Paris a eu son Jack l'Eventreur

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Paris a eu son "Jack l'Éventreur" 20 ans avant Londres. De 1861 à 1866, 8 prostituées et le jeune fils de l'une d'entre elles furent sauvagement assassinés. Louis Joseph Philippe fut accusé des meurtres, grâce à un indice donné par une victime ayant survécu : "né sous une mauvaise étoile" était tatoué sur un de ses bras. Il ne fut condamné que pour 3 meurtres, et fut finalement guillotiné le 24 juillet 1866.


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Vous voyez que la peine de mort est bien.... S'il aurais fait ça de nos jours il serait reconnu non responsable de ses actes et serait en liberté en 2ans comme souvent.... Avec leur politique de pardon et de deuxième chance de mer..... Car combien ils en ont laissé ressortir des comme ce type, et qui au final à tué à nouveau ? Les victimes en plus qu'il a fait,....eux n'ont pas droit à une deuxième chance....

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Un des plus prolifiques serial killer du monde, qui, lui aussi, tomba dans l'oubli fut le Portugais Diogo Alves, dit Pancada. Dans les années 1830, il aurait liquidé avec sa bande plus d'une centaine de personnes. Il s'introduisait chez ses victimes, les assommait puis, après les avoir cambriolé, les balançait du haut de l'arche la plus élevée (65 m) de l'aqueduto das Águas Livres de Lisbonne.
Les autorités crurent d'abord à une vague de suicides et installèrent des grilles pour condamner l'accès à l'aqueduc, mais rien n'y fit. Régulièrement, on retrouvait des cadavres au pied de l'arche. Mais on commençait à douter de la thèse du suicide car les morts qui se succédaient étaient membres de la bourgeoisie lisboète et n'avaient ni problèmes financiers, ni soucis de famille. Peu de motif de se suicider donc, surtout dans une société marquée par le catholicisme...
Ce qui finalement perdit Alves, ce fut un cambriolage ayant mal tourné, au cours duquel il trucida un médecin et toute sa famille. Il se débarrassa des corps selon sa méthode habituelle mais là, en découvrant au bas du viaduc un notable, sa femme et ses enfants, la police écarta définitivement la thèse du suicide.
Elle découvrit Alves et sa bande, qui furent jugés et condamnés pour le meurtre de la famille. Ce n'est que plus tard après le procès que fut trouvée la planque des truands, qui contenait des objets ayant appartenu à une centaine de "suicidés".
Diogo Alves fut pendu en 1841 au bord du Tage. Convaincus d'avoir affaire à un véritable génie du crime, les professeurs de l'université de médecine de Lisbonne demandèrent aux autorités qu'on leur livre la tête du tueur afin de pouvoir l'étudier et y déceler la bosse du crime, la phrénologie étant fort à la mode à l'époque. Mais lorsque cette pseudo science se révéla inepte, la tête fut oubliée dans son bocal de formol, sur une étagère du musée de la fac de médecine, où on peut la voir encore aujourd'hui.
L'histoire de Pancada marqua fortement les Portugais à l'époque, au point que le premier film tourné dans le pays, en 1901, la relatait et s'intitulait "Os crimes do Diogo Alves". Mais il est lui aussi tombé dans l'oubli, au profit de serial killers anglo-saxons pourtant bien moins performants. . .

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a écrit : De même que Bill est le diminutif de William, il me semble. William qui doit être l'équivalent de Guillaume

a écrit : Un des plus prolifiques serial killer du monde, qui, lui aussi, tomba dans l'oubli fut le Portugais Diogo Alves, dit Pancada. Dans les années 1830, il aurait liquidé avec sa bande plus d'une centaine de personnes. Il s'introduisait chez ses victimes, les assommait puis, après les avoir cambriolé, les balançait du haut de l'arche la plus élevée (65 m) de l'aqueduto das Águas Livres de Lisbonne.
Les autorités crurent d'abord à une vague de suicides et installèrent des grilles pour condamner l'accès à l'aqueduc, mais rien n'y fit. Régulièrement, on retrouvait des cadavres au pied de l'arche. Mais on commençait à douter de la thèse du suicide car les morts qui se succédaient étaient membres de la bourgeoisie lisboète et n'avaient ni problèmes financiers, ni soucis de famille. Peu de motif de se suicider donc, surtout dans une société marquée par le catholicisme...
Ce qui finalement perdit Alves, ce fut un cambriolage ayant mal tourné, au cours duquel il trucida un médecin et toute sa famille. Il se débarrassa des corps selon sa méthode habituelle mais là, en découvrant au bas du viaduc un notable, sa femme et ses enfants, la police écarta définitivement la thèse du suicide.
Elle découvrit Alves et sa bande, qui furent jugés et condamnés pour le meurtre de la famille. Ce n'est que plus tard après le procès que fut trouvée la planque des truands, qui contenait des objets ayant appartenu à une centaine de "suicidés".
Diogo Alves fut pendu en 1841 au bord du Tage. Convaincus d'avoir affaire à un véritable génie du crime, les professeurs de l'université de médecine de Lisbonne demandèrent aux autorités qu'on leur livre la tête du tueur afin de pouvoir l'étudier et y déceler la bosse du crime, la phrénologie étant fort à la mode à l'époque. Mais lorsque cette pseudo science se révéla inepte, la tête fut oubliée dans son bocal de formol, sur une étagère du musée de la fac de médecine, où on peut la voir encore aujourd'hui.
L'histoire de Pancada marqua fortement les Portugais à l'époque, au point que le premier film tourné dans le pays, en 1901, la relatait et s'intitulait "Os crimes do Diogo Alves". Mais il est lui aussi tombé dans l'oubli, au profit de serial killers anglo-saxons pourtant bien moins performants. . .
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Ça mérite bien d'être posté comme anecdote.

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