La finesse de l'avion indique comment il plane

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Lorsqu'un avion a une panne moteur totale, la situation n'est pas désespérée, car il peut planer selon les avions 15 à 25 fois son altitude. Ainsi, s'il est à une altitude de 10 000 mètres, qui est l'altitude moyenne des vols commerciaux, il pourra planer sur au moins 150 km.

C'est la finesse, une valeur d'aérodynamique, qui donne une idée de la distance sur laquelle l'avion peut voler. Un Airbus A380 a une finesse de 22.


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A titre de comparaison, un hélicoptère a une finesse de 2 (autant dire qu'il chute)
Un avion de chasse a une finesse inférieure à 10, et un planeur de plus de 30.

On calcule la finesse d'un aéronef avec le rapport Rz/Rx ou Cz/Cx ; ce qui correspond respectivement aux Résultantes de Portance (z)/ Traînée (x) et aux Coefficients de ces mêmes grandeurs physiques ;)

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android

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a écrit : Même en sachant cela, en tant que passager je flipperais bien quand même. Bah, il y a eu au moins deux cas d'avions de ligne pleins de passagers se posant en plané.
Dans les deux cas : zéro bobo...
:)

a écrit : @ankhenamon
Oui dans ce cas il est clair qu'il n'y a pas le choix...
Mais on m'avais raconté que pour ce genre de voyage, pendant qu'il prend de l'altitude, l'avion reste tout près des côtes car c'est souvent au décollage qu'il y a le plus de problèmes.
Non : la route prévue par les compagnie aérienne est celle dite de "temps minimum".
Ensuite sont intégrées les contraintes : zone orageuse ou pays en guerre à éviter, distance à un aéroport de secours (pour les bimoteurs), etc...

a écrit : Pour les avions de ligne, je pensais que c'était la portance qui maintenait l'avion dans les airs tant qu'il y a la poussée des moteurs. Et que vu que les ailes sont trop petites pour permettre de planer, en cas de panne moteur l'avion tomberait comme une pierre.
Je me trompais.
Voilà. En fait c'est la vitesse de l'écoulement de l'air autour de l'aile qui crée la portance.
En deçà d'une certaine vitesse (propre à chaque avion), l'avion "décroche" et "tombe" car il n'est plus contrôlable.

a écrit : Voilà. En fait c'est la vitesse de l'écoulement de l'air autour de l'aile qui crée la portance.
En deçà d'une certaine vitesse (propre à chaque avion), l'avion "décroche" et "tombe" car il n'est plus contrôlable.
Ce n'est pas le manque de vitesse qui fait qu'une aile décroche, mais l'angle d'incidence trop élevé. Selon l'aile et ses caractéristiques, cet angle n'est pas le même (aux alentours de 18º en général).
Un avion peut tout à fait décrocher à 500km/h, et le fait qu'il décroche à faible vitesse est dû au fait que pour combler cette vitesse peu élevée, le pilote est obligé de cabrer pour augmenter l'incidence, jusqu'à arriver à cet angle dincidence critique qui fera décrocher l'aile.

a écrit : Ce n'est pas le manque de vitesse qui fait qu'une aile décroche, mais l'angle d'incidence trop élevé. Selon l'aile et ses caractéristiques, cet angle n'est pas le même (aux alentours de 18º en général).
Un avion peut tout à fait décrocher à 500km/h, et le fait qu'il décroche à
faible vitesse est dû au fait que pour combler cette vitesse peu élevée, le pilote est obligé de cabrer pour augmenter l'incidence, jusqu'à arriver à cet angle dincidence critique qui fera décrocher l'aile. Afficher tout
Un décrochage c'est une perte soudaine de portance.

On a P = 0.5 x Cz x rhô x v² x S
Avec P la portance, Cz le coefficient de portance (lié à la forme de l'aile, son angle d'incidence, le matériau, etc...) rhô la masse volumique du fluide traversé (1 pour l'air) v la vitesse et S la surface de l'aile.

Donc cette perte soudaine peut être occasionnée par la vitesse. On peut décrocher d'une trop faible vitesse comme on peut décrocher d'une trop faible surface de l'aile (oubli de déployer les volets hypersustentateurs)

De fait, il est vrai que généralement on cabre pour compenser une perte de vitesse (les volets étant quand même la solution la plus usitée)
Mais le fait de décrocher par manque de vitesse fait tomber l'avion, qui gagne alors de la vitesse. Donc s'il est vrai qu'on peut décrocher par manque de vitesse, on se crash rarement à cause d'une vitesse trop faible.

a écrit : Un décrochage c'est une perte soudaine de portance.

On a P = 0.5 x Cz x rhô x v² x S
Avec P la portance, Cz le coefficient de portance (lié à la forme de l'aile, son angle d'incidence, le matériau, etc...) rhô la masse volumique du fluide traversé (1 pour l'air) v la vitesse et S
la surface de l'aile.

Donc cette perte soudaine peut être occasionnée par la vitesse. On peut décrocher d'une trop faible vitesse comme on peut décrocher d'une trop faible surface de l'aile (oubli de déployer les volets hypersustentateurs)

De fait, il est vrai que généralement on cabre pour compenser une perte de vitesse (les volets étant quand même la solution la plus usitée)
Mais le fait de décrocher par manque de vitesse fait tomber l'avion, qui gagne alors de la vitesse. Donc s'il est vrai qu'on peut décrocher par manque de vitesse, on se crash rarement à cause d'une vitesse trop faible.
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La perte de portance est le résultat du décrochage. Le décrochage en soit, comme son nom l'indique, est le fait que la couche limite se décroche de l'aile, en gros que le flux d'air ne suit plus la courbure de l'aile et devient tourbillonaire sur l'extrados ; l'équation de vol que tu rappelles modélise la portance, elle ne contredit pas le fait que comme je dis, le décrochage est dû directement à l'angle d'incidence (qui entre ici dans le coefficient de portance de l'aile) et juste indirectement à la vitesse.

Le coup des volets, je saisis pas. Pour maintenir ton altitude en réduisant la vitesse air, tu trim à cabrer, tu sors pas les hypersust' en régime normal.

Et l'avion ne "tombe" pas, selon les circonstances du décrochage soit il pique du nez (ce qui réduit l'angle d'incidence et effectivement lui redonne de la vitesse) soit il part en vrille si le décrochage était dissymétrique (dû à une action du pilote en lacet ou alors au décrochage seulement d'une des deux ailes).

a écrit : La perte de portance est le résultat du décrochage. Le décrochage en soit, comme son nom l'indique, est le fait que la couche limite se décroche de l'aile, en gros que le flux d'air ne suit plus la courbure de l'aile et devient tourbillonaire sur l'extrados ; l'équation de vol que tu rappelles modélise la portance, elle ne contredit pas le fait que comme je dis, le décrochage est dû directement à l'angle d'incidence (qui entre ici dans le coefficient de portance de l'aile) et juste indirectement à la vitesse.

Le coup des volets, je saisis pas. Pour maintenir ton altitude en réduisant la vitesse air, tu trim à cabrer, tu sors pas les hypersust' en régime normal.

Et l'avion ne "tombe" pas, selon les circonstances du décrochage soit il pique du nez (ce qui réduit l'angle d'incidence et effectivement lui redonne de la vitesse) soit il part en vrille si le décrochage était dissymétrique (dû à une action du pilote en lacet ou alors au décrochage seulement d'une des deux ailes).
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Effectivement, merci pour les infos !

Pour les volets, je donnais en exemple pour illustrer le coefficient de surface dans l'équation. Je ne crois pas avoir déjà entendu un décrochage évité grâce aux volets...
Surtout qu'avec la vitesse en croisière, un volet comme celui d'un A380 qui termine quasiment perpendiculaire au plan de l'aile normale créerait un aérofrein immense avant de casser à terme, je pense.
Ils sont pas fait pour ça... Mais tu as l'air d'en savoir plus que moi ! ;)

a écrit : "Les plans de vol sont établis en conséquence pour avoir des pistes d'atterrissage dans ce rayon."
Tout le monde sait que pour un vol Paris / New-York on est toujours à 150 km d'une piste d'atterrissage.......
Sachant que tu peux passer au dessus du Groenland, donc peut être. Par contre Los Angeles Sydney je garantie pas.

a écrit : La finesse quant à elle est un rapport entre la portance et la traînée qui indique la capacité de l'avion à planer. La finesse max s'atteint via une vitesse donnée, c'est à dire que sans moteur et en jouant sur le tangage pour maintenir une vitesse donnée on s'assure d'être à la finesse max. Je vois déjà certains me reprendre sauvagement mais je schématise :-) Afficher tout On reconnaît les vélivoles :)

C'est bien beau de dire une finesse de 22, ça correspond à quoi?

a écrit : C'est bien beau de dire une finesse de 22, ça correspond à quoi? C'est implicitement expliqué au début de l'anecdote : c'est la distance horizontale parcourue pour la hauteur perdue. Une finesse de 22 indique qu'il pourra planer sur 22 fois sa hauteur, s'il est à 10'000m il pourra parcourir 220km avant de toucher le sol.

a écrit : pour un vol Paris.New York l'avion passe par les cote du groenland et redescend vers new york par le canada
et pour un vol Europe Amérique latine l'avion passe par les acores et quelques îles au milieu de l'atlantique puis par le sud dés antilles
pour un vol paris Alger l'avion passe au
dessus des Pyrénées présent de palma de majorque puis direction l'Algérie
ca qui fait qu'un avions vol peut loin des cite s'une ile
Afficher tout
L e plan de vol varie également en fonction du nombre de moteurs, un 747 passera plus loin des côtes qu'un 777 pour un raison évidente :)

De plus les avions d'aujourd'hui sont conçus pour voler (et décoller) même avec 1 seul moteur ( pour les bimoteurs ) donc même avec 1 moteur en moins, vous arriverez à destination. Encore une raison qui fait que l'avion reste le moyen de transport le sur au monde.

a écrit : "Les plans de vol sont établis en conséquence pour avoir des pistes d'atterrissage dans ce rayon."
Tout le monde sait que pour un vol Paris / New-York on est toujours à 150 km d'une piste d'atterrissage.......
Non, mais sur les Paris-NYC, on passe au dessus de pas mà de terres (Groenland par exemple) et l'avion peut se poser même sans piste, car s'il plane, cela veut dire qu'il y a une descente maitrisée. Après, l'atterissage est srement très desagrable (et un rien dangereux) mais ça ne finit pas forcement en carastrophe.

a écrit : Sa veut dire que l'A380 peut planer sur 22 fois son altitude? Ca veut dire que pour 22 kilomètres horizontale parcourue il perd 1 kilomètre vertical

a écrit : "Les plans de vol sont établis en conséquence pour avoir des pistes d'atterrissage dans ce rayon."
Tout le monde sait que pour un vol Paris / New-York on est toujours à 150 km d'une piste d'atterrissage.......
On passe au dessus du pole Nord et du Groenland pour un Paris NYC. Donc oui, on est pas forcement très loin d'une piste.

a écrit : c'est rare les messages de la tour de contrôle
regarder sur le net on appelés ca les autoroutes de l'air
les plans de vols ne sont que trésor rarement modifiés
après je n'y connaît rien en portance
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a écrit : Justement, j'ai dit "avions de ligne", donc gros avions avec en proportion des ailes plus petites, par rapport a un planeur. Vous m'avez mal lu^^ Les planeurs ont une finesse (rapport distance maximale sur hauteur initiale dans de l'air calme - sans ascendance ni "dégueulante"...) de 45 à plus de 60 pour les plus performants !!
À 10.000m (avec oxygène pour le pilote...), ils peuvent donc faire 600 kilomètres !!)

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