Le vote alternatif élimine peu à peu les candidats

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L'Irlande et l'Australie pratiquent le vote alternatif : les électeurs classent les candidats par ordre de préférence. À chaque décompte, on raye le nom du candidat ayant fait le plus petit score. Un test a été fait à Grenoble en 2017 où les candidats Macron et Mélenchon se sont retrouvés en tête.


Tous les commentaires (29)

Il existe une excellente petite vidéo pour expliquer que différents choix de vote démocratique peuvent amener à des différences surprenante : youtu.be/vfTJ4vmIsO4

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a écrit : Super vidéo de scienceétonnante sur les différents modes de scrutins : www.youtube.com/watch?v=ZoGH7d51bvc

Et le mode de scrutin français à savoir le scrutin binominal majoritaire à deux tours est très loin d'être le meilleur pour représenter les opinions d'un peuple. Ce scrutin a comme s
eul avantage la facilité de compter les résultats. L'absence de pondération ou de classement des candidats reste un très gros défaut. Afficher tout
Le scrutin en France est UNInominal majoritaire à 2 tours.
Pas binominal...
Du moins pour les présidentielles (scrutin évoqué dans l’anecdote) on ne vote que pour 1 seule personne à chaque tour.
Donc uninominal.

a écrit : Je n'ai pas écrit que c'était la raison de son instauration mais un des avantages qu'il possède.

Et sans système informatique, faire un report de classement ou de notes par candidat (une dizaine à la dernière élection présidentielle) et par votant (37 millions à la dernière élection prési
dentielle) sur un pays comme la France me parait difficile voire impossible.

"On peut tromper mille fois mille personnes, non, on peut tromper une fois mille personnes, mais on ne peut pas tromper mille fois mille personnes. Non, on peut tromper une fois mille personne mais on peut pas tromper mille fois une personne. Non."
Afficher tout
C'est long, mais faisable. Après tout, ce n'est qu'une suite de calculs à faire au niveau local et à consolider au niveau régional, puis national. Et maintenant, les moyens informatiques permettraient de le faire plus rapidement. Opter pour tel ou tel mode de scrutin n'est donc pas un choix technique mais un choix politique, entre stabilité gouvernementale et représentativité parlementaire...

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a écrit : Je n'ai pas écrit que c'était la raison de son instauration mais un des avantages qu'il possède.

Et sans système informatique, faire un report de classement ou de notes par candidat (une dizaine à la dernière élection présidentielle) et par votant (37 millions à la dernière élection prési
dentielle) sur un pays comme la France me parait difficile voire impossible.

"On peut tromper mille fois mille personnes, non, on peut tromper une fois mille personnes, mais on ne peut pas tromper mille fois mille personnes. Non, on peut tromper une fois mille personne mais on peut pas tromper mille fois une personne. Non."
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C'est bien plus simple que vous le croyez. Il faudrait à peine modifier le système actuel car le recueil des votes se fait déjà manière étagée permettant d'avoir des statistiques par département, par ville, (voire par bureau) en termes de vote et de participation.

*Pour un système de classement :
Au lieu de compter le nombre de voix obtenues, le bureau de vote compte pour chaque candidat/liste, le nombre de votes les mettant dans chacun des classements possibles.
Par exemple, avec 10 candidats, on indique pour chacun le nombre de votes les mettant 1ère position, les mettant 2ème position... ainsi de suite jusqu'à combien le mette en 10ème position.
Ce décompte est transmis à l'étage supérieur.
La suite est encore plus facile puisque, comme avec le scrutin uninominal, les décomptes de chaque bureau sont additionnés à chaque étage jusqu'à obtenir un classement au niveau désiré (national pour les présidentielle par exemple). A partir de ce classement, on détermine le vainqueur en appliquant les règles du mode de scrutin choisi.

*Pour un système de notation:
Chaque bureau de vote dénombre le nombre de votes donnant chacune des notes possibles pour chacun des candidats.
Là encore, les étages supérieurs n'ont qu'à additionner.
A dernier étage, on effectue une moyenne pondérée des notes. Une calculatrice ou un logiciel simple (genre excel) peut le faire.
Le vainqueur est celui qui a la note la plus haute.

*Pour un système d'évaluation (type "jugement majoritaire):
C'est quasiment pareil qu'avec des notes : on compte le nombre de votes donnant chaque appréciation possible. Les étages suivants additionnent.
Le dernier étages calcule les taux d'appréciations obtenus. Là c'est du calcul encore plus simple, c'est une simple division.

a écrit : C'est bien plus simple que vous le croyez. Il faudrait à peine modifier le système actuel car le recueil des votes se fait déjà manière étagée permettant d'avoir des statistiques par département, par ville, (voire par bureau) en termes de vote et de participation.

*Pour un système de classement
:
Au lieu de compter le nombre de voix obtenues, le bureau de vote compte pour chaque candidat/liste, le nombre de votes les mettant dans chacun des classements possibles.
Par exemple, avec 10 candidats, on indique pour chacun le nombre de votes les mettant 1ère position, les mettant 2ème position... ainsi de suite jusqu'à combien le mette en 10ème position.
Ce décompte est transmis à l'étage supérieur.
La suite est encore plus facile puisque, comme avec le scrutin uninominal, les décomptes de chaque bureau sont additionnés à chaque étage jusqu'à obtenir un classement au niveau désiré (national pour les présidentielle par exemple). A partir de ce classement, on détermine le vainqueur en appliquant les règles du mode de scrutin choisi.

*Pour un système de notation:
Chaque bureau de vote dénombre le nombre de votes donnant chacune des notes possibles pour chacun des candidats.
Là encore, les étages supérieurs n'ont qu'à additionner.
A dernier étage, on effectue une moyenne pondérée des notes. Une calculatrice ou un logiciel simple (genre excel) peut le faire.
Le vainqueur est celui qui a la note la plus haute.

*Pour un système d'évaluation (type "jugement majoritaire):
C'est quasiment pareil qu'avec des notes : on compte le nombre de votes donnant chaque appréciation possible. Les étages suivants additionnent.
Le dernier étages calcule les taux d'appréciations obtenus. Là c'est du calcul encore plus simple, c'est une simple division.
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Quand je dis difficile, je pensais plutôt à « long ». Le dépouillement durera bien plus longtemps que les quelques heures actuellement. On parle à chaque fois d’extraire manuellement une dizaine d’informations par bulletin contre une seule actuellement. On peut donc imaginer que le dépouillement durera 10 fois plus longtemps. Ce n’est pas très grave en soi mais c’est le genre de paramètre qui peut être un frein à l’instauration d’un tel système en France. Sans compter l’augmentation certaine des erreurs de report et comptage...

a écrit : Quand je dis difficile, je pensais plutôt à « long ». Le dépouillement durera bien plus longtemps que les quelques heures actuellement. On parle à chaque fois d’extraire manuellement une dizaine d’informations par bulletin contre une seule actuellement. On peut donc imaginer que le dépouillement durera 10 fois plus longtemps. Ce n’est pas très grave en soi mais c’est le genre de paramètre qui peut être un frein à l’instauration d’un tel système en France. Sans compter l’augmentation certaine des erreurs de report et comptage... Afficher tout Effectivement cela complexifie un peu la chose. Les principaux problèmes reposerait sur l'augmentation, par rapport au scrutin uninominal, de la quantité de travail pour dépouiller et du volume de données à transmettre.

*Concernant le dépouillement :
- Avec un scrutin uninominal : la quantité de travail pour dépouiller est invariable quel que soit le nombre de candidats : chaque vote ne contient toujours qu’une seule information, le nom d’un candidat/liste
- Avec un système de classement, de notation ou d’évaluation, chaque vote contient une information pour chaque candidat. L’évolution du travail de dépouillement est donc linéaire : Pour x candidats, il y a x informations à collecter dans chaque vote.
Le système de classement rajoute néanmoins une légère charge supplémentaire car il faut vérifier au préalable que bulletin est valide: l'ensemble des candidats est classés, chacun avec une position différente.

Concernant le volume de données à transmettre :
- Avec un scrutin uninominal : La quantité d’information à transmettre au niveau supérieur évolue de manière linéaire : on transmet le nombre de voix reçue pour chaque candidats (même s’il n’y a aucune voix, la valeur 0 est une information). Donc pour x candidats, il y a x informations à transmettre.
- Pour un système de notation/évaluation : l’évolution est linéaire, mais supérieur au vote uninominal. Pour chaque candidat, il faut transmettre le nombre de vote pour chaque note/appréciation possible. Le volume de données dépend donc du nombre de candidat multiplié par l’étendu du barème de notation/nombre d’appréciations possibles.
- Pour un système de classement, il évolue en fonction du carré : Pour chaque candidat, il faut donner le nombre de voix pour chacune des positions possibles. Et il y a autant de positions possibles que de candidats. Au final, cela fait x^2

En conclusion, le système par classement, qui est le plus lourd est l'alternative à éviter. D'ailleurs on voit dans les sources qu'il n'est utilisé que sur des population plus limitées: irlande (environ 5 millions de personne) australie: utilisé seulement dans les législative donc avec un décompte uniquement au niveau de la circonscription.
Un système d'évaluation indépendante est préférable à la fois par une moindre complexité et parce qu'il échappe au théorème d'impossibilité d'arrow.

Si on élimine le système par classement, le problème de l'augmentation linéaire du travail de dépouillement et des informations à transmettre peut être compensé en augmentant les effectifs dans les bureaux de votes (pour les dépouillements) puis dans les mairies, préfecture et au ministère (pour les centralisation successives).
Certes cela a un coût mais il faut tenir compte des économies réalisés en parallèle par l'absence de second tour. Il serait intéressant de voir une projection financière d'un tel projet.

a écrit : En lisant l'anecdote je me suis dit que c'est une forme originale de voter. Les sources parlent de réduction de l'absentéisme, parce que d'une certaine façon c'est plus agréable de faire un classement que de voter pour une seule personne... pourquoi pas.
Je suis un peu moins convaincu par
le fait que ça remobiliserait car on éviterait le "vote utile" (ou sanction) qui déplait fortement (et c'est bien normal).
Je ne crois pas trop à ça, je m'explique : j'ai dix candidats en liste ; un d'eux a ma préférence ; un autre que je ne déteste pas forcément (en tous cas il mérite une place d'honneur dans mon classement) est second dans les sondages et talonne mon candidat préféré dans les sondages... Alors qu'est-ce que je fais pour que mon candidat soit élu ? Et bien je le mets en premier, et celui qui le talonne en dernier pour ne pas qu'ils remporte beaucoup de points dans le classement.
Et dans ce cas là, je ne fais pas un classement sincère, et d'une certaine façon je fais, comme pour autre type de vote, un vote "utile", pour moi :)
Je ne crois vraiment pas qu'il existe une formule idéale ; toutes ont des défauts, et des qualités... Il n'y a qu'à regarder les USA où le candidat élu a remporté la présidentielle en ayant moins de voix au global du pays que son opposant ! On n'en est pas là en France, même si avec certitude ce n'est pas la meilleure façon d'élire son président.
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L'intérêt n'est pas là. Remplaçons la politique par un apéritif. Je fais mon choix auprès d'un serveur d'un bar, je choisis une boisson X et si vous n'en avez pas je prendrais la Y. Si ce que je préfère ne peut être disponible, j'ai une chance d'avoir mon second choix. avec ton raisonnement tu ne citerais pas la boisson Y de peur qu'elle ne vienne remplacer systèmatiquement la X. Pour un vote a caractère politique c'est la même chose. Je choisis, de préférence un candidat, mais s'il ne peut être élu, je formule un second choix. On a moins de risque d'être déçu

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