Va-t-on bientôt empêcher les bactéries de muter ?

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Les antibiotiques ne provoquent pas la résistance aux antibiotiques. Ils sélectionnent les résistants. Si demain, tout le monde était infecté par le VIH sans traitement possible, seuls survivrait les 1,3% de personnes qui y sont naturellement résistantes plus les quelques personnes qui ne déclencheront pas le SIDA. Mais cette résistance était déjà présente. Mais comparé à nous, la résistance d'une bactérie lui coûte cher et des études ont montré que cette résistance disparaissaient lorsque les bactéries n'étaient plus soumises à l'antibiotique. Le meilleur moyen de limiter la résistance est donc de limiter leur utilisation et de ne pas tous les utiliser mais que certains qui sont conservés uniquement pour les bactéries multi-résistantes.

C'est pour ça qu'aujourd'hui on se retourne vers les phages, les virus bactériens, qui seraient des armes contre les bactéries avec un avantage crucial : ils sont en guerre depuis des milliards d'années avec les bactéries et évoluent aussi. Je vous laisse regarder une super vidéo qui parle de cet ami autrefois oublié : www.youtube.com/watch?v=YI3tsmFsrOg

a écrit : Sur le plan de la recherche des mécanismes biologiques, c’est une bonne trouvaille.

Mais sur le plan de l’application j’ai un gros doute.
Comment tu changes l’ADN de toutes les bactéries qui traînent dans la nature ?

Et si on parle de leur environnement, d’un ADN extérieur qui les influe
ncerai, comment on change l’environnement (c’est à dire la nature, où on pulvérise des antibiotiques partout)

Et si l’environnement c’est un être humain... j’imagine que son ARN T lui sert à autre chose.

Bref je comprends pas la mise en pratique.
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En faite, tu avalerais un médicament qui empêcherait cette protéine d'agir. Il n'y a pas à modifier l'ADN puisque ces bactéries seraient négativement sélectionnés par l'évolution. Cependant, ça n’empêchera pas les bactéries de muter dans l'environnement.


Tous les commentaires (21)

Les antibiotiques ne provoquent pas la résistance aux antibiotiques. Ils sélectionnent les résistants. Si demain, tout le monde était infecté par le VIH sans traitement possible, seuls survivrait les 1,3% de personnes qui y sont naturellement résistantes plus les quelques personnes qui ne déclencheront pas le SIDA. Mais cette résistance était déjà présente. Mais comparé à nous, la résistance d'une bactérie lui coûte cher et des études ont montré que cette résistance disparaissaient lorsque les bactéries n'étaient plus soumises à l'antibiotique. Le meilleur moyen de limiter la résistance est donc de limiter leur utilisation et de ne pas tous les utiliser mais que certains qui sont conservés uniquement pour les bactéries multi-résistantes.

C'est pour ça qu'aujourd'hui on se retourne vers les phages, les virus bactériens, qui seraient des armes contre les bactéries avec un avantage crucial : ils sont en guerre depuis des milliards d'années avec les bactéries et évoluent aussi. Je vous laisse regarder une super vidéo qui parle de cet ami autrefois oublié : www.youtube.com/watch?v=YI3tsmFsrOg

Sur le plan de la recherche des mécanismes biologiques, c’est une bonne trouvaille.

Mais sur le plan de l’application j’ai un gros doute.
Comment tu changes l’ADN de toutes les bactéries qui traînent dans la nature ?

Et si on parle de leur environnement, d’un ADN extérieur qui les influencerai, comment on change l’environnement (c’est à dire la nature, où on pulvérise des antibiotiques partout)

Et si l’environnement c’est un être humain... j’imagine que son ARN T lui sert à autre chose.

Bref je comprends pas la mise en pratique.

a écrit : Sur le plan de la recherche des mécanismes biologiques, c’est une bonne trouvaille.

Mais sur le plan de l’application j’ai un gros doute.
Comment tu changes l’ADN de toutes les bactéries qui traînent dans la nature ?

Et si on parle de leur environnement, d’un ADN extérieur qui les influe
ncerai, comment on change l’environnement (c’est à dire la nature, où on pulvérise des antibiotiques partout)

Et si l’environnement c’est un être humain... j’imagine que son ARN T lui sert à autre chose.

Bref je comprends pas la mise en pratique.
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En faite, tu avalerais un médicament qui empêcherait cette protéine d'agir. Il n'y a pas à modifier l'ADN puisque ces bactéries seraient négativement sélectionnés par l'évolution. Cependant, ça n’empêchera pas les bactéries de muter dans l'environnement.

a écrit : Sur le plan de la recherche des mécanismes biologiques, c’est une bonne trouvaille.

Mais sur le plan de l’application j’ai un gros doute.
Comment tu changes l’ADN de toutes les bactéries qui traînent dans la nature ?

Et si on parle de leur environnement, d’un ADN extérieur qui les influe
ncerai, comment on change l’environnement (c’est à dire la nature, où on pulvérise des antibiotiques partout)

Et si l’environnement c’est un être humain... j’imagine que son ARN T lui sert à autre chose.

Bref je comprends pas la mise en pratique.
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Je crois qu'il s'agit uniquement d'un résultat préliminaire. Ils ont découvert que sans cette protéine, les bactéries ne mutaient pas aussi rapidement qu'avec.
Sans mutation rapide, la bactérie ne développe pas de résistance aux antibiotiques.

Par le jeu de l'évolution et de l'expansion rapide des bactéries (prolifération très rapide = beaucoup de mutations = les plus fortes restent en vie), ces dernières survivent de mieux en mieux à un environnement antibiotique, d'où la résistance aux antibiotiques que l'on connait aujourd'hui. Si on les empêche de muter, on les empêche de "résister". On connait maintenant ce qui leur permet de muter ou du moins ce qui déclenche les mutations. Reste à savoir comment l'enlever ou le supprimer. Il s'agit tout de même d'une avancée car on s'obstine à faire des antibiotiques de plus en plus puissants mais dont les effets sont de plus en plus faibles à cause de ces mutations bactériennes.

Certains scientifiques parlent même d'épidémies mondiales de certaines maladies aux alentours des années 2050 si la résistance continue de s’accroître.
J'invite les experts bactériologues à me corriger :)

a écrit : Les antibiotiques ne provoquent pas la résistance aux antibiotiques. Ils sélectionnent les résistants. Si demain, tout le monde était infecté par le VIH sans traitement possible, seuls survivrait les 1,3% de personnes qui y sont naturellement résistantes plus les quelques personnes qui ne déclencheront pas le SIDA. Mais cette résistance était déjà présente. Mais comparé à nous, la résistance d'une bactérie lui coûte cher et des études ont montré que cette résistance disparaissaient lorsque les bactéries n'étaient plus soumises à l'antibiotique. Le meilleur moyen de limiter la résistance est donc de limiter leur utilisation et de ne pas tous les utiliser mais que certains qui sont conservés uniquement pour les bactéries multi-résistantes.

C'est pour ça qu'aujourd'hui on se retourne vers les phages, les virus bactériens, qui seraient des armes contre les bactéries avec un avantage crucial : ils sont en guerre depuis des milliards d'années avec les bactéries et évoluent aussi. Je vous laisse regarder une super vidéo qui parle de cet ami autrefois oublié : www.youtube.com/watch?v=YI3tsmFsrOg
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En fait c’est en sélectionnant les survivants que les résistances apparaissent, début de commentaire erroné.

Ca me parait risqué, bidouiller le vivant n'a jamais apporté que des problèmes.
Et si ça marchait et que des survivantes à ce traitement se répandaient dans l'environnement? Le cycle naturel des bactéries qui sont indispensables (autant que les végétaux, les champignons et les animaux) risque de s'en trouver perturbé, sauf que les champignons, végétaux et animaux ont besoin des bactéries pour survivre, pas l'inverse (à quelques exceptions près, comme les bactéries qui vivent dans nos intestins)

Je trouve ça inquiétant mais bon, on arrête pas le progrès, c'est un fait.

Attention, l'ADN translocase Mfd n'est pas une protéine mais un acide nucléique !

a écrit : Ca me parait risqué, bidouiller le vivant n'a jamais apporté que des problèmes.
Et si ça marchait et que des survivantes à ce traitement se répandaient dans l'environnement? Le cycle naturel des bactéries qui sont indispensables (autant que les végétaux, les champignons et les animaux) risque de s'
en trouver perturbé, sauf que les champignons, végétaux et animaux ont besoin des bactéries pour survivre, pas l'inverse (à quelques exceptions près, comme les bactéries qui vivent dans nos intestins)

Je trouve ça inquiétant mais bon, on arrête pas le progrès, c'est un fait.
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Il me semble qu'on balance déjà des tonnes d'antibiotiques dans la nature par nos déjections et celles des animaux que l'on bourre d'antibio...
Si cela permet d'en utiliser moins en jouant sur la présence d'une protéine à l'intérieur d'un organisme cible c'est à dire un humain, je crois que justement on préservera un peu mieux notre environnement.

a écrit : Il me semble qu'on balance déjà des tonnes d'antibiotiques dans la nature par nos déjections et celles des animaux que l'on bourre d'antibio...
Si cela permet d'en utiliser moins en jouant sur la présence d'une protéine à l'intérieur d'un organisme cible c'est à dire
un humain, je crois que justement on préservera un peu mieux notre environnement. Afficher tout
Je n'ai jamais dit le contraire, c'est juste que j'ai une fâcheuse tendance à me méfier des nouvelles technologies miracles...
En vrai, je suis pessimiste, si ça marche pas et que ça nous pète à la gueule, bon ben je m'y attendais, mais si ça marche, je serai heureux, contrairement aux optimistes qui se disent que ça va marcher, mais que quand ça marche pas pètent un fusible! ^^

L'avenir nous le dira.

a écrit : Les antibiotiques ne provoquent pas la résistance aux antibiotiques. Ils sélectionnent les résistants. Si demain, tout le monde était infecté par le VIH sans traitement possible, seuls survivrait les 1,3% de personnes qui y sont naturellement résistantes plus les quelques personnes qui ne déclencheront pas le SIDA. Mais cette résistance était déjà présente. Mais comparé à nous, la résistance d'une bactérie lui coûte cher et des études ont montré que cette résistance disparaissaient lorsque les bactéries n'étaient plus soumises à l'antibiotique. Le meilleur moyen de limiter la résistance est donc de limiter leur utilisation et de ne pas tous les utiliser mais que certains qui sont conservés uniquement pour les bactéries multi-résistantes.

C'est pour ça qu'aujourd'hui on se retourne vers les phages, les virus bactériens, qui seraient des armes contre les bactéries avec un avantage crucial : ils sont en guerre depuis des milliards d'années avec les bactéries et évoluent aussi. Je vous laisse regarder une super vidéo qui parle de cet ami autrefois oublié : www.youtube.com/watch?v=YI3tsmFsrOg
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Cette page YouTube est génial

a écrit : Je n'ai jamais dit le contraire, c'est juste que j'ai une fâcheuse tendance à me méfier des nouvelles technologies miracles...
En vrai, je suis pessimiste, si ça marche pas et que ça nous pète à la gueule, bon ben je m'y attendais, mais si ça marche, je serai heureux, contrairement aux optimi
stes qui se disent que ça va marcher, mais que quand ça marche pas pètent un fusible! ^^

L'avenir nous le dira.
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Je crois justement que cette "hyper résistance bactérienne" aux antibiotiques conventionnels risquent aussi de nous tomber dessus violemment et "mortellement" ...
L'avenir nous le dira aussi :)

a écrit : Je crois justement que cette "hyper résistance bactérienne" aux antibiotiques conventionnels risquent aussi de nous tomber dessus violemment et "mortellement" ...
L'avenir nous le dira aussi :)
Oui mais dans le cas des antibiotiques c'est déjà trop tard... Pour cette nouveauté, nous verrons bien... nous verrons bien!

a écrit : En fait c’est en sélectionnant les survivants que les résistances apparaissent, début de commentaire erroné. Les résistances sont déjà là, c'est la sélection des résistants qu'il la propage.

a écrit : Je n'ai jamais dit le contraire, c'est juste que j'ai une fâcheuse tendance à me méfier des nouvelles technologies miracles...
En vrai, je suis pessimiste, si ça marche pas et que ça nous pète à la gueule, bon ben je m'y attendais, mais si ça marche, je serai heureux, contrairement aux optimi
stes qui se disent que ça va marcher, mais que quand ça marche pas pètent un fusible! ^^

L'avenir nous le dira.
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quand l'homme joue les dieux...

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a écrit : Attention, l'ADN translocase Mfd n'est pas une protéine mais un acide nucléique ! Je suis désolée, ce que tu écris est faux. Mfd est bien une protéine. Une protéine enzymatique plus précisément, qui a un rôle de translocase comme son nom l’indique. Le « mot » ADN situé en amont signifie qu’elle exerce ce rôle sur l’ADN. En fait, de par son mécanisme fonctionnel, cette protéine va permettre un « remodelage » de l’ADN (en quelque sorte), et cette enzyme est ATP-dépendante.
www.ncbi.nlm.nih.gov/m/pubmed/22904071/

a écrit : Attention, l'ADN translocase Mfd n'est pas une protéine mais un acide nucléique ! Euh non.
Ou alors, tous les articles scientifiques trouvés sur le web font l’erreur.
Par exemple :
« En cas d’anomalie, une autre protéine devient un acteur central du processus : Mfd (mutation frequency decline).
Mfd appartient à une super famille d’ADN translocases ATP dépendantes.
www.biofutur.com/Nanomanipuler-l-ADN-pour-mieux-comprendre-sa-reparation

Il faut aussi tenir compte qu'en plus de l'apparition spontanée de résistance, de nombreuses bactérie deviennent résistantes par transfert de gènes inter-espèces. Je ne connais pas tous les modes mais notamment par échange de plasmides (des "chromosomes" circulaires independants: fr.wikipedia.org/wiki/Plasmide?wprov=sfti1) ou par des virus qui transportent des portions d'ADN (comme erreur ou effet secondaire de leur mécanisme de réplication)

a écrit : Les antibiotiques ne provoquent pas la résistance aux antibiotiques. Ils sélectionnent les résistants. Si demain, tout le monde était infecté par le VIH sans traitement possible, seuls survivrait les 1,3% de personnes qui y sont naturellement résistantes plus les quelques personnes qui ne déclencheront pas le SIDA. Mais cette résistance était déjà présente. Mais comparé à nous, la résistance d'une bactérie lui coûte cher et des études ont montré que cette résistance disparaissaient lorsque les bactéries n'étaient plus soumises à l'antibiotique. Le meilleur moyen de limiter la résistance est donc de limiter leur utilisation et de ne pas tous les utiliser mais que certains qui sont conservés uniquement pour les bactéries multi-résistantes.

C'est pour ça qu'aujourd'hui on se retourne vers les phages, les virus bactériens, qui seraient des armes contre les bactéries avec un avantage crucial : ils sont en guerre depuis des milliards d'années avec les bactéries et évoluent aussi. Je vous laisse regarder une super vidéo qui parle de cet ami autrefois oublié : www.youtube.com/watch?v=YI3tsmFsrOg
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Exact. En vrai la résistance aux antibiotiques n'est pas hyper alarmante. La bactérie qui acquiert un mécanisme de résistance (par transfer entre bacteries de genes codant pour une résistance) perd sur ses mécanismes de croissance et multiplication. Juste utile pour survivre dans un milieu contenant des antibio. Si n'y a plus d'antibiotiques -> il n'y a plus de bactéries résistantes

a écrit : Exact. En vrai la résistance aux antibiotiques n'est pas hyper alarmante. La bactérie qui acquiert un mécanisme de résistance (par transfer entre bacteries de genes codant pour une résistance) perd sur ses mécanismes de croissance et multiplication. Juste utile pour survivre dans un milieu contenant des antibio. Si n'y a plus d'antibiotiques -> il n'y a plus de bactéries résistantes Afficher tout D’où l’idée de l’anecdote de ne plus en utiliser.