Les essais de médicaments sont majoritairement réalisés sur des hommes

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Hommes et femmes sont physiologiquement différents, mais pourtant, les essais cliniques sur les médicaments sont majoritairement effectués sur des hommes, notamment pour une question de volontariat. Cela conduit parfois à des situations ubuesques, comme les risques de l'association du "viagra féminin" (la flibansérine) et de l'alcool qui ont été testés sur 23 hommes et seulement 2 femmes.


Commentaires préférés (3)

La c'est plutôt de la maivaise fois de la part de l'entreprise pharmaceutique, ils etaient sûrement pressé de vendre leur médicaments et empoché les milliards. Pour un produit exclusivement réservé aux femmes il devrait prendre le temps de chercher des testeusesfemmes

a écrit : L'effectif total est ridiculement faible pour en tirer des conclusions statistiques globales. Cf. travaux de Fisher, qui datent de près d'un siècle.
fr.wikipedia.org/wiki/Loi_de_Fisher
Les essais cliniques étant extrêmement règlementé il faut faire des calculs préalable pour justifier du nombre de patient pris. 25 devait être pile le bon nombre. Et on n'utilise pas que la loi de fisher pour tirer des conclusions statistiques. Pour un effectif inférieur a 30 il faut un test de student il me semble.


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La c'est plutôt de la maivaise fois de la part de l'entreprise pharmaceutique, ils etaient sûrement pressé de vendre leur médicaments et empoché les milliards. Pour un produit exclusivement réservé aux femmes il devrait prendre le temps de chercher des testeusesfemmes

Un homme est tjs prêt à picoler gratos même si il doit ingurgiter des saloperies en contre partie!... Les femmes sont sûrement plus raisonnées et raisonnables!

JLSD, c'est notamment le cas pour les antidouleurs, fait majoritairement sur les hommes. Très peu d'étude sur les femmes et une quantité infime d'études qui compare les deux sexes !

a écrit : L'effectif total est ridiculement faible pour en tirer des conclusions statistiques globales. Cf. travaux de Fisher, qui datent de près d'un siècle.
fr.wikipedia.org/wiki/Loi_de_Fisher
Les essais cliniques étant extrêmement règlementé il faut faire des calculs préalable pour justifier du nombre de patient pris. 25 devait être pile le bon nombre. Et on n'utilise pas que la loi de fisher pour tirer des conclusions statistiques. Pour un effectif inférieur a 30 il faut un test de student il me semble.

a écrit : L'effectif total est ridiculement faible pour en tirer des conclusions statistiques globales. Cf. travaux de Fisher, qui datent de près d'un siècle.
fr.wikipedia.org/wiki/Loi_de_Fisher
On ne devrait pas autoriser la publication de ce genre de lien ... Je saigne du nez par ta faute ... ! Plus sérieusement... Tu as raison ... Je ne comprend pas comment il est possible de donner des autorisations avec un effectif pareil ... Je serais curieux de connaître les tenants et aboutissants...

Aujourd'hui ma pub sur scmb concernait une la prévention sécurité routière. Je suis content de voir une publicité intéressante et utile. Ça serait bien de continuer comme ça.

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a écrit : Les essais cliniques étant extrêmement règlementé il faut faire des calculs préalable pour justifier du nombre de patient pris. 25 devait être pile le bon nombre. Et on n'utilise pas que la loi de fisher pour tirer des conclusions statistiques. Pour un effectif inférieur a 30 il faut un test de student il me semble. Le test de Student est différent, dans le cas de "l'hypothèse nulle" où l'on veut comparer deux populations.
Les travaux de Fisher sont ardus si l'on est pas mathématicien, alors je vais m'exprimer concrètement. Si l'on trouve une caractéristique chez 25 personnes prises au hasard, quelle est la fourchette pour affirmer avec 95% de chances d'avoir raison qu'elle est applicable à l'ensemble de la population? Le calcul donne environ: entre 10 et 90% - autrement dit aucune certitude.
On ne commence à devenir sérieux qu'après 1000 tests, et encore la fourchette est large. Le niveau de confiance de 95% est celui choisi par les biologistes et en sciences humaines, car pour le dépasser il faut encore bien plus de tests, la fourchette ne se resserrant que très lentement.
Si le produit a été autorisé, cela résulte de ... bon, je me tais, je serais poursuivi en diffamation.

Edit: Désolé, Jip, je n'avais pas encore lu. Pour les tenants et aboutissants de l'autorisation, si elle est effective, je laisse deviner ce qui a dû se passer.

a écrit : La c'est plutôt de la maivaise fois de la part de l'entreprise pharmaceutique, ils etaient sûrement pressé de vendre leur médicaments et empoché les milliards. Pour un produit exclusivement réservé aux femmes il devrait prendre le temps de chercher des testeusesfemmes Industrie pharmaceutique !
Mauvaise foi !
Tu es sur de ce que tu avances ?

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a écrit : On ne devrait pas autoriser la publication de ce genre de lien ... Je saigne du nez par ta faute ... ! Plus sérieusement... Tu as raison ... Je ne comprend pas comment il est possible de donner des autorisations avec un effectif pareil ... Je serais curieux de connaître les tenants et aboutissants... Normalement le chef d'étude est censé exposer son projet à un statisticien qui lui dira si il voit des biais (donc il faudra retravailler les expériences pour qu'elles soient impartiales) et lui calculera aussi le nombre minimum de sujets nécessaires.
Après en pratique j'imagine qu'il y en a qui font leurs trucs dans leur coin bille en tête, par exemple parce que plus il y a de sujets, plus ça coûte cher. Mais bien sur moins il y a de sujets, moins l'étude est fiable. Ainsi l'étude qui prétendait prouver que le vaccin contre l'hépatite B rendait autiste a été fait sur... 9 enfants, tous autistes, sans rien pour comparer.

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Je ne suis pas un spécialiste de ce dossier, alors j’épluche bien les sources... Ça nous dit quoi ?
Il ne s’agit pas de tester un « viagra » pour femmes par des hommes... Il s’agit de tester les comptabilités de ce produit avec de l’alcool. On ne trouve pas de femmes pour le faire (c’est sûr ce serait mieux) alors on prend des hommes.
On sait que le métabolisme hommes-femmes vis à vis de l’alcool est différent, et que déjà avec des hommes le mélange pose problème... bon : ben, il suffit de dire aux femmes de ne pas consommer d’alcool avec... Où est le problème ? Les tests ne sont pas si inutiles que ça.
De toutes façons, la 3ème source nous montre que ce produit, testé par des femmes cette fois, ne permet pas à Mémée de monter aux rideaux plus que ça avec Pépé... Alors mesdames, passez votre chemin ; laissez Pépé prendre son Viagra, qui fonctionne lui semble t-il, et ne passez pas à côté de la petite coupe de champagne préliminaire ;)

a écrit : La c'est plutôt de la maivaise fois de la part de l'entreprise pharmaceutique, ils etaient sûrement pressé de vendre leur médicaments et empoché les milliards. Pour un produit exclusivement réservé aux femmes il devrait prendre le temps de chercher des testeusesfemmes Oui, c'est sans doute les mechants laboratoires qui veulent voler les gentils pauvres.
(Ou alors il n'y avait pas de volontaires femmes, et l'association du medicament avec l'alcool est le même quelque soit le sexe, donc peut importe?)

a écrit : Oui, c'est sans doute les mechants laboratoires qui veulent voler les gentils pauvres.
(Ou alors il n'y avait pas de volontaires femmes, et l'association du medicament avec l'alcool est le même quelque soit le sexe, donc peut importe?)
Les labo repasseront dans les "gentils" quand les budgets de communication (marketing, visiteurs, lobbyisme, invitations (corruption?) de "décideurs"...) seront inférieurs à ceux de leur recherche par elle même...

Une étude entière pour chercher un effet indésirable sur une interaction ? Je pense qu'avant de vous exciter sur le N, il faut réaliser que ça ne se passe pas comme ça du tout ... Et qu'en admettant que ce soit le cas, une étude est encadré par un comité de protection des personnes, un comité de pharmacovigilance, la FDA/ANSM et d'autres comités de contrôle. Il est donc impossible de faire n'importe quoi comme ça et de valider un médicament en ne respectant pas le protocole...
C'est dommage de faire une anecdote qui non seulement n'apprend rien aux gens mais en plus les embrouilles plus qu'autre chose. Dans le cas présent on ne se couchera pas moins bête.

a écrit : La c'est plutôt de la maivaise fois de la part de l'entreprise pharmaceutique, ils etaient sûrement pressé de vendre leur médicaments et empoché les milliards. Pour un produit exclusivement réservé aux femmes il devrait prendre le temps de chercher des testeusesfemmes Il n'aura pas fallu longtemps pour que l'on tape sur les laboratoires. Laboratoire sans lesquels les antibiotiques , les corticoïdes , anti-allergique , et autre interleukine et interféron et j'en passe, ne sauveraient pas des millions de personnes quotidiennement...
L'étude dont on parle, porte sur des risques d'association et non sur une efficacité. Autrement dit, par exemple, si je prends ce médicament avec de l'alcool est-ce que ça me colle la diarrhée! Et ça, le fait que tu sois un homme ou une femme ne change rien ... tu passeras quand même ta nuit sur le trône.

a écrit : Il n'aura pas fallu longtemps pour que l'on tape sur les laboratoires. Laboratoire sans lesquels les antibiotiques , les corticoïdes , anti-allergique , et autre interleukine et interféron et j'en passe, ne sauveraient pas des millions de personnes quotidiennement...
L'étude dont on parle, por
te sur des risques d'association et non sur une efficacité. Autrement dit, par exemple, si je prends ce médicament avec de l'alcool est-ce que ça me colle la diarrhée! Et ça, le fait que tu sois un homme ou une femme ne change rien ... tu passeras quand même ta nuit sur le trône. Afficher tout
Je parle de l'entreprise qui fabrique ce médicament dans mon commentaire, pas du laboratoire payé par cette entreprise et qui doit donc repondre a des exigences en terme de délai pour garder un client

a écrit : Oui, c'est sans doute les mechants laboratoires qui veulent voler les gentils pauvres.
(Ou alors il n'y avait pas de volontaires femmes, et l'association du medicament avec l'alcool est le même quelque soit le sexe, donc peut importe?)
Lis mon deuxième commentaire il etait pour toi aussi

a écrit : Normalement le chef d'étude est censé exposer son projet à un statisticien qui lui dira si il voit des biais (donc il faudra retravailler les expériences pour qu'elles soient impartiales) et lui calculera aussi le nombre minimum de sujets nécessaires.
Après en pratique j'imagine qu'il y en a
qui font leurs trucs dans leur coin bille en tête, par exemple parce que plus il y a de sujets, plus ça coûte cher. Mais bien sur moins il y a de sujets, moins l'étude est fiable. Ainsi l'étude qui prétendait prouver que le vaccin contre l'hépatite B rendait autiste a été fait sur... 9 enfants, tous autistes, sans rien pour comparer. Afficher tout
Censé passer par le contrôle d'un statisticien..., ce serait le rêve.
En fait la majorité des publications en sciences de la vie montre une grande incompréhension de la "p-value", et pour l'analyse multi-factorielle elle est presque totale.
L'article www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC4877414/ est difficile, alors en très simplifié:
- la p-value est une mesure de la certitude avec laquelle on peut affirmer une proposition d'après des tests;
- l'analyse multi-factorielle consiste à déterminer quels sont les facteurs principaux, ou plutôt les combinaisons de ceux-ci, qui représentent des mesures dans des cas complexes, comme ils le sont toujours en biologie: on est par exemple un homme, et végétarien, et âgé de 45 ans, et ouvrier, et etc.. Démêler l'influence des facteurs est résolu mathématiquement par diverses méthodes, malheureusement il n'est pas évident de les comprendre.

L’anecdote est assez mal formulée. Les deux principales raisons qui font qu’il y a plus d’hommes que de femmes dans les tests sont les risques de grossesses et la gestion des cycles menstruels. Durant toute la durée de l’étude la femme ne doit pas tomber enceinte et les résultats des effets secondaires doivent être mis en perspectives avec les cycles, ce qui complexifie les études et le traitement des résultats. Quant à l’étude sur 25 personnes, c’est assez bizarre. Une phase 3 (avant une possible mise sur le marché) englobe des milliers de personnes.

a écrit : Je parle de l'entreprise qui fabrique ce médicament dans mon commentaire, pas du laboratoire payé par cette entreprise et qui doit donc repondre a des exigences en terme de délai pour garder un client J'ai travaillé 10 ans dans l'industrie pharmaceutique, un laboratoire pharmaceutique et une entreprise qui fais de la recherche scientifique , élabore des molécules qui deviendront pour certaines des médicaments. A ce stade-là, en moyenne il y en a pour plus de 10 ans et je ne te parle pas des sommes colossales engagées. C'est cette même entreprise qui sera chargé de la commercialisation et qui percevra les bénéfices. Dans la majorité des cas elle est aussi propriétaire de l'usine qui va fabriquer et conditionner le produit. Mais dans tous les cas l'usine chargé de la fabrication n'a pas son mot à dire.