L'indicateur aide les humains à trouver du miel

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L'indicateur est une espèce d'oiseau qui se régale de larves d'abeilles. Une fois repérée une ruche, il part à la recherche d'un allié potentiel (ratel ou homme) tout en lançant un chant spécifique. Une fois repéré par son partenaire, il va le guider d'arbre en arbre jusqu'à la ruche. C'est un cas remarquable de mutualisme (partenariat entre deux espèces animales).

Le ratel (cousin du blaireau) ou l'homme ouvriront la ruche pour récolter le miel tandis que l'indicateur va se délecter des larves d'abeilles et de cire.


Commentaires préférés (3)

J'essaye de m'imaginer dans la forêt à suivre un petit oiseau pour lui faire tout le travail
Il est malin ce petit oiseau :)
Dans la source 2 il est dit

"Le peuple Yao est passé maître dans l’art de récolter le miel dans les troncs des arbres de la réserve de Nissa, au Mozambique. Afin d’écarter le danger des abeilles, les chasseurs de miel les enfument en introduisant un morceau de bois enflammé près du nid d'abeille, avant d'abattre l'arbre. Mais pour dénicher les bons coins, ils ont besoin d’un coup de pouce, celui des grands indicateurs, de petits oiseaux bruns au bec


Le principe est simple: l’oiseau, qui raffole de cire d’abeille, repère et attend qu’un autre animal, comme le ratel, une sorte de blaireau, ou l’homme, la mette en pièces. Les hommes ont su depuis longtemps écouter le cri particulier de l’oiseau, pour le suivre parfois sur un kilomètre et trouver la ruche sauvage. Mais le «mutualisme» va plus loin, selon une recherche publiée en juillet dans le magazine Science. Le peuple yao ne se contente pas d’écouter les grands indicateurs, il communique avec eux, avec une sorte de bourdonnement, suivi d'un grognement sourd. Les chiffres parlent d'eux-mêmes: les hommes ont deux fois plus de chances d'être aidés par ces oiseaux s'ils émettent le bon bourdonnement. L'homme, lui, gagne beaucoup à se faire aider par le grand indicateur. Sans son intervention, il n'a que 17% de chances de trouver le nid d'abeille, alors qu'avec le plumitif, ses chances sont de 54% ..."
Voilà pour les petits flemmards du 1er mai

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Un oiseau vous conduit jusqu'à une ruche :
A - Vous aidez l'oiseau et vous vous faites massacrer par les abeilles.
B - Vous avez l'impression d'avoir été pris pour un con et vous aidez les abeilles à vous débarrasser de l'oiseau.

a écrit : C'est marrant, il y avait justement une anecdote sur le peuple Yao hier, sur la version image de SCMB. Des gens passionnant on dirait. Il semblerait que ce ne soient pas les mêmes groupes. Ici il est question du peuple Yao du Mozambique. Sur SCMB image il s'agit de "l'ethnie Yao" dans "la province de Hunan, en Chine".

Sur Wikipedia je trouve que le terme "Yao" peut désigner (entre autre):
"Les Yao, peuple de Chine et du Sud-Est asiatique
Les Yao, peuple d'Afrique de l'Est."

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Tous les commentaires (19)

J'essaye de m'imaginer dans la forêt à suivre un petit oiseau pour lui faire tout le travail
Il est malin ce petit oiseau :)
Dans la source 2 il est dit

"Le peuple Yao est passé maître dans l’art de récolter le miel dans les troncs des arbres de la réserve de Nissa, au Mozambique. Afin d’écarter le danger des abeilles, les chasseurs de miel les enfument en introduisant un morceau de bois enflammé près du nid d'abeille, avant d'abattre l'arbre. Mais pour dénicher les bons coins, ils ont besoin d’un coup de pouce, celui des grands indicateurs, de petits oiseaux bruns au bec


Le principe est simple: l’oiseau, qui raffole de cire d’abeille, repère et attend qu’un autre animal, comme le ratel, une sorte de blaireau, ou l’homme, la mette en pièces. Les hommes ont su depuis longtemps écouter le cri particulier de l’oiseau, pour le suivre parfois sur un kilomètre et trouver la ruche sauvage. Mais le «mutualisme» va plus loin, selon une recherche publiée en juillet dans le magazine Science. Le peuple yao ne se contente pas d’écouter les grands indicateurs, il communique avec eux, avec une sorte de bourdonnement, suivi d'un grognement sourd. Les chiffres parlent d'eux-mêmes: les hommes ont deux fois plus de chances d'être aidés par ces oiseaux s'ils émettent le bon bourdonnement. L'homme, lui, gagne beaucoup à se faire aider par le grand indicateur. Sans son intervention, il n'a que 17% de chances de trouver le nid d'abeille, alors qu'avec le plumitif, ses chances sont de 54% ..."
Voilà pour les petits flemmards du 1er mai

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Un oiseau vous conduit jusqu'à une ruche :
A - Vous aidez l'oiseau et vous vous faites massacrer par les abeilles.
B - Vous avez l'impression d'avoir été pris pour un con et vous aidez les abeilles à vous débarrasser de l'oiseau.

a écrit : J'essaye de m'imaginer dans la forêt à suivre un petit oiseau pour lui faire tout le travail
Il est malin ce petit oiseau :)
Dans la source 2 il est dit

"Le peuple Yao est passé maître dans l’art de récolter le miel dans les troncs des arbres de la réserve de Nissa, au Mozambiqu
e. Afin d’écarter le danger des abeilles, les chasseurs de miel les enfument en introduisant un morceau de bois enflammé près du nid d'abeille, avant d'abattre l'arbre. Mais pour dénicher les bons coins, ils ont besoin d’un coup de pouce, celui des grands indicateurs, de petits oiseaux bruns au bec


Le principe est simple: l’oiseau, qui raffole de cire d’abeille, repère et attend qu’un autre animal, comme le ratel, une sorte de blaireau, ou l’homme, la mette en pièces. Les hommes ont su depuis longtemps écouter le cri particulier de l’oiseau, pour le suivre parfois sur un kilomètre et trouver la ruche sauvage. Mais le «mutualisme» va plus loin, selon une recherche publiée en juillet dans le magazine Science. Le peuple yao ne se contente pas d’écouter les grands indicateurs, il communique avec eux, avec une sorte de bourdonnement, suivi d'un grognement sourd. Les chiffres parlent d'eux-mêmes: les hommes ont deux fois plus de chances d'être aidés par ces oiseaux s'ils émettent le bon bourdonnement. L'homme, lui, gagne beaucoup à se faire aider par le grand indicateur. Sans son intervention, il n'a que 17% de chances de trouver le nid d'abeille, alors qu'avec le plumitif, ses chances sont de 54% ..."
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C'est marrant, il y avait justement une anecdote sur le peuple Yao hier, sur la version image de SCMB. Des gens passionnant on dirait.

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a écrit : J'essaye de m'imaginer dans la forêt à suivre un petit oiseau pour lui faire tout le travail
Il est malin ce petit oiseau :)
Dans la source 2 il est dit

"Le peuple Yao est passé maître dans l’art de récolter le miel dans les troncs des arbres de la réserve de Nissa, au Mozambiqu
e. Afin d’écarter le danger des abeilles, les chasseurs de miel les enfument en introduisant un morceau de bois enflammé près du nid d'abeille, avant d'abattre l'arbre. Mais pour dénicher les bons coins, ils ont besoin d’un coup de pouce, celui des grands indicateurs, de petits oiseaux bruns au bec


Le principe est simple: l’oiseau, qui raffole de cire d’abeille, repère et attend qu’un autre animal, comme le ratel, une sorte de blaireau, ou l’homme, la mette en pièces. Les hommes ont su depuis longtemps écouter le cri particulier de l’oiseau, pour le suivre parfois sur un kilomètre et trouver la ruche sauvage. Mais le «mutualisme» va plus loin, selon une recherche publiée en juillet dans le magazine Science. Le peuple yao ne se contente pas d’écouter les grands indicateurs, il communique avec eux, avec une sorte de bourdonnement, suivi d'un grognement sourd. Les chiffres parlent d'eux-mêmes: les hommes ont deux fois plus de chances d'être aidés par ces oiseaux s'ils émettent le bon bourdonnement. L'homme, lui, gagne beaucoup à se faire aider par le grand indicateur. Sans son intervention, il n'a que 17% de chances de trouver le nid d'abeille, alors qu'avec le plumitif, ses chances sont de 54% ..."
Voilà pour les petits flemmards du 1er mai
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Tellement dingue ! Merci de m'avoir aidé dans ma flemmardise ;)

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a écrit : C'est marrant, il y avait justement une anecdote sur le peuple Yao hier, sur la version image de SCMB. Des gens passionnant on dirait. Il semblerait que ce ne soient pas les mêmes groupes. Ici il est question du peuple Yao du Mozambique. Sur SCMB image il s'agit de "l'ethnie Yao" dans "la province de Hunan, en Chine".

Sur Wikipedia je trouve que le terme "Yao" peut désigner (entre autre):
"Les Yao, peuple de Chine et du Sud-Est asiatique
Les Yao, peuple d'Afrique de l'Est."

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a écrit : Il semblerait que ce ne soient pas les mêmes groupes. Ici il est question du peuple Yao du Mozambique. Sur SCMB image il s'agit de "l'ethnie Yao" dans "la province de Hunan, en Chine".

Sur Wikipedia je trouve que le terme "Yao" peut désigner (entre autre):
&qu
ot;Les Yao, peuple de Chine et du Sud-Est asiatique
Les Yao, peuple d'Afrique de l'Est."
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Oui rien à voir entre ces deux peuples mais ils sont plutôt ingénieux.

Dans une cité pas loin de chez y a des ratels qui se mettent en haut des tours et qui sifflent pour prévenir l'arrivée des poulets.

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Cet oiseau est il présent en Europe ? J'ai envie de tester XD

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Hier, j'ai regardé le livre de la jungle... Le cas de mutualisme entre Mowgli et Balou est très intéressant. Ce dernier le protège de Sherkhan et en échange, il lui décroche les ruches des hauteurs. C'est un très bon exemple pour expliquer aux enfants le mutualisme. Merci Walt ! Autant je trouve tes dessins animés particulièrement débiles où tout le monde chante, autant je vais pouvoir enfin extraire une leçon que je transmettrai à mes petits. Bon.. Par contre les loups, panthère noire, ours et tigre dans la jungle avec des éléphants d'Asie et autres phacochères, je fermerai les yeux !!

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a écrit : J'essaye de m'imaginer dans la forêt à suivre un petit oiseau pour lui faire tout le travail
Il est malin ce petit oiseau :)
Dans la source 2 il est dit

"Le peuple Yao est passé maître dans l’art de récolter le miel dans les troncs des arbres de la réserve de Nissa, au Mozambiqu
e. Afin d’écarter le danger des abeilles, les chasseurs de miel les enfument en introduisant un morceau de bois enflammé près du nid d'abeille, avant d'abattre l'arbre. Mais pour dénicher les bons coins, ils ont besoin d’un coup de pouce, celui des grands indicateurs, de petits oiseaux bruns au bec


Le principe est simple: l’oiseau, qui raffole de cire d’abeille, repère et attend qu’un autre animal, comme le ratel, une sorte de blaireau, ou l’homme, la mette en pièces. Les hommes ont su depuis longtemps écouter le cri particulier de l’oiseau, pour le suivre parfois sur un kilomètre et trouver la ruche sauvage. Mais le «mutualisme» va plus loin, selon une recherche publiée en juillet dans le magazine Science. Le peuple yao ne se contente pas d’écouter les grands indicateurs, il communique avec eux, avec une sorte de bourdonnement, suivi d'un grognement sourd. Les chiffres parlent d'eux-mêmes: les hommes ont deux fois plus de chances d'être aidés par ces oiseaux s'ils émettent le bon bourdonnement. L'homme, lui, gagne beaucoup à se faire aider par le grand indicateur. Sans son intervention, il n'a que 17% de chances de trouver le nid d'abeille, alors qu'avec le plumitif, ses chances sont de 54% ..."
Voilà pour les petits flemmards du 1er mai
Afficher tout
Toi qui parle des flemmards, regarde ce que dis Wikipédia
Les indicateurs ne construisent pas de nid : tous pratiquent le parasitisme de couvée, qui consiste pour la femelle à pondre dans le nid d'une autre espèce afin que celle-ci assure la couvaison de l’œuf puis l'alimentation du jeune individu

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a écrit : Toi qui parle des flemmards, regarde ce que dis Wikipédia
Les indicateurs ne construisent pas de nid : tous pratiquent le parasitisme de couvée, qui consiste pour la femelle à pondre dans le nid d'une autre espèce afin que celle-ci assure la couvaison de l’œuf puis l'alimentation du jeune individu
Ce phénomène qui marche très bien dans la nature depuis des millénaires est d'ailleurs l'explication de certains comportements dans les affaires ou en politique. On a beau vouloir parler de justice et de transparence, on ne peut pas lutter contre un phénomène naturel...

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a écrit : Hier, j'ai regardé le livre de la jungle... Le cas de mutualisme entre Mowgli et Balou est très intéressant. Ce dernier le protège de Sherkhan et en échange, il lui décroche les ruches des hauteurs. C'est un très bon exemple pour expliquer aux enfants le mutualisme. Merci Walt ! Autant je trouve tes dessins animés particulièrement débiles où tout le monde chante, autant je vais pouvoir enfin extraire une leçon que je transmettrai à mes petits. Bon.. Par contre les loups, panthère noire, ours et tigre dans la jungle avec des éléphants d'Asie et autres phacochères, je fermerai les yeux !! Afficher tout Le livre de la jungle c'est en Asie , nan ??

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Cette anecdote a déjà plus ou moins été publiée, mais c'était plutôt dans la partie complément. C'était une anecdote du 24/04/2012, titrée "le teigneux ratel".

a écrit : Toi qui parle des flemmards, regarde ce que dis Wikipédia
Les indicateurs ne construisent pas de nid : tous pratiquent le parasitisme de couvée, qui consiste pour la femelle à pondre dans le nid d'une autre espèce afin que celle-ci assure la couvaison de l’œuf puis l'alimentation du jeune individu
Une espèce de lézard le fait aussi il mange les œufs de l'oiseau et les remplace par les siens.
Source: un épisode des simpson

En forêt, certains corbeaux font la même chose avec des loups solitaires. Ils reperent le gibier, croassent, pour le signaler au canidé et celui-ci tuera la proie. Une fois dévorée, le corbeau s'occupe de la carcasse et des morceaux de viandes laissés par le loup

Balance et maître chanteur. Une fierté pour la faune.

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a écrit : Un oiseau vous conduit jusqu'à une ruche :
A - Vous aidez l'oiseau et vous vous faites massacrer par les abeilles.
B - Vous avez l'impression d'avoir été pris pour un con et vous aidez les abeilles à vous débarrasser de l'oiseau.
Surtout si c'est des abeilles tueuses. Saloperie de piaf.

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a écrit : Toi qui parle des flemmards, regarde ce que dis Wikipédia
Les indicateurs ne construisent pas de nid : tous pratiquent le parasitisme de couvée, qui consiste pour la femelle à pondre dans le nid d'une autre espèce afin que celle-ci assure la couvaison de l’œuf puis l'alimentation du jeune individu
Comme le coucou. Vraiment une sale bête.

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Une balance et un maître chanteur. Une fierté pour la faune.

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