Une simulation informatique estime que notre société va sûrement s'effondrer

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La simulation informatique World3 étudie les interactions entre différents paramètres telles que population mondiale, croissance industrielle, production de nourriture et limites des écosystèmes terrestres. La plupart des scénarios étudiés prédisent un effondrement de la société à long terme.

Bien que décrié pour sa simplicité ou l’éventuelle inexactitude des équations mathématiques utilisées, ce modèle informatique permet tout de même d’illustrer l’incapacité d’un système fini tel que la Terre de fonctionner avec des paramètres à croissance exponentielle.


Commentaires préférés (3)

Pas besoin d’un logiciel de simulation pour arriver à cette conclusion on ne peux plus évidente !

a écrit : Cette dernière phrase est importante et n'est pas comprise par une bonne partie de la population et en premier lieu les politiciens: "[...] ce modèle informatique permet tout de même d’illustrer l’incapacité d’un système fini tel que la Terre de fonctionner avec des paramètres à croissance exponentielle."

Si on comprend cette phrase (et qu'on étudie beaucoup de problème sous le prisme de cette problématique), on comprends qu'un politicien (la majorité d'entre-eux) qui promet le retour de la croissance est soit incompétent soit électorialiste (au mieux :( ).

Seul une décroissance jusqu'à un niveau raisonable (différent pour chaque resource dont on parle) pourra sauver notre société.
Et cette décroissance sera soit souhaitée, soit subie (très durement).

PS: Et cette décroissance vaut pour **TOUT**: pouvoir d'achat, salaire,... :D (c'est pourquoi il vaut mieux commencer par ceux qui ont trop et réduire l'injustice sociale)
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Le problème bien plus grave qui cristallise toute notre incapacité et celle de ceux qui nous dirigent à réagir est finalement que nous n’avons pas réellement le choix de maintenir cette croissance dans l’état actuel du système. Cela fait partie de l’aveuglement des élites caractéristiques de l’effondrement de toute société.

Notre système économique mondialisé, basé sur l’argent-dette et la consommation d’énergie ne fonctionne que si la croissance est maintenue à un rythme soutenu telle une toupie qui ne doit surtout pas ralentir au risque de tomber. En vulgarisant à l’extrême, c’est la même chose à l’échelle d’une famille où les parents doivent continuer à travailler pour payer le crédit de la maison sinon tout le monde finit à la rue.

Une décroissance ne suffirait pas, car elle ne permettrait pas d’empêcher l’effondrement du système tout entier tel qu’il est conçu actuellement. Cette décroissance doit s’accompagner de modifications radicales des règles de fonctionnement établies.

a écrit : Cette dernière phrase est importante et n'est pas comprise par une bonne partie de la population et en premier lieu les politiciens: "[...] ce modèle informatique permet tout de même d’illustrer l’incapacité d’un système fini tel que la Terre de fonctionner avec des paramètres à croissance exponentielle."

Si on comprend cette phrase (et qu'on étudie beaucoup de problème sous le prisme de cette problématique), on comprends qu'un politicien (la majorité d'entre-eux) qui promet le retour de la croissance est soit incompétent soit électorialiste (au mieux :( ).

Seul une décroissance jusqu'à un niveau raisonable (différent pour chaque resource dont on parle) pourra sauver notre société.
Et cette décroissance sera soit souhaitée, soit subie (très durement).

PS: Et cette décroissance vaut pour **TOUT**: pouvoir d'achat, salaire,... :D (c'est pourquoi il vaut mieux commencer par ceux qui ont trop et réduire l'injustice sociale)
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"Celui qui croit qu'une croissance infinie peut continuer indéfiniment dans un monde fini est un fou ou un économiste".

Le rapport meadows prenaient en compte plusieurs scénarios possibles. Seuls ceux qui nécessite une grande restructuration de la société, passant par la décroissance, permettent de limiter la casse.

Comme le dit TybsXckZ, le système entier est basé sur la consommation, que ce soit pour que les société continuent de vendre, mais aussi que le système monétaire tourne, l'argent étant crée lors d'un emprunt, et détruit lors de son remboursement.
Dans tout les cas, il y a de très fortes chances que notre société deviennent décroissante, autant la contrôler et l'anticiper plutôt que de la subir de plein fouet.

Malheureusement, accepter la décroissance, en plus de demander un effort cognitif pour sortir du dogme actuel, requiert des sacrifices énorme sur notre mode de vie, et peu sembler vain si personne autour de nous le fait. C'est un exemple typique du dilemme du prisonnier de la théorie des jeux: on s'en sort bien mieux collectivement si on coopère, mais on s'en sort mieux individuellement si on trahit l'autre. Si l'autre trahit, on a quand même intérêt a trahir, résultat, on a un équilibre de Nash ou tout le monde trahit, au détriment du groupe.


Tous les commentaires (56)

Pas besoin d’un logiciel de simulation pour arriver à cette conclusion on ne peux plus évidente !

Cette dernière phrase est importante et n'est pas comprise par une bonne partie de la population et en premier lieu les politiciens: "[...] ce modèle informatique permet tout de même d’illustrer l’incapacité d’un système fini tel que la Terre de fonctionner avec des paramètres à croissance exponentielle."

Si on comprend cette phrase (et qu'on étudie beaucoup de problème sous le prisme de cette problématique), on comprends qu'un politicien (la majorité d'entre-eux) qui promet le retour de la croissance est soit incompétent soit électorialiste (au mieux :( ).

Seul une décroissance jusqu'à un niveau raisonable (différent pour chaque resource dont on parle) pourra sauver notre société.
Et cette décroissance sera soit souhaitée, soit subie (très durement).

PS: Et cette décroissance vaut pour **TOUT**: pouvoir d'achat, salaire,... :D (c'est pourquoi il vaut mieux commencer par ceux qui ont trop et réduire l'injustice sociale)

a écrit : Cette dernière phrase est importante et n'est pas comprise par une bonne partie de la population et en premier lieu les politiciens: "[...] ce modèle informatique permet tout de même d’illustrer l’incapacité d’un système fini tel que la Terre de fonctionner avec des paramètres à croissance exponentielle."

Si on comprend cette phrase (et qu'on étudie beaucoup de problème sous le prisme de cette problématique), on comprends qu'un politicien (la majorité d'entre-eux) qui promet le retour de la croissance est soit incompétent soit électorialiste (au mieux :( ).

Seul une décroissance jusqu'à un niveau raisonable (différent pour chaque resource dont on parle) pourra sauver notre société.
Et cette décroissance sera soit souhaitée, soit subie (très durement).

PS: Et cette décroissance vaut pour **TOUT**: pouvoir d'achat, salaire,... :D (c'est pourquoi il vaut mieux commencer par ceux qui ont trop et réduire l'injustice sociale)
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Le problème bien plus grave qui cristallise toute notre incapacité et celle de ceux qui nous dirigent à réagir est finalement que nous n’avons pas réellement le choix de maintenir cette croissance dans l’état actuel du système. Cela fait partie de l’aveuglement des élites caractéristiques de l’effondrement de toute société.

Notre système économique mondialisé, basé sur l’argent-dette et la consommation d’énergie ne fonctionne que si la croissance est maintenue à un rythme soutenu telle une toupie qui ne doit surtout pas ralentir au risque de tomber. En vulgarisant à l’extrême, c’est la même chose à l’échelle d’une famille où les parents doivent continuer à travailler pour payer le crédit de la maison sinon tout le monde finit à la rue.

Une décroissance ne suffirait pas, car elle ne permettrait pas d’empêcher l’effondrement du système tout entier tel qu’il est conçu actuellement. Cette décroissance doit s’accompagner de modifications radicales des règles de fonctionnement établies.

Ce système de simulation est bien heureusement basé sur un modèle mathématique et non malléable. L'humain a cette capacité d'adaptation et de créativité que la machine peut anticiper difficilement. C'est un peu a l'image de la raison pour laquelle on est toujours deux pour faire voler un avion de ligne car toutes les pannes ou scénario ne sont pas inscrits dans un manuel.

a écrit : Cette dernière phrase est importante et n'est pas comprise par une bonne partie de la population et en premier lieu les politiciens: "[...] ce modèle informatique permet tout de même d’illustrer l’incapacité d’un système fini tel que la Terre de fonctionner avec des paramètres à croissance exponentielle."

Si on comprend cette phrase (et qu'on étudie beaucoup de problème sous le prisme de cette problématique), on comprends qu'un politicien (la majorité d'entre-eux) qui promet le retour de la croissance est soit incompétent soit électorialiste (au mieux :( ).

Seul une décroissance jusqu'à un niveau raisonable (différent pour chaque resource dont on parle) pourra sauver notre société.
Et cette décroissance sera soit souhaitée, soit subie (très durement).

PS: Et cette décroissance vaut pour **TOUT**: pouvoir d'achat, salaire,... :D (c'est pourquoi il vaut mieux commencer par ceux qui ont trop et réduire l'injustice sociale)
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"Celui qui croit qu'une croissance infinie peut continuer indéfiniment dans un monde fini est un fou ou un économiste".

Le rapport meadows prenaient en compte plusieurs scénarios possibles. Seuls ceux qui nécessite une grande restructuration de la société, passant par la décroissance, permettent de limiter la casse.

Comme le dit TybsXckZ, le système entier est basé sur la consommation, que ce soit pour que les société continuent de vendre, mais aussi que le système monétaire tourne, l'argent étant crée lors d'un emprunt, et détruit lors de son remboursement.
Dans tout les cas, il y a de très fortes chances que notre société deviennent décroissante, autant la contrôler et l'anticiper plutôt que de la subir de plein fouet.

Malheureusement, accepter la décroissance, en plus de demander un effort cognitif pour sortir du dogme actuel, requiert des sacrifices énorme sur notre mode de vie, et peu sembler vain si personne autour de nous le fait. C'est un exemple typique du dilemme du prisonnier de la théorie des jeux: on s'en sort bien mieux collectivement si on coopère, mais on s'en sort mieux individuellement si on trahit l'autre. Si l'autre trahit, on a quand même intérêt a trahir, résultat, on a un équilibre de Nash ou tout le monde trahit, au détriment du groupe.

a écrit : "Celui qui croit qu'une croissance infinie peut continuer indéfiniment dans un monde fini est un fou ou un économiste".

Le rapport meadows prenaient en compte plusieurs scénarios possibles. Seuls ceux qui nécessite une grande restructuration de la société, passant par la décroissance, perm
ettent de limiter la casse.

Comme le dit TybsXckZ, le système entier est basé sur la consommation, que ce soit pour que les société continuent de vendre, mais aussi que le système monétaire tourne, l'argent étant crée lors d'un emprunt, et détruit lors de son remboursement.
Dans tout les cas, il y a de très fortes chances que notre société deviennent décroissante, autant la contrôler et l'anticiper plutôt que de la subir de plein fouet.

Malheureusement, accepter la décroissance, en plus de demander un effort cognitif pour sortir du dogme actuel, requiert des sacrifices énorme sur notre mode de vie, et peu sembler vain si personne autour de nous le fait. C'est un exemple typique du dilemme du prisonnier de la théorie des jeux: on s'en sort bien mieux collectivement si on coopère, mais on s'en sort mieux individuellement si on trahit l'autre. Si l'autre trahit, on a quand même intérêt a trahir, résultat, on a un équilibre de Nash ou tout le monde trahit, au détriment du groupe.
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A la fin de ton commentaire, tu voulais plutôt dire "si l'autre ne trahit pas" non ?

a écrit : Ce système de simulation est bien heureusement basé sur un modèle mathématique et non malléable. L'humain a cette capacité d'adaptation et de créativité que la machine peut anticiper difficilement. C'est un peu a l'image de la raison pour laquelle on est toujours deux pour faire voler un avion de ligne car toutes les pannes ou scénario ne sont pas inscrits dans un manuel. Afficher tout Bah en fait, le rapport date de 1972, et les courbes sont dangereusement proche de la réalité...
On peut espérer qu'on va pouvoir maîtriser la fusion nucléaire garantissant une énergie infinie, espérer qu'on va pouvoir synthétiser tout les matériaux, mettant fin aux pénuries, espérer qu'on va trouver une solution miracle pour résoudre le problème de faim dans le monde...

Mais ya un coté limite mystique a attendre que la science résolve tout nos problèmes.

La croissance démographique n'est pas prêt de s’arrêter, les resserves d’énergies fossiles diminuent, tandis que le taux de retour énergétique explose (on gaspille bien plus d’énergie pour en produire), les réserves de terres rares indispensables pour tout matériel informatique diminue, et la répartition fait que ça va devenir un enjeux géopolitique majeur (en gros, la Chine peut par exemple refuser d'exporter de la terre rare, ayant un énorme impact)... Le plus problématique étant que notre société et notre système financier n'est absolument pas bâti pour anticiper ni encaisser cette crise majeure.

A défaut de miracle scientifique, c'est notre système entier qu'il faudra changer, de gré ou de force. La question est : somme nous prêt prendre ce pari ?

a écrit : A la fin de ton commentaire, tu voulais plutôt dire "si l'autre ne trahit pas" non ? non non, dans tout les cas, on a un intérêt personnel a trahir.
si un seul des deux prisonniers dénonce l'autre, il est remis en liberté alors que le second obtient la peine maximale (10 ans) ;
si les deux se dénoncent entre eux, ils seront condamnés à une peine plus légère (5 ans) ;
si les deux refusent de dénoncer, la peine sera minimale (6 mois), faute d'éléments au dossier.

Mettons qu'on soit tout les deux prisonnier. Je ne sais pas si tu me trahit ou pas, mais:

si tu trahit, je prend 5 ans si je trahit, 10 si je me tais
si tu ne trahit pas, je prend rien si je trahit, 6 mois si je me tais

Dans tout les cas, j'ai intérêt (personnel) a trahir, et donc on finit tout deux par se trahir, mais si on cumule les peines, il y a un an d’emprisonnement si on coopère et 10 si au moins un des deux trahit

a écrit : Bah en fait, le rapport date de 1972, et les courbes sont dangereusement proche de la réalité...
On peut espérer qu'on va pouvoir maîtriser la fusion nucléaire garantissant une énergie infinie, espérer qu'on va pouvoir synthétiser tout les matériaux, mettant fin aux pénuries, espérer qu'on va tro
uver une solution miracle pour résoudre le problème de faim dans le monde...

Mais ya un coté limite mystique a attendre que la science résolve tout nos problèmes.

La croissance démographique n'est pas prêt de s’arrêter, les resserves d’énergies fossiles diminuent, tandis que le taux de retour énergétique explose (on gaspille bien plus d’énergie pour en produire), les réserves de terres rares indispensables pour tout matériel informatique diminue, et la répartition fait que ça va devenir un enjeux géopolitique majeur (en gros, la Chine peut par exemple refuser d'exporter de la terre rare, ayant un énorme impact)... Le plus problématique étant que notre société et notre système financier n'est absolument pas bâti pour anticiper ni encaisser cette crise majeure.

A défaut de miracle scientifique, c'est notre système entier qu'il faudra changer, de gré ou de force. La question est : somme nous prêt prendre ce pari ?
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D’ailleurs, la situation est plus grave que le « simple » problème écologique. Si les courbes continuent leurs prévisions, le système s’effondrera, c’est certain, mais il est impossible de savoir quand avec précisions ni quels paramètres font effondrer le château de cartes.
Cela peut venir d’un effondrement de notre système économique (bien plus fragile qu’on ne le croit) ou bien d’un effondrement de la biodiversité et donc de notre approvisionnement en alimentation ou bien encore d’un effondrement de notre capacité à extraire de l’énergie et donc de garder notre niveau de vie actuel, etc. Dans l’ensemble des scénarios, un paramètre qui s’effondre entraîne tous les autres.
C’est tout l’intérêt aujourd’hui d’augmenter notre résilience générale à l’échelle locale pour espérer survivre à un effondrement global. Les initiatives pour augmenter l’autonomie alimentaire et énergétique d’un quartier ou d’une agglomération sont à multiplier. La décentralisation énergétique et alimentaire est, je crois, la seule manière que nous aurons de nous en sortir.

Logique malgré six que pensent les sceptiques. Ça ne peu pas durer éternellement

a écrit : Pas besoin d’un logiciel de simulation pour arriver à cette conclusion on ne peux plus évidente ! Je te rejoints complètement sur le sujet... On peut tirer tous les plans sur toutes les comètes, comme toutes les civilisations, comme l'Histoire nous le dit, celle que nous vivons aujourd'hui "tombera" aussi, et le monde deviendra alors différent... pas besoin d'un logiciel pour savoir cela. Le seul intérêt de ce logiciel c'est de nous dire pourquoi cette civilisation tombera... Mais on s'en doutait un peu aussi :)

Malthus aurait été content. Faut il stérilisé les africains ?

Sans oublier que si la caste qui dirige ce monde est en crise ou qu'ils provoquent une crise, c'est tout le monde qui est touché (crise de 29, fin des 70's, 2008..), et surtout les populations des "petits" pays qui n'ont aucun pouvoir décisionnel et qui n'ont rien demandé. Pour certains riches de ce monde, notre vie n'est qu'une partie d'échec ou de poker.

La décroissance est de plus en plus discutée dans les milieux académiques et les milieux militants écologistes. Malheureusement, aucun "grand parti politique" n'en parle, parce que la décroissance va complètement à l'opposé du principe des élections : se faire élire sur de belles promesses.

Faire un programme sur de la décroissance, c'est dire : je vous promets qu'on aura moins de confort matériel dans 5 ans, mais par contre l'environnement se portera mieux et on se tuera moins au travail (réduction du travail par semaine, suppression de jobs inutiles).

La décroissance peut amener une meilleure justice sociale mais c'est contre-intuitif et ça va à l'opposé du mythe du progrès technique salvateur. Malheureusement, on continue d'appuyer sur l'accélérateur, alors que la voiture fonce droit dans le mur.

Ce qui explique peut-être le résultat de la liste "Décroissance 2019", qui n'a eu que 10'000 voix aux européennes (0,05%). Ils n'ont pas vraiment fait campagne, mais quand bien même ils n'auraient pas convaincu grand monde parce que les électeurs sont attachés à leur confort et à ce système économique (ce que je trouve malheureux)

a écrit : La décroissance est de plus en plus discutée dans les milieux académiques et les milieux militants écologistes. Malheureusement, aucun "grand parti politique" n'en parle, parce que la décroissance va complètement à l'opposé du principe des élections : se faire élire sur de belles promesses.
r /> Faire un programme sur de la décroissance, c'est dire : je vous promets qu'on aura moins de confort matériel dans 5 ans, mais par contre l'environnement se portera mieux et on se tuera moins au travail (réduction du travail par semaine, suppression de jobs inutiles).

La décroissance peut amener une meilleure justice sociale mais c'est contre-intuitif et ça va à l'opposé du mythe du progrès technique salvateur. Malheureusement, on continue d'appuyer sur l'accélérateur, alors que la voiture fonce droit dans le mur.

Ce qui explique peut-être le résultat de la liste "Décroissance 2019", qui n'a eu que 10'000 voix aux européennes (0,05%). Ils n'ont pas vraiment fait campagne, mais quand bien même ils n'auraient pas convaincu grand monde parce que les électeurs sont attachés à leur confort et à ce système économique (ce que je trouve malheureux)
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Votez pour moi et vous serez peut-être en vie dans 40 ans j'appelle ça une belle promesse moi. Le vrai problème des politiciens est qu'ils nous prennent pour des c**s, sans doute parce qu'on le mérite.

a écrit : Le problème bien plus grave qui cristallise toute notre incapacité et celle de ceux qui nous dirigent à réagir est finalement que nous n’avons pas réellement le choix de maintenir cette croissance dans l’état actuel du système. Cela fait partie de l’aveuglement des élites caractéristiques de l’effondrement de toute société.

Notre système économique mondialisé, basé sur l’argent-dette et la consommation d’énergie ne fonctionne que si la croissance est maintenue à un rythme soutenu telle une toupie qui ne doit surtout pas ralentir au risque de tomber. En vulgarisant à l’extrême, c’est la même chose à l’échelle d’une famille où les parents doivent continuer à travailler pour payer le crédit de la maison sinon tout le monde finit à la rue.

Une décroissance ne suffirait pas, car elle ne permettrait pas d’empêcher l’effondrement du système tout entier tel qu’il est conçu actuellement. Cette décroissance doit s’accompagner de modifications radicales des règles de fonctionnement établies.
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Et comme nous l'a appris Inception, il n'y a que dans les rêves que les toupies tournent indéfiniment.

a écrit : Pas besoin d’un logiciel de simulation pour arriver à cette conclusion on ne peux plus évidente ! Cela ne parait pas tellement évident pour bon nombre de dirigeants actuels je trouve. Il y a donc un gouffre entre ce que l’on sait et ce que l’on fait. Cela s’appelle un suicide collectif.
Pour répondre à Rem170, il est certain que les civilisations sont censées disparaître. C’est l’Histoire qui nous le prouve et c’était encore le cas sur Terre il y a des centaines d’années ou les différentes civilisations n’étaient pas tant que ça en contact. Si notre civilisation devenue unique s’effondre, je ne suis pas certain qu’une autre prenne le relais, du moins pas comme cela a pu être le cas dans l'Histoire.
De plus, je trouve dommage de connaitre notre maladie, d’en connaitre les causes, de connaitre des pistes pour guérir et de continuer à faire la fête, mais j’imagine qu’il n’y a rien de plus humain.

a écrit : Cela ne parait pas tellement évident pour bon nombre de dirigeants actuels je trouve. Il y a donc un gouffre entre ce que l’on sait et ce que l’on fait. Cela s’appelle un suicide collectif.
Pour répondre à Rem170, il est certain que les civilisations sont censées disparaître. C’est l’Histoire qui nous le prouve
et c’était encore le cas sur Terre il y a des centaines d’années ou les différentes civilisations n’étaient pas tant que ça en contact. Si notre civilisation devenue unique s’effondre, je ne suis pas certain qu’une autre prenne le relais, du moins pas comme cela a pu être le cas dans l'Histoire.
De plus, je trouve dommage de connaitre notre maladie, d’en connaitre les causes, de connaitre des pistes pour guérir et de continuer à faire la fête, mais j’imagine qu’il n’y a rien de plus humain.
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Oui, c'est totalement "humain", je le pense aussi... Quand on dit "civilisation" il faut comprendre "façon de vivre" (qui est effectivement devenue mondiale) : consommation, création d'énergies pour faire fonctionner ce que nous créons, utilisation des ressources naturelles, etc...
Mais bien sûr que oui, qu'une autre façon de vivre prendrait alors la place quand celle-ci s'effondrera : ou sinon cela devrait dire que l'humanité n'existe plus. Or, l'humanité, tant qu'elle survivra, a montré ses capacités a vivre et survivre, à s'adapter à toutes les situations.
D'ailleurs, vouloir éviter "l'effondrement" naturel qui ne manquera pas d'arriver, en modifiant notre façon de vivre avant, n'est-ce pas tout simplement vouloir changer de civilisation ? Avant la date :)

a écrit : Le problème bien plus grave qui cristallise toute notre incapacité et celle de ceux qui nous dirigent à réagir est finalement que nous n’avons pas réellement le choix de maintenir cette croissance dans l’état actuel du système. Cela fait partie de l’aveuglement des élites caractéristiques de l’effondrement de toute société.

Notre système économique mondialisé, basé sur l’argent-dette et la consommation d’énergie ne fonctionne que si la croissance est maintenue à un rythme soutenu telle une toupie qui ne doit surtout pas ralentir au risque de tomber. En vulgarisant à l’extrême, c’est la même chose à l’échelle d’une famille où les parents doivent continuer à travailler pour payer le crédit de la maison sinon tout le monde finit à la rue.

Une décroissance ne suffirait pas, car elle ne permettrait pas d’empêcher l’effondrement du système tout entier tel qu’il est conçu actuellement. Cette décroissance doit s’accompagner de modifications radicales des règles de fonctionnement établies.
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Je suis d’accord avec toi, une décroissance économique ne suffira pas. Le problème n’est pas tellement écologique ni de savoir comment faire pour réduire notre train de vie et notre bilan carbone. Pour être très pessimiste, le problème c’est la surpopulation, et ça ne va pas aller en s’améliorant. Donc vous pouvez faire tous ce que vous voulez pour réduire l’impact de l’activité humaine sur la planète, à la fin, il y aura tous de même trop de monde à nourrir.
Une idée pour faire une décroissance de population ? (Une peste comme au bon vieux temps !)

L'ensemble de l'anecdote (contenu + commentaires) me fait penser aux 2 derniers livres de Dan Brown.
Et je rejoins son personnage de Bertrand Zobrist pour penser que la surpopulation est à la base de tous les problèmes de ressources... Mais en même temps, il est éthiquement impossible de donner l'ordre aux gens d'arrêter de procréer.

Si ma memoire est bonne, (j'ai ma flemme de vérifier, mes excuses si je me trompe) que c'est Kepotx qui a commenté que la démographie n'était pas près de ralentir; je ne suis pas d'accord, dans le sens où plus il y aura d'humains, plus il y aura de décès dus aux maladies, catastrophes climatiques et autres, d'autant plus que l'épuisement des ressources dans des pays déjà surpeuplés risquent d'amener (ou d'augmenter) insalubrité et malnutrition.

Pour ma part, je me dis que dans quelques années, l'humanité sera "divisée en 2 espèces" (expression à nuancer, bien sûr) :
-des humains ( type campagnard d'autrefois) qui consommeront relativement peu car vivant avec peu, et produisant eux même une partie de leurs besoins,
-des humains, cyborgs ou non (le mot peut faire peur, mais je n'en ai pas d'autre pour définir, par exemple, un homme handicapé équipé d'une prothèse électronique qui peut ameliorer ses capacités par rapport à un membte biologique), qui consommeront peu car les modes de production et de recyclage de leurs biens seront hautement efficaces

À ceux qui pensent que c'est une utopie, à vrai dire, je pense bien à une deuxième option... Qui est la disparition de l'espèce humaine, par épuisement des ressources.
Nous sommes dans une époque critique, et il est certain que la civilisation telle que nous la connaissons disparaîtra, à nous de faire eb sorte que notre évolution soit dans le bon sens