On clone les animaux de compagnie aux Etats-Unis

Proposé par
le
dans

Depuis 20 ans, aux États-Unis et en Corée du Sud, des sociétés pratiquent le clonage commercial des animaux de compagnie décédés à des tarifs exorbitants. En réalité cette technique n'est jamais fidèle malgré un génome conservé. La faute à l'épigénétique : une variante d'expression sensible à l'environnement.


Commentaires préférés (3)

@MimOUn... j'aime bien tes anecdotes. Elles sont originales et développent des débats pas inintéressants :)
Ici celui du clonage, bien sûr. Mais d'un clonage pour particuliers, prêts à mettre entre 50 000 et 100 000€, pour "revoir" leurs animaux favoris, alors que ce n'est même pas vrai selon les sources ; même pas forcément le même pelage pour la future "Minette" ou le futur "Youki" ! Malgré, toujours les sources, les promesses intenables des cloneurs...
La vraie question : "jusqu'où doit-on laisser l'Humanité "jouer" comme ça avec la nature" ? Je n'ai pas de réponse personnelle à cette question. Dans le cas qui nous préoccupe aujourd'hui, des gens sont contents d'avoir mis une fortune pour "obtenir" ce qu'ils croient être le double de leur animal préféré... On les laisse être contents ? Ou bien on empêche ce marché ?

a écrit : Très intéressante, cette histoire d' épigénétique : est-ce que ça rend donc le clonage parfait impossible ou serait il possible de non seulement répliquer le génome de quelqu'un ET son épigénétique? L’épigénétique n’est pas fixe, donc une première réponse serait : non. En effet, pour reprendre l’analogie de Dawkins, imaginons que le génome soit un livre, il est possible de recopier ce livre, on parle alors de clonage. Mais l’épigénétique apporte une nouvelle variable ; on pourrait imaginer que ce livre est « à choix » et que telle ou telle action modifie son contenu (pour nous l’environnement modifie l’expression de notre génome).
Bien sûr, aujourd’hui il est difficile d’imaginer un procédé permettant de conserver, malgré des interactions différentes avec l’environnement, le même schéma d’expression des gènes. Mais il ne faut jamais dire jamais, et il y a 1000ans on aurait trouvé difficile le fait d’envoyer une photo d’un objet à un autre au bout du monde en une démo-seconde. On peut imaginer que l’on découvrira plus tard des techniques permettant de forcer l’expression de certains gènes aux dépends d’autres, ou alors de modeler le génome pour conserver uniquement les gènes s’exprimant dans l’individu que l’on voulait cloné, donnant alors un individu totalement similaire (sans compter les problèmes de mémoire, souvenirs, qui bien qu’étudiés sont loin d’être cernés)

Moi-même aimant tellement mon animal de chien, je serais tenté si j'en avais les moyens. Mais ce ne serait pas bien. Il faut accepter la mort. Si l'on refuse d'accepter certaines choses intérieurement on ne sera jamais tranquille.

Sinon par contre est ce que ce serait possible de cloner sa femme, mais en plus fine avec de plus gros roberts ? Et aussi plus sympa? Et qui supporte les abrutis comme moi (heu non là c'est sûr que non)..


Tous les commentaires (28)

Moi qui n'ai pas d'animaux je peux seulement comprendre. Mais il faut vraiment voir certains reportages pour se rendre compte à quel point certaines personnes sont attachées à leur chien ou chat.

Posté le

android

(4)

Répondre

Ça me fait penser au film « À l’aube du sixième jour » avec Arnold Schwarzenegger, mais manifestement ça a l’air de mieux fonctionner dans le film et c’est pas plus mal à mon avis.

@MimOUn... j'aime bien tes anecdotes. Elles sont originales et développent des débats pas inintéressants :)
Ici celui du clonage, bien sûr. Mais d'un clonage pour particuliers, prêts à mettre entre 50 000 et 100 000€, pour "revoir" leurs animaux favoris, alors que ce n'est même pas vrai selon les sources ; même pas forcément le même pelage pour la future "Minette" ou le futur "Youki" ! Malgré, toujours les sources, les promesses intenables des cloneurs...
La vraie question : "jusqu'où doit-on laisser l'Humanité "jouer" comme ça avec la nature" ? Je n'ai pas de réponse personnelle à cette question. Dans le cas qui nous préoccupe aujourd'hui, des gens sont contents d'avoir mis une fortune pour "obtenir" ce qu'ils croient être le double de leur animal préféré... On les laisse être contents ? Ou bien on empêche ce marché ?

Très intéressante, cette histoire d' épigénétique : est-ce que ça rend donc le clonage parfait impossible ou serait il possible de non seulement répliquer le génome de quelqu'un ET son épigénétique?

a écrit : Très intéressante, cette histoire d' épigénétique : est-ce que ça rend donc le clonage parfait impossible ou serait il possible de non seulement répliquer le génome de quelqu'un ET son épigénétique? L’épigénétique n’est pas fixe, donc une première réponse serait : non. En effet, pour reprendre l’analogie de Dawkins, imaginons que le génome soit un livre, il est possible de recopier ce livre, on parle alors de clonage. Mais l’épigénétique apporte une nouvelle variable ; on pourrait imaginer que ce livre est « à choix » et que telle ou telle action modifie son contenu (pour nous l’environnement modifie l’expression de notre génome).
Bien sûr, aujourd’hui il est difficile d’imaginer un procédé permettant de conserver, malgré des interactions différentes avec l’environnement, le même schéma d’expression des gènes. Mais il ne faut jamais dire jamais, et il y a 1000ans on aurait trouvé difficile le fait d’envoyer une photo d’un objet à un autre au bout du monde en une démo-seconde. On peut imaginer que l’on découvrira plus tard des techniques permettant de forcer l’expression de certains gènes aux dépends d’autres, ou alors de modeler le génome pour conserver uniquement les gènes s’exprimant dans l’individu que l’on voulait cloné, donnant alors un individu totalement similaire (sans compter les problèmes de mémoire, souvenirs, qui bien qu’étudiés sont loin d’être cernés)

a écrit : @MimOUn... j'aime bien tes anecdotes. Elles sont originales et développent des débats pas inintéressants :)
Ici celui du clonage, bien sûr. Mais d'un clonage pour particuliers, prêts à mettre entre 50 000 et 100 000€, pour "revoir" leurs animaux favoris, alors que ce n'est même pas vrai s
elon les sources ; même pas forcément le même pelage pour la future "Minette" ou le futur "Youki" ! Malgré, toujours les sources, les promesses intenables des cloneurs...
La vraie question : "jusqu'où doit-on laisser l'Humanité "jouer" comme ça avec la nature" ? Je n'ai pas de réponse personnelle à cette question. Dans le cas qui nous préoccupe aujourd'hui, des gens sont contents d'avoir mis une fortune pour "obtenir" ce qu'ils croient être le double de leur animal préféré... On les laisse être contents ? Ou bien on empêche ce marché ?
Afficher tout
Le clonage peut être intéressant en médecine. Par exemple, cloner un foie saint d'un donneur vivant pour le greffer sur un patient en attente d'organe.

Posté le

android

(11)

Répondre

a écrit : Le clonage peut être intéressant en médecine. Par exemple, cloner un foie saint d'un donneur vivant pour le greffer sur un patient en attente d'organe. Évidemment mais là encore ça n'en garantira pas la compatibilité et les risques de rejets restent les même qu'avec les dons d'un proche de la famille. On ne fourni jamais une copie à 100% de l'original.
Comparaison avec de la mécanique, dans tous mécanismes complexes (et dieu sait si le corps humain en est un) il y a de l'usure sur chaque éléments individuels qui est dû aux usures des autres éléments, les rendants tous unique de par leur histoire (historique?).

Posté le

android

(7)

Répondre

Moi-même aimant tellement mon animal de chien, je serais tenté si j'en avais les moyens. Mais ce ne serait pas bien. Il faut accepter la mort. Si l'on refuse d'accepter certaines choses intérieurement on ne sera jamais tranquille.

Sinon par contre est ce que ce serait possible de cloner sa femme, mais en plus fine avec de plus gros roberts ? Et aussi plus sympa? Et qui supporte les abrutis comme moi (heu non là c'est sûr que non)..

a écrit : Le clonage peut être intéressant en médecine. Par exemple, cloner un foie saint d'un donneur vivant pour le greffer sur un patient en attente d'organe. Exactement le thème du film "The Island": le clonage humain a des fins thérapeutiques. J'avais trouvé l'idée super, j'ai en revanche trouvé le film très moyen (beaucoup trop de courses poursuites et d'explosion à mon goût, surtout qu'elles n'apportent de moins de vue rien au scénario). Mais la bioethique est un sujet bien complexes, sans bonne ou mauvaise réponses à priori qui va faire gamberger un long moment encore (il n'y a qu'à voir la difficulté à légiférer sur l'euthanasie...). Surtout que derrière de nombreuses initiatives pétries de bonnes intentions (dont l'enfer est pavé, ne l'oublions pas :)) se cache la question de l'immortalité de notre espèce. Quand on voit les difficultés (sociétales, environnementales, morales, ...) qu'on a déjà en vivant quelque dizaines d'années ...
Bref, sacré sujet !

Posté le

android

(6)

Répondre

a écrit : Le clonage peut être intéressant en médecine. Par exemple, cloner un foie saint d'un donneur vivant pour le greffer sur un patient en attente d'organe. Quitte à cloner un foie, et si le patient n'est pas atteins d'une maladie génétique, autant cloner directement le foie du patient !

a écrit : Moi-même aimant tellement mon animal de chien, je serais tenté si j'en avais les moyens. Mais ce ne serait pas bien. Il faut accepter la mort. Si l'on refuse d'accepter certaines choses intérieurement on ne sera jamais tranquille.

Sinon par contre est ce que ce serait possible de cloner s
a femme, mais en plus fine avec de plus gros roberts ? Et aussi plus sympa? Et qui supporte les abrutis comme moi (heu non là c'est sûr que non).. Afficher tout
Si ça existe, il va y avoir un sacré business :):)

Posté le

android

(2)

Répondre

a écrit : Moi qui n'ai pas d'animaux je peux seulement comprendre. Mais il faut vraiment voir certains reportages pour se rendre compte à quel point certaines personnes sont attachées à leur chien ou chat. Justement. Moi je suis attaché à mon chat mais je le serai moins face à un clone fabriqué en labo.

Posté le

android

(1)

Répondre

Le deuil, la tristesse, la douleur et bien évidemment la mort font aussi partis de notre vie.

Ils sont attachés à leurs animaux mais c’est pas en les clonant qu’ils auront le même caractère ou affection pour leurs maîtres.
Ils sont heureux sur le coup mais pour combien de temps ?

Pour ce qui connaissent black mirror il y a un épisode sur ce sujet précisément et le moins que je puisse dire c’est que c’est très malsain.

a écrit : Moi-même aimant tellement mon animal de chien, je serais tenté si j'en avais les moyens. Mais ce ne serait pas bien. Il faut accepter la mort. Si l'on refuse d'accepter certaines choses intérieurement on ne sera jamais tranquille.

Sinon par contre est ce que ce serait possible de cloner s
a femme, mais en plus fine avec de plus gros roberts ? Et aussi plus sympa? Et qui supporte les abrutis comme moi (heu non là c'est sûr que non).. Afficher tout
Il ne faut pas, à mon avis, confondre contenant et contenu : si, physiquement, tu obtiens le même animal, son éducation sera obligatoirement différente. L'environnement a changé, tu as changé, des incidents qui s'étaient produits ne se renouvelleront pas, et de nouveaux se produiront...


Pour ta femme, il y a un calcul simple à faire:
une de 40 te donne droit à deux de 20
une de 54 te donne droit à trois de 18
(après, ça fait prétentieux)
pour la taille du bonnet, ça vient d'un massage insuffisant, tu n'as qu'à t'en prendre à toi-même

@ Souppalognon
Mais le problème c'est que le patient à un organe malade. Je ne vois pas l'intérêt de cloner cet organe malade ni de cloner un organe sain pour le lui réimplanter. Il faut m'expliquer j'ai du louper un épisode...

Posté le

android

(1)

Répondre

a écrit : L’épigénétique n’est pas fixe, donc une première réponse serait : non. En effet, pour reprendre l’analogie de Dawkins, imaginons que le génome soit un livre, il est possible de recopier ce livre, on parle alors de clonage. Mais l’épigénétique apporte une nouvelle variable ; on pourrait imaginer que ce livre est « à choix » et que telle ou telle action modifie son contenu (pour nous l’environnement modifie l’expression de notre génome).
Bien sûr, aujourd’hui il est difficile d’imaginer un procédé permettant de conserver, malgré des interactions différentes avec l’environnement, le même schéma d’expression des gènes. Mais il ne faut jamais dire jamais, et il y a 1000ans on aurait trouvé difficile le fait d’envoyer une photo d’un objet à un autre au bout du monde en une démo-seconde. On peut imaginer que l’on découvrira plus tard des techniques permettant de forcer l’expression de certains gènes aux dépends d’autres, ou alors de modeler le génome pour conserver uniquement les gènes s’exprimant dans l’individu que l’on voulait cloné, donnant alors un individu totalement similaire (sans compter les problèmes de mémoire, souvenirs, qui bien qu’étudiés sont loin d’être cernés)
Afficher tout
Niiice, merci pour ce complément d'anecdotes enrichissant!
Je me coucherai moins bête.
Je me coucherai moins bête.

Ça me fait penser au livre de Stephen King "Simetierre", on fait revenir son chat ou même son enfant, mais gros problème : il est pareil... et pas pareil... pas du tout pareil...

Posté le

android

(4)

Répondre

a écrit : @ Souppalognon
Mais le problème c'est que le patient à un organe malade. Je ne vois pas l'intérêt de cloner cet organe malade ni de cloner un organe sain pour le lui réimplanter. Il faut m'expliquer j'ai du louper un épisode...
L'idée, c'est de récupérer des cellules souches (capables de se différencier en n'importe quelles cellule) et de fabriquer en labo un organe neuf avec.
Si le patient a un organe génétiquement défectueux qui lâche à 30 ans, en théorie, il est reparti pour 30 ans.

J'ai bien précisé "en théorie"!

Après, ça dépendrait aussi de pourquoi l'organe est malade, virus? clope? Alcool? Maladie génétique? Accident?

Je pense que cette technologie a de l'avenir, mais pas pour tout le monde.

Pour l'anecdote, ca ne me choque pas, je trouve ça juste inutile, comme déjà précisé, ce n'est pas parce que le code génétique est le même que l'animal sera le même, c'est évident. Autant aller à la SPA et trouver un clébard qui ressemble le plus possible à son compagnon décédé, a moins que... comme dans le film "A l'aube du6ème jour", on puisse scanner la conscience et chaque détail physiologique et l'implanter dans un corps "vierge", mais j'ai entendu dire je ne sais où que pour faire une copie conforme et parfaite d'un être humain adulte, il faudrait stocker l'information dans une pile de disques durs allant de la Terre au centre de la galaxie, une épaisseur de 200 000 000 000 000 000 000 de kilomètres de disques durs empilés les uns sur les autres, ça en fait des disques durs, hein?! Autrement vous dire que c'est pas demain qu'on pourra jouer aux Asgards! ^^

a écrit : Quitte à cloner un foie, et si le patient n'est pas atteins d'une maladie génétique, autant cloner directement le foie du patient ! Oui mais il faudra attendre la mort du donneur. Et on sait qu'il n'y a pas assez de dons d'organes. Alors qu'un petit prélèvement, un clonage et hop.

Utopie ? D'après les réponses précédentes, on n'y est pas encore.

Posté le

android

(0)

Répondre

a écrit : L'idée, c'est de récupérer des cellules souches (capables de se différencier en n'importe quelles cellule) et de fabriquer en labo un organe neuf avec.
Si le patient a un organe génétiquement défectueux qui lâche à 30 ans, en théorie, il est reparti pour 30 ans.

J'ai bien précisé
"en théorie"!

Après, ça dépendrait aussi de pourquoi l'organe est malade, virus? clope? Alcool? Maladie génétique? Accident?

Je pense que cette technologie a de l'avenir, mais pas pour tout le monde.

Pour l'anecdote, ca ne me choque pas, je trouve ça juste inutile, comme déjà précisé, ce n'est pas parce que le code génétique est le même que l'animal sera le même, c'est évident. Autant aller à la SPA et trouver un clébard qui ressemble le plus possible à son compagnon décédé, a moins que... comme dans le film "A l'aube du6ème jour", on puisse scanner la conscience et chaque détail physiologique et l'implanter dans un corps "vierge", mais j'ai entendu dire je ne sais où que pour faire une copie conforme et parfaite d'un être humain adulte, il faudrait stocker l'information dans une pile de disques durs allant de la Terre au centre de la galaxie, une épaisseur de 200 000 000 000 000 000 000 de kilomètres de disques durs empilés les uns sur les autres, ça en fait des disques durs, hein?! Autrement vous dire que c'est pas demain qu'on pourra jouer aux Asgards! ^^
Afficher tout
On a qu'à compresser les données... XD

Posté le

android

(1)

Répondre