Se saboter ou être bombardé

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Durant la Seconde Guerre mondiale, les services secrets britanniques posèrent un ultimatum à certains industriels français : saboter leurs usines ou subir des bombardements. La famille Peugeot accepta, mais pas les Michelin, dont l'usine de Cataroux fut en conséquence rasée par des bombardiers.


Commentaires préférés (3)

Ca devait suer à grosses gouttes après avoir été soumis à cet ultimatum :

- Céder et saboter revenait à prendre de gros risque et risquer de déclarer qu'on avait choisi un camp et donc qu'on était potentiellement dans le collimateur des allemands (toujours occupants)

- Refuser et ne pas saboter, c'était se dessiner littéralement une cible sur le front et risquer en parallèle la vie de ses employés et des riverains.

Pas facile comme choix.

a écrit : Ca devait suer à grosses gouttes après avoir été soumis à cet ultimatum :

- Céder et saboter revenait à prendre de gros risque et risquer de déclarer qu'on avait choisi un camp et donc qu'on était potentiellement dans le collimateur des allemands (toujours occupants)

- Refuser et ne
pas saboter, c'était se dessiner littéralement une cible sur le front et risquer en parallèle la vie de ses employés et des riverains.

Pas facile comme choix.
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Les patrons qui choisissaient de saboter leur usine n'étaient pas non plus obligés de le crier sur les toits. L'alternative se saboter ou être bombardé n'était pas une politique officielle : c'est une proposition qui leur avait été faite en secret. Alors l'usine n'aurait pas été sabotée officiellement non plus : le travail aurait été fait discrètement et les patrons auraient fait semblant de découvrir les dégâts le matin, en les mettant sur le compte d'un accident ou à d'une attaque de résistants...

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D'ailleurs les pistes Michelin ont résisté aux bombardements alliés et font maintenant partie du patrimoine de la ville.

Quand on explore les sources on se rend compte du positionnement des Michelin qui étaient extrêmement actif dans la résistance à titre personnel mais aussi en tant qu'industriel. Ils n'hésitaient pas à envoyer l'occupant dans les pâquerettes lors des demandes trop extrêmes, fournissaient en intelligence les Alliés (carte routière, espionnage industriel etc.) et sabotaient discrètement ses pneu destiné au front de l'Est pour qu'ils ne résistent pas au froid. (il y a du débat sur ce dernier point)


Tous les commentaires (16)

Ca devait suer à grosses gouttes après avoir été soumis à cet ultimatum :

- Céder et saboter revenait à prendre de gros risque et risquer de déclarer qu'on avait choisi un camp et donc qu'on était potentiellement dans le collimateur des allemands (toujours occupants)

- Refuser et ne pas saboter, c'était se dessiner littéralement une cible sur le front et risquer en parallèle la vie de ses employés et des riverains.

Pas facile comme choix.

a écrit : Ca devait suer à grosses gouttes après avoir été soumis à cet ultimatum :

- Céder et saboter revenait à prendre de gros risque et risquer de déclarer qu'on avait choisi un camp et donc qu'on était potentiellement dans le collimateur des allemands (toujours occupants)

- Refuser et ne
pas saboter, c'était se dessiner littéralement une cible sur le front et risquer en parallèle la vie de ses employés et des riverains.

Pas facile comme choix.
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Les patrons qui choisissaient de saboter leur usine n'étaient pas non plus obligés de le crier sur les toits. L'alternative se saboter ou être bombardé n'était pas une politique officielle : c'est une proposition qui leur avait été faite en secret. Alors l'usine n'aurait pas été sabotée officiellement non plus : le travail aurait été fait discrètement et les patrons auraient fait semblant de découvrir les dégâts le matin, en les mettant sur le compte d'un accident ou à d'une attaque de résistants...

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D'ailleurs les pistes Michelin ont résisté aux bombardements alliés et font maintenant partie du patrimoine de la ville.

Quand on explore les sources on se rend compte du positionnement des Michelin qui étaient extrêmement actif dans la résistance à titre personnel mais aussi en tant qu'industriel. Ils n'hésitaient pas à envoyer l'occupant dans les pâquerettes lors des demandes trop extrêmes, fournissaient en intelligence les Alliés (carte routière, espionnage industriel etc.) et sabotaient discrètement ses pneu destiné au front de l'Est pour qu'ils ne résistent pas au froid. (il y a du débat sur ce dernier point)

a écrit : Les patrons qui choisissaient de saboter leur usine n'étaient pas non plus obligés de le crier sur les toits. L'alternative se saboter ou être bombardé n'était pas une politique officielle : c'est une proposition qui leur avait été faite en secret. Alors l'usine n'aurait pas été sabotée officiellement non plus : le travail aurait été fait discrètement et les patrons auraient fait semblant de découvrir les dégâts le matin, en les mettant sur le compte d'un accident ou à d'une attaque de résistants... Afficher tout J'ai pas dit qu'il le crierait sur tous les toits, heureusement d'ailleurs t'imagine, c'était balle dans la tete direct.
C'est ce qui a été fait, du sabotage discret, mais j'insistais sur le caractere risqué car en cas de découverte (ou simplement en consultant les chiffres : le rendement et la fiabilité baissait beaucoup chez peugeot quand meme ca se voyait) les risques étaient vraiment très gros. Et pas que pour le personnel.

Edit : la source wiki précise que c'est carrément Jean Pierre Peugeot et son frere qui descendaient dans les usines et indiquaient aux saboteurs les machines a saboter. Sans compter les rapports truqués et autres pirouettes devant les allemands... respect.

a écrit : Les patrons qui choisissaient de saboter leur usine n'étaient pas non plus obligés de le crier sur les toits. L'alternative se saboter ou être bombardé n'était pas une politique officielle : c'est une proposition qui leur avait été faite en secret. Alors l'usine n'aurait pas été sabotée officiellement non plus : le travail aurait été fait discrètement et les patrons auraient fait semblant de découvrir les dégâts le matin, en les mettant sur le compte d'un accident ou à d'une attaque de résistants... Afficher tout Le risque de représailles en cas de sabotage était quand même énorme. Y'en a qui ont été passés par les armes pour avoir juste imprimés des tracts...
Peut être que, laisser bombarder tout en évacuant/prévenant discrètement les ouvriers et les riverains de ne pas venir était aussi valable, mais bon je n'étais pas là, je sais pas comment j'aurai réagi.
Le fait est que les bombardement étaient loin d'être précis à l'époque, il est admis que dans la plupart des cas, les dommages collatéraux ont presque toujours été largement supérieurs aux objectifs/cible.

Ils ont également demandé à la marine française de se rendre ou de saborder les navires, et sont passé à l'attaque devant le refus des officiers français.

Ils nous ont bien fait payer notre défaite, pour les gens qui ont demandé à la France de ne pas fortifier la frontière avec la Belgique.

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a écrit : Le risque de représailles en cas de sabotage était quand même énorme. Y'en a qui ont été passés par les armes pour avoir juste imprimés des tracts...
Peut être que, laisser bombarder tout en évacuant/prévenant discrètement les ouvriers et les riverains de ne pas venir était aussi valable, mais bon je n'
étais pas là, je sais pas comment j'aurai réagi.
Le fait est que les bombardement étaient loin d'être précis à l'époque, il est admis que dans la plupart des cas, les dommages collatéraux ont presque toujours été largement supérieurs aux objectifs/cible.
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D'où l'intérêt de ne pas dire que c'est toi qui a saboté mais que tu as trouvé les machines cassées en ouvrant l'usine le matin. Le risque, et ça a été fait, c'est que l'occupant, à défaut de trouver les vrais coupables, fusille une dizaine d'hommes pris au hasard dans le village voisin, afin que les résistants hésitent ensuite à faire des sabotages en sachant que ça va retomber sur la population.

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a écrit : Ils ont également demandé à la marine française de se rendre ou de saborder les navires, et sont passé à l'attaque devant le refus des officiers français.

Ils nous ont bien fait payer notre défaite, pour les gens qui ont demandé à la France de ne pas fortifier la frontière avec la Belgique.
Les Britanniques étaient les seuls à être resté invaincus, la flotte française était très importante et performante, Churchill ne voulait pas qu'elle soit utilisée par l'Allemagne nazie

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La voilà, la différence entre Peugeot et Renault.

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a écrit : Ils ont également demandé à la marine française de se rendre ou de saborder les navires, et sont passé à l'attaque devant le refus des officiers français.

Ils nous ont bien fait payer notre défaite, pour les gens qui ont demandé à la France de ne pas fortifier la frontière avec la Belgique.
En même temps, ils ne pouvaient pas laisser la marine française tomber entre les mains des nazis. Ils ont été pragmatiques et ont sûrement sauvés des vies.

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J’me demandais d’où venait se claquement sur mon HDI..

a écrit : Ils ont également demandé à la marine française de se rendre ou de saborder les navires, et sont passé à l'attaque devant le refus des officiers français.

Ils nous ont bien fait payer notre défaite, pour les gens qui ont demandé à la France de ne pas fortifier la frontière avec la Belgique.
C’est la Belgique qui refusait de voir sa frontière avec la France fortifiée

On oublie très souvent que toute la famille michelin faisait partie des opposants aux régime pendant SGM et qu'ils ont fait preuve d'énormément de courage, ils ont malheureusement tous été condamnés à mort suite à cela.......

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a écrit : Les Britanniques étaient les seuls à être resté invaincus, la flotte française était très importante et performante, Churchill ne voulait pas qu'elle soit utilisée par l'Allemagne nazie L'armée allemande n'avait pas demandé la flotte française dans le traité d'armistice... Et les officiers français avaient déjà prévu de saborder les navires dans le cas où les allemands viendraient a les réquisitionner. Malgré cela, de Gaulle ordonna que l'on bombarde la flotte, causant la mort de 3000 soldats français. On parle souvent de "de Gaulle" le magnifique, jamais de cette épisode ou des soldats furent massacrés sous ordres de leur propre général...

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a écrit : L'armée allemande n'avait pas demandé la flotte française dans le traité d'armistice... Et les officiers français avaient déjà prévu de saborder les navires dans le cas où les allemands viendraient a les réquisitionner. Malgré cela, de Gaulle ordonna que l'on bombarde la flotte, causant la mort de 3000 soldats français. On parle souvent de "de Gaulle" le magnifique, jamais de cette épisode ou des soldats furent massacrés sous ordres de leur propre général... Afficher tout Si on parle bien de Mers el Kébir et de l'opération Catapult, De Gaulle n'a rien à voir là dedans vu que cela s'est passé entre l'amirauté Britannique et sa flotte britannique.
Oui de Gaulle est intervenu, après coup et pour apaiser les tensions (justifiées) naissantes entre les deux alliés mais rien n'avance qu'il ait lui meme donné son autorisation. Il n'avait d'ailleurs aucun ascendant de commandement sur cette flotte. Il s'est plusieurs fois exprimé sur le sujet d'ailleurs, je vous laisse chercher.

De plus on parle de 1300 morts et non 3000, si bien sur c'est bien Mers el Kebir.

Pour ma part je n'y voit pas de trahison anglaise comme certains, les périodes de guerre sont des périodes de choix difficiles qu'il faut assumer, cette attaque en est une au meme titre que l'évacuation de Dunkerque, qu'on pourrait aussi reprocher aux britanniques.