Le schibboleth permet de démasquer les imposteurs

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Un schibboleth est une façon originale d’identifier une personne qui vit dans un pays dont la langue n’est pas sa langue maternelle. On demande à un hypothétique espion de répéter certains mots difficiles voire impossibles à prononcer correctement pour un étranger: leur prononciation trahit ainsi l’imposteur.


Commentaires préférés (3)

Technique utilisée pour distinguer les "Malgré-Nous" des Allemands à la fin de la seconde guerre mondiale ou on présentait un parapluie en demandant le nom! Les Allemands répondaient "Regenschirm" alors que les alsaciens appelaient ca un "barabli" !

Édit: pas tout à fait la même technique, mais semblable en tout cas!

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Un des exemples est l'histoire de Greate Pier, un rebelle de la région de Friesland au Nord des Pays Bas.
Suite au meurtre de sa femme il mena la rébellion des fries contre les mercenaires saxons et les néerlandais en 1515. Afin de différencier les Frisians des Nouvelles et Allemands il faisait prononcer cette phrase : "buter, Brea en griene tsiis
Haha dat net sizze Ken, I bin rjuichte Fries"
Ce qui veux dire "beurre, pain et fromage vert, celui qui ne peut pas dire ça n'est pas frisien"
Si la prononciation n'était pas correct il tranchait la personne en deux a l'aide de son immense épée (2m13 pour 6,6 kg) !

L'équipe de rugby de Leeuwarden, capitale de la région Friesland, est d'ailleurs nommé " Greate Pier" et son emblème est une immense épée en bois. Cette phrase est toujours écrite en grand sur un panneau de bois a l'entrée du club.

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dans un esprit assez proche, la fable "le corbeau et le renard" qui est récité par tous les enfants francais avec un sorte d intonation bien particulière, presque comme une chanson, etait utilisé par vichy pour démasquer les agents étrangers en france pendant la ww2, qui pouvaient etre bilingue, mais que seule une personne née en France pouvait prononcer de cette maniere.

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Tous les commentaires (58)

C’est un mot qui est également utilisée dans un autres cadres et qui sert de mot de passe qui permet de prouver qu’on a un certains grades. Comprendra qui pourra évidemment... +++

Cela fonctionne til pour un québécois en France ou l'inverse ?

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Technique ancestrale basée je crois sur la légende d’éphraïm et la traversée du Jourdain si je ne m’abuse... Identification encore utilisée symboliquement par certains ordres initiatiques si je ne me trompe pas. A vous lire si un de vous maitrise le sujet.

a écrit : C’est un mot qui est également utilisée dans un autres cadres et qui sert de mot de passe qui permet de prouver qu’on a un certains grades. Comprendra qui pourra évidemment... +++ Franc-maçon

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Technique utilisée pour distinguer les "Malgré-Nous" des Allemands à la fin de la seconde guerre mondiale ou on présentait un parapluie en demandant le nom! Les Allemands répondaient "Regenschirm" alors que les alsaciens appelaient ca un "barabli" !

Édit: pas tout à fait la même technique, mais semblable en tout cas!

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a écrit : C’est un mot qui est également utilisée dans un autres cadres et qui sert de mot de passe qui permet de prouver qu’on a un certains grades. Comprendra qui pourra évidemment... +++ A compris. :.

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Un des exemples est l'histoire de Greate Pier, un rebelle de la région de Friesland au Nord des Pays Bas.
Suite au meurtre de sa femme il mena la rébellion des fries contre les mercenaires saxons et les néerlandais en 1515. Afin de différencier les Frisians des Nouvelles et Allemands il faisait prononcer cette phrase : "buter, Brea en griene tsiis
Haha dat net sizze Ken, I bin rjuichte Fries"
Ce qui veux dire "beurre, pain et fromage vert, celui qui ne peut pas dire ça n'est pas frisien"
Si la prononciation n'était pas correct il tranchait la personne en deux a l'aide de son immense épée (2m13 pour 6,6 kg) !

L'équipe de rugby de Leeuwarden, capitale de la région Friesland, est d'ailleurs nommé " Greate Pier" et son emblème est une immense épée en bois. Cette phrase est toujours écrite en grand sur un panneau de bois a l'entrée du club.

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a écrit : C’est un mot qui est également utilisée dans un autres cadres et qui sert de mot de passe qui permet de prouver qu’on a un certains grades. Comprendra qui pourra évidemment... +++ www.ledifice.net/6013-3.html

Comprendra n'importe qui qui sait utiliser un moteur de recherche.

dans un esprit assez proche, la fable "le corbeau et le renard" qui est récité par tous les enfants francais avec un sorte d intonation bien particulière, presque comme une chanson, etait utilisé par vichy pour démasquer les agents étrangers en france pendant la ww2, qui pouvaient etre bilingue, mais que seule une personne née en France pouvait prononcer de cette maniere.

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Il me semble que le premier sens du mot désigne de façon plus globale un terme à la prononciation vernaculaire.

L'histoire derrière, biblique de ce que j'en ai retenu, est rapportée dans les commentaires de Haimon de Halberstadt et est relative à Galaad et Ephraïm.
Le shibbolet (épi de blé) prononcé sibbolet à tord, aurait alors permis de reconnaître facilement l'étranger à la mauvaise prononciation de ce mot simple.
Un exemple juste de ce sens serait peut être la ville de Auxerre en France, prononcée Ausserre et non Aukserre et sur laquelle beaucoup se trompent.

Par extention, le shibbolet désigne alors une clef d'identification, pour la région, puis pour le groupe et rejoint l'anecdote de l'auteur.

(source : www.cnrtl.fr/definition/schibboleth)

Ca me fait penser à la scène de dialogue incroyable dans “inglorious bastards” où, dans le bar, l’américain est reconnu parmi les allemands en faisant un trois avec la main sans le pouce

Comme les Allemands qui faisaient dire "Turlututu chapeau pointu" pour reconnaître un espion anglais durant la deuxième guette mondiale.

Ou faire dire huit pour savoir qui est belge de nos jours...

J'aimerai bien voir ça en pratique! Ma langue maternelle étant le tamoul et ayant appris le français en école à trois ans et marseillais depuis mes quatre ans... Une seule chose peut me trahir et sûrement pas ça pas ce qui est ici avancé.

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a écrit : Technique utilisée pour distinguer les "Malgré-Nous" des Allemands à la fin de la seconde guerre mondiale ou on présentait un parapluie en demandant le nom! Les Allemands répondaient "Regenschirm" alors que les alsaciens appelaient ca un "barabli" !

Édit: pas tout à fait la même technique, mais semblable en tout cas!
Et dans le Sungau on appelle ça " a Danch am Schtaga" littéralement traduit: un toit à un bâton..... ;-)

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a écrit : J'aimerai bien voir ça en pratique! Ma langue maternelle étant le tamoul et ayant appris le français en école à trois ans et marseillais depuis mes quatre ans... Une seule chose peut me trahir et sûrement pas ça pas ce qui est ici avancé. J'adore.... :-)

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Des Belges avaient tenté de m'apprendre à prononcer des mots en néerlandais qui veulent dire "bouclier et épée", je crois, en m'expliquant (pour rire) que ça pourrait me sauver la vie. En effet il y avait eu un massacre de francophones au cours d'une nuit, un peu comme le massacre des protestants en France pendant la nuit de la Saint Barthélemy en France, et des groupes armés frappaient à la porte des gens dans le nord de la Belgique, et ceux qui ne prononçaient pas correctement étaient tués sur le champ !

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a écrit : Ca me fait penser à la scène de dialogue incroyable dans “inglorious bastards” où, dans le bar, l’américain est reconnu parmi les allemands en faisant un trois avec la main sans le pouce Histoire de pinailler un peu, c'est un anglais, pas un américain :)
Et au sujet du film, il faut dire que les Bâtards tombent sur tous les linguistes d'Allemagne. Un coup le colonel SS, un coup un officier dans le bar. Le mec reconnaît les accents à la ville près quoi...

a écrit : Ce n’est pas de ça que je parler mais je vois que 2 personnes ont compris :. ... D'accord.
*G