Victor Hugo était très apprécié même de ses contemporains

Proposé par
le

Victor Hugo a toujours été un personnage aimé des Français. Pour ses 80 ans, ce sont déjà 600 000 personnes qui firent le déplacement. Mais lorsqu'il mourut le 22 mai 1885, ce sont jusqu'à 2 millions de personnes qui assistèrent aux funérailles ! D'ailleurs Victor Hugo devait être inhumé au Père-Lachaise, mais un décret lui accorda des funérailles nationales.

On changea à cette occasion l'église Sainte-Genevieve en Panthéon pour accueillir les grands personnages de la République.


Commentaires préférés (3)

Auteur touche à tout, Victor Hugo, en plus de sa carrière politique (où il a tour à tour été bonapartiste, royaliste et enfin farouche républicain grand opposant de Napoléon III), s'est essayé à tous les types de littérature possible.

Il a ainsi écrit des romans (pour les plus connus : Notre Dame de Paris en 1831 ou les Misérables en 1862), des recueils de poésie (Les Châtiments, contre Napoléon III, en 1853, les Contemplations, en 1856, la Légende des siècles, 1859, l'Art d'être grand-père, 1877), du théâtre (Hernani en 1830, Ruy Blas en 1838...), des ouvrages engagés, notamment contre la peine de mort (le Dernier jour d'un condamné, 1829, Claude Gueux, 1834), des essais sur l'art ou l'histoire (sur Shakespeare et l'art romantique en 64, sur Mirabeau en 34...)

Né en 1802 ("ce siècle avait deux ans") et mort en 1885, il a connu l'intégralité des régimes politiques du XIXe siècle, qui en a pourtant connu un grand nombre : le Consulat (fin de la Première République) jusqu'en 1804, l'Empire jusqu'en 1815 (avec un interlude de Première Restauration de 1814 à mars 1815), la Seconde Restauration de 1815 à 1830 avec Louis XVIII et Charles X, la Monarchie de Juillet, monarchie parlementaire avec Louis Philippe de 1830 à 1848, la Deuxième République de 1848 à 1852, où il fut député, le Second Empire de 1852 à 1870 auquel il s'opposa farouchement, appelant le souverain Napoléon III (ancien Président de la 2e République) "Napoléon le Petit", et, enfin, la Troisième République de 1870 à sa mort en 1885.

La dernière partie de l'anecdote est fausse. L'église Sainte Geneviève a été transformée en "Temple de la Raison" par décret du 4 avril 1791 et a eu à partir le là, vocation à recevoir les tombes des grands hommes, après une proposition de Pastoret et approuvée par Robespierre. L'inscription sur la façade "Aux grands hommes, la Patrie reconnaissante" date d'ailleurs de cette époque. Même s'il est vrai que l'église sainte Geneviève (nom donné sous Napoléon en 1806 je crois) conserve toutefois sa destination cultuelle originelle.

"Lire, c'est boire et manger ; l'esprit qui ne lit pas maigrit comme le corps qui ne mange pas."


Tous les commentaires (34)

Il parait également que le jour de ses funérailles, les prostituées de Paris firent des passes gratuites, mais je me demande toujours si cela ne serait pas une légende urbaine

Un grand monsieur tout simplement.

Posté le

windowsphone

(4)

Répondre

Je l'aime bien aussi pour son grand esprit !

Auteur touche à tout, Victor Hugo, en plus de sa carrière politique (où il a tour à tour été bonapartiste, royaliste et enfin farouche républicain grand opposant de Napoléon III), s'est essayé à tous les types de littérature possible.

Il a ainsi écrit des romans (pour les plus connus : Notre Dame de Paris en 1831 ou les Misérables en 1862), des recueils de poésie (Les Châtiments, contre Napoléon III, en 1853, les Contemplations, en 1856, la Légende des siècles, 1859, l'Art d'être grand-père, 1877), du théâtre (Hernani en 1830, Ruy Blas en 1838...), des ouvrages engagés, notamment contre la peine de mort (le Dernier jour d'un condamné, 1829, Claude Gueux, 1834), des essais sur l'art ou l'histoire (sur Shakespeare et l'art romantique en 64, sur Mirabeau en 34...)

Né en 1802 ("ce siècle avait deux ans") et mort en 1885, il a connu l'intégralité des régimes politiques du XIXe siècle, qui en a pourtant connu un grand nombre : le Consulat (fin de la Première République) jusqu'en 1804, l'Empire jusqu'en 1815 (avec un interlude de Première Restauration de 1814 à mars 1815), la Seconde Restauration de 1815 à 1830 avec Louis XVIII et Charles X, la Monarchie de Juillet, monarchie parlementaire avec Louis Philippe de 1830 à 1848, la Deuxième République de 1848 à 1852, où il fut député, le Second Empire de 1852 à 1870 auquel il s'opposa farouchement, appelant le souverain Napoléon III (ancien Président de la 2e République) "Napoléon le Petit", et, enfin, la Troisième République de 1870 à sa mort en 1885.

Un génie ce Victor Hugo. Selon la légende, on aurait jamais retrouvé de fautes d'orthographe sur ses brouillons.

La dernière partie de l'anecdote est fausse. L'église Sainte Geneviève a été transformée en "Temple de la Raison" par décret du 4 avril 1791 et a eu à partir le là, vocation à recevoir les tombes des grands hommes, après une proposition de Pastoret et approuvée par Robespierre. L'inscription sur la façade "Aux grands hommes, la Patrie reconnaissante" date d'ailleurs de cette époque. Même s'il est vrai que l'église sainte Geneviève (nom donné sous Napoléon en 1806 je crois) conserve toutefois sa destination cultuelle originelle.

"Lire, c'est boire et manger ; l'esprit qui ne lit pas maigrit comme le corps qui ne mange pas."

grand esprit en avance sur son temps "l'enfer n'existe pas pour les animaux, ils y sont déjà" ou alors son engagement intellectuel profond contre la peine de mort qui ne fut abolie qu'une centaine d'années apres sa mort ...

"L'élève , comme le ruisseau, aimerait suivre son cours tout en restant dans son lit."

Posté le

android

(24)

Répondre

Elu sénateur en 1876, Victor Hugo est devenu une gloire internationale. Il reçoit, dans sa maison de l'avenue d'Eylau, l'hommage des célébrités de France et du monde entier. Le gouvernement, pour l'honorer, rebaptise l'avenue d'Eylau, avenue Victor Hugo. Dès lors, on lui écrit "À Monsieur Victor Hugo, en son avenue". Pour ses quatre-vingts ans, en plus d'avoir 600 000 personnes défilant sous ses fenêtres, l'avenue fût couverte de fleurs.
Source : Tout sur tout, petit dictionnaire de l'insolite et du sourire.

Quand tu sais que d'ici 2-3 ans les futurs bacheliers insulteront sans vergogne "cet inconnu de Victor Hugo"...

Victor Hugo je l'aimais bien jusqu'au jour ou je suis tombé sur ses propos racistes.

Il a vécu de son vivant dans la rue Victor Hugo à Paris, aussi...

À noter que Victor Hugo est mort 11 jours après sa maîtresse Juliette Drouet, qui l'a suivi une grande partie de sa vie !

On a tendance à crier au génie pour tout ces dernières années, mais Victor Hugo en était effectivement un.

a écrit : Victor Hugo je l'aimais bien jusqu'au jour ou je suis tombé sur ses propos racistes. Lesquels ?

Pour le nombre de personnes présentent pour ces funérailles diffèrre selon certains sites.. Certains disent 1M d'autres 2M et encore un autre 3M. Malheureusement je n'ai pas les sites sous la mains, même si ça reste des chiffres impréssionnants

Posté le

windowsphone

(0)

Répondre

a écrit : Auteur touche à tout, Victor Hugo, en plus de sa carrière politique (où il a tour à tour été bonapartiste, royaliste et enfin farouche républicain grand opposant de Napoléon III), s'est essayé à tous les types de littérature possible.

Il a ainsi écrit des romans (pour les plus connus : Notre Dame de
Paris en 1831 ou les Misérables en 1862), des recueils de poésie (Les Châtiments, contre Napoléon III, en 1853, les Contemplations, en 1856, la Légende des siècles, 1859, l'Art d'être grand-père, 1877), du théâtre (Hernani en 1830, Ruy Blas en 1838...), des ouvrages engagés, notamment contre la peine de mort (le Dernier jour d'un condamné, 1829, Claude Gueux, 1834), des essais sur l'art ou l'histoire (sur Shakespeare et l'art romantique en 64, sur Mirabeau en 34...)

Né en 1802 ("ce siècle avait deux ans") et mort en 1885, il a connu l'intégralité des régimes politiques du XIXe siècle, qui en a pourtant connu un grand nombre : le Consulat (fin de la Première République) jusqu'en 1804, l'Empire jusqu'en 1815 (avec un interlude de Première Restauration de 1814 à mars 1815), la Seconde Restauration de 1815 à 1830 avec Louis XVIII et Charles X, la Monarchie de Juillet, monarchie parlementaire avec Louis Philippe de 1830 à 1848, la Deuxième République de 1848 à 1852, où il fut député, le Second Empire de 1852 à 1870 auquel il s'opposa farouchement, appelant le souverain Napoléon III (ancien Président de la 2e République) "Napoléon le Petit", et, enfin, la Troisième République de 1870 à sa mort en 1885.
Afficher tout
Tout de tête :p ?

a écrit : La dernière partie de l'anecdote est fausse. L'église Sainte Geneviève a été transformée en "Temple de la Raison" par décret du 4 avril 1791 et a eu à partir le là, vocation à recevoir les tombes des grands hommes, après une proposition de Pastoret et approuvée par Robespierre. L'inscription sur la façade "Aux grands hommes, la Patrie reconnaissante" date d'ailleurs de cette époque. Même s'il est vrai que l'église sainte Geneviève (nom donné sous Napoléon en 1806 je crois) conserve toutefois sa destination cultuelle originelle. Afficher tout Pour préciser le Panthéon a été tour a tour église et lieu de repos éternel pour les grand (je parle pas de leur taille !) au cours du XIXe siècle,l'affectation définitive date bel et bien de l’inhumation de Victor Hugo :).

Mouais, je ne critique pas l'auteur (quoique mon prof de français disait qu'il pouvait prédire la ligne d'après à tout les coups tellement ses oeuvres étaient répétitifs) mais il est surtout aimé et connu pour l'homme engagé qu'il était et on a construit une légende autour de lui "le grand auteur républicain qui c'est levé contre le méchant empereur" avec son exile...un exile qu'il s'est lui même infligé parce que son orgueil n'a pas supporté le refus de Napoléon III à lui donner un ministère ! Mais à cette époque la république était fragile on avait besoin de symboles et de héros à sa gloire alors il a bien fallu les "trouver".