Les arbres ont des espérances de vie très variables

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Les arbres ont une durée de vie très différente selon les espèces. Un bouleau a une espérance de vie située entre 40 et 100 ans tandis qu'un olivier pourra atteindre les 2000 ans. Parmi les espèces qui vivent le plus longtemps, citons également certains chênes (jusqu'à 1 500 ans) ou encore certains pins.

En France, le plus vieil arbre, l'olivier de Roquebrune-Cap-Martin aurait plus de 2000 ans. Le pin de Bristlecone Mathusalem, qui pousse à plus de 3000 m d'altitude dans les White Mountains en Californie, USA, approcherait les 5 000 ans. Toujours en Californie, un chêne de Palmer aurait plus de 13 000 ans.


Commentaires préférés (3)

Il y a des arbres qui font des rejets et ont 10 000 ans d'age je crois. Un épicéa en suède dont les branches suffisent à prendre souche. La racine mère vit très longtemps.

La plupart des estimations sur l’âge d’arbres millénaires est à prendre avec des pincettes, en effet, ils sont très souvent creux et empêche le comptage par les cernes.
Le plus vieil arbre du monde « certifié »a été coupé en 1964 et avait près de 5000ans. Quand à la souche la plus vieille il s’agit de old tjikko, une racine d’épicéa de près de 10000ans!

documents.irevues.inist.fr/bitstream/handle/2042/41217/671_680_HD_Q.pdf?sequence=1

a écrit : Comment ont-ils pu calculer l'âge de ces arbres sans les couper ? Pas besoin de "couper" un arbre pour déterminer son âge. On peux effectuer des coupes transversales (trous dans l'arbre) à l'aide de tarières (des sortes de tubes creux avec une vis au bout) qui permettent de recueillir des échantillons sur tout le diamètre d'un arbre à partir desquelles on peut compter les cernes. Après on rebouche le trou avec un mastic spécial.

On peut aussi analyser la variation de la taille des cernes ce qui donne des indices sur la variation des climats passés. Ce type d'étude s'appelle la dendrochronologie.
fr.wikipedia.org/wiki/Dendrochronologie


Tous les commentaires (23)

Comment ont-ils pu calculer l'âge de ces arbres sans les couper ?

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a écrit : Comment ont-ils pu calculer l'âge de ces arbres sans les couper ? Ils ont été coupés. Puis on a mis de la glue bio-résineuse et pouf !

Il y a des arbres qui font des rejets et ont 10 000 ans d'age je crois. Un épicéa en suède dont les branches suffisent à prendre souche. La racine mère vit très longtemps.

La plupart des estimations sur l’âge d’arbres millénaires est à prendre avec des pincettes, en effet, ils sont très souvent creux et empêche le comptage par les cernes.
Le plus vieil arbre du monde « certifié »a été coupé en 1964 et avait près de 5000ans. Quand à la souche la plus vieille il s’agit de old tjikko, une racine d’épicéa de près de 10000ans!

documents.irevues.inist.fr/bitstream/handle/2042/41217/671_680_HD_Q.pdf?sequence=1

C'est entre autre pour ça que l'olivier est un arbre sacré dans plusieurs civilisations du contours méditerranéen ( il est cité dans la mythologie grecque, dans la Bible, le Coran..)

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À propos de durée de vie des arbres, je me posait une question : prenons un bouleau donc, d'une espérance de vie de 40 ans. Si, alors que l'arbre a 35 ans, je réalise un marcottage : quelle sera la durée de vie du "clone" ainsi créé ?

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a écrit : Comment ont-ils pu calculer l'âge de ces arbres sans les couper ? De la même manière que le carottage dans la calotte glaciaire (un long cylindre qu'on retire dans la glace pour en savoir un peu plus sur l'histoire de la Terre qui est "enregistrée" dans les couches de glace siècle après siècle) on peut retirer une petite partie du tronc de l'arbre sans l'abbatre. À ça on peut rajouter la hauteur de l'arbre, les différents niveaux de branches...

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a écrit : Comment ont-ils pu calculer l'âge de ces arbres sans les couper ? Pas besoin de "couper" un arbre pour déterminer son âge. On peux effectuer des coupes transversales (trous dans l'arbre) à l'aide de tarières (des sortes de tubes creux avec une vis au bout) qui permettent de recueillir des échantillons sur tout le diamètre d'un arbre à partir desquelles on peut compter les cernes. Après on rebouche le trou avec un mastic spécial.

On peut aussi analyser la variation de la taille des cernes ce qui donne des indices sur la variation des climats passés. Ce type d'étude s'appelle la dendrochronologie.
fr.wikipedia.org/wiki/Dendrochronologie

a écrit : Pas besoin de "couper" un arbre pour déterminer son âge. On peux effectuer des coupes transversales (trous dans l'arbre) à l'aide de tarières (des sortes de tubes creux avec une vis au bout) qui permettent de recueillir des échantillons sur tout le diamètre d'un arbre à partir desquelles on peut compter les cernes. Après on rebouche le trou avec un mastic spécial.

On peut aussi analyser la variation de la taille des cernes ce qui donne des indices sur la variation des climats passés. Ce type d'étude s'appelle la dendrochronologie.
fr.wikipedia.org/wiki/Dendrochronologie
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Argh désolé pour la grosse faute d'orthographe...

a écrit : Il y a des arbres qui font des rejets et ont 10 000 ans d'age je crois. Un épicéa en suède dont les branches suffisent à prendre souche. La racine mère vit très longtemps. En réalité, seuls les arbres possédant des rhizomes sont capables de se "cloner" et ainsi vivre des millénaires.

Ces rhizomes sont des petits renflements sous-terrains , qui contiennent une incroyable réserve à nutriment. Pouvant émettre des nouvelles pousses, ils constituent également une parade aux conditions climatiques, en évitant que les racines ne gèlent par exemple.

Maintenant, admettons qu'une graine tombe depuis le sommet de notre arbre premier, deux mètres plus loin, puis va s'implanter et pousser. Son rhizome, avec le temps, finira par aller fusionner avec le rhizome original, deux mètres plus loin. Tous les arbres qui pousseront de ce gros rhizome auront donc le même patrimoine génétique que le premier.
C'est ainsi que l'on peut retrouver, aux USA notamment, une "colonie" de peupliers sur 40 hectares, âgés de 80 000 ans (pour se situer, l'Homo sapiens pouvait croiser Néandertal à cette époque), car toutes les pousses sont issues d'un immense système racinaire unique.
L'arbre en lui-même fini par mourir, mais la source originale elle, survit et prolifère. Ces plantes sont d'ailleurs souvent invasives, comme le bambou.

Tout ça est complexe et très vite résumé mais je pense que la base est là. :)

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a écrit : À propos de durée de vie des arbres, je me posait une question : prenons un bouleau donc, d'une espérance de vie de 40 ans. Si, alors que l'arbre a 35 ans, je réalise un marcottage : quelle sera la durée de vie du "clone" ainsi créé ? Le clône sera reparti pour la même durée. Le problème du vieillissement des arbres, ce n'est pas comme le vieillissement des cellules des animaux : l'ADN des plantes ne s'abime pas au fil du temps. C'est lié à leur croissance et à la probabilité d'apparition d'événements préjudiciables. L'arbre, à force de grandir, ne réussira plus à faire monter aussi bien la sève jusqu'au bout de ses branches, ou il ne supportera plus le poids de ses branches et elles vont se casser; laissant apparaitre des trous qui vont se creuser avec le pourrissement, etc. ou il aura davantage, avec le temps qui passe, de probabilités d'être confronté à un événement qui se produit régulièrement comme un feu de forêt, une frappe de foudre, une tempête, la sécheresse, le gel, une attaque d'insectes, etc. Donc non seulement la durée de vie des individus est très variable en fonction des conditions climatiques et des événements qu'ils rencontrent et on peut seulement parler de moyennes mais, de plus, ce n'est pas inscrit dans chaque cellule et une branche peut repousser sans problème.

a écrit : La plupart des estimations sur l’âge d’arbres millénaires est à prendre avec des pincettes, en effet, ils sont très souvent creux et empêche le comptage par les cernes.
Le plus vieil arbre du monde « certifié »a été coupé en 1964 et avait près de 5000ans. Quand à la souche la plus vieille il s’agit de old tjikko
, une racine d’épicéa de près de 10000ans!

documents.irevues.inist.fr/bitstream/handle/2042/41217/671_680_HD_Q.pdf?sequence=1
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Je pense que c'était un pin dont on a donné le nom de Mathusalem.

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Et en Australie c'est quoi la durée de vie des arbres ?

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En tant que forestier, je me dois d'apporter quelques précisions... l'outil qui sert à prélever une carotte s'appelle la tarière de Presler. Ensuite, j'ai pu lire quelqu'un parler de rhizomes... Pour être exact, on parlera de drageons (pousse issue de racine comme le robinier, le merisier) ou de rejets (pousse issue d'un bourgeon se trouvant sur la base de la souche: Chênes, châtaigniers, hêtres.....) techniquement ces modes de reproduction ont le même âge que la souche. Si bien que certains arbres sont génétiquement millénaires alors que visuellement on ne leur donnerait pas cet âge... La reproduction sexuée quant à elle donne une diversité génétique absolument nécessaire à la survie des espèces. En effet, les clones ont la particularité d'être sensibles à la même maladie, ce qui pose des problèmes dans certaines cultures comme celle du peuplier (sensibilité à la rouille, le marsonina...), du coup si une parcelle n'est composée que d'un clone, toute la parcelle risque d'être touchée.

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a écrit : En tant que forestier, je me dois d'apporter quelques précisions... l'outil qui sert à prélever une carotte s'appelle la tarière de Presler. Ensuite, j'ai pu lire quelqu'un parler de rhizomes... Pour être exact, on parlera de drageons (pousse issue de racine comme le robinier, le merisier) ou de rejets (pousse issue d'un bourgeon se trouvant sur la base de la souche: Chênes, châtaigniers, hêtres.....) techniquement ces modes de reproduction ont le même âge que la souche. Si bien que certains arbres sont génétiquement millénaires alors que visuellement on ne leur donnerait pas cet âge... La reproduction sexuée quant à elle donne une diversité génétique absolument nécessaire à la survie des espèces. En effet, les clones ont la particularité d'être sensibles à la même maladie, ce qui pose des problèmes dans certaines cultures comme celle du peuplier (sensibilité à la rouille, le marsonina...), du coup si une parcelle n'est composée que d'un clone, toute la parcelle risque d'être touchée. Afficher tout "techniquement ces modes de reproduction ont le même âge que la souche"

Je n'y connais rien mais donc il ne peut y avoir de modifications/évolution génétique dans ce cas?

Le problème des clones, je suis bien d'accord, c'est la vulnérabilité à un problème, il est arrivé chez mes parents que toute une haie de thuyas meure en même temps, sans pour autant faire de rhizomes connectés, mais parce que c'était des clones achetés en pépinière qui ont choppé la même maladie.

Autre question, les greffes, comment ça marche? Génétiquement parlant? C'est vraiment une question qui me taraude, si tu as une explication vu que tu est spécialiste du domaine?

J'adore ce site, on a un forestier professionnel maintenant, si ca continue, SCMB deviendra une bible de la connaissance:)

a écrit : "techniquement ces modes de reproduction ont le même âge que la souche"

Je n'y connais rien mais donc il ne peut y avoir de modifications/évolution génétique dans ce cas?

Le problème des clones, je suis bien d'accord, c'est la vulnérabilité à un problème, il est arrivé
chez mes parents que toute une haie de thuyas meure en même temps, sans pour autant faire de rhizomes connectés, mais parce que c'était des clones achetés en pépinière qui ont choppé la même maladie.

Autre question, les greffes, comment ça marche? Génétiquement parlant? C'est vraiment une question qui me taraude, si tu as une explication vu que tu est spécialiste du domaine?

J'adore ce site, on a un forestier professionnel maintenant, si ca continue, SCMB deviendra une bible de la connaissance:)
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Je crois pouvoir te répondre...
Si tu coupes une branche quelconque, et que tu regarde ta coupe, tu verras 3 éléments distincs:
-le cœur, avec les cernes, qui porte la sève brute des racines vers les feuilles
-L'écorce, qui protège contre les agressions
- et entre les 2, une couche de couleur différente (dont j'ai croqué le nom, désolé...) qui porte la sève élaborée des feuilles vers les racines.

Le principe de la greffe va être de faire en sorte que chacun des éléments du greffon soit en contact avec son homologue sur le porte-greffe. Un peu de mastic à cicatriser, le tout réalisé à la bonne époque ( avant le printemps je crois, maintenant quoi) et si tout va bien le tour est joué !

Quand même, si un vrai professionnel pouvait confirmer mes dires...

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13 000 ans…

Cet arbre avait déjà 6 000 ans à l’époque où l’Égypte Antique apparaissait.