Les cimetières furent très fréquentés au Moyen Age par les vivants

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Le rapport que nous avons aujourd'hui avec les lieux funéraires n'a pas toujours été le même dans notre histoire. De nos jours, les cimetières sont souvent installés en périphérie des villes, mais pendant une bonne partie du Moyen Âge (VII-XIII), les sépultures côtoyaient les habitations dans le centre et les cimetières étaient aussi des lieux de marchés et de foires.


Commentaires préférés (3)

À cette époque, la mort était chose courante et du coup beaucoup moins angoissante qu’aujourd’hui.

C’est la société moderne qui a fait de la mort un tabou dont on ne parle pas et qu’on ne voit jamais.
C’est lié entre autre aux progrès de la médecine qui a relégué les cas de mort (notamment infantiles) à des cas extrêmement inhabituels (donc a-normaux).

Mis à part celle des vieux bien sûr.
Mais là, c’est plus le changement de forme des foyers, où les gens ne vivent plus avec leurs parents et ancêtres qui ont joué.
La mort d’un parent, chez qui on ne vit plus depuis des décennies bouleverse émotionnellement, bien sûr, mais ne joue plus sur la vie de tout les jours comme auparavant lorsque les familles vivaient toutes ensemble.

Elle est plus « distante ». Et comme désagréable, on essaye de ne plus y penser, et de se « remette à vivre comme avant »
D’où la constitution petit à petit du tabou dans toute la société.
(Et l’augmentation de l’angoisse vis à vis de la fin)

a écrit : À cette époque, la mort était chose courante et du coup beaucoup moins angoissante qu’aujourd’hui.

C’est la société moderne qui a fait de la mort un tabou dont on ne parle pas et qu’on ne voit jamais.
C’est lié entre autre aux progrès de la médecine qui a relégué les cas de mort (notamment infantiles
) à des cas extrêmement inhabituels (donc a-normaux).

Mis à part celle des vieux bien sûr.
Mais là, c’est plus le changement de forme des foyers, où les gens ne vivent plus avec leurs parents et ancêtres qui ont joué.
La mort d’un parent, chez qui on ne vit plus depuis des décennies bouleverse émotionnellement, bien sûr, mais ne joue plus sur la vie de tout les jours comme auparavant lorsque les familles vivaient toutes ensemble.

Elle est plus « distante ». Et comme désagréable, on essaye de ne plus y penser, et de se « remette à vivre comme avant »
D’où la constitution petit à petit du tabou dans toute la société.
(Et l’augmentation de l’angoisse vis à vis de la fin)
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Oui à la première partie.

D'ailleurs, en Europe on a toujours, dans un monde catho depuis quelques siècles, enterrés les morts en les faisant beaux ("maquillage" du visage, chants vantant les mérites du défunt, pose de sel sur la poitrine,...) : "La terre est l'emblème du corps qui tombe à la poussière : le sel est le symbole de l'âme incorruptible et immortelle." selon Luis Enault écrivant sur un enterrement typique italien au 19eme.
Après, comme vous dîtes, on a fait de la mort un tabou (toujours dans un contexte religieux de jugement : la "religion de la peur", le Purgatoire).

Par contre, dans d'autres cultures, le rapport à la mort a été et est toujours parfois plus festif :

Par exemple, dans la tribu des Luo, en Afrique, les morts sont enterrés dans la propriété familiale et, autrefois, la mort d'un adulte était accompagnée de certains rituels plus ou moins guerriers et donc plus ou moins violents pour rendre hommage au défunt.

Après, n'oublions pas que dans la culture bouddhiste aussi la mort peut-être vue comme une renaissance : on laisse le corps en proie aux animaux, on le met dans l'eau, on le brûle etc.

Puis, pour finir ce long commentaire qui ne fait que survoler le sujet, certaines cultures d'Amérique latine et africaines (je crois -cf une anecdote scmb) déterre les morts quelques années après le décès pour célébrer leur vie passé mais aussi leur renaissance acquise dans l'au-delà.

Sources :
Anecdote SCMB, si qqun la retrouve
fr.wikipedia.org/wiki/Rite_fun%C3%A9raire (une infime partie est présentée dans mon commentaire évidemment)

J'aimerais juste revenir sur votre troisième paragraphe : bien qu'on ne vit plus tous ensemble, il me semble qu'il faut plus rapprocher nos rites funéraires à notre culture, plutôt qu'aux progrès médicaux et à notre mode de vie plus individualiste qu'avant. En Turquie, aujourd'hui encore en milieu rural et semi-rural, toute la famille vit ensemble mais leur rapport à la mort est généralement dicté par leur religion (les morts étant enterrés dans des cimetières éloignés des habitations, comme en France).
Voilà pour cette dernière petite précision.

Bon après, tant que tu construis pas pas ta maison sur un ancien cimetière indien, ça va.


Tous les commentaires (51)

Bah aujourd'hui encore certains vont faire du pique-nique sur les tombes.
C'est samedi soir pour ceux qui veulent venir.

À cette époque, la mort était chose courante et du coup beaucoup moins angoissante qu’aujourd’hui.

C’est la société moderne qui a fait de la mort un tabou dont on ne parle pas et qu’on ne voit jamais.
C’est lié entre autre aux progrès de la médecine qui a relégué les cas de mort (notamment infantiles) à des cas extrêmement inhabituels (donc a-normaux).

Mis à part celle des vieux bien sûr.
Mais là, c’est plus le changement de forme des foyers, où les gens ne vivent plus avec leurs parents et ancêtres qui ont joué.
La mort d’un parent, chez qui on ne vit plus depuis des décennies bouleverse émotionnellement, bien sûr, mais ne joue plus sur la vie de tout les jours comme auparavant lorsque les familles vivaient toutes ensemble.

Elle est plus « distante ». Et comme désagréable, on essaye de ne plus y penser, et de se « remette à vivre comme avant »
D’où la constitution petit à petit du tabou dans toute la société.
(Et l’augmentation de l’angoisse vis à vis de la fin)

a écrit : À cette époque, la mort était chose courante et du coup beaucoup moins angoissante qu’aujourd’hui.

C’est la société moderne qui a fait de la mort un tabou dont on ne parle pas et qu’on ne voit jamais.
C’est lié entre autre aux progrès de la médecine qui a relégué les cas de mort (notamment infantiles
) à des cas extrêmement inhabituels (donc a-normaux).

Mis à part celle des vieux bien sûr.
Mais là, c’est plus le changement de forme des foyers, où les gens ne vivent plus avec leurs parents et ancêtres qui ont joué.
La mort d’un parent, chez qui on ne vit plus depuis des décennies bouleverse émotionnellement, bien sûr, mais ne joue plus sur la vie de tout les jours comme auparavant lorsque les familles vivaient toutes ensemble.

Elle est plus « distante ». Et comme désagréable, on essaye de ne plus y penser, et de se « remette à vivre comme avant »
D’où la constitution petit à petit du tabou dans toute la société.
(Et l’augmentation de l’angoisse vis à vis de la fin)
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C'est peut être lié au fait qu'on s est rendu compte que niveau salubrité vivre à côté de cadavre en decomposition c'était pas terrible?

Aujourd'hui encore la mort est une chose courante : la plupart d'entre nous finira comme ça, même si finalement. ça n'est pas très cool
C'est vrai qu'aujourd'hui, il y a des superstitions bizarres vis à vis des cimetières

a écrit : À cette époque, la mort était chose courante et du coup beaucoup moins angoissante qu’aujourd’hui.

C’est la société moderne qui a fait de la mort un tabou dont on ne parle pas et qu’on ne voit jamais.
C’est lié entre autre aux progrès de la médecine qui a relégué les cas de mort (notamment infantiles
) à des cas extrêmement inhabituels (donc a-normaux).

Mis à part celle des vieux bien sûr.
Mais là, c’est plus le changement de forme des foyers, où les gens ne vivent plus avec leurs parents et ancêtres qui ont joué.
La mort d’un parent, chez qui on ne vit plus depuis des décennies bouleverse émotionnellement, bien sûr, mais ne joue plus sur la vie de tout les jours comme auparavant lorsque les familles vivaient toutes ensemble.

Elle est plus « distante ». Et comme désagréable, on essaye de ne plus y penser, et de se « remette à vivre comme avant »
D’où la constitution petit à petit du tabou dans toute la société.
(Et l’augmentation de l’angoisse vis à vis de la fin)
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Oui à la première partie.

D'ailleurs, en Europe on a toujours, dans un monde catho depuis quelques siècles, enterrés les morts en les faisant beaux ("maquillage" du visage, chants vantant les mérites du défunt, pose de sel sur la poitrine,...) : "La terre est l'emblème du corps qui tombe à la poussière : le sel est le symbole de l'âme incorruptible et immortelle." selon Luis Enault écrivant sur un enterrement typique italien au 19eme.
Après, comme vous dîtes, on a fait de la mort un tabou (toujours dans un contexte religieux de jugement : la "religion de la peur", le Purgatoire).

Par contre, dans d'autres cultures, le rapport à la mort a été et est toujours parfois plus festif :

Par exemple, dans la tribu des Luo, en Afrique, les morts sont enterrés dans la propriété familiale et, autrefois, la mort d'un adulte était accompagnée de certains rituels plus ou moins guerriers et donc plus ou moins violents pour rendre hommage au défunt.

Après, n'oublions pas que dans la culture bouddhiste aussi la mort peut-être vue comme une renaissance : on laisse le corps en proie aux animaux, on le met dans l'eau, on le brûle etc.

Puis, pour finir ce long commentaire qui ne fait que survoler le sujet, certaines cultures d'Amérique latine et africaines (je crois -cf une anecdote scmb) déterre les morts quelques années après le décès pour célébrer leur vie passé mais aussi leur renaissance acquise dans l'au-delà.

Sources :
Anecdote SCMB, si qqun la retrouve
fr.wikipedia.org/wiki/Rite_fun%C3%A9raire (une infime partie est présentée dans mon commentaire évidemment)

J'aimerais juste revenir sur votre troisième paragraphe : bien qu'on ne vit plus tous ensemble, il me semble qu'il faut plus rapprocher nos rites funéraires à notre culture, plutôt qu'aux progrès médicaux et à notre mode de vie plus individualiste qu'avant. En Turquie, aujourd'hui encore en milieu rural et semi-rural, toute la famille vit ensemble mais leur rapport à la mort est généralement dicté par leur religion (les morts étant enterrés dans des cimetières éloignés des habitations, comme en France).
Voilà pour cette dernière petite précision.

a écrit : À cette époque, la mort était chose courante et du coup beaucoup moins angoissante qu’aujourd’hui.

C’est la société moderne qui a fait de la mort un tabou dont on ne parle pas et qu’on ne voit jamais.
C’est lié entre autre aux progrès de la médecine qui a relégué les cas de mort (notamment infantiles
) à des cas extrêmement inhabituels (donc a-normaux).

Mis à part celle des vieux bien sûr.
Mais là, c’est plus le changement de forme des foyers, où les gens ne vivent plus avec leurs parents et ancêtres qui ont joué.
La mort d’un parent, chez qui on ne vit plus depuis des décennies bouleverse émotionnellement, bien sûr, mais ne joue plus sur la vie de tout les jours comme auparavant lorsque les familles vivaient toutes ensemble.

Elle est plus « distante ». Et comme désagréable, on essaye de ne plus y penser, et de se « remette à vivre comme avant »
D’où la constitution petit à petit du tabou dans toute la société.
(Et l’augmentation de l’angoisse vis à vis de la fin)
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Exactement. Lire d'ailleurs à ce propos l'excellent livre de Michel Vovelle qui est une référence : "Mourir autrefois : attitudes collectives devant la mort aux XVIIe-XVIIIe siècles"

Bon après, tant que tu construis pas pas ta maison sur un ancien cimetière indien, ça va.

a écrit : Bon après, tant que tu construis pas pas ta maison sur un ancien cimetière indien, ça va. C'est clair que si c'est pour endommager la tv 4k c'est pas la peine ....

a écrit : Oui à la première partie.

D'ailleurs, en Europe on a toujours, dans un monde catho depuis quelques siècles, enterrés les morts en les faisant beaux ("maquillage" du visage, chants vantant les mérites du défunt, pose de sel sur la poitrine,...) : "La terre est l'emblème du corps qui
tombe à la poussière : le sel est le symbole de l'âme incorruptible et immortelle." selon Luis Enault écrivant sur un enterrement typique italien au 19eme.
Après, comme vous dîtes, on a fait de la mort un tabou (toujours dans un contexte religieux de jugement : la "religion de la peur", le Purgatoire).

Par contre, dans d'autres cultures, le rapport à la mort a été et est toujours parfois plus festif :

Par exemple, dans la tribu des Luo, en Afrique, les morts sont enterrés dans la propriété familiale et, autrefois, la mort d'un adulte était accompagnée de certains rituels plus ou moins guerriers et donc plus ou moins violents pour rendre hommage au défunt.

Après, n'oublions pas que dans la culture bouddhiste aussi la mort peut-être vue comme une renaissance : on laisse le corps en proie aux animaux, on le met dans l'eau, on le brûle etc.

Puis, pour finir ce long commentaire qui ne fait que survoler le sujet, certaines cultures d'Amérique latine et africaines (je crois -cf une anecdote scmb) déterre les morts quelques années après le décès pour célébrer leur vie passé mais aussi leur renaissance acquise dans l'au-delà.

Sources :
Anecdote SCMB, si qqun la retrouve
fr.wikipedia.org/wiki/Rite_fun%C3%A9raire (une infime partie est présentée dans mon commentaire évidemment)

J'aimerais juste revenir sur votre troisième paragraphe : bien qu'on ne vit plus tous ensemble, il me semble qu'il faut plus rapprocher nos rites funéraires à notre culture, plutôt qu'aux progrès médicaux et à notre mode de vie plus individualiste qu'avant. En Turquie, aujourd'hui encore en milieu rural et semi-rural, toute la famille vit ensemble mais leur rapport à la mort est généralement dicté par leur religion (les morts étant enterrés dans des cimetières éloignés des habitations, comme en France).
Voilà pour cette dernière petite précision.
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Je confirme pour le rite de déterrer les morts, c'est l histoire d' un épisode de "Dark Tourist" sur Netflix.

a écrit : Oui à la première partie.

D'ailleurs, en Europe on a toujours, dans un monde catho depuis quelques siècles, enterrés les morts en les faisant beaux ("maquillage" du visage, chants vantant les mérites du défunt, pose de sel sur la poitrine,...) : "La terre est l'emblème du corps qui
tombe à la poussière : le sel est le symbole de l'âme incorruptible et immortelle." selon Luis Enault écrivant sur un enterrement typique italien au 19eme.
Après, comme vous dîtes, on a fait de la mort un tabou (toujours dans un contexte religieux de jugement : la "religion de la peur", le Purgatoire).

Par contre, dans d'autres cultures, le rapport à la mort a été et est toujours parfois plus festif :

Par exemple, dans la tribu des Luo, en Afrique, les morts sont enterrés dans la propriété familiale et, autrefois, la mort d'un adulte était accompagnée de certains rituels plus ou moins guerriers et donc plus ou moins violents pour rendre hommage au défunt.

Après, n'oublions pas que dans la culture bouddhiste aussi la mort peut-être vue comme une renaissance : on laisse le corps en proie aux animaux, on le met dans l'eau, on le brûle etc.

Puis, pour finir ce long commentaire qui ne fait que survoler le sujet, certaines cultures d'Amérique latine et africaines (je crois -cf une anecdote scmb) déterre les morts quelques années après le décès pour célébrer leur vie passé mais aussi leur renaissance acquise dans l'au-delà.

Sources :
Anecdote SCMB, si qqun la retrouve
fr.wikipedia.org/wiki/Rite_fun%C3%A9raire (une infime partie est présentée dans mon commentaire évidemment)

J'aimerais juste revenir sur votre troisième paragraphe : bien qu'on ne vit plus tous ensemble, il me semble qu'il faut plus rapprocher nos rites funéraires à notre culture, plutôt qu'aux progrès médicaux et à notre mode de vie plus individualiste qu'avant. En Turquie, aujourd'hui encore en milieu rural et semi-rural, toute la famille vit ensemble mais leur rapport à la mort est généralement dicté par leur religion (les morts étant enterrés dans des cimetières éloignés des habitations, comme en France).
Voilà pour cette dernière petite précision.
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Yes ! Ce sont les Torajas (peuple Indonésien) qui déterrent leurs morts pour une cérémonie.
A noter que la population est à majorité catholique, les autres sont musulmans ou animistes . La tradition persiste malgré les religions

a écrit : À cette époque, la mort était chose courante et du coup beaucoup moins angoissante qu’aujourd’hui.

C’est la société moderne qui a fait de la mort un tabou dont on ne parle pas et qu’on ne voit jamais.
C’est lié entre autre aux progrès de la médecine qui a relégué les cas de mort (notamment infantiles
) à des cas extrêmement inhabituels (donc a-normaux).

Mis à part celle des vieux bien sûr.
Mais là, c’est plus le changement de forme des foyers, où les gens ne vivent plus avec leurs parents et ancêtres qui ont joué.
La mort d’un parent, chez qui on ne vit plus depuis des décennies bouleverse émotionnellement, bien sûr, mais ne joue plus sur la vie de tout les jours comme auparavant lorsque les familles vivaient toutes ensemble.

Elle est plus « distante ». Et comme désagréable, on essaye de ne plus y penser, et de se « remette à vivre comme avant »
D’où la constitution petit à petit du tabou dans toute la société.
(Et l’augmentation de l’angoisse vis à vis de la fin)
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Pour l'angoisse vis à vis de la mort je pencherais plus sur le faite que de plus en plus de monde est athé donc ça fait peur de ce dire qu'une fois mort tt est fini alors que pour les croyant penser qu'il y a quelque chose après doit sûrement être rassurant

a écrit : À cette époque, la mort était chose courante et du coup beaucoup moins angoissante qu’aujourd’hui.

C’est la société moderne qui a fait de la mort un tabou dont on ne parle pas et qu’on ne voit jamais.
C’est lié entre autre aux progrès de la médecine qui a relégué les cas de mort (notamment infantiles
) à des cas extrêmement inhabituels (donc a-normaux).

Mis à part celle des vieux bien sûr.
Mais là, c’est plus le changement de forme des foyers, où les gens ne vivent plus avec leurs parents et ancêtres qui ont joué.
La mort d’un parent, chez qui on ne vit plus depuis des décennies bouleverse émotionnellement, bien sûr, mais ne joue plus sur la vie de tout les jours comme auparavant lorsque les familles vivaient toutes ensemble.

Elle est plus « distante ». Et comme désagréable, on essaye de ne plus y penser, et de se « remette à vivre comme avant »
D’où la constitution petit à petit du tabou dans toute la société.
(Et l’augmentation de l’angoisse vis à vis de la fin)
Afficher tout
Pour l'angoisse vis à vis de la mort je pencherais plus sur le faite que de plus en plus de gens sont athé donc ça fait peur de ce dire qu'une fois mort tt est fini alors que pour les croyant penser qu'il y a quelque chose après doit sûrement être rassurant

On le vérifie surtout dans les villages où les cimetières sont collés à l’église. Cette dernière était souvent au centre du village car était le centre névralgique du quotidien des gens (par ailleurs la place de l’église servait aussi de place du marché)

a écrit : C'est clair que si c'est pour endommager la tv 4k c'est pas la peine .... Je voulais l'ajouter.
Il faut surtout faire gaffe à la télé.

a écrit : Oui à la première partie.

D'ailleurs, en Europe on a toujours, dans un monde catho depuis quelques siècles, enterrés les morts en les faisant beaux ("maquillage" du visage, chants vantant les mérites du défunt, pose de sel sur la poitrine,...) : "La terre est l'emblème du corps qui
tombe à la poussière : le sel est le symbole de l'âme incorruptible et immortelle." selon Luis Enault écrivant sur un enterrement typique italien au 19eme.
Après, comme vous dîtes, on a fait de la mort un tabou (toujours dans un contexte religieux de jugement : la "religion de la peur", le Purgatoire).

Par contre, dans d'autres cultures, le rapport à la mort a été et est toujours parfois plus festif :

Par exemple, dans la tribu des Luo, en Afrique, les morts sont enterrés dans la propriété familiale et, autrefois, la mort d'un adulte était accompagnée de certains rituels plus ou moins guerriers et donc plus ou moins violents pour rendre hommage au défunt.

Après, n'oublions pas que dans la culture bouddhiste aussi la mort peut-être vue comme une renaissance : on laisse le corps en proie aux animaux, on le met dans l'eau, on le brûle etc.

Puis, pour finir ce long commentaire qui ne fait que survoler le sujet, certaines cultures d'Amérique latine et africaines (je crois -cf une anecdote scmb) déterre les morts quelques années après le décès pour célébrer leur vie passé mais aussi leur renaissance acquise dans l'au-delà.

Sources :
Anecdote SCMB, si qqun la retrouve
fr.wikipedia.org/wiki/Rite_fun%C3%A9raire (une infime partie est présentée dans mon commentaire évidemment)

J'aimerais juste revenir sur votre troisième paragraphe : bien qu'on ne vit plus tous ensemble, il me semble qu'il faut plus rapprocher nos rites funéraires à notre culture, plutôt qu'aux progrès médicaux et à notre mode de vie plus individualiste qu'avant. En Turquie, aujourd'hui encore en milieu rural et semi-rural, toute la famille vit ensemble mais leur rapport à la mort est généralement dicté par leur religion (les morts étant enterrés dans des cimetières éloignés des habitations, comme en France).
Voilà pour cette dernière petite précision.
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Concernant ton dernier paragraphe avant les sources, je confirme. Étant moi même Camerounais de ramification Bantou ( Bamileke) chez nous c'est tout un rituel. Quand on enterre un parent, on casse la vitre du cercueil pour s'assurer que le corps décompose vite. Ensuite dans les deux à trois ans qui suive on déterre le crâne (uniquement) on le met dans une case de la concession Familial dédié à celle ci, puisque la se trouve les autre crâne des autres parents et grands parents de la famille. Et à ce moment c'est tout une autre perception de la spiritualité. Si on est dans une autre ville ou même en Europe et que on a l'impression que rien ne va, les tiens te conseille de renter au village versé de l'huile et du sel sur le crâne qui te concerne directement (ou un oncle donc tu croyais avoir son affectation)et lui poser tes problèmes. l'idée est que étant de l'autre côté, c'est la personne indiquée qui prendra la prenne d'aller plaider ta cause a/au décideur au point d'insister si besoin est. On appelle ça la COUTUME
D'ailleurs Jésus et Israël et tout le reste est considérer comme une coutume Juive que les occidentaux on habilement utilisé pour conquérir les autre terre. Et d'aucun dirons à haute voix ne pas se laisser berné , car une minorité juive voulant communiquer avec le/les décideur demandais à leur Jésus, leur Isaac, leur Jacob. Et on viens nous dire de laisser notre façons de communiquer avec lui/eux pour suivre leur façon.

a écrit : À cette époque, la mort était chose courante et du coup beaucoup moins angoissante qu’aujourd’hui.

C’est la société moderne qui a fait de la mort un tabou dont on ne parle pas et qu’on ne voit jamais.
C’est lié entre autre aux progrès de la médecine qui a relégué les cas de mort (notamment infantiles
) à des cas extrêmement inhabituels (donc a-normaux).

Mis à part celle des vieux bien sûr.
Mais là, c’est plus le changement de forme des foyers, où les gens ne vivent plus avec leurs parents et ancêtres qui ont joué.
La mort d’un parent, chez qui on ne vit plus depuis des décennies bouleverse émotionnellement, bien sûr, mais ne joue plus sur la vie de tout les jours comme auparavant lorsque les familles vivaient toutes ensemble.

Elle est plus « distante ». Et comme désagréable, on essaye de ne plus y penser, et de se « remette à vivre comme avant »
D’où la constitution petit à petit du tabou dans toute la société.
(Et l’augmentation de l’angoisse vis à vis de la fin)
Afficher tout
Et pourtant la population n’a jamais été autant confronté à la violence et à la mort, ne serait-ce que par l’essor des médias.
L’augmentation du nombre d’athées révèle aussi une augmentation global du questionnement lié à la vie et la mort.
A mon sens le fait de s’habituer à la mort et le fait de l’accepter sont deux choses différentes. Ce qui a changé aujourd’hui, c’est surtout que les gens n’acceptent pas de mourrir malgré l’essor de la médecine.

a écrit : On le vérifie surtout dans les villages où les cimetières sont collés à l’église. Cette dernière était souvent au centre du village car était le centre névralgique du quotidien des gens (par ailleurs la place de l’église servait aussi de place du marché) Et j'ajoute qu'avant, être enterré DANS l'église, c'était encore mieux. Mais bon, le manque de place, toussaaaah...

a écrit : Pour l'angoisse vis à vis de la mort je pencherais plus sur le faite que de plus en plus de monde est athé donc ça fait peur de ce dire qu'une fois mort tt est fini alors que pour les croyant penser qu'il y a quelque chose après doit sûrement être rassurant C'est plutôt l'inverse. Quand on est athée, l'enfer, le paradis, le purgatoire, la réincarnation en morpion si on a pas été sage, on s'en bat les noix vu qu'on considère tout ça comme du pipeau.
Cela dit, bien que La Mort ne me fasse pas peur, mourir, en revanche... mais ça ça fait peur à tout ce qui est vivant, même les bactéries ^^

a écrit : Et pourtant la population n’a jamais été autant confronté à la violence et à la mort, ne serait-ce que par l’essor des médias.
L’augmentation du nombre d’athées révèle aussi une augmentation global du questionnement lié à la vie et la mort.
A mon sens le fait de s’habituer à la mort et le fait de l’accep
ter sont deux choses différentes. Ce qui a changé aujourd’hui, c’est surtout que les gens n’acceptent pas de mourrir malgré l’essor de la médecine. Afficher tout
Ah parce que tu en connais des gens qui acceptent de mourir?

On peut accepter de mourir quand on a trop mal, par exemple, où parce qu'on en a marre de la vie (encore que presque tous les suicidés qui se sont ratés ont avoué avoir regretté leur geste quand il était trop tard pour reculer), où parce qu'on s'est fait monter le bourrichon par des chefs sans scrupules (kamikazes) mais même un militaire qui est payé pour risquer sa peau où un fou furieux de sports extrêmes n'a pas accepté de mourir je te le garantis.

Après, que la mort fasse partie de notre quotidien à la télé, c'est autre chose, mais en vrai, je vais t'avouer un truc mais ça reste entre nous hein.
A la télé, c'est pas des vrais morts hein!^^ (je pensais a la pub de canal+ la où pour filmer une bataille, ils faisaient de vraies batailles "BON, ON LA REFAIT!" avec le mec qui gueulait: NOOOON! J'veux pas y aller, j'veux pas y aller... ^^)

a écrit : Pour l'angoisse vis à vis de la mort je pencherais plus sur le faite que de plus en plus de gens sont athé donc ça fait peur de ce dire qu'une fois mort tt est fini alors que pour les croyant penser qu'il y a quelque chose après doit sûrement être rassurant L'angoisse de la mort apparaît q peu près au 14e siècle, avec la Grande Peste qui "perturbe l'ordre du monde". C'est par exemple tout le mouvement artistique du macabre qui se met en place et des la renaissance on cloisonne les cimetières, on les sépare du monde des vivant avec des murs, des haies ou des clôtures.

Sinon, l'ordonnance qui interdit les inhumations proche de l'habitat et crée les cimetieres modernes date de 1804. Avant cette date il est parfaitement normal d'avoir le cimetière contre les églises.