La fourmi peut être paresseuse

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Une étude scientifique a montré que près de la moitié des fourmis d'une colonie semblent paresseuses et ne font rien de leur journée. On ne sait pas vraiment pourquoi : certains pensent qu'elles sont une armée de réserve prête à défendre la colonie.

Il se peut également qu'elles fassent semblant de ne pas être au courant du travail à faire pour subtilement éviter de travailler.


Commentaires préférés (3)

Comparaison fourmis / fonctionnaires dans 3...

Quand on voit les docs animaliers, ce n'est pas l'impression que ça donne.
Mais allez savoir elles sont peut-être comme les humains fainéants, quand elles savent qu'elles sont observées elles font semblant.

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android

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a écrit : « En moyenne, une ouvrière comptabilise à elle seule et journalièrement 250 siestes d'un peu plus d'une minute chacune. Ceci équivaut à 4 heures et 48 minutes de sommeil par jour.
Ce chiffre signifie que 80% de la main d'œuvre ouvrière est constamment éveillée et active. »

L’étude n
e confond t’elle pas sommeil et paresse ? Afficher tout
Alors parce que j'ai fait mon travail en cherchant des sources :D :

"Les auteurs de cet article sont partis du constat, posé par plusieurs travaux antérieurs, disant que, dans des fourmilières étudiées, environ la moitié des individus semblaient inactifs. Ils ont donc voulu vérifier si c'était bien le cas et tester plusieurs hypothèses pouvant expliquer cette "oisiveté" comme par exemple un besoin de repos imposé par l'horloge interne ou un excès de travail. Pour ce faire, ces chercheurs sont allés sur le terrain, près de Tucson (Arizona), collecter cinq petites colonies de Temnothorax rugatulus, une fourmi nord-américaine, et les ont installées dans des nids artificiels imitant les fissures de rochers que cette espèce affectionne comme habitat. Mais au lieu d'être complètement entourés de roche, les insectes vivaient sous une plaque de verre, afin que l'on puisse les observer. Les fourmis avaient à leur disposition eau, nourriture mais aussi ces grains de sable qu'elles utilisent pour construire des murs dans leurs colonies.

Comme il fallait pouvoir identifier chaque insecte pour analyser son comportement, les chercheurs ont patiemment déposé sur toutes les fourmis une combinaison de quatre points de peinture – un sur la tête, un sur le thorax et deux sur l'abdomen – quelques jours avant que ne commence l'expérience. Celle-ci a consisté à filmer les cinq colonies non pas en continu mais sur dix-huit épisodes de cinq minutes chacun, six par jour pendant trois jours eux-mêmes répartis sur une période de trois semaines. Enregistrer les images était évidemment la partie la plus aisée de l'histoire. Le casse-tête a débuté après, lorsqu'il a fallu analyser, pour chaque individu, la totalité de ces vidéos, un vrai travail... de fourmi. Les observateurs avaient pour mission de noter toutes les activités que les insectes entreprenaient, de l'aménagement du nid aux soins apportés aux œufs/larves en passant par l'approvisionnement à l'extérieur, la toilette personnelle ou celle des congénères, ou encore cette activité particulière qu'est la trophallaxie, qui consiste à régurgiter une partie de la nourriture ingérée dans ce que les entomologistes nomment le "jabot social", sorte de second estomac qui sert de garde-manger pour les fourmis trop occupées qui n'ont pas le temps d'aller se sustenter. Et bien sûr, les chercheurs enregistraient toutes les périodes d'inactivité.

Sur les 225 insectes suivis, quatre grandes catégories sont apparues : celle des puéricultrices (34 fourmis), celle des ouvrières travaillant hors du nid (26), celle des généralistes faisant un peu de tout (62) et enfin celle des oisives (103 !) ne faisant rien de leur temps ou presque, quelle que fût la période du jour ou de la nuit où on les observait. Pour les auteurs de cet article, force est de constater que rien, ni le besoin de se reposer ni un rythme circadien, ne semble justifier cette inactivité quasi permanente. "

Donc non ils n'ont pas confondu. De plus avec ton chiffre on arrive seulement 20% d'inactifs.


Tous les commentaires (33)

Comparaison fourmis / fonctionnaires dans 3...

moi et mon meilleur ami... dans chaque compte-rendu à présenter en groupe...

Vu que le nombre de tache est amenée à fluctuer (invasion/défense/catastrophe etc) il y a forcement des individus ne faisant rien pendant certaines périodes. Les humains mettraient à profits ces périodes pour s'entrainer ou améliorer les processus ce que les fourmis (il me semble) ne font pas.

L'étude a aussi montré que cette "paresse" se retrouve chez d’autres insectes sociaux comme les abeilles, les bourdons, les guêpes ou les termites.

Il y a plusieurs hypothèses, mais aucune ne fait consensus.

Quand on voit les docs animaliers, ce n'est pas l'impression que ça donne.
Mais allez savoir elles sont peut-être comme les humains fainéants, quand elles savent qu'elles sont observées elles font semblant.

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Elles font la grève ... c'est fourmidable ça !

« En moyenne, une ouvrière comptabilise à elle seule et journalièrement 250 siestes d'un peu plus d'une minute chacune. Ceci équivaut à 4 heures et 48 minutes de sommeil par jour.
Ce chiffre signifie que 80% de la main d'œuvre ouvrière est constamment éveillée et active. »

L’étude ne confond t’elle pas sommeil et paresse ?

D'autres pensent qu'une moitié c'est plutôt des filles et l'autre plutôt des garçons..

a écrit : « En moyenne, une ouvrière comptabilise à elle seule et journalièrement 250 siestes d'un peu plus d'une minute chacune. Ceci équivaut à 4 heures et 48 minutes de sommeil par jour.
Ce chiffre signifie que 80% de la main d'œuvre ouvrière est constamment éveillée et active. »

L’étude n
e confond t’elle pas sommeil et paresse ? Afficher tout
Alors parce que j'ai fait mon travail en cherchant des sources :D :

"Les auteurs de cet article sont partis du constat, posé par plusieurs travaux antérieurs, disant que, dans des fourmilières étudiées, environ la moitié des individus semblaient inactifs. Ils ont donc voulu vérifier si c'était bien le cas et tester plusieurs hypothèses pouvant expliquer cette "oisiveté" comme par exemple un besoin de repos imposé par l'horloge interne ou un excès de travail. Pour ce faire, ces chercheurs sont allés sur le terrain, près de Tucson (Arizona), collecter cinq petites colonies de Temnothorax rugatulus, une fourmi nord-américaine, et les ont installées dans des nids artificiels imitant les fissures de rochers que cette espèce affectionne comme habitat. Mais au lieu d'être complètement entourés de roche, les insectes vivaient sous une plaque de verre, afin que l'on puisse les observer. Les fourmis avaient à leur disposition eau, nourriture mais aussi ces grains de sable qu'elles utilisent pour construire des murs dans leurs colonies.

Comme il fallait pouvoir identifier chaque insecte pour analyser son comportement, les chercheurs ont patiemment déposé sur toutes les fourmis une combinaison de quatre points de peinture – un sur la tête, un sur le thorax et deux sur l'abdomen – quelques jours avant que ne commence l'expérience. Celle-ci a consisté à filmer les cinq colonies non pas en continu mais sur dix-huit épisodes de cinq minutes chacun, six par jour pendant trois jours eux-mêmes répartis sur une période de trois semaines. Enregistrer les images était évidemment la partie la plus aisée de l'histoire. Le casse-tête a débuté après, lorsqu'il a fallu analyser, pour chaque individu, la totalité de ces vidéos, un vrai travail... de fourmi. Les observateurs avaient pour mission de noter toutes les activités que les insectes entreprenaient, de l'aménagement du nid aux soins apportés aux œufs/larves en passant par l'approvisionnement à l'extérieur, la toilette personnelle ou celle des congénères, ou encore cette activité particulière qu'est la trophallaxie, qui consiste à régurgiter une partie de la nourriture ingérée dans ce que les entomologistes nomment le "jabot social", sorte de second estomac qui sert de garde-manger pour les fourmis trop occupées qui n'ont pas le temps d'aller se sustenter. Et bien sûr, les chercheurs enregistraient toutes les périodes d'inactivité.

Sur les 225 insectes suivis, quatre grandes catégories sont apparues : celle des puéricultrices (34 fourmis), celle des ouvrières travaillant hors du nid (26), celle des généralistes faisant un peu de tout (62) et enfin celle des oisives (103 !) ne faisant rien de leur temps ou presque, quelle que fût la période du jour ou de la nuit où on les observait. Pour les auteurs de cet article, force est de constater que rien, ni le besoin de se reposer ni un rythme circadien, ne semble justifier cette inactivité quasi permanente. "

Donc non ils n'ont pas confondu. De plus avec ton chiffre on arrive seulement 20% d'inactifs.

a écrit : « En moyenne, une ouvrière comptabilise à elle seule et journalièrement 250 siestes d'un peu plus d'une minute chacune. Ceci équivaut à 4 heures et 48 minutes de sommeil par jour.
Ce chiffre signifie que 80% de la main d'œuvre ouvrière est constamment éveillée et active. »

L’étude n
e confond t’elle pas sommeil et paresse ? Afficher tout
La découverte de cette étude n'a rien avoir avec le fait que chaque fourmi ne travaille pas 100% de son temps. C'est le fait que certains individus ne font rien de productif de toute la journée, et ça concerne une proportion non négligeable des individus. Si ça avait été chez les humains, ça n'aurait étonné personne qu'il y en a qui regardent pendant que les autres travaillent, mais on pensait que les fourmis étaient programmées pour travailler alors que, même chez les fourmis, il y a de nombreux tire-au-flancs. Le principe de l'étude c'était de marquer, avec un code unique, chaque fourmi d'une colonie, de filmer la colonie et de vérifier ce que chaque individu faisait de son temps. Le plus surprenant c'est qu'après avoir constaté tout ce temps perdu par certains individus, on n'a trouvé aucun cahier griffonné et aucune cocotte en papier dans la colonie, alors on ne sait toujours pas à quoi les fainéants passent leur temps.

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android

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a écrit : La découverte de cette étude n'a rien avoir avec le fait que chaque fourmi ne travaille pas 100% de son temps. C'est le fait que certains individus ne font rien de productif de toute la journée, et ça concerne une proportion non négligeable des individus. Si ça avait été chez les humains, ça n'aurait étonné personne qu'il y en a qui regardent pendant que les autres travaillent, mais on pensait que les fourmis étaient programmées pour travailler alors que, même chez les fourmis, il y a de nombreux tire-au-flancs. Le principe de l'étude c'était de marquer, avec un code unique, chaque fourmi d'une colonie, de filmer la colonie et de vérifier ce que chaque individu faisait de son temps. Le plus surprenant c'est qu'après avoir constaté tout ce temps perdu par certains individus, on n'a trouvé aucun cahier griffonné et aucune cocotte en papier dans la colonie, alors on ne sait toujours pas à quoi les fainéants passent leur temps. Afficher tout C’est tout de même étrange de penser que des etres au comportement inné puissent être « paresseux ».

Peut être n’y a t’il pas assez de travail dans la colonie pour en donner à tout le monde ? Un peu comme chez les humains (dans certains discours politique, on entend cet argument en tout cas). Ou alors les fourmis ont commencé leur révolution industrielle et cela cause du chômage de masse.

a écrit : C’est tout de même étrange de penser que des etres au comportement inné puissent être « paresseux ».

Peut être n’y a t’il pas assez de travail dans la colonie pour en donner à tout le monde ? Un peu comme chez les humains (dans certains discours politique, on entend cet argument en tout cas). Ou alors l
es fourmis ont commencé leur révolution industrielle et cela cause du chômage de masse. Afficher tout
Ce que tu décris est une des hypothèses émisent :

Pas assez de travail à un instant T, elles serviraient de réserve pour aider à un moment précis.
Ou armée de réserve.
Ou encore une réserve de fourmis en cas de catastrophe.
Ou des paresseux simulants ne pas savoir qu'il y a du travail
Ou elles sont la pour "chauffer" la fourmilière...

Bref, aucune version ne fait consensus.

a écrit : C’est tout de même étrange de penser que des etres au comportement inné puissent être « paresseux ».

Peut être n’y a t’il pas assez de travail dans la colonie pour en donner à tout le monde ? Un peu comme chez les humains (dans certains discours politique, on entend cet argument en tout cas). Ou alors l
es fourmis ont commencé leur révolution industrielle et cela cause du chômage de masse. Afficher tout
Moi je crois plutôt que c'est un problème de qualité : les fourmis sont des organismes rudimentaires et imparfaits alors il y a de nombreux individus qui sont en panne et plutôt que jouer la carte de la qualité comme chez les espèces où 99,9% des individus fonctionnent correctement, comme on peut s'y attendre pour une production de qualité, comme dans l'industrie, les fourmis jouent la carte de la quantité pour pouvoir effectuer les tâches qui font vivre la fourmilière : sur la masse, il y en aura toujours une bonne moitié d'individus fonctionnels.

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Et si les fourmis inactives étaient éliminées, il ce passerait quoi? Des fourmis actives deviendraient elles inactives afin de garantir un équilibre?

a écrit : Comparaison fourmis / fonctionnaires dans 3... Ouais ou plus directement "fourmis/professeurs". Les stéréotypes ont la dent dure.

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a écrit : Comparaison fourmis / fonctionnaires dans 3... Et donc à la Poste ...ils font un travail de fourmi ?!

a écrit : Ce que tu décris est une des hypothèses émisent :

Pas assez de travail à un instant T, elles serviraient de réserve pour aider à un moment précis.
Ou armée de réserve.
Ou encore une réserve de fourmis en cas de catastrophe.
Ou des paresseux simulants ne pas savoir qu'il y a du t
ravail
Ou elles sont la pour "chauffer" la fourmilière...

Bref, aucune version ne fait consensus.
Afficher tout
Faudrait leur demander! ^^
A mon avis, le coup de la "réserve" de fourmis me parait le plus logique, il faut environ 21jours pour passer de l'oeuf a la fourmi opérationnelle, s'il se passe quelquechose et que 1/3 de la colonie meurt, ce qui peut arriver facilement, (un simple gros orage...) ca fera forcément encore plus de morts parce qu'il manquera forcément du monde quelquepart (défense, approvisionnement, soins aux larves) et ca peut en toute logique déclencher une hécatombe en chaîne.
Donc l'idée c'est d'avoir en permanence plus d'effectifs que nécessaire tout en faisant attention de ne pas en avoir trop, en fonction des ressources potentielles disponibles autour du nid, ca me parait logique.
Pour les humains, c'est aussi un fait qu'il n'y a pas assez de travail pour tout le monde, sauf que nous, nous ne contrôlons pas nos naissances et ce comportement va inévitablement nous péter à la gueule un jour où l'autre, mais les fourmis, elles, contrôlent leurs naissance, il ya forcément une raison logique à ce comportement car les fourmis ne font jamais rien pour rien.

Ce n'est que mon avis hein, je n'affirme rien. ;)

a écrit : Comparaison fourmis / fonctionnaires dans 3... Je t’invite à venir passer un petit mois avec moi dans ma mairie et on en reparle.
Pour avoir bossé dans le privé et dans le public, crois moi, des fénéants il y en a partout. Et parfois plus dans des entreprises privées.
De plus, il y a des centaines de métiers dans « fonctionnaires »

a écrit : Je t’invite à venir passer un petit mois avec moi dans ma mairie et on en reparle.
Pour avoir bossé dans le privé et dans le public, crois moi, des fénéants il y en a partout. Et parfois plus dans des entreprises privées.
De plus, il y a des centaines de métiers dans « fonctionnaires »
La paresse ne s’installe que si on l’autorise finalement.
Si on demandait à tous les employés dans la plupart des métiers (public et privé) de noter ce qu’ils ont fait heure par heure (comme on le fait dans les entreprises ayant plusieurs clients à facturer), ils seraient bien obligés de travailler et ceux qui ne font rien auraient bien du mal à remplir leur tableau tous les soirs.

a écrit : Je t’invite à venir passer un petit mois avec moi dans ma mairie et on en reparle.
Pour avoir bossé dans le privé et dans le public, crois moi, des fénéants il y en a partout. Et parfois plus dans des entreprises privées.
De plus, il y a des centaines de métiers dans « fonctionnaires »
Ah bah oui entre les mots croisés et le sudoku, ça en fait du travail à la mairie.

Alors que nous gens du privé nous travaillons derrière nos écrans : Tetris, Invader...