Même si ce sont des pertes militaires, je ne considère pas cela comme des pertes causées par les troupes françaises. Le média et le général russe essaye de le faire. Ce qui est malhonnête.
Sans compter le média qui dit uniquement que les paysans tuaient les soldats. Quand on sait le nombre de soldats qui ont élu domicile en Russie… Etonnant de faire d'omettre cela.

Bref, c'est surtout les sources que je me permettais de remettre en question et non pas l'anecdote en elle-même.


Tous les commentaires (11)

Alors cette anecdote est à prendre avec des pincettes à cause du travail sur les sources, lequel est très douteux sur l'ampleur des dégâts que l'armée russe inflige directement à la Grande Armée.

Les sources allant dans le sens de l'anecdote sont :
- Un média pro-russe qui glorifie les actions russes (ici de l'armée russe).
- Un général Russe qui avait tout intérêt à glorifier son action militaire pour sa carrière.

Donc non seulement ce n'est pas très digne de confiance mais en plus les sources ne vont pas toujours dans le sens des faits historiques.
Le média Russe nous dit que tous les paysans avaient une haine farouche de l'envahisseur : c'est étonnant quand on sait que 60 000 soldats trouvèrent refuge chez les paysans russes (mais bon c'est bien de faire marcher la fibre nationaliste du Russe) et que bon nombre de prisonniers s'installèrent en Russie après.

Si bien évidemment l'hiver n'a pas tout fait, le climat russe a tout de même eu un rôle majeur.

Sur les 600 000 hommes (environ) qui participent à la campagne, 100 000 meurent dans les combats ; 100 000 de froid, de faim ou de maladie ; 130 000 désertent (face aux conditions trop pénibles) et 150 000 prisonniers.
En lisant des travaux sérieux et moins partisans que les sources - lesquelles donnent l'impression que c'est avant tout l'armée Russe qui a fait le gros des pertes - on se rend compte que si l'armée de Napoléon perd c'est :
- sous-estimation de la logistique ;
- sous-estimation des aléas climatiques ;
- tactique de la terre brûlée des Russes, etc.

Finalement, on n'apprend rien de nouveau : l'armée Russe brûle tout, les Français s'épuisent par manque d'approvisionnement et l'hiver, avec le manque de ressource, achève. C'était le calcul du Tsar lors de l'incendie de Moscou. Mais oui, c'est plus glorieux de dire que c'est l'armée qui a surtout fait des pertes !

Surtout quand on sait que les généraux Russes fuyaient la Grande Armée car ils savaient que l'affronter revenait à sacrifier leur armée. Ils ne passent à l'offensive que lorsque la Grande Armée est gravement touchée par les pénuries d'approvisionnement.
De plus, la Russie, ce n'est pas que l'hiver avec le blizzard. C'est aussi des pluies torrentielles au printemps/été/automne, avec la fameuse Raspoutitsa. C'est un tel fléau qu'elles causent des épidémies (comme la dysenterie), ravagent les chemins et la cavalerie.
La Raspoutitsa est d'ailleurs sciemment omise dans les sources…

D'ailleurs à la Bérézina, face à une armée épuisée et à bout, les Russes n'ont pas su écraser ces débris. Ce qui n'est pas très fameux niveau pub, donc les prouesses de l'armée russe… m'ouais.

Sources :
- L'excellent travail de Thierry Lentz
- L'historien russe Sirotkine (pour les paysans recueillant des Français)

a écrit : Alors cette anecdote est à prendre avec des pincettes à cause du travail sur les sources, lequel est très douteux sur l'ampleur des dégâts que l'armée russe inflige directement à la Grande Armée.

Les sources allant dans le sens de l'anecdote sont :
- Un média pro-russe qui glorifie
les actions russes (ici de l'armée russe).
- Un général Russe qui avait tout intérêt à glorifier son action militaire pour sa carrière.

Donc non seulement ce n'est pas très digne de confiance mais en plus les sources ne vont pas toujours dans le sens des faits historiques.
Le média Russe nous dit que tous les paysans avaient une haine farouche de l'envahisseur : c'est étonnant quand on sait que 60 000 soldats trouvèrent refuge chez les paysans russes (mais bon c'est bien de faire marcher la fibre nationaliste du Russe) et que bon nombre de prisonniers s'installèrent en Russie après.

Si bien évidemment l'hiver n'a pas tout fait, le climat russe a tout de même eu un rôle majeur.

Sur les 600 000 hommes (environ) qui participent à la campagne, 100 000 meurent dans les combats ; 100 000 de froid, de faim ou de maladie ; 130 000 désertent (face aux conditions trop pénibles) et 150 000 prisonniers.
En lisant des travaux sérieux et moins partisans que les sources - lesquelles donnent l'impression que c'est avant tout l'armée Russe qui a fait le gros des pertes - on se rend compte que si l'armée de Napoléon perd c'est :
- sous-estimation de la logistique ;
- sous-estimation des aléas climatiques ;
- tactique de la terre brûlée des Russes, etc.

Finalement, on n'apprend rien de nouveau : l'armée Russe brûle tout, les Français s'épuisent par manque d'approvisionnement et l'hiver, avec le manque de ressource, achève. C'était le calcul du Tsar lors de l'incendie de Moscou. Mais oui, c'est plus glorieux de dire que c'est l'armée qui a surtout fait des pertes !

Surtout quand on sait que les généraux Russes fuyaient la Grande Armée car ils savaient que l'affronter revenait à sacrifier leur armée. Ils ne passent à l'offensive que lorsque la Grande Armée est gravement touchée par les pénuries d'approvisionnement.
De plus, la Russie, ce n'est pas que l'hiver avec le blizzard. C'est aussi des pluies torrentielles au printemps/été/automne, avec la fameuse Raspoutitsa. C'est un tel fléau qu'elles causent des épidémies (comme la dysenterie), ravagent les chemins et la cavalerie.
La Raspoutitsa est d'ailleurs sciemment omise dans les sources…

D'ailleurs à la Bérézina, face à une armée épuisée et à bout, les Russes n'ont pas su écraser ces débris. Ce qui n'est pas très fameux niveau pub, donc les prouesses de l'armée russe… m'ouais.

Sources :
- L'excellent travail de Thierry Lentz
- L'historien russe Sirotkine (pour les paysans recueillant des Français)
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Ce que l'anecdote dit, c'est que l'hiver russe n'est pas du tout la principale cause de la défaite comme cela est souvent mentionné.

Marie-Pierre Rey, professeur d'histoire russe et soviétique nous décrit dans son ouvrage : "L'effroyable tragédie: une nouvelle histoire de la campagne de Russie" les éléments suivants :
- les ordres de replis de l'armée russe ont été imprimés et distribués avant même l'invasion française. Il s'agissait d'une stratégie pour forcer l'armée Napoléonienne à s'étirer en longueur sur un large territoire tout en pratiquant la politique de la terre brulée. Une grande armée sans approvisionnement ne peut gagner.
- l'incapacité des généraux français à capturer Riga pour ensuite aller prendre Saint Petersbourg;
- l'été russe qui amène les poux, le typhus et la disenterie. De nombreux hommes et chevaux mourront avant même l'hiver;
- les russes vont reculer jusqu'à Moscou où ils seront protégés par de nombreuses redoutes, une artillerie et de nombreux pièges.
Malgré cette défense, les armées de Napoléon arrivent à capturer Moscou le 14 septembre avec de nombreuses pertes. Toute la ville est incendiée par l'armée Russe en repli (avec aussi des pertes immenses) et les prises de guerre seront très maigres. En capturant la ville, Napoléon s'attendaient à pouvoir négocier une paix mais le Tsar ne demandera jamais rien.

L'ordre de retraite est donc entamé le 19 octobre. Les premières gelées arriveront seulement fin octobre et les premières neiges le 5 décembre. Avant l'hiver, l'armée de Napoléon est déjà réduit de moitié dans les 8 semaines de l'invasion à l'été 1812. Partis avec 680 000 hommes dont 430 000 traverseront le Niemen, ils arrivent à Borodino avec 135000 hommes et une température supérieure à 0°C en octobre 1812.

Le retour de la campagne sera effectivement catastrophique à cause du froid avec la célèbre traversée du pont de la Bérézina où l'armée française ne sera plus que de 50 000 hommes à l'arrivée.


Je comprend donc ton point de vue mais l'anecdote ne dit pas du tout que l'armée russe était exceptionnelle. Elle dit simplement que l'hiver n'a pas provoqué la défaite de l'armée française comme il était mentionné dans les journaux de l'époque et parfois repris dans certains de nos manuels d'histoire.

On peut également citer comme historiens : Jacque Olivier Boudon, Jean claude Damamme, Alain Pigeard.

www.youtube.com/watch?v=2edNLftV1kA&ab_channel=VIDOC

a écrit : Ce que l'anecdote dit, c'est que l'hiver russe n'est pas du tout la principale cause de la défaite comme cela est souvent mentionné.

Marie-Pierre Rey, professeur d'histoire russe et soviétique nous décrit dans son ouvrage : "L'effroyable tragédie: une nouvelle histoire d
e la campagne de Russie" les éléments suivants :
- les ordres de replis de l'armée russe ont été imprimés et distribués avant même l'invasion française. Il s'agissait d'une stratégie pour forcer l'armée Napoléonienne à s'étirer en longueur sur un large territoire tout en pratiquant la politique de la terre brulée. Une grande armée sans approvisionnement ne peut gagner.
- l'incapacité des généraux français à capturer Riga pour ensuite aller prendre Saint Petersbourg;
- l'été russe qui amène les poux, le typhus et la disenterie. De nombreux hommes et chevaux mourront avant même l'hiver;
- les russes vont reculer jusqu'à Moscou où ils seront protégés par de nombreuses redoutes, une artillerie et de nombreux pièges.
Malgré cette défense, les armées de Napoléon arrivent à capturer Moscou le 14 septembre avec de nombreuses pertes. Toute la ville est incendiée par l'armée Russe en repli (avec aussi des pertes immenses) et les prises de guerre seront très maigres. En capturant la ville, Napoléon s'attendaient à pouvoir négocier une paix mais le Tsar ne demandera jamais rien.

L'ordre de retraite est donc entamé le 19 octobre. Les premières gelées arriveront seulement fin octobre et les premières neiges le 5 décembre. Avant l'hiver, l'armée de Napoléon est déjà réduit de moitié dans les 8 semaines de l'invasion à l'été 1812. Partis avec 680 000 hommes dont 430 000 traverseront le Niemen, ils arrivent à Borodino avec 135000 hommes et une température supérieure à 0°C en octobre 1812.

Le retour de la campagne sera effectivement catastrophique à cause du froid avec la célèbre traversée du pont de la Bérézina où l'armée française ne sera plus que de 50 000 hommes à l'arrivée.


Je comprend donc ton point de vue mais l'anecdote ne dit pas du tout que l'armée russe était exceptionnelle. Elle dit simplement que l'hiver n'a pas provoqué la défaite de l'armée française comme il était mentionné dans les journaux de l'époque et parfois repris dans certains de nos manuels d'histoire.

On peut également citer comme historiens : Jacque Olivier Boudon, Jean claude Damamme, Alain Pigeard.

www.youtube.com/watch?v=2edNLftV1kA&ab_channel=VIDOC
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Je comprends parfaitement ta réponse et je suis actuellement malade donc avec la fatigue et ce pavé je me suis mal exprimé.

Ce que je voulais dire, c'est qu'il faut se méfier des sources qui sont tout sauf impartiales. Le média Russe glorifiant la Russie sur tout les points de vues (il y a même un article disant que Napoléon voulait se faire embaucher par l'armée du Tsar mais qu'il était trop orgueilleux pour eux.)
Les sources essayent habillement de faire croire que c'est l'armée russe qui a fait chancelé la Grande armée et pas le climat ou encore la faim.

Pour ne qu'on ne me dise pas que je fais du chauvinisme : durant la phase Caroline de la guerre de 100 ans, les troupes française font la politique de la terre déserte. Les Anglais ne trouvent ni nourriture ni abris. Ces derniers vont donc subir des pertes à causes de la faim et des maladies.
Même si ce sont des pertes militaires, je ne considère pas cela comme des pertes causées par les troupes françaises. Le média et le général russe essaye de le faire. Ce qui est malhonnête.
Sans compter le média qui dit uniquement que les paysans tuaient les soldats. Quand on sait le nombre de soldats qui ont élu domicile en Russie… Etonnant de faire d'omettre cela.

Bref, c'est surtout les sources que je me permettais de remettre en question et non pas l'anecdote en elle-même.

a écrit : Je comprends parfaitement ta réponse et je suis actuellement malade donc avec la fatigue et ce pavé je me suis mal exprimé.

Ce que je voulais dire, c'est qu'il faut se méfier des sources qui sont tout sauf impartiales. Le média Russe glorifiant la Russie sur tout les points de vues (il y a même
un article disant que Napoléon voulait se faire embaucher par l'armée du Tsar mais qu'il était trop orgueilleux pour eux.)
Les sources essayent habillement de faire croire que c'est l'armée russe qui a fait chancelé la Grande armée et pas le climat ou encore la faim.

Pour ne qu'on ne me dise pas que je fais du chauvinisme : durant la phase Caroline de la guerre de 100 ans, les troupes française font la politique de la terre déserte. Les Anglais ne trouvent ni nourriture ni abris. Ces derniers vont donc subir des pertes à causes de la faim et des maladies.
Même si ce sont des pertes militaires, je ne considère pas cela comme des pertes causées par les troupes françaises. Le média et le général russe essaye de le faire. Ce qui est malhonnête.
Sans compter le média qui dit uniquement que les paysans tuaient les soldats. Quand on sait le nombre de soldats qui ont élu domicile en Russie… Etonnant de faire d'omettre cela.

Bref, c'est surtout les sources que je me permettais de remettre en question et non pas l'anecdote en elle-même.
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Oui je comprend. C'est un soucis qui m'arrive malheureusement très souvent car le processus des anecdotes pour ma part est fait "à l'envers".

Je trouve une information au cours de mes lectures, de mes discussions avec d'autres voire dans des documentaires. Je me renseigne donc plus en détails avec d'autres lectures généralement et je rédige une anecdote. C'est seulement ensuite que je cherche des sources et souvent je n'en trouve pas ou alors de piètre qualité car impossible de sourcer avec des livres (payant généralement), des discussions avec des experts (qui n'ont pas forcément écrit sur le sujet de manière publique) ou des documentaires (pas forcément en libre accès)....

J'ai d'ailleurs un bon nombre d'anecdote que je ne publierais jamais car je ne trouve aucune source viable sur le net alors que je suis quasiment certain qu'elles sont vraies.

Merci pour vos superbes compléments, à leur lecture, il me vient cette question : Mais pourquoi vouloir conquérir un pays où l’hiver est si rigoureux, où le printemps et l’automne connaissent des pluies torrentielles et où l’été amène poux, typhus et dysenterie..?

a écrit : Merci pour vos superbes compléments, à leur lecture, il me vient cette question : Mais pourquoi vouloir conquérir un pays où l’hiver est si rigoureux, où le printemps et l’automne connaissent des pluies torrentielles et où l’été amène poux, typhus et dysenterie..? Je dois avouer que le niveau de pinaille devient académique, pour notre plus grand plaisir. Ce serait du a une sombre histoire de blocus des marchandises anglaises non respecte par le tsar, couple a une vexation personelle de pretendant econduit a qui on a refuse deux princesses.... Une pensee pour les petits plongeurs de la Berezina qui semblent etre morts pour une grande cause.

Étant tringlot, il s'agit là de l'origine de la création de l'arme (blanche) du TRAIN (Transports Routiers de l' Armée Intérieure Napoléonienne) l'empereur Napoléon et ses généraux ayant fait la mauvaise expérience d'une logistique défaillante (qui lui porta un coup aux conséquences imprévues)

a écrit : Étant tringlot, il s'agit là de l'origine de la création de l'arme (blanche) du TRAIN (Transports Routiers de l' Armée Intérieure Napoléonienne) l'empereur Napoléon et ses généraux ayant fait la mauvaise expérience d'une logistique défaillante (qui lui porta un coup aux conséquences imprévues) C’est joli comme acronyme mais ce corps d’armée n’a jamais existé et l’acronyme non plus d’ailleurs. ;)

a écrit : Alors cette anecdote est à prendre avec des pincettes à cause du travail sur les sources, lequel est très douteux sur l'ampleur des dégâts que l'armée russe inflige directement à la Grande Armée.

Les sources allant dans le sens de l'anecdote sont :
- Un média pro-russe qui glorifie
les actions russes (ici de l'armée russe).
- Un général Russe qui avait tout intérêt à glorifier son action militaire pour sa carrière.

Donc non seulement ce n'est pas très digne de confiance mais en plus les sources ne vont pas toujours dans le sens des faits historiques.
Le média Russe nous dit que tous les paysans avaient une haine farouche de l'envahisseur : c'est étonnant quand on sait que 60 000 soldats trouvèrent refuge chez les paysans russes (mais bon c'est bien de faire marcher la fibre nationaliste du Russe) et que bon nombre de prisonniers s'installèrent en Russie après.

Si bien évidemment l'hiver n'a pas tout fait, le climat russe a tout de même eu un rôle majeur.

Sur les 600 000 hommes (environ) qui participent à la campagne, 100 000 meurent dans les combats ; 100 000 de froid, de faim ou de maladie ; 130 000 désertent (face aux conditions trop pénibles) et 150 000 prisonniers.
En lisant des travaux sérieux et moins partisans que les sources - lesquelles donnent l'impression que c'est avant tout l'armée Russe qui a fait le gros des pertes - on se rend compte que si l'armée de Napoléon perd c'est :
- sous-estimation de la logistique ;
- sous-estimation des aléas climatiques ;
- tactique de la terre brûlée des Russes, etc.

Finalement, on n'apprend rien de nouveau : l'armée Russe brûle tout, les Français s'épuisent par manque d'approvisionnement et l'hiver, avec le manque de ressource, achève. C'était le calcul du Tsar lors de l'incendie de Moscou. Mais oui, c'est plus glorieux de dire que c'est l'armée qui a surtout fait des pertes !

Surtout quand on sait que les généraux Russes fuyaient la Grande Armée car ils savaient que l'affronter revenait à sacrifier leur armée. Ils ne passent à l'offensive que lorsque la Grande Armée est gravement touchée par les pénuries d'approvisionnement.
De plus, la Russie, ce n'est pas que l'hiver avec le blizzard. C'est aussi des pluies torrentielles au printemps/été/automne, avec la fameuse Raspoutitsa. C'est un tel fléau qu'elles causent des épidémies (comme la dysenterie), ravagent les chemins et la cavalerie.
La Raspoutitsa est d'ailleurs sciemment omise dans les sources…

D'ailleurs à la Bérézina, face à une armée épuisée et à bout, les Russes n'ont pas su écraser ces débris. Ce qui n'est pas très fameux niveau pub, donc les prouesses de l'armée russe… m'ouais.

Sources :
- L'excellent travail de Thierry Lentz
- L'historien russe Sirotkine (pour les paysans recueillant des Français)
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Je vois pas en quoi les français auraient la bonne et unique version de cette campagne russe, la vérité doit être sûrement entre les deux. D'autant plus que les russes ont une profonde admiration pour Napoléon. Peut être même plus que bons nombres de français.

Source : je suis journaliste français et je travaille pour un média russe

Cette anecdote me fait penser aux Mémoires d'outre-tombe de Chateaubriand. La partie sur la compagne de Russie correspond au livre 2 de la partie 3. Chateaubriand ne portait pas vraiment dans son coeur Bonaparte à cause de l'exécution du duc d'Enghien. Bonaparte, à l'inverse, a tenté de "recruter" Chateaubriand. De ce que je comprends de part l'avis de l'auteur, c'est plutôt l'orgueil de Bonaparte qui a ruiné cette campagne: "De Smolensk on pouvait également conduire une armée à Saint-Pétersbourg et à Moscou. Smolensk aurait dû avertir le vainqueur de s’arrêter ; il en eut un moment l’envie : « L’empereur, dit M. Fain[27], découragé, parla du projet de s’arrêter à Smolensk. » Aux ambulances on commençait déjà à manquer de tout. Le général Gourgaud[28] raconte que le général Lariboisière[29] fut obligé de délivrer l’étoupe de ses canons pour panser les blessés. Mais Bonaparte était entraîné ; il se délectait à contempler aux deux bouts de l’Europe les deux aurores qui éclairaient ses armées dans des plaines brûlantes et sur des plateaux glacés."

Pour compléter l'anecdote, la bataille de la Berezina, qui est passée dans le langage courant comme synonyme de débâcle, a en réalité été un haut-fait de la Grande Armée. Alors que les russes avaient toutes les cartes en main pour porter le coup de grâce à Napoléon, celui-ci organise une diversion pour permettre aux pontonniers du général Eblé de construire deux ponts en un temps record et dans des conditions épouvantables, permettant au gros de l'armée d'éviter l'anéantissement.