La Navy utilisa des porte-avions sur des lacs

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Durant la Seconde Guerre mondiale, la Navy utilisa deux portes-avions ne voguant que sur des lacs, sans armement et incapables de stocker des avions. En effet, 2 navires à vapeur furent transformés et basés sur le lac Michigan pour permettre aux pilotes de s’entraîner à apponter et décoller sans mobiliser un porte-avion opérationnel.


Commentaires préférés (3)

Ça devait faire tout drôle de voir un tel engin sur un lac, sans être au courant de sa finalité

a écrit : Je n'ai pas compris la différence avec une piste qui aurait été dessinée sur le sol, bien dégagée, sans risque de tomber à l'eau si le pilote n'est pas arrêté en bout de piste. Le bateau est en mouvement, ça fait une sacrée différence

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a écrit : Je n'ai pas compris la différence avec une piste qui aurait été dessinée sur le sol, bien dégagée, sans risque de tomber à l'eau si le pilote n'est pas arrêté en bout de piste. Une piste au sol ne peut pas reproduire parfaitement les conditions d'un appontage ou d'un décollage. La houle et le pont d'envol qui bouge, la hauteur du pont d'envol qui permet à l'avion de s'enfoncer de quelques mètres juste après le décollage avant de pouvoir accélérer et grimper, etc.
L'entrainement commence effectivement par des manoeuvres sur une piste avec un pont d'envol aux bonnes dimensions tracé dessus, mais à un moment il faut bien passer à l'étape supérieure, d'où l'utilité de ces navires.


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Ça devait faire tout drôle de voir un tel engin sur un lac, sans être au courant de sa finalité

J'adore le mélange des genres,bateaux vapeurs et avion "moderne"

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Je n'ai pas compris la différence avec une piste qui aurait été dessinée sur le sol, bien dégagée, sans risque de tomber à l'eau si le pilote n'est pas arrêté en bout de piste.

D'où l'expression : marin d'eau douce

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a écrit : Je n'ai pas compris la différence avec une piste qui aurait été dessinée sur le sol, bien dégagée, sans risque de tomber à l'eau si le pilote n'est pas arrêté en bout de piste. Le bateau est en mouvement, ça fait une sacrée différence

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a écrit : Ça devait faire tout drôle de voir un tel engin sur un lac, sans être au courant de sa finalité Heureusement que ce lac est à peu près grand comme la Manche et que l'on savait pertinemment à quoi servaient ces navires...

a écrit : J'adore le mélange des genres,bateaux vapeurs et avion "moderne" Avions embarqués à réaction durant la Seconde Guerre mondiale ? Il va falloir m'expliquer lesquels...

Le premier avion embarqué à réaction fut le Phantom, mis en service en 1947.

a écrit : Je n'ai pas compris la différence avec une piste qui aurait été dessinée sur le sol, bien dégagée, sans risque de tomber à l'eau si le pilote n'est pas arrêté en bout de piste. Une piste au sol ne peut pas reproduire parfaitement les conditions d'un appontage ou d'un décollage. La houle et le pont d'envol qui bouge, la hauteur du pont d'envol qui permet à l'avion de s'enfoncer de quelques mètres juste après le décollage avant de pouvoir accélérer et grimper, etc.
L'entrainement commence effectivement par des manoeuvres sur une piste avec un pont d'envol aux bonnes dimensions tracé dessus, mais à un moment il faut bien passer à l'étape supérieure, d'où l'utilité de ces navires.

a écrit : Je n'ai pas compris la différence avec une piste qui aurait été dessinée sur le sol, bien dégagée, sans risque de tomber à l'eau si le pilote n'est pas arrêté en bout de piste. Je vais certainement dire une bêtise mais qd on voit un décollage d'avion d'un porte avion, l'avion en fin de piste a une légère chute pour reprendre de l'altitude ensuite.
Est-ce pour cela ?

Puis le bateau peut être en mouvement, changé d'orientation par rapport au vent, aux vagues...

Ça permet de vraiment mettre les pilotes en conditions réelles.

Edit : Doublon, désolé...

a écrit : Je n'ai pas compris la différence avec une piste qui aurait été dessinée sur le sol, bien dégagée, sans risque de tomber à l'eau si le pilote n'est pas arrêté en bout de piste. Je pense qu'entre apponter et atterrir il y a trop de paramètres differents à prendre en compte. Au niveau des distances, des perspectives et du mouvement... Entre autres. Non ?

a écrit : Je vais certainement dire une bêtise mais qd on voit un décollage d'avion d'un porte avion, l'avion en fin de piste a une légère chute pour reprendre de l'altitude ensuite.
Est-ce pour cela ?

Puis le bateau peut être en mouvement, changé d'orientation par rapport au vent, aux
vagues...

Ça permet de vraiment mettre les pilotes en conditions réelles.

Edit : Doublon, désolé...
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Ce n'est certainement pas une bêtise, et j'ai sans doute tort; simplement les mouvements d'un bateau sont tellement lents par rapport à un avion de chasse qui atterrit...
Il y a sans doute des raisons, les personnes qualifiées n'ont pas fait tout ça sans motifs.
Cela n'a pas grand'chose à voir, mais se poser ou décoller avec un hydravion est pratiquement la même chose que sur terre, quelques heures de plus suffisent pour avoir la qualification supplémentaire.

a écrit : Avions embarqués à réaction durant la Seconde Guerre mondiale ? Il va falloir m'expliquer lesquels...

Le premier avion embarqué à réaction fut le Phantom, mis en service en 1947.
Explications: les premiers essais (cuirassés recouverts d'une plate-forme) ont commencé en 1910.
fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_des_porte-avions_et_porte-a%C3%A9ronefs
Les avions atterrissaient court à l'époque, un s'est même posé sur le toit des Galeries Lafayette.
La nécessité d'avoir des porte-avions est devenue évidente après Pearl Harbour.
La solution est le Harrier, dont les Britanniques sont très fiers (bien que l'idée soit française, mais nul n'est prophète en son pays): les réacteurs sont orientables, ce qui permet un décollage et un atterrissage rigoureusement à la verticale, comme un hélicoptère, avant la métamorphose en un assez bon avion de chasse.
Lors de la guerre des Falklands/Malvinas, cela commençait très mal pour les Britanniques (plusieurs bateaux coulés avec leur chargement d'armes lourdes et d'hélicoptères); les Harriers ont retourné la situation, et quoique plus lents ils ont abattu des Mirages argentins qui avaient auparavant la maîtrise du ciel.

a écrit : Explications: les premiers essais (cuirassés recouverts d'une plate-forme) ont commencé en 1910.
fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_des_porte-avions_et_porte-a%C3%A9ronefs
Les avions atterrissaient court à l'époque, un s'est même posé sur le toit des Galeries Lafayette.
La nécessité
d'avoir des porte-avions est devenue évidente après Pearl Harbour.
La solution est le Harrier, dont les Britanniques sont très fiers (bien que l'idée soit française, mais nul n'est prophète en son pays): les réacteurs sont orientables, ce qui permet un décollage et un atterrissage rigoureusement à la verticale, comme un hélicoptère, avant la métamorphose en un assez bon avion de chasse.
Lors de la guerre des Falklands/Malvinas, cela commençait très mal pour les Britanniques (plusieurs bateaux coulés avec leur chargement d'armes lourdes et d'hélicoptères); les Harriers ont retourné la situation, et quoique plus lents ils ont abattu des Mirages argentins qui avaient auparavant la maîtrise du ciel.
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Le rapport entre les premiers essais embarqués en 1910, le Harrier et mon commentaire expliquant qu'il n'y avait pas d'avions à réaction navalisables durant la Seconde Guerre mondiale ?

Accessoirement, le Harrier et autres S/VTOL style F-35B, Yak-38 ne sont pas du tout "la solution", bien au contraire... Pour pouvoir décoller verticalement, ils sacrifient énormément en capacité d'emport et ne peuvent donc pas utiliser toutes leurs armes.
C'est d'ailleurs ce qui fait la différence de puissance entre les USA/francais (avec leurs porte-avion CATOBAR) et tous les autres pays n'étant dotés que de plateformes d'envol pour avions SVTOL. On n'est pas du tout sur le même registre, et un F-18 ou Rafale décollant à pleine charge des premiers sera cinq fois plus efficace qu'un Harrier lancé des seconds.

Quant à la Guerre des Malouines, ce que tu dis est complètement faux... Ce fut une guerre presque à sens unique, où la quatrième puissance militaire qu'étaient le Royaume-Uni n'a eu aucun mal à écraser une si petite puissance que représentait l'Argentine qui n'a pu faire que quelques barouds d'honneur (le tir d'Exocet contre le destroyer Sheffield pour le plus connu). Et les Harrier n'ont endossé qu'une infime reponsabilité de la victoire anglais, bien derrière les bombardiers stratégiques (Vulcan), forces d'infanterie marine débarquées, forces spéciales, sous-marins etc.
Et pour en revenir au sujet inital, un porte-avion CATOBAR avec des avions classiques auraient été bien plus efficaces que les Harrier. L'utilité de ces derniers est ailleurs, c'est notamment un bon compromis quand on ne veut pas dépenser des milliards en porte-avion/avions embarqués, ou dans un tout autre registre pour pouvoir décoller/se poser de n'importe où sur terre (une prairie suffit).

a écrit : Le rapport entre les premiers essais embarqués en 1910, le Harrier et mon commentaire expliquant qu'il n'y avait pas d'avions à réaction navalisables durant la Seconde Guerre mondiale ?

Accessoirement, le Harrier et autres S/VTOL style F-35B, Yak-38 ne sont pas du tout "la solution&qu
ot;, bien au contraire... Pour pouvoir décoller verticalement, ils sacrifient énormément en capacité d'emport et ne peuvent donc pas utiliser toutes leurs armes.
C'est d'ailleurs ce qui fait la différence de puissance entre les USA/francais (avec leurs porte-avion CATOBAR) et tous les autres pays n'étant dotés que de plateformes d'envol pour avions SVTOL. On n'est pas du tout sur le même registre, et un F-18 ou Rafale décollant à pleine charge des premiers sera cinq fois plus efficace qu'un Harrier lancé des seconds.

Quant à la Guerre des Malouines, ce que tu dis est complètement faux... Ce fut une guerre presque à sens unique, où la quatrième puissance militaire qu'étaient le Royaume-Uni n'a eu aucun mal à écraser une si petite puissance que représentait l'Argentine qui n'a pu faire que quelques barouds d'honneur (le tir d'Exocet contre le destroyer Sheffield pour le plus connu). Et les Harrier n'ont endossé qu'une infime reponsabilité de la victoire anglais, bien derrière les bombardiers stratégiques (Vulcan), forces d'infanterie marine débarquées, forces spéciales, sous-marins etc.
Et pour en revenir au sujet inital, un porte-avion CATOBAR avec des avions classiques auraient été bien plus efficaces que les Harrier. L'utilité de ces derniers est ailleurs, c'est notamment un bon compromis quand on ne veut pas dépenser des milliards en porte-avion/avions embarqués, ou dans un tout autre registre pour pouvoir décoller/se poser de n'importe où sur terre (une prairie suffit).
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Complètement faux? Voici une référence ci-dessous et un extrait.

La situation initiale paraissait désespérée, le gouverneur consigné, le Queen Elizabeth II réquisitionné n’était pas encore arrivé, les soldats débarqués au nord avaient deux jours de marche à faire en terrain difficile, puisque les hélicoptères avaient été détruits, les falaises autour de Stanley sont pleines de grottes naturelles, chacune avec des Argentins bien à l’abri.
À Buenos Aires, la foule en liesse considérait que l'affaire était finie.

en.wikipedia.org/wiki/Falklands_War
The retaking of the Falkland Islands was considered extremely difficult. The US Navy considered a successful counter-invasion "...a military impossibility."[55] Firstly, the British were significantly constrained by the disparity in deployable air cover.[56] The British had 42 aircraft (28 Sea Harriers and 14 Harrier GR.3s) available for air combat operations,[57] against approximately 122 serviceable jet fighters, of which about 50 were used as air superiority fighters and the remainder as strike aircraft, in Argentina's air forces during the war.

Cette source est complètement en accord avec divers documentaires BBC que j’ai pu voir dont le ton est loin du triomphalisme, mais évoque plutôt le miracle. Le Royaume-Uni était plus fort à distance, mais quelle distance! Et l’Argentine n’est pas une force négligeable.

a écrit : Complètement faux? Voici une référence ci-dessous et un extrait.

La situation initiale paraissait désespérée, le gouverneur consigné, le Queen Elizabeth II réquisitionné n’était pas encore arrivé, les soldats débarqués au nord avaient deux jours de marche à faire en terrain difficile, puisque les hélicoptè
res avaient été détruits, les falaises autour de Stanley sont pleines de grottes naturelles, chacune avec des Argentins bien à l’abri.
À Buenos Aires, la foule en liesse considérait que l'affaire était finie.

en.wikipedia.org/wiki/Falklands_War
The retaking of the Falkland Islands was considered extremely difficult. The US Navy considered a successful counter-invasion "...a military impossibility."[55] Firstly, the British were significantly constrained by the disparity in deployable air cover.[56] The British had 42 aircraft (28 Sea Harriers and 14 Harrier GR.3s) available for air combat operations,[57] against approximately 122 serviceable jet fighters, of which about 50 were used as air superiority fighters and the remainder as strike aircraft, in Argentina's air forces during the war.

Cette source est complètement en accord avec divers documentaires BBC que j’ai pu voir dont le ton est loin du triomphalisme, mais évoque plutôt le miracle. Le Royaume-Uni était plus fort à distance, mais quelle distance! Et l’Argentine n’est pas une force négligeable.
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La fin de mon commentaire a été coupée, sans doute par fausse manœuvre.

Je disais juste que les USA, après avoit pensé que la reconquête des îles, où se promenaient librement les Argentins, était impossible (comme le dit l'extrait), ont depuis acheté des Harriers.

a écrit : Avions embarqués à réaction durant la Seconde Guerre mondiale ? Il va falloir m'expliquer lesquels...

Le premier avion embarqué à réaction fut le Phantom, mis en service en 1947.
Modernes oui un avion à piston de la 2GM est moderne par rapport à un bateau à vapeur

Donc il aurait pas pu les utiliser contre les japonais après ?

a écrit : La fin de mon commentaire a été coupée, sans doute par fausse manœuvre.

Je disais juste que les USA, après avoit pensé que la reconquête des îles, où se promenaient librement les Argentins, était impossible (comme le dit l'extrait), ont depuis acheté des Harriers.
La source que tu cites est anglaise, il faut bien comprendre que de leur point de vue ca les fait mousser de dire que la reconquête était impossible ou presque, alors qu'ils n'ont mis que 20% de leurs moyens militaires dans l'opération et que l'opinon publique anglaise n'était pas spécialement d'accord avec cette guerre (de graves soucis économiques et sociaux les occupaient déjà bien assez dans leur pays - rappelons-nous que c'était l'ère Thatcher). Quant à la citation "de l'US Navy", elle est coupée en son milieu, j'aimerais bien la voir dans son intégralité pour voir ce qu'elle veut vraiment dire ;)

Quoiqu'il en soit, cela ne change rien à l'essence de mon propos, à savoir qu'un Harrier ou un SVTOL est bien moins efficace qu'un avion conventionnel. Ces avions sont juste une solution à moindre coût. Si les anglais avaient eu de vrais porte-avions CATOBAR avec des avions conventionnels, ils les auraient utilisés. Le fait qu'un Harrier décolle verticalement n'apporte rien d'un point de vue militaire pour des avions embarqués comparé à un avion conventionnel catapulté, c'est au contraire un gros handicap niveau capacité d'emport comme je te le disais.
Le fait que les américains s'y soient intéressés n'a rien à voir avec la Guerre des Malouines, c'est juste qu'il convenait bien pour leur corps des Marines (USMC), c-à-d un petit avion capable de couvrir les opérations amphibies et donc projetable à partir des navires de l'USMC style BPC, leurs "Mistral" pour schématiser.
Accessoirement, les américains s'en sont dotés des années avant la guerre des malouines, donc bon...

a écrit : La source que tu cites est anglaise, il faut bien comprendre que de leur point de vue ca les fait mousser de dire que la reconquête était impossible ou presque, alors qu'ils n'ont mis que 20% de leurs moyens militaires dans l'opération et que l'opinon publique anglaise n'était pas spécialement d'accord avec cette guerre (de graves soucis économiques et sociaux les occupaient déjà bien assez dans leur pays - rappelons-nous que c'était l'ère Thatcher). Quant à la citation "de l'US Navy", elle est coupée en son milieu, j'aimerais bien la voir dans son intégralité pour voir ce qu'elle veut vraiment dire ;)

Quoiqu'il en soit, cela ne change rien à l'essence de mon propos, à savoir qu'un Harrier ou un SVTOL est bien moins efficace qu'un avion conventionnel. Ces avions sont juste une solution à moindre coût. Si les anglais avaient eu de vrais porte-avions CATOBAR avec des avions conventionnels, ils les auraient utilisés. Le fait qu'un Harrier décolle verticalement n'apporte rien d'un point de vue militaire pour des avions embarqués comparé à un avion conventionnel catapulté, c'est au contraire un gros handicap niveau capacité d'emport comme je te le disais.
Le fait que les américains s'y soient intéressés n'a rien à voir avec la Guerre des Malouines, c'est juste qu'il convenait bien pour leur corps des Marines (USMC), c-à-d un petit avion capable de couvrir les opérations amphibies et donc projetable à partir des navires de l'USMC style BPC, leurs "Mistral" pour schématiser.
Accessoirement, les américains s'en sont dotés des années avant la guerre des malouines, donc bon...
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Voici le point de vue japonais, puisque la source anglaise - pourtant très détaillée et bourrée de références - serait tendancieuse:
www.nids.go.jp/english/event/forum/pdf/2013/10.pdf

Elle souligne le rôle décisif des Harriers et comme la victoire était loin d'être acquise.