Le cannibalisme au siège de Leningrad

Proposé par
le
dans

Le siège de Leningrad, qui dura presque 900 jours, fut si éprouvant que la population eut recours au cannibalisme. Les habitants prélevaient de la chair sur les cadavres gelés, et plusieurs personnes furent tuées pour être mangées.

On dénombrera 2015 arrestations pour des faits de cannibalisme, principalement sur des cadavres.


Commentaires préférés (3)

La ville possède un excellent musée sur le sujet, malheureusement peu traduit.
On y apprend entre autre qu’à partir d’une simple ceinture en cuir, les habitants la faisaient cuire et arrivaient à confectionner 28 plats différents. Que la plupart des tapisseries des appartements ont été enlevées puis cuisinées pour récupérer la colle, faite à l’époque à partir de poisson et donc contenant quelques calories.
Il y a également une lettre d’un jeune garçon qui explique avoir survécu parce son jeune frère encore nourrisson était décédé dû au fait que sa mère trop maigre n’avait plus de lait. Et que la maman avait fait de la soupe à partir de son nourrisson pour nourrir ses 2 autres enfants (charmant...)
Et malgré tout, au milieu de ces horreurs, lorsque le compositeur Chostakovitch, originaire de la ville mais exfiltré avant le siège, a composé fin 1941, sa 7eme symphonie en l’honneur de sa ville, un avion a survolé toutes les lignes allemandes de nuit, s’est posé en centre ville avec une copie de la partition. Des musiciens ont été retrouvé, réunis, et ont joué l’œuvre dans la salle de la philharmonie. Des micros avaient été placé dans la salle pour diffuser dans toute la ville et même sur les ondes allemandes parce « vous pouvez nous bombarder et nous affamer, nous, nous jouons de la musique »

À Léningrad (actuelle St-Petersbourg), se trouve l'Institut Vavilov (Station Expérimentale Pavlovsk), l'une des plus grandes banques de semences au monde.
250 000 variétés de variétés de céréales, de graines de légumes verts et secs, de noyaux et pépins d'arbres fruitiers, de tubercules, etc... composent ses collections au début du la Seconde Guerre Mondiale

En septembre 1941, alors que les troupes militaires se rapprochent de Léningrad, les variétés les plus précieuses (certaines uniques en leur genre) sont clandestinement sorties de l'Institut et entassées dans un sous-sol anonyme de la ville.
Surveillées par 13 membres de l'Institut, afin que ces stocks ne soient détruits par pillage, par le froid ou les rats, neuf d'entre-eux préféreront se laisser mourir de faim, plutôt que d'entamer ce qui pourra permettre de reconstruire l'Agriculture Soviétique après la guerre.

a écrit : Ce qui me dépasse, c'est cette obstination de certains "camps" à refuser d'évacuer les villes? Quand on sait pertinemment que ca va péter grave d'ici une semaine, ca sert à quoi de laisser crever tout le monde franchement?

Dans un doc, il était précisé qu'au plus fort du sièg
e, la ration individuelle était en dessous de 300 grammes de pain par jour, en plein hiver, par -40. Super.

P.S le siège/bataille de Stalingrad n'a pas été des plus réjouissants non plus, m'enfin, c'était pas un concours.
Afficher tout
Léningrad (actuelle St-Petersbourg) a une double signification dans l'Histoire de la Russie et de l'URSS: Elle fut la capitale de l'Empire et le berceau de la Révolution de 1917.
Pour Staline, permettre que Léningrad puisse tomber aux mains des Nazis était donc absolument inconcevable, afin de ne pas affecter encore plus le moral des troupes Soviétiques.

La région de Léningrad était à l'époque un lieu fortement industrialisé. De plus, la présence de trois millions de civils offrait une force de travail importante afin de consolider les fronts défensifs.

Pour Hitler, la prise ou chute de Léningrad, avait tout autant un intérêt politique que stratégique.
Le Reich, récemment Allié des Finlandais (suite à la Guerre de l'Hiver entre ces derniers et l'URSS) pensait faire usage de la région de Léningrad pour transporter par train jusqu'en Allemagne, le minerai de fer extrait de Suède.
Quant aux trois millions de civils de Léningrad, aux yeux d'Hitler, ils devaient mourir de faim et de froid, car il pensait qu'il était inconcevable de dépenser des ressources pour les maintenir en vie.
Ce que, par contre, Hitler n'avait pas pensé, c'est que les Soviétiques appliqueraient une Résistance jusqu'au-boutiste, et feraient usage de la surface gelée du lac Lagoda, pour faire parvenir des vivres et des armes dans la ville.


Tous les commentaires (9)

La ville possède un excellent musée sur le sujet, malheureusement peu traduit.
On y apprend entre autre qu’à partir d’une simple ceinture en cuir, les habitants la faisaient cuire et arrivaient à confectionner 28 plats différents. Que la plupart des tapisseries des appartements ont été enlevées puis cuisinées pour récupérer la colle, faite à l’époque à partir de poisson et donc contenant quelques calories.
Il y a également une lettre d’un jeune garçon qui explique avoir survécu parce son jeune frère encore nourrisson était décédé dû au fait que sa mère trop maigre n’avait plus de lait. Et que la maman avait fait de la soupe à partir de son nourrisson pour nourrir ses 2 autres enfants (charmant...)
Et malgré tout, au milieu de ces horreurs, lorsque le compositeur Chostakovitch, originaire de la ville mais exfiltré avant le siège, a composé fin 1941, sa 7eme symphonie en l’honneur de sa ville, un avion a survolé toutes les lignes allemandes de nuit, s’est posé en centre ville avec une copie de la partition. Des musiciens ont été retrouvé, réunis, et ont joué l’œuvre dans la salle de la philharmonie. Des micros avaient été placé dans la salle pour diffuser dans toute la ville et même sur les ondes allemandes parce « vous pouvez nous bombarder et nous affamer, nous, nous jouons de la musique »

Ce qui me dépasse, c'est cette obstination de certains "camps" à refuser d'évacuer les villes? Quand on sait pertinemment que ca va péter grave d'ici une semaine, ca sert à quoi de laisser crever tout le monde franchement?

Dans un doc, il était précisé qu'au plus fort du siège, la ration individuelle était en dessous de 300 grammes de pain par jour, en plein hiver, par -40. Super.

P.S le siège/bataille de Stalingrad n'a pas été des plus réjouissants non plus, m'enfin, c'était pas un concours.

À Léningrad (actuelle St-Petersbourg), se trouve l'Institut Vavilov (Station Expérimentale Pavlovsk), l'une des plus grandes banques de semences au monde.
250 000 variétés de variétés de céréales, de graines de légumes verts et secs, de noyaux et pépins d'arbres fruitiers, de tubercules, etc... composent ses collections au début du la Seconde Guerre Mondiale

En septembre 1941, alors que les troupes militaires se rapprochent de Léningrad, les variétés les plus précieuses (certaines uniques en leur genre) sont clandestinement sorties de l'Institut et entassées dans un sous-sol anonyme de la ville.
Surveillées par 13 membres de l'Institut, afin que ces stocks ne soient détruits par pillage, par le froid ou les rats, neuf d'entre-eux préféreront se laisser mourir de faim, plutôt que d'entamer ce qui pourra permettre de reconstruire l'Agriculture Soviétique après la guerre.

Je pense qu'on prélevait de la chair, car la chaire de l'église ne devait pas bien les aider

a écrit : Ce qui me dépasse, c'est cette obstination de certains "camps" à refuser d'évacuer les villes? Quand on sait pertinemment que ca va péter grave d'ici une semaine, ca sert à quoi de laisser crever tout le monde franchement?

Dans un doc, il était précisé qu'au plus fort du sièg
e, la ration individuelle était en dessous de 300 grammes de pain par jour, en plein hiver, par -40. Super.

P.S le siège/bataille de Stalingrad n'a pas été des plus réjouissants non plus, m'enfin, c'était pas un concours.
Afficher tout
Léningrad (actuelle St-Petersbourg) a une double signification dans l'Histoire de la Russie et de l'URSS: Elle fut la capitale de l'Empire et le berceau de la Révolution de 1917.
Pour Staline, permettre que Léningrad puisse tomber aux mains des Nazis était donc absolument inconcevable, afin de ne pas affecter encore plus le moral des troupes Soviétiques.

La région de Léningrad était à l'époque un lieu fortement industrialisé. De plus, la présence de trois millions de civils offrait une force de travail importante afin de consolider les fronts défensifs.

Pour Hitler, la prise ou chute de Léningrad, avait tout autant un intérêt politique que stratégique.
Le Reich, récemment Allié des Finlandais (suite à la Guerre de l'Hiver entre ces derniers et l'URSS) pensait faire usage de la région de Léningrad pour transporter par train jusqu'en Allemagne, le minerai de fer extrait de Suède.
Quant aux trois millions de civils de Léningrad, aux yeux d'Hitler, ils devaient mourir de faim et de froid, car il pensait qu'il était inconcevable de dépenser des ressources pour les maintenir en vie.
Ce que, par contre, Hitler n'avait pas pensé, c'est que les Soviétiques appliqueraient une Résistance jusqu'au-boutiste, et feraient usage de la surface gelée du lac Lagoda, pour faire parvenir des vivres et des armes dans la ville.

a écrit : Ce qui me dépasse, c'est cette obstination de certains "camps" à refuser d'évacuer les villes? Quand on sait pertinemment que ca va péter grave d'ici une semaine, ca sert à quoi de laisser crever tout le monde franchement?

Dans un doc, il était précisé qu'au plus fort du sièg
e, la ration individuelle était en dessous de 300 grammes de pain par jour, en plein hiver, par -40. Super.

P.S le siège/bataille de Stalingrad n'a pas été des plus réjouissants non plus, m'enfin, c'était pas un concours.
Afficher tout
Dans un premier temps les russes ne pensaient pas que les allemands pourraient atteindre la ville. Mais il y a quand même eu 1 500 000 personnes évacuées juste avant et pendant le blocus.

Necrophagisme serait pas mieux comme terme ?!

a écrit : Dans un premier temps les russes ne pensaient pas que les allemands pourraient atteindre la ville. Mais il y a quand même eu 1 500 000 personnes évacuées juste avant et pendant le blocus. Je je trouve pas de références à une évacuation aussi importante de personnes.
Certes, à la fin juin 1941, 1/2 million de personnes furent évacuées de Léningrad, mais 175 000 furent obligées à y revenir, peu de temps après.
Ceci fut la conséquence d'ordre donné par Staline, du "Devoir sacré" de Résister, de par la symbolique que représente Léningrad (St-Petersbourg) dans l'Histoire. De toute manière, la majorité de la population de Léningrad refusa d'être évacuée.
Il est également à signaler que c'est à Léningrad que se situait à l'époque, la seule fabrique (fabrique Kirov) capable de construire des tanks lourds, des voitures et des trains blindés. En 1941, elle fabriquera 700 exemplaires de KW1 et De KW2.

Durant l'Offensive Nazie de septembre 1941, les femmes, les enfants et les vieillards de la ville, furent réquisitionnés pour aider dans la construction de fortifications destinées à protéger Léningrad, comme à d'autres tâches pour aider les forces militaires.

Quand le Siège commença, un inventaire alimentaire fut effectué : il ne restait que de quoi alimenter la population durant un mois et demi.
Au cours de l'hiver, 660 000 personnes (surtout des enfants trop amaigris) furent évacuées. Ceci porterait donc le nombre à près d'un million.

A partir du deuxième semestre 1942, l'approvisionnement de Léningrad put reprendre.
En janvier 1943, la population atteignait 800 000 habitants. 1, 2 million de personnes étaient décédées, dans 90% des cas, à cause de la faim.

Suite à la prise militaire ratée de la ville de Léningrad, Hitler prit la résolution de tuer tous ses habitants par la faim et le froid. Ensuite, il avait prévu de la faire raser et inonder, afin de détruire toute trace de son passé.

a écrit : Necrophagisme serait pas mieux comme terme ?! Necrophagie à la rigueur mais le terme cannibalisme englobe l'anthropophagie et la necrophagie