En un siècle, le taux de retour énergétique du pétrole a été divisé par 3

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Le taux de retour énergétique est le ratio entre la quantité d'énergie dépensée pendant l'extraction et l'énergie obtenue. Au début du XXe siècle, il fallait 1 baril de pétrole pour produire 100 barils. Aujourd'hui, un baril permet d'en produire 35. Les taux de retour énergétique du gaz naturel, du charbon et du pétrole seront inférieurs à 1 bien avant d'avoir épuisé l'ensemble des stocks disponibles.


Commentaires préférés (3)

a écrit : Ce qui explique le prix en hausse de tout ça mais pas les taxes qui s'y greffe L'énergie utilisé pour l'extraction peut venir de n'importe quoi comme du nucléaire et pas forcément du pétrole, c'est juste une équivalence.

La source Wikipédia ne donne pas du tout ces ratios :

Ainsi, quand le pétrole a commencé à être utilisé comme source d'énergie, il suffisait en moyenne d'un baril pour trouver, extraire et raffiner environ 100 barils. Ce ratio a décliné régulièrement au cours du siècle dernier pour arriver au niveau de 3 barils utilisables pour 1 baril consommé (et environ 10 pour un en Arabie Saoudite)8.

a écrit : La source Wikipédia ne donne pas du tout ces ratios :

Ainsi, quand le pétrole a commencé à être utilisé comme source d'énergie, il suffisait en moyenne d'un baril pour trouver, extraire et raffiner environ 100 barils. Ce ratio a décliné régulièrement au cours du siècle dernier pour arriver au
niveau de 3 barils utilisables pour 1 baril consommé (et environ 10 pour un en Arabie Saoudite)8. Afficher tout
Je suis d'accord. La deuxième source parle d'une moyenne mondiale actuel de 1 pour 35. Ce chiffre est surement à revoir fortement à la baisse. Et cela ne concerne que l'extraction.

Si maintenant on considère toute la chaîne qui va de l’extraction du pétrole à la mise à disposition d’essence à la pompe, c'est bien différent.

Pour 100 unités de pétrole extraites :
Extraction : 10 unités (ratio de 1 pour 10 de l'Arabie Saoudite)
Raffinage : environ 25 unités (1 pour 4)
Transport : environ 5 unités
Infrastructures divers : 30 unités. (estimation basse)
Au total, pour 100 unités de pétrole en énergie primaire, nous avons 30 unités disponibles à la pompe en énergie finale. Donc si le TRE de l'extraction du pétrole tombe à 1 pour 2,5 nous serons déjà à 1 pour 1 sur la chaîne complète.


Tous les commentaires (26)

Ce qui explique le prix en hausse de tout ça mais pas les taxes qui s'y greffe

a écrit : Ce qui explique le prix en hausse de tout ça mais pas les taxes qui s'y greffe L'énergie utilisé pour l'extraction peut venir de n'importe quoi comme du nucléaire et pas forcément du pétrole, c'est juste une équivalence.

Les sables bitumineux et les gaz de schistes ont un très mauvais retour énergetique, mais sont quand même rentable car les pays de l'OPEP gardent des prix haut en limitant leur production.

La source Wikipédia ne donne pas du tout ces ratios :

Ainsi, quand le pétrole a commencé à être utilisé comme source d'énergie, il suffisait en moyenne d'un baril pour trouver, extraire et raffiner environ 100 barils. Ce ratio a décliné régulièrement au cours du siècle dernier pour arriver au niveau de 3 barils utilisables pour 1 baril consommé (et environ 10 pour un en Arabie Saoudite)8.

a écrit : La source Wikipédia ne donne pas du tout ces ratios :

Ainsi, quand le pétrole a commencé à être utilisé comme source d'énergie, il suffisait en moyenne d'un baril pour trouver, extraire et raffiner environ 100 barils. Ce ratio a décliné régulièrement au cours du siècle dernier pour arriver au
niveau de 3 barils utilisables pour 1 baril consommé (et environ 10 pour un en Arabie Saoudite)8. Afficher tout
Entre 33 pour 100 et 35 pour 100 je ne pense pas qu'on puisse dire que ce ne sont "pas du tout" les même ratios

a écrit : La source Wikipédia ne donne pas du tout ces ratios :

Ainsi, quand le pétrole a commencé à être utilisé comme source d'énergie, il suffisait en moyenne d'un baril pour trouver, extraire et raffiner environ 100 barils. Ce ratio a décliné régulièrement au cours du siècle dernier pour arriver au
niveau de 3 barils utilisables pour 1 baril consommé (et environ 10 pour un en Arabie Saoudite)8. Afficher tout
Je suis d'accord. La deuxième source parle d'une moyenne mondiale actuel de 1 pour 35. Ce chiffre est surement à revoir fortement à la baisse. Et cela ne concerne que l'extraction.

Si maintenant on considère toute la chaîne qui va de l’extraction du pétrole à la mise à disposition d’essence à la pompe, c'est bien différent.

Pour 100 unités de pétrole extraites :
Extraction : 10 unités (ratio de 1 pour 10 de l'Arabie Saoudite)
Raffinage : environ 25 unités (1 pour 4)
Transport : environ 5 unités
Infrastructures divers : 30 unités. (estimation basse)
Au total, pour 100 unités de pétrole en énergie primaire, nous avons 30 unités disponibles à la pompe en énergie finale. Donc si le TRE de l'extraction du pétrole tombe à 1 pour 2,5 nous serons déjà à 1 pour 1 sur la chaîne complète.

a écrit : Entre 33 pour 100 et 35 pour 100 je ne pense pas qu'on puisse dire que ce ne sont "pas du tout" les même ratios Non, tu passes d'un ratio de 3500% à 300%.

Je ne crois pas que la source soit fiable et l'EROEI du pétrole mondial (cela diffère entre les champs de pétrol) doit être inférieur à 35 tel qu'indiqué dans l'anecdote.

La source wikipedia donne une bonne estimation des EROEI des différentes énergies :
fr.wikipedia.org/wiki/Taux_de_retour_%C3%A9nerg%C3%A9tique#Taux_de_retour_%C3%A9nerg%C3%A9tique_des_principales_sources_d'%C3%A9nergie

et on vois que pas mal sont un non sense.

Sachez également que plusieurs études ont évalué que nos sociétés moderne nécessitent un EROEI moyen, toute sources d'énergie confondu, supérieur à 10-12.

Toutes les énergies avec un ERoEI inférieur sont difficilement viable.

On comprends alors que beaucoup de choix politiques ne sont pas viables et que l'une des seule énergie avec un bon EROEI est le charbon, ce qui va bien nous niquer en terme de réchauffement climatique! Car soyez sûr que beaucoup de pays vont faire ce choix de la facilité!

L'avenir va être difficile :(

a écrit : Les sables bitumineux et les gaz de schistes ont un très mauvais retour énergetique, mais sont quand même rentable car les pays de l'OPEP gardent des prix haut en limitant leur production. C'est partiellement faux. Cela était vrai il y a quelques années mais l'OPEP a changé de stratégie : désormais, il s'agit d'inonder le marché de pétrole qu'ils savent produire pour pas cher, afin de rentre inexploitable le gaz de schiste et le bitumineux. En effet, l'OPEP dispose de réserves abondantes et peu chères à exploiter, et peut donc concurrencer les pétroles conventionnels. Ces derniers survivent néanmoins parce que la demande est énorme : on n'arrive plus à faire croître la production de conventionnel (c'est pas une question de volonté mais bien de limites physiques) tandis que la demande augmente, et si cette demande n'est pas satisfaite les conséquences économiques sont terribles. Si les non-conventionnels (schiste, bitumineux) survivent, c'est donc surtout parce qu'il faut bien compenser le pic du pétrole conventionnel atteint il y a 12 ans !

a écrit : L'énergie utilisé pour l'extraction peut venir de n'importe quoi comme du nucléaire et pas forcément du pétrole, c'est juste une équivalence. Ce que voulait dire Wwce est que s'il faut plus d'énergie pour extraire du pétrole (ou autre), alors le prix du pétrole augmente forcément.

Juste une petite remarque sur les pays producteurs de pétrole.
Récemment 6 fabricants d'électroménager se sont vu infliger une amende de 180 millions d'euros pour entente sur les prix de leurs produits, ce qui est une bonne chose.
Pourtant c'est bien ce que font les pays producteurs de pétrole, en toute impunité, sur le prix du baril....

Anecdote très intéressante ! Cela est dû à la matière qui est enfouie de plus en plus profondément je suppose ?

a écrit : Anecdote très intéressante ! Cela est dû à la matière qui est enfouie de plus en plus profondément je suppose ? Oui effectivement. La dureté des roches à traverser est également pris en compte.
De la roche friable ou de la roche compacte ne nécessite pas les même machines, les mêmes explosifs et le même temps.
Ce taux est extrêmement important quand il s'agit de calculer le rendement d'une plateforme pétrolière qui coûte déjà très chère à installer. Il faut donc que l'exploitation du pétrole couvre l'ensemble des frais avant même de faire des bénéfices. Et parfois, une plateforme est démantelée avant même épuisement du gisement car le niveau du gisement est trop profond.
C'est également pour cela que la problématique des ressources est plus "grave" ou disons "plus complexe" que le simple fait de dire : il reste environ 40 ans de pétrole, on a le temps :). Et comme l'évoque un autre commentaire, le charbon est déjà et va redevenir de plus en plus rentable (après ne plus l'avoir été pendant 30 ans) par rapport au gaz et au pétrole.

Anecdote mal formulée, communément, on lit un taux comme ma fraction d'une valeur sur une autre. Ainsi l'anecdote parle du nombre de barils dépensés sur le nombre de barils obtenus par la dépense d'énergie de ces barils. Or le taux de retour énergétique représente l'inverse.

Me suis pris la tête pendant un bout de temps entre les exemples donnés en sources et la définition de l'anecdote.

Du coup, la division par trois représente le fait qu'il nous faut maintenant 3 fois plus d'énergie pour extraire le même nombre de barils... Comment cela s'explique-t'il? De manière générale, plus on développe une industrie moins elle est coûteuse en énergie...

a écrit : Entre 33 pour 100 et 35 pour 100 je ne pense pas qu'on puisse dire que ce ne sont "pas du tout" les même ratios Non, JulienChams a raison : l'anecdote identique "1 baril utilisé pour en produire 35" alors qu'elle devrait dire "35 barils utilisés pour en produire 100". (et là on pourrait chipoter pour dire 33 c'est presque comme 35...)

a écrit : Anecdote mal formulée, communément, on lit un taux comme ma fraction d'une valeur sur une autre. Ainsi l'anecdote parle du nombre de barils dépensés sur le nombre de barils obtenus par la dépense d'énergie de ces barils. Or le taux de retour énergétique représente l'inverse.

Me suis pri
s la tête pendant un bout de temps entre les exemples donnés en sources et la définition de l'anecdote.

Du coup, la division par trois représente le fait qu'il nous faut maintenant 3 fois plus d'énergie pour extraire le même nombre de barils... Comment cela s'explique-t'il? De manière générale, plus on développe une industrie moins elle est coûteuse en énergie...
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C'est surtout une simplification de la formulation en français. "1 baril permet d'en produire 35" est plus facile à dire que "35 barils ont été produit par la dépense d'un seul".

C'est plus chère puisque les ressources sont de plus en plus difficiles d'accès.

a écrit : L'énergie utilisé pour l'extraction peut venir de n'importe quoi comme du nucléaire et pas forcément du pétrole, c'est juste une équivalence. Mais qui dis plus d'énergie déployer peut importe la source dis aussi plus de coût pour chaque barril

a écrit : La source Wikipédia ne donne pas du tout ces ratios :

Ainsi, quand le pétrole a commencé à être utilisé comme source d'énergie, il suffisait en moyenne d'un baril pour trouver, extraire et raffiner environ 100 barils. Ce ratio a décliné régulièrement au cours du siècle dernier pour arriver au
niveau de 3 barils utilisables pour 1 baril consommé (et environ 10 pour un en Arabie Saoudite)8. Afficher tout
Ce phénomène, n'explique absolument pas à lui tout seul les évulotions des cours du baril. Ce sont essentiellement les rapports offre/demande. Je vous invite à aller voir le reportage Arte paru Lundi 3 Decembre : "Coup de poker sur le pétrole"

a écrit : L'énergie utilisé pour l'extraction peut venir de n'importe quoi comme du nucléaire et pas forcément du pétrole, c'est juste une équivalence. Oui sauf que le pétrole est l'une des seules énergies facilement et massivement pilotables. Le vent et le soleil ne le sont pas. L'electricité produite par le nucléaire est pilotable mais peu transportable : tout ne pourra pas avoir une batterie, pour des raisons de limites physiques de matériaux disponibles pour les produire. De la même manière, on atteindra un pic du lithium, etc.
Il faut donc bien du pétrole pour extraire du pétrole.
En généralisant, on peut envisager un pic de presque tout pour les mêmes raisons. Limites financières et physiques aux conséquences vertigineuses