Quand Singer devait produire des aiguilles empoisonnées

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En 1941, la fabrique de machines à coudre Singer de Bristol reçut une commande inusuelle d'aiguilles creuses, destinées à contenir un poison (anthrax, ricine). 30 000 de ces dards, insérés dans une bombe, auraient eu un pouvoir létal de 90%, en terrain découvert. Cette arme en resta cependant au stade de projet, car elle était bien moins effective dans un contexte de guerre de tranchées, et d'effet nul si l'ennemi se mettait à couvert.


Commentaires préférés (3)

L’anecdote est très intéressante mais les poisons cités ne me semblent pas pertinents.

L’anthrax (ou maladie du charbon) dit cutané et inoculé par coupure est peu mortelle et peut mettre jusqu’à une semaine pour se développer. Très peu efficace en temps de guerre.

La ricine est très toxique mais provoque une mort en plusieurs heures, loin des 30 secondes évoquées dans les sources et 30 minutes si l’aiguille est retirée.

Le gaz moutarde me semble plus logique pour l’utilisation de ces aiguilles.

Enfin parler de guerre de tranchées en 1941 me paraît bien étrange...

Petit complément d'anecdote sur les armes chimiques : il existe depuis 1997 une convention interdisant les armes chimiques, et obligeant les états à démanteler leur stock. Contrairement à ce que les esprits chagrins vont immédiatement penser, c'est une des conventions qui a connu le plus de succès au monde : signée par tous les états (sauf deux qui n'ont a priori pas d'armes chimiques), elle a permis à la totalité des stocks d'armes chimiques de disparaître. Seuls les USA et la Russie n'ont pas tout à fait fini, mais c'est uniquement parce que la quantité de ces armes qu'ils avaient au départ était faramineuse. Il leur reste d'ailleurs largement moins qu'un pour-cent de leur arsenal originel.

Mais la plus grande réussite de cette convention, c'est d'avoir fait des armes chimiques une ligne rouge à ne pas franchir. Alors qu'avant personne ne s'en souciait, aujourd'hui l'utilisation de ces armes amène à une mobilisation internationale (la Syrie en est un bon exemple). La convention sur les armes chimiques est un des exemples où le droit de la guerre et le droit pénal international ont été le plus efficaces, et on permis de faire évoluer la situation de manière remarquable.

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a écrit : L’anecdote est très intéressante mais les poisons cités ne me semblent pas pertinents.

L’anthrax (ou maladie du charbon) dit cutané et inoculé par coupure est peu mortelle et peut mettre jusqu’à une semaine pour se développer. Très peu efficace en temps de guerre.

La ricine est très toxique
mais provoque une mort en plusieurs heures, loin des 30 secondes évoquées dans les sources et 30 minutes si l’aiguille est retirée.

Le gaz moutarde me semble plus logique pour l’utilisation de ces aiguilles.

Enfin parler de guerre de tranchées en 1941 me paraît bien étrange...
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Après cela peut se révéler stratégique de tuer à rebours. Cela peut provoquer une sérieuse désorganisation chez l'ennemi. Imagine un régiment qui se prend ces bombes, il s'en sortent sans trop de perte, ils sont envoyé une semaine plus tard tenir une position ailleurs. Bim ils tombent tous malade, même sans mourir, ils sont hors de combat et la zone où ils devaient tenir une position se retrouve sans défense, l'ennemi est obliger de déployer une partie de sa réserve sur la zone, ce qui réduit sa capacité à faire face aux imprévus et le rend donc bien plus vulnérable sur l'ensemble du front.
Et quand la méthode fini par être connue de l'ennemi, je n'imagine même pas l'impact psychologique pour le soldat car maintenant il peut survivre au combat sans blessure mais tout de même mourir une semaine plus tard.

Tandis que si les mecs étaient mort directement au combat, l'état major aurait prévu cette éventualité en amont et il n'y aurait pas eu de désorganisation, ça n'aurait pas été tendu au niveau quantité de troupe.

C'est comme si tu as la possibilité d'empoisonner les rations des officiers la veille du combat, faut pas aller mettre du poison mortel, ça sert à rien et les officiers seront remplacés. Non il faut mettre des drogues ayant un effet à rebours pour qu'ils se mettent à donner des ordres illogiques et ainsi désorganiser la stratégie ennemi.


Tous les commentaires (37)

Honnêtement, ça reste un des moyens de mettre en œuvre une guerre chimique les moins horribles. Je vous laisse imaginer à quel point ça peut être inhumain si être transpercé par des aiguilles empoisonnées ça reste une des méthodes les moins pires.

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L’anecdote est très intéressante mais les poisons cités ne me semblent pas pertinents.

L’anthrax (ou maladie du charbon) dit cutané et inoculé par coupure est peu mortelle et peut mettre jusqu’à une semaine pour se développer. Très peu efficace en temps de guerre.

La ricine est très toxique mais provoque une mort en plusieurs heures, loin des 30 secondes évoquées dans les sources et 30 minutes si l’aiguille est retirée.

Le gaz moutarde me semble plus logique pour l’utilisation de ces aiguilles.

Enfin parler de guerre de tranchées en 1941 me paraît bien étrange...

Petit complément d'anecdote sur les armes chimiques : il existe depuis 1997 une convention interdisant les armes chimiques, et obligeant les états à démanteler leur stock. Contrairement à ce que les esprits chagrins vont immédiatement penser, c'est une des conventions qui a connu le plus de succès au monde : signée par tous les états (sauf deux qui n'ont a priori pas d'armes chimiques), elle a permis à la totalité des stocks d'armes chimiques de disparaître. Seuls les USA et la Russie n'ont pas tout à fait fini, mais c'est uniquement parce que la quantité de ces armes qu'ils avaient au départ était faramineuse. Il leur reste d'ailleurs largement moins qu'un pour-cent de leur arsenal originel.

Mais la plus grande réussite de cette convention, c'est d'avoir fait des armes chimiques une ligne rouge à ne pas franchir. Alors qu'avant personne ne s'en souciait, aujourd'hui l'utilisation de ces armes amène à une mobilisation internationale (la Syrie en est un bon exemple). La convention sur les armes chimiques est un des exemples où le droit de la guerre et le droit pénal international ont été le plus efficaces, et on permis de faire évoluer la situation de manière remarquable.

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a écrit : L’anecdote est très intéressante mais les poisons cités ne me semblent pas pertinents.

L’anthrax (ou maladie du charbon) dit cutané et inoculé par coupure est peu mortelle et peut mettre jusqu’à une semaine pour se développer. Très peu efficace en temps de guerre.

La ricine est très toxique
mais provoque une mort en plusieurs heures, loin des 30 secondes évoquées dans les sources et 30 minutes si l’aiguille est retirée.

Le gaz moutarde me semble plus logique pour l’utilisation de ces aiguilles.

Enfin parler de guerre de tranchées en 1941 me paraît bien étrange...
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Après cela peut se révéler stratégique de tuer à rebours. Cela peut provoquer une sérieuse désorganisation chez l'ennemi. Imagine un régiment qui se prend ces bombes, il s'en sortent sans trop de perte, ils sont envoyé une semaine plus tard tenir une position ailleurs. Bim ils tombent tous malade, même sans mourir, ils sont hors de combat et la zone où ils devaient tenir une position se retrouve sans défense, l'ennemi est obliger de déployer une partie de sa réserve sur la zone, ce qui réduit sa capacité à faire face aux imprévus et le rend donc bien plus vulnérable sur l'ensemble du front.
Et quand la méthode fini par être connue de l'ennemi, je n'imagine même pas l'impact psychologique pour le soldat car maintenant il peut survivre au combat sans blessure mais tout de même mourir une semaine plus tard.

Tandis que si les mecs étaient mort directement au combat, l'état major aurait prévu cette éventualité en amont et il n'y aurait pas eu de désorganisation, ça n'aurait pas été tendu au niveau quantité de troupe.

C'est comme si tu as la possibilité d'empoisonner les rations des officiers la veille du combat, faut pas aller mettre du poison mortel, ça sert à rien et les officiers seront remplacés. Non il faut mettre des drogues ayant un effet à rebours pour qu'ils se mettent à donner des ordres illogiques et ainsi désorganiser la stratégie ennemi.

a écrit : Petit complément d'anecdote sur les armes chimiques : il existe depuis 1997 une convention interdisant les armes chimiques, et obligeant les états à démanteler leur stock. Contrairement à ce que les esprits chagrins vont immédiatement penser, c'est une des conventions qui a connu le plus de succès au monde : signée par tous les états (sauf deux qui n'ont a priori pas d'armes chimiques), elle a permis à la totalité des stocks d'armes chimiques de disparaître. Seuls les USA et la Russie n'ont pas tout à fait fini, mais c'est uniquement parce que la quantité de ces armes qu'ils avaient au départ était faramineuse. Il leur reste d'ailleurs largement moins qu'un pour-cent de leur arsenal originel.

Mais la plus grande réussite de cette convention, c'est d'avoir fait des armes chimiques une ligne rouge à ne pas franchir. Alors qu'avant personne ne s'en souciait, aujourd'hui l'utilisation de ces armes amène à une mobilisation internationale (la Syrie en est un bon exemple). La convention sur les armes chimiques est un des exemples où le droit de la guerre et le droit pénal international ont été le plus efficaces, et on permis de faire évoluer la situation de manière remarquable.
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J’y crois pas trop.
Je suis certain que des armes chimiques existent dans le stock de nombreuses puissances mondiales et que de nouvelles armes sont en cours d’élaboration (bactériologiques, virales, acoustiques, etc.).
L’arme ultime étant de neutraliser une grand nombre de militaires ennemis (tuer ou immobiliser) sans détruire une seule infrastructure.

Pour la Syrie, oui les médias ont condamné les attaques. Et ?
Il ne s’est rien passé du tout. Les enfants syriens continuent de cracher du sang.

a écrit : Petit complément d'anecdote sur les armes chimiques : il existe depuis 1997 une convention interdisant les armes chimiques, et obligeant les états à démanteler leur stock. Contrairement à ce que les esprits chagrins vont immédiatement penser, c'est une des conventions qui a connu le plus de succès au monde : signée par tous les états (sauf deux qui n'ont a priori pas d'armes chimiques), elle a permis à la totalité des stocks d'armes chimiques de disparaître. Seuls les USA et la Russie n'ont pas tout à fait fini, mais c'est uniquement parce que la quantité de ces armes qu'ils avaient au départ était faramineuse. Il leur reste d'ailleurs largement moins qu'un pour-cent de leur arsenal originel.

Mais la plus grande réussite de cette convention, c'est d'avoir fait des armes chimiques une ligne rouge à ne pas franchir. Alors qu'avant personne ne s'en souciait, aujourd'hui l'utilisation de ces armes amène à une mobilisation internationale (la Syrie en est un bon exemple). La convention sur les armes chimiques est un des exemples où le droit de la guerre et le droit pénal international ont été le plus efficaces, et on permis de faire évoluer la situation de manière remarquable.
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Les stocks d'armes chimiques datant de la seconde guerre mondiale n'ont pas vraiment été démantelé.
Ils ont juste pour la plupart été largué en pleine mer.
Après autant d'années immergé ils commencent à diffuser leur poison dans les fond marins.
Une étude menée sur les marchés de poisson eurooppen démontre la trace de ces polluants dans poissons qui ce retrouvent dans nos assiettes.

Juste pour info certaines des ces entreprises qui fabriquaient ces produits chimiques ce sont recycler depuis dans la production de produit menager disponible dans les grandes surfaces.

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a écrit : J’y crois pas trop.
Je suis certain que des armes chimiques existent dans le stock de nombreuses puissances mondiales et que de nouvelles armes sont en cours d’élaboration (bactériologiques, virales, acoustiques, etc.).
L’arme ultime étant de neutraliser une grand nombre de militaires ennemis (tuer ou i
mmobiliser) sans détruire une seule infrastructure.

Pour la Syrie, oui les médias ont condamné les attaques. Et ?
Il ne s’est rien passé du tout. Les enfants syriens continuent de cracher du sang.
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La convention a mis en place une commission de vérification du démantèlement des stocks. Elle a le pouvoir de se rendre dans les entrepôts et les usines, pour vérifier l'avancement des travaux. Elle est impartiale et indépendante.
Globalement, il est difficile pour un état de dissimuler les entrepôts et les usines de fabrication. A partir d'une quantité relativement faible, les infrastructures sont immédiatement imposantes, et donc facilement repérables.
Pour la Syrie, c'est uniquement la protection écœurante de la Russie qui a fait que la communauté internationale est intervenue. Reste que mon point est toujours valide : il y a 50 ans, personne n'aurait battu un cil, aujourd'hui, tout le monde s'est indigné. Et parce qu'il y a une convention, on a aujourd'hui l'espoir de pouvoir un jour traduire Al-Assad en justice, ce qui n'était pas forcément possible avant (ça l'était probablement, mais on rentre dans des questions beaucoup plus complexes de ius cogens, coutume internationale, droit international humanitaire, etc.)

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a écrit : Les stocks d'armes chimiques datant de la seconde guerre mondiale n'ont pas vraiment été démantelé.
Ils ont juste pour la plupart été largué en pleine mer.
Après autant d'années immergé ils commencent à diffuser leur poison dans les fond marins.
Une étude menée sur les marchés de pois
son eurooppen démontre la trace de ces polluants dans poissons qui ce retrouvent dans nos assiettes.

Juste pour info certaines des ces entreprises qui fabriquaient ces produits chimiques ce sont recycler depuis dans la production de produit menager disponible dans les grandes surfaces.
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Effectivement. La convention date de 1997, date à laquelle de nombreux stocks d'armes anciennes avaient été bazardés de cette manière. Sachant que les armes de la Seconde Guerre Mondiale sont aujourd'hui inutilisables, elle prévoit des dispositions différentes pour celles-ci, qui sont moins strictes.

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a écrit : J’y crois pas trop.
Je suis certain que des armes chimiques existent dans le stock de nombreuses puissances mondiales et que de nouvelles armes sont en cours d’élaboration (bactériologiques, virales, acoustiques, etc.).
L’arme ultime étant de neutraliser une grand nombre de militaires ennemis (tuer ou i
mmobiliser) sans détruire une seule infrastructure.

Pour la Syrie, oui les médias ont condamné les attaques. Et ?
Il ne s’est rien passé du tout. Les enfants syriens continuent de cracher du sang.
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Ah, et dernière précision : tu mentionnes les médias, mais c'est un peu pessimiste de ta part : c'est aussi l'ensemble de la communauté internationale (donc les chefs d'états et les organisations internationales) qui ont réagi. Ce n'est pas la même chose, et ça n'a pas le même poids, même pour un tyran comme Al-Assad.

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Au sujet de la formulation, "effectif" ne veut pas dire "efficace", c'est un calque de l'anglais.
Effectif = qui existe réellement, qui produit un effet réel ("Sa parole est à présent effective")
Efficace = qui produit l'effet attendu

a écrit : J’y crois pas trop.
Je suis certain que des armes chimiques existent dans le stock de nombreuses puissances mondiales et que de nouvelles armes sont en cours d’élaboration (bactériologiques, virales, acoustiques, etc.).
L’arme ultime étant de neutraliser une grand nombre de militaires ennemis (tuer ou i
mmobiliser) sans détruire une seule infrastructure.

Pour la Syrie, oui les médias ont condamné les attaques. Et ?
Il ne s’est rien passé du tout. Les enfants syriens continuent de cracher du sang.
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En effet, moi non plus, que l'on parle de précurseurs de drogue (de synthèse ou de semi-synthèse) ou de précurseurs d'armes chimiques, on ne cache pas les stocks ni les usines, on ment sur leur destination finale: peinture, produits ménagers, pétro-chimie...

Ce qu'avait fait "Ali le Chimique" en gazant les Kurdes d'Irak. Les précurseurs avaient été acheté par une université de sciences irakienne, à des fins "déclarées" de recherche.
Autre parallèle que l'on peut faire entre les drogues de synthèse, et les armes chimiques, on peut estimer leur nombre. Comment fait-on ? On décompte les ventes légales de précurseurs et on dénombre les produits finis. Bizarrement y'a toujours une partie du stock de précurseurs qui n'arrive jamais à destination, qui se perd en route.
Quand à la convention de Paris (armes chimiques), elle ne repose que sur des bons sentiments. Il n'y a pas de contrôle des exportations de précurseurs vers les pays sensibles, un engagement écrit sur l'honneur des entreprises suffit.
Pour info, les précurseurs d'Ali le Chimique venait de très grandes enreprises de chimie allemandes...
PS Il existe un excellent numéro de "RDV avec X" sur Ali le Chimique.

a écrit : La convention a mis en place une commission de vérification du démantèlement des stocks. Elle a le pouvoir de se rendre dans les entrepôts et les usines, pour vérifier l'avancement des travaux. Elle est impartiale et indépendante.
Globalement, il est difficile pour un état de dissimuler les entrepôts et les
usines de fabrication. A partir d'une quantité relativement faible, les infrastructures sont immédiatement imposantes, et donc facilement repérables.
Pour la Syrie, c'est uniquement la protection écœurante de la Russie qui a fait que la communauté internationale est intervenue. Reste que mon point est toujours valide : il y a 50 ans, personne n'aurait battu un cil, aujourd'hui, tout le monde s'est indigné. Et parce qu'il y a une convention, on a aujourd'hui l'espoir de pouvoir un jour traduire Al-Assad en justice, ce qui n'était pas forcément possible avant (ça l'était probablement, mais on rentre dans des questions beaucoup plus complexes de ius cogens, coutume internationale, droit international humanitaire, etc.)
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La CIAC n’a de pouvoir que sur les stocks déclarés par les états signataires du traité.

Puis les traité et les conventions, on sait ce qu’en font les états. Ils les signent puis ne les respectent pas ou les contournent. Exemple tout simple, il est interdit d’utiliser des gaz lacrymogènes en tant qu’armes en temps de guerre. Par contre, chaque pays peut en balancer autant qu’il le veut sur sa propre population.

Invention cohérente avec les conventions internationales sur l'interdiction des armes empoisonnées ?

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Les deux sources semblent contradictoires et l'une au moins ne confirme pas l'anecdote puisqu'elle parle d'aiguilles de machine à coudre commandées chez Singer et pas d'aiguilles creuses qui auraient pu être commandées chez une fabricant d'aiguilles pour seringues. Donc d'après l'une des sources le chercheur aurait plutôt essayé d'utilisé des aiguilles de machine à coudre standard, probablement en mettant le poison dans le chas de l'aiguille. Alors que l'autre source montre un schéma avec une aiguille creuse. Toujours est il que le projet n'a pas été jugé rentable car il aurait fallu remplir soigneusement toutes ces aiguilles avec du poison pour que finalement, en les projetant au hasard, très peu atteignent leur objectif. Ultérieurement d'autres personnes ont compris que, pour corriger cet inconvénient, il valait mieux utiliser une seule aiguille empoisonnée mais s'approcher de la cible et bien viser pour s'assurer que l'aiguille atteignait son objectif et ça a donné... le parapluie bulgare.

a écrit : La CIAC n’a de pouvoir que sur les stocks déclarés par les états signataires du traité.

Puis les traité et les conventions, on sait ce qu’en font les états. Ils les signent puis ne les respectent pas ou les contournent. Exemple tout simple, il est interdit d’utiliser des gaz lacrymogènes en tant qu’arme
s en temps de guerre. Par contre, chaque pays peut en balancer autant qu’il le veut sur sa propre population. Afficher tout
La convention rend quand même illégale tout stock autre que celui qui a été déclaré. Ce n'est pas parce qu'il échapperait à la CIAC que le stock deviendrait acceptable, au contraire.

Et puis, pour l'amour du ciel, ne ramène pas l'argument "on sait bien que personne ne respecte les traités". Outre le fait que c'est juste faux, c'est une attitude qui est loin d'être constructive et utile. Personne ne dit "ça sert à rien d'interdire le meurtre", mais à cause de ce genre d'attitude, tout le monde dit "à quoi ça sert d'interdire les armes de destruction massive ?" Justement, on crée les lois pénales et les traités pour interdire certains comportements, et on s'attend à ce que certains les transgressent. Si les états continuent à conclure des traités, et que l'ONU y pousse, c'est bien parce que ça sert à quelque chose ! De dire que ça ne sert à rien détourne en fait du vrai problème qui est de comment poursuivre ceux qui ont transgressé.

Pour ce que tu mentionnes des armes chimiques utilisées contre la population, je suis complètement d'accord avec toi que c'est une honte. Mais je pense que c'est une mécompréhension de la Convention : celle-ci (comme le droit de la guerre en général) ne concerne pas la population de l'état en guerre, ça fait partie de ses limites. Après, ça ne veut pas dire que celui qui large des bombes sur sa population ne pourra pas être poursuivi non plus, juste pas sous cette convention là.

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a écrit : En effet, moi non plus, que l'on parle de précurseurs de drogue (de synthèse ou de semi-synthèse) ou de précurseurs d'armes chimiques, on ne cache pas les stocks ni les usines, on ment sur leur destination finale: peinture, produits ménagers, pétro-chimie...

Ce qu'avait fait "Ali le C
himique" en gazant les Kurdes d'Irak. Les précurseurs avaient été acheté par une université de sciences irakienne, à des fins "déclarées" de recherche.
Autre parallèle que l'on peut faire entre les drogues de synthèse, et les armes chimiques, on peut estimer leur nombre. Comment fait-on ? On décompte les ventes légales de précurseurs et on dénombre les produits finis. Bizarrement y'a toujours une partie du stock de précurseurs qui n'arrive jamais à destination, qui se perd en route.
Quand à la convention de Paris (armes chimiques), elle ne repose que sur des bons sentiments. Il n'y a pas de contrôle des exportations de précurseurs vers les pays sensibles, un engagement écrit sur l'honneur des entreprises suffit.
Pour info, les précurseurs d'Ali le Chimique venait de très grandes enreprises de chimie allemandes...
PS Il existe un excellent numéro de "RDV avec X" sur Ali le Chimique.
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La Convention, même si elle est une réussite, n'est pas pour autant la panacée. Mais ce que tu avances montre justement son efficacité : ce qui auparavant était fait de manière complètement légale et à la vue de tous (ou presque) doit maintenant se faire dans l'illégalité et en contrebande. Ça n'aide pas à la traçabilité, certes, mais ça va certainement aider à pouvoir juger les personnes qui se seraient livrées à cette contrebande.

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a écrit : Les deux sources semblent contradictoires et l'une au moins ne confirme pas l'anecdote puisqu'elle parle d'aiguilles de machine à coudre commandées chez Singer et pas d'aiguilles creuses qui auraient pu être commandées chez une fabricant d'aiguilles pour seringues. Donc d'après l';une des sources le chercheur aurait plutôt essayé d'utilisé des aiguilles de machine à coudre standard, probablement en mettant le poison dans le chas de l'aiguille. Alors que l'autre source montre un schéma avec une aiguille creuse. Toujours est il que le projet n'a pas été jugé rentable car il aurait fallu remplir soigneusement toutes ces aiguilles avec du poison pour que finalement, en les projetant au hasard, très peu atteignent leur objectif. Ultérieurement d'autres personnes ont compris que, pour corriger cet inconvénient, il valait mieux utiliser une seule aiguille empoisonnée mais s'approcher de la cible et bien viser pour s'assurer que l'aiguille atteignait son objectif et ça a donné... le parapluie bulgare. Afficher tout En préambule, merci à tous d'avoir participé et commenté.
Veuillez m'excuser pour tarder à répondre. Des impératifs professionnels m'y empêchait aujourd'hui.

Je ne pense pas que les sources soient contradictoires. L'une des deux est simplement plus précise.

La commande fut passée chez Singer, et la réponse de l'entreprise fut la suivante: "nous ne sommes pas certains de votre commande. Selon vos précisions (techniques), il semble que vous nécessitez ces aiguilles dans un but n'ayant rien à voir avec les machines à coudre".
Cette commande fut passée depuis "Porton down" le Centre Britannique de Recherche du Ministère de la Guerre.
Cependant, il ne pouvait pas détailler plus, sur les raisons et finalités de ces aiguilles modifiées dans leur conception et fabrication.
Ce que recherchait le Ministère de la Guerre, était un savoir-faire et une qualité du produit fini, fabriqué par une entreprise civile qui n'avait que peu à démontrer sur sa maîtrise dans un processus de fabrication.
De plus, Singer disposait déjà de la machinerie nécessaire ( fusse avec quelques modifications dans certaines étapes) et le personnel formé, pour pouvoir honorer cette commande spéciale.
Par ailleurs, une fabrique de machines à coudre et d'accessoires dérivés, aurait bien été la dernière à éveiller quelque soupçon pour un éventuel espion. Ce détail est plus important qu'il ne puisse paraître: L'Intelligence Britannique a mis un point d'honneur, durant le conflit mondial, à cacher au mieux ses activités, tant sur le point offensif comme défensif. La préparation du Débarquement est un véritable "cas d'école", en matière de diversion, et bien d'autres faits Britanniques durant cette période, sont dignes d'anecdotes sur SCMB.

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a écrit : Au sujet de la formulation, "effectif" ne veut pas dire "efficace", c'est un calque de l'anglais.
Effectif = qui existe réellement, qui produit un effet réel ("Sa parole est à présent effective")
Efficace = qui produit l'effet attendu
Ta précision est tout à fait honnête et juste.
Cette bourde de ma part, vient du fait que la langue dans laquelle je pense et que j'utilise quotidiennement est l'Espagnol.
Les mots "eficiencia" et "eficacidad", ont la même définition, dans la langue de Cervantès.
Il s'agit d'un faux-ami de ma part.

Merci.

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a écrit : L’anecdote est très intéressante mais les poisons cités ne me semblent pas pertinents.

L’anthrax (ou maladie du charbon) dit cutané et inoculé par coupure est peu mortelle et peut mettre jusqu’à une semaine pour se développer. Très peu efficace en temps de guerre.

La ricine est très toxique
mais provoque une mort en plusieurs heures, loin des 30 secondes évoquées dans les sources et 30 minutes si l’aiguille est retirée.

Le gaz moutarde me semble plus logique pour l’utilisation de ces aiguilles.

Enfin parler de guerre de tranchées en 1941 me paraît bien étrange...
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On a parfois tendance à donner une fausse définition au mot "létal".
Létal, en terme guerrier, veut tout autant dire "handicaper" ou "blesser", que "tuer" l'adversaire.
Dans un conflit guerrier, il est parfois plus efficace de chercher à blesser physiquement l'adversaire, que de lui donner la mort. La raison est assez simple, mais pas toujours évidente à première vue.
Quand un soldat meurt au combat, ses compagnons ne peuvent faire que très peu pour lui. Mais dans le cas où il n'est que blessé, tout autant la mission de ses camarades sera de se protéger et le protéger, que de lui porter assistance.
Ceci a même été mis en équation : un soldat blessé, rend inopérant à 3,5 autres soldats, de moyenne. Si 20% des troupes adverses sont blessées, c'est en fait le trois quart d'entre-elles qui ne peuvent plus être combattantes à leur maximum. Il est possible de penser que c'est dans cette optique, que les recherches de Porton down, donnaient préférence à l'emploi de l'antrax et de la ricine.

Les tranchées sont citées ici, dans un but de comparaison avec une situation sur terrain découvert.
Les tests, effectués en situation sur du bétail en guise de soldats, a montré que ce type d'arme n'était que peu efficace dans cette situation, ce qui réduisait tout autant sa versatilité dans son emploi, selon la configuration du terrain.
Même si le Blitz prend fin en mai 1941, les Britanniques ne peuvent pas écarter une nouvelle tentative d'invasion nazie de leur territoire... Et encore moins quand sur le front Oriental, l'URSS est clairement en mauvaise posture, avec notamment une grande incertitude par rapport à Moscou. Si les Soviétiques n'avaient que demandé une trêve ou un cessez-le-feu, le Royaume Uni restait ( dans les faits), le seul et unique belligérant. Tous les scénarios, dont celui de combats terrestres sur sol Britannique, étaient donc à envisager.

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a écrit : Invention cohérente avec les conventions internationales sur l'interdiction des armes empoisonnées ? Les "coutumes" relatives à la guerre, durant la Seconde Guerre Mondiale", se régissaient sur la base de la Convention de La Haye, datée de 1907.
Je suppose ( je n'ai pas vérifié) qu'une ou des annexes se référaient aux armes chimiques, suite à la Grande Guerre.
Néanmoins, il est évident qu'aucun des belligérants, ne les a appliquées à la lettre, durant la Seconde Guerre Mondiale.
Les nazis ont par exemple fait usage à maintes reprises, de la Convention de La Haye, dans les pays occupés. Cependant, ils l'ont surtout utilisé pour la forme, tout en gardant l'optique d'obtenir ce qu'ils désiraient : des profits et des revenus, sur le compte des populations asservies.
L'on peut même penser que, dès leur offensive sur le Front Occidental, ils se sont comportés en fonction de la Convention de La Haye... Tel et comme s'ils contemplaient une éventualité de défaite et de jugement international ultérieur, ou là, celle-ci aurait été brandie comme d'un argument légitimant toutes leurs actions.

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