Certaines femmes peuvent garder un foetus pétrifié durant des années

Proposé par
le
dans

Le lithopédion est une affection obstétrique rare, causée par la mort prématurée du foetus lors d'une grossesse extra-utérine. L'organisme maternel réagit alors en pétrifiant le foetus et sa poche amniotique. Ce phénomène peut rester ainsi toléré durant des dizaines d'années.

L'organisme calcifie le bébé afin de protéger la mère d'une infection par les tissus foetaux morts, le foetus étant trop gros pour être éliminé comme un simple corps étranger.


Commentaires préférés (3)

Il y a le cas de cette dame qui est restée presque 40 ans avec un fœtus calcifié dans l'utérus. On le lui a retiré et elle a survécu ( à 84 ans c'était pas sûr pour cette pauvre dame).

a écrit : La plupart des grossesses extra-uterines se terminent en mort de l'embryon et avortement spontanné (sauf dans le cas de l'anecdote ou il n'y a pas d'avortement). Cependant il arrive que le developpement du fœtus se poursuivent malgré que ce dernier ne soit pas à sa place. Il s'agit d'une pathologie extrêmement douloureuse et qui provoque la mort de la mère à coup sûr si il n'y a pas une interruption thérapeutique de grossesse très rapidement. Heureusement, ce genre de cas est extrêmement rare. Afficher tout Gné ?
C'est assez fréquent la GEU comme pathologie gynécologique. De l'ordre de 1 à 2 par semaine aux urgences gynécologique d'un CHU moyen. Ça se traite relativement bien, par Metotrexate ou chirurgie (salpingectomie ou salpingotomie).
C'est aussi relativement facile à diagnostiquer.


Tous les commentaires (37)

Bon 300 cas recensés en 5 siècles : à priori faut être malchanceux (bien que toutes les grossesses extra-utérine ne se passent pas comme ça dans une écrasante majorité de cas).

Ces grossesses extra-utérine se passent pour la plupart dans les trompes de Fallope.

Il y a le cas de cette dame qui est restée presque 40 ans avec un fœtus calcifié dans l'utérus. On le lui a retiré et elle a survécu ( à 84 ans c'était pas sûr pour cette pauvre dame).

je connaissais cette histoire de calcification et je me demande comment cela ce passe concretement, est ce du tissus osseux a la fin? est ce la fibrose qui se developpe en devenant rigide? enfin je travaille dans le domaine de la recherche en physiologie car je trouve le fonctionnement du corps passionnant. ne serait-ce que cet effet de calcification pour proteger l'organisme d'une infection eventuelle est fascinant :)

Posté le

windowsphone

(14)

Répondre

La plupart des grossesses extra-uterines se terminent en mort de l'embryon et avortement spontanné (sauf dans le cas de l'anecdote ou il n'y a pas d'avortement). Cependant il arrive que le developpement du fœtus se poursuivent malgré que ce dernier ne soit pas à sa place. Il s'agit d'une pathologie extrêmement douloureuse et qui provoque la mort de la mère à coup sûr si il n'y a pas une interruption thérapeutique de grossesse très rapidement. Heureusement, ce genre de cas est extrêmement rare.

Posté le

android

(3)

Répondre

a écrit : La plupart des grossesses extra-uterines se terminent en mort de l'embryon et avortement spontanné (sauf dans le cas de l'anecdote ou il n'y a pas d'avortement). Cependant il arrive que le developpement du fœtus se poursuivent malgré que ce dernier ne soit pas à sa place. Il s'agit d'une pathologie extrêmement douloureuse et qui provoque la mort de la mère à coup sûr si il n'y a pas une interruption thérapeutique de grossesse très rapidement. Heureusement, ce genre de cas est extrêmement rare. Afficher tout Gné ?
C'est assez fréquent la GEU comme pathologie gynécologique. De l'ordre de 1 à 2 par semaine aux urgences gynécologique d'un CHU moyen. Ça se traite relativement bien, par Metotrexate ou chirurgie (salpingectomie ou salpingotomie).
C'est aussi relativement facile à diagnostiquer.

a écrit : Gné ?
C'est assez fréquent la GEU comme pathologie gynécologique. De l'ordre de 1 à 2 par semaine aux urgences gynécologique d'un CHU moyen. Ça se traite relativement bien, par Metotrexate ou chirurgie (salpingectomie ou salpingotomie).
C'est aussi relativement facile à diagnostiquer.
C'est fréquant mais cela se règle tout seul la plupart du temps, du moins c'est ce qu'a dit mon prof

Posté le

android

(1)

Répondre

Ça me rappelle la culture des huîtres perlières qui vont entourer de nacre un corps étranger qu'on leur greffe à l'intérieur de la chair.

Tiens, ça me donne des idées de business. Je vais en parler à ma femme ! Pas dit qu'elle soit d'accord...

Posté le

android

(7)

Répondre

Le corps a des réactions surprenantes parfois: il peut arriver que lors d'une grossesse, 2 embryons se développent mais que l'un des 2 fagocite l'autre... mais certains éléments comme des dents, des ongles ou des poils & cheveux continuent quand même de pousser de cet embryon mangé! C'est ainsi que pour certaines femmes, sur une table d'opération pour une appendicite par exemple, le chirurgien soit amené à retirer des vestiges d'une vie incomplète... "the life must go on!"

Dur dur pour la mère sur le plan psychologique. Enceinte à jamais...

Je trouve impressionnant comment le corps arrive a ce gérer lui-même.

Posté le

android

(1)

Répondre

a écrit : Gné ?
C'est assez fréquent la GEU comme pathologie gynécologique. De l'ordre de 1 à 2 par semaine aux urgences gynécologique d'un CHU moyen. Ça se traite relativement bien, par Metotrexate ou chirurgie (salpingectomie ou salpingotomie).
C'est aussi relativement facile à diagnostiquer.
Oui kreeperface a raison. Comme il le dit, la GEU se termine souvent mal car en grossissant dans cette trompe, elle peut en provoquer la rupture hémorragique, EN L'ABSENCE de traitement (qu'il soit chirurgical ou médical (par methotrexate)).
Les lithopedions peuvent aussi survenir après une mort in utero et le fœtus est alors calcifié dans l'utérus.

Ils ont parlés de ça dans un épisode de New York section criminelle. Goren disais que la complice du meurtrier avait un "bébé de pierre". Un truc à te dégoûté pendant un bon moment ! !

Posté le

android

(5)

Répondre

Un coup à profité de place assise à vie dans les transports !

Posté le

android

(2)

Répondre

a écrit : Gné ?
C'est assez fréquent la GEU comme pathologie gynécologique. De l'ordre de 1 à 2 par semaine aux urgences gynécologique d'un CHU moyen. Ça se traite relativement bien, par Metotrexate ou chirurgie (salpingectomie ou salpingotomie).
C'est aussi relativement facile à diagnostiquer.
1% des grossesses ça reste assez rare ...
En medecine interne on voit 15 sarcoidoses par semaine pourtant la prevalence est de 50/100000

a écrit : Bon 300 cas recensés en 5 siècles : à priori faut être malchanceux (bien que toutes les grossesses extra-utérine ne se passent pas comme ça dans une écrasante majorité de cas).

Ces grossesses extra-utérine se passent pour la plupart dans les trompes de Fallope.
"-Ah, je savais bien que t'était une sal***
-mais non! nyctalopes ça veut dire que je vois dans la nuit"

Voilà pour ceux qui mangent en lisant SCMB. Ça vous changera les idées

a écrit : Gné ?
C'est assez fréquent la GEU comme pathologie gynécologique. De l'ordre de 1 à 2 par semaine aux urgences gynécologique d'un CHU moyen. Ça se traite relativement bien, par Metotrexate ou chirurgie (salpingectomie ou salpingotomie).
C'est aussi relativement facile à diagnostiquer.
Du metotrexate ? Je ne comprends pas le truc...Ça se traite une grossesse extra utérine?

Posté le

android

(2)

Répondre