La chouette au secours des éoliennes

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Si ces pales d'éoliennes ont été développées, pourrait-on savoir où elles ont été mises en service?
Je n'ai rien trouvé sur ce sujet
Par contre, l'étude des ailes de "chouettes" a largement participé à la mise au point des winglets, qui réduisent la traînée induite par la portance sans augmenter l'envergure de l'aile

La chouette et le hibou (tous sans exception) ont cette sublime capacité à voler silencieusement. Impossible de les entendre.
Rajoutez un talent pour le camouflage incroyable pour certains (le Grand-Duc ou le Moyen-Duc sont littéralement invisibles dans les sapins) et vous obtenez des espèces très difficiles à observer.
Et c'est logique quand on y pense : la chouette vit dans un environnement nocturne, avec beaucoup d'obstacles (grenier, forêt, bocage...). Elle a besoin de ne pas se faire repérer par ses proies, car il y a peu de distance entre les deux. Le faucon s'en fiche du bruit, il a pour terrain de jeu le ciel, son unique but est de prendre de vitesse ses proies. Le pigeon se déplace en groupe : plus ils battent des ailes, plus ils facilitent le vol pour les individus à l'arrière.

La chouette de la vidéo est une chouette effraie (ou Dame Blanche). C'est une espèce très commune en France et pour ceux qui se demande : "Pourquoi un tel nom ?" et bien je vous invite à écouter son cri dans la vidéo à partir de 1min50.
Imaginez entendre cela à 0h00 dans votre grenier en pleine campagne.

La vidéo est bien pour voir le vol silencieux, par contre la voix off elle aurait au moins pu se renseigner : les ailes du faucon pèlerin n'ont pas l'utilité qu'il énonce.
Elles ne servent en aucun cas à lui donner de la vitesse. C'est même l'inverse.
Petit résumé : le faucon pèlerin se sert de ses ailes uniquement pour monter très haut dans le ciel. Une fois bien en hauteur, il repère ses potentiels proies (colvert, étourneau, pigeon...) et sélectionne - s'il y a- une proie faible en priorité (en un coup d’œil, il repère les vieux/malades/blessés). La il fait son piqué (comme un stuka) atteignant une vitesse de pointe entre 180 km/h et 394 km/h. C'est uniquement son piqué qui lui donne la vitesse pour sa chasse, car peu avant sa proie, environ 50m avant, il déploie ses ailes pour arriver à une vitesse de 50 km/h et percuter ou saisir sa proie. Si la proie ne meurt pas avec le choc, il lui brise la colonne vertébrale avec son bec (c'est d'ailleurs un des rares rapaces à tuer automatiquement avant de manger). En plus du piqué, ce faucon utilise un camouflage de mouvement : il ne suit pas sa proie en étant derrière elle, mais avec un angle de 20° à 40°. De cette manière la proie n'a pas l'impression d'être pourchassée, le seul moyen de s'en rendre compte c'est la taille du prédateur qui grossit à mesure qu'il se rapproche.
Donc une chasse impressionnante mais qui 7/10 se solde par un échec : bah oui manœuvrer à de telles vitesses, ce n'est pas facile pour être précis surtout que la proie ne va pas se laisser faire.

L'étude de "winglets", pour économiser l'énergie, date des années 70 par un ingénieur de la Nasa. À l'époque le pétrole ne coûte pas trop cher et son étude reste dans les placards. 20 ans après, Boeing sort le 737-800 équipé de winglets ; et depuis tous les appareils...
Mais c'est moins la chouette que la cigogne et l'aigle qui ont inspiré l'ingénieur dont j'ai oublié le nom :)


Tous les commentaires (31)

Si ces pales d'éoliennes ont été développées, pourrait-on savoir où elles ont été mises en service?
Je n'ai rien trouvé sur ce sujet
Par contre, l'étude des ailes de "chouettes" a largement participé à la mise au point des winglets, qui réduisent la traînée induite par la portance sans augmenter l'envergure de l'aile

La chouette et le hibou (tous sans exception) ont cette sublime capacité à voler silencieusement. Impossible de les entendre.
Rajoutez un talent pour le camouflage incroyable pour certains (le Grand-Duc ou le Moyen-Duc sont littéralement invisibles dans les sapins) et vous obtenez des espèces très difficiles à observer.
Et c'est logique quand on y pense : la chouette vit dans un environnement nocturne, avec beaucoup d'obstacles (grenier, forêt, bocage...). Elle a besoin de ne pas se faire repérer par ses proies, car il y a peu de distance entre les deux. Le faucon s'en fiche du bruit, il a pour terrain de jeu le ciel, son unique but est de prendre de vitesse ses proies. Le pigeon se déplace en groupe : plus ils battent des ailes, plus ils facilitent le vol pour les individus à l'arrière.

La chouette de la vidéo est une chouette effraie (ou Dame Blanche). C'est une espèce très commune en France et pour ceux qui se demande : "Pourquoi un tel nom ?" et bien je vous invite à écouter son cri dans la vidéo à partir de 1min50.
Imaginez entendre cela à 0h00 dans votre grenier en pleine campagne.

La vidéo est bien pour voir le vol silencieux, par contre la voix off elle aurait au moins pu se renseigner : les ailes du faucon pèlerin n'ont pas l'utilité qu'il énonce.
Elles ne servent en aucun cas à lui donner de la vitesse. C'est même l'inverse.
Petit résumé : le faucon pèlerin se sert de ses ailes uniquement pour monter très haut dans le ciel. Une fois bien en hauteur, il repère ses potentiels proies (colvert, étourneau, pigeon...) et sélectionne - s'il y a- une proie faible en priorité (en un coup d’œil, il repère les vieux/malades/blessés). La il fait son piqué (comme un stuka) atteignant une vitesse de pointe entre 180 km/h et 394 km/h. C'est uniquement son piqué qui lui donne la vitesse pour sa chasse, car peu avant sa proie, environ 50m avant, il déploie ses ailes pour arriver à une vitesse de 50 km/h et percuter ou saisir sa proie. Si la proie ne meurt pas avec le choc, il lui brise la colonne vertébrale avec son bec (c'est d'ailleurs un des rares rapaces à tuer automatiquement avant de manger). En plus du piqué, ce faucon utilise un camouflage de mouvement : il ne suit pas sa proie en étant derrière elle, mais avec un angle de 20° à 40°. De cette manière la proie n'a pas l'impression d'être pourchassée, le seul moyen de s'en rendre compte c'est la taille du prédateur qui grossit à mesure qu'il se rapproche.
Donc une chasse impressionnante mais qui 7/10 se solde par un échec : bah oui manœuvrer à de telles vitesses, ce n'est pas facile pour être précis surtout que la proie ne va pas se laisser faire.

L'étude de "winglets", pour économiser l'énergie, date des années 70 par un ingénieur de la Nasa. À l'époque le pétrole ne coûte pas trop cher et son étude reste dans les placards. 20 ans après, Boeing sort le 737-800 équipé de winglets ; et depuis tous les appareils...
Mais c'est moins la chouette que la cigogne et l'aigle qui ont inspiré l'ingénieur dont j'ai oublié le nom :)

Il faudrait ensuite qu'ils mettent en application sur tous les ventilateurs grands publique...
A mois que ce soit déjà le cas : mais lorsque j'entend le souffle des différents ventilateurs que j'ai, j'en doute!

a écrit : L'étude de "winglets", pour économiser l'énergie, date des années 70 par un ingénieur de la Nasa. À l'époque le pétrole ne coûte pas trop cher et son étude reste dans les placards. 20 ans après, Boeing sort le 737-800 équipé de winglets ; et depuis tous les appareils...
Mais c'est mo
ins la chouette que la cigogne et l'aigle qui ont inspiré l'ingénieur dont j'ai oublié le nom :) Afficher tout
Richard Whitcomb... ;-)

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android

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a écrit : La chouette et le hibou (tous sans exception) ont cette sublime capacité à voler silencieusement. Impossible de les entendre.
Rajoutez un talent pour le camouflage incroyable pour certains (le Grand-Duc ou le Moyen-Duc sont littéralement invisibles dans les sapins) et vous obtenez des espèces très difficiles à o
bserver.
Et c'est logique quand on y pense : la chouette vit dans un environnement nocturne, avec beaucoup d'obstacles (grenier, forêt, bocage...). Elle a besoin de ne pas se faire repérer par ses proies, car il y a peu de distance entre les deux. Le faucon s'en fiche du bruit, il a pour terrain de jeu le ciel, son unique but est de prendre de vitesse ses proies. Le pigeon se déplace en groupe : plus ils battent des ailes, plus ils facilitent le vol pour les individus à l'arrière.

La chouette de la vidéo est une chouette effraie (ou Dame Blanche). C'est une espèce très commune en France et pour ceux qui se demande : "Pourquoi un tel nom ?" et bien je vous invite à écouter son cri dans la vidéo à partir de 1min50.
Imaginez entendre cela à 0h00 dans votre grenier en pleine campagne.

La vidéo est bien pour voir le vol silencieux, par contre la voix off elle aurait au moins pu se renseigner : les ailes du faucon pèlerin n'ont pas l'utilité qu'il énonce.
Elles ne servent en aucun cas à lui donner de la vitesse. C'est même l'inverse.
Petit résumé : le faucon pèlerin se sert de ses ailes uniquement pour monter très haut dans le ciel. Une fois bien en hauteur, il repère ses potentiels proies (colvert, étourneau, pigeon...) et sélectionne - s'il y a- une proie faible en priorité (en un coup d’œil, il repère les vieux/malades/blessés). La il fait son piqué (comme un stuka) atteignant une vitesse de pointe entre 180 km/h et 394 km/h. C'est uniquement son piqué qui lui donne la vitesse pour sa chasse, car peu avant sa proie, environ 50m avant, il déploie ses ailes pour arriver à une vitesse de 50 km/h et percuter ou saisir sa proie. Si la proie ne meurt pas avec le choc, il lui brise la colonne vertébrale avec son bec (c'est d'ailleurs un des rares rapaces à tuer automatiquement avant de manger). En plus du piqué, ce faucon utilise un camouflage de mouvement : il ne suit pas sa proie en étant derrière elle, mais avec un angle de 20° à 40°. De cette manière la proie n'a pas l'impression d'être pourchassée, le seul moyen de s'en rendre compte c'est la taille du prédateur qui grossit à mesure qu'il se rapproche.
Donc une chasse impressionnante mais qui 7/10 se solde par un échec : bah oui manœuvrer à de telles vitesses, ce n'est pas facile pour être précis surtout que la proie ne va pas se laisser faire.
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Superbe commentaire Raspa, extrêmement enrichissant. Merci d'avoir pris le temps de l'écrire et de partager toutes ces informations avec nous !

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android

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a écrit : La chouette et le hibou (tous sans exception) ont cette sublime capacité à voler silencieusement. Impossible de les entendre.
Rajoutez un talent pour le camouflage incroyable pour certains (le Grand-Duc ou le Moyen-Duc sont littéralement invisibles dans les sapins) et vous obtenez des espèces très difficiles à o
bserver.
Et c'est logique quand on y pense : la chouette vit dans un environnement nocturne, avec beaucoup d'obstacles (grenier, forêt, bocage...). Elle a besoin de ne pas se faire repérer par ses proies, car il y a peu de distance entre les deux. Le faucon s'en fiche du bruit, il a pour terrain de jeu le ciel, son unique but est de prendre de vitesse ses proies. Le pigeon se déplace en groupe : plus ils battent des ailes, plus ils facilitent le vol pour les individus à l'arrière.

La chouette de la vidéo est une chouette effraie (ou Dame Blanche). C'est une espèce très commune en France et pour ceux qui se demande : "Pourquoi un tel nom ?" et bien je vous invite à écouter son cri dans la vidéo à partir de 1min50.
Imaginez entendre cela à 0h00 dans votre grenier en pleine campagne.

La vidéo est bien pour voir le vol silencieux, par contre la voix off elle aurait au moins pu se renseigner : les ailes du faucon pèlerin n'ont pas l'utilité qu'il énonce.
Elles ne servent en aucun cas à lui donner de la vitesse. C'est même l'inverse.
Petit résumé : le faucon pèlerin se sert de ses ailes uniquement pour monter très haut dans le ciel. Une fois bien en hauteur, il repère ses potentiels proies (colvert, étourneau, pigeon...) et sélectionne - s'il y a- une proie faible en priorité (en un coup d’œil, il repère les vieux/malades/blessés). La il fait son piqué (comme un stuka) atteignant une vitesse de pointe entre 180 km/h et 394 km/h. C'est uniquement son piqué qui lui donne la vitesse pour sa chasse, car peu avant sa proie, environ 50m avant, il déploie ses ailes pour arriver à une vitesse de 50 km/h et percuter ou saisir sa proie. Si la proie ne meurt pas avec le choc, il lui brise la colonne vertébrale avec son bec (c'est d'ailleurs un des rares rapaces à tuer automatiquement avant de manger). En plus du piqué, ce faucon utilise un camouflage de mouvement : il ne suit pas sa proie en étant derrière elle, mais avec un angle de 20° à 40°. De cette manière la proie n'a pas l'impression d'être pourchassée, le seul moyen de s'en rendre compte c'est la taille du prédateur qui grossit à mesure qu'il se rapproche.
Donc une chasse impressionnante mais qui 7/10 se solde par un échec : bah oui manœuvrer à de telles vitesses, ce n'est pas facile pour être précis surtout que la proie ne va pas se laisser faire.
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Là où je vivais il n'y a pas si longtemps, les faucons étaient très communs.

J'en ai vu un, une fois, littéralement tomber du ciel, comme s'il avait eu un malaise en plein vol (s'en était presque comique) et s'écraser dans les hautes herbes.

Et puis je l'ai vu repartir, contre toute attente, avec un petit rongeur entre les serres. Très impressionnant.

a écrit : Là où je vivais il n'y a pas si longtemps, les faucons étaient très communs.

J'en ai vu un, une fois, littéralement tomber du ciel, comme s'il avait eu un malaise en plein vol (s'en était presque comique) et s'écraser dans les hautes herbes.

Et puis je l'ai v
u repartir, contre toute attente, avec un petit rongeur entre les serres. Très impressionnant. Afficher tout
A la description que tu en fais, ça devait sans doute être un faucon crécerelle.

Il fait du surplace (le vol du St-Esprit) durant sa chasse et en effet d'un coup "pouf" il fonce sur le sol.

Ce faucon chasse aussi les gros insectes, ce qui permet d'assister à de sacrés acrobaties.

a écrit : La chouette et le hibou (tous sans exception) ont cette sublime capacité à voler silencieusement. Impossible de les entendre.
Rajoutez un talent pour le camouflage incroyable pour certains (le Grand-Duc ou le Moyen-Duc sont littéralement invisibles dans les sapins) et vous obtenez des espèces très difficiles à o
bserver.
Et c'est logique quand on y pense : la chouette vit dans un environnement nocturne, avec beaucoup d'obstacles (grenier, forêt, bocage...). Elle a besoin de ne pas se faire repérer par ses proies, car il y a peu de distance entre les deux. Le faucon s'en fiche du bruit, il a pour terrain de jeu le ciel, son unique but est de prendre de vitesse ses proies. Le pigeon se déplace en groupe : plus ils battent des ailes, plus ils facilitent le vol pour les individus à l'arrière.

La chouette de la vidéo est une chouette effraie (ou Dame Blanche). C'est une espèce très commune en France et pour ceux qui se demande : "Pourquoi un tel nom ?" et bien je vous invite à écouter son cri dans la vidéo à partir de 1min50.
Imaginez entendre cela à 0h00 dans votre grenier en pleine campagne.

La vidéo est bien pour voir le vol silencieux, par contre la voix off elle aurait au moins pu se renseigner : les ailes du faucon pèlerin n'ont pas l'utilité qu'il énonce.
Elles ne servent en aucun cas à lui donner de la vitesse. C'est même l'inverse.
Petit résumé : le faucon pèlerin se sert de ses ailes uniquement pour monter très haut dans le ciel. Une fois bien en hauteur, il repère ses potentiels proies (colvert, étourneau, pigeon...) et sélectionne - s'il y a- une proie faible en priorité (en un coup d’œil, il repère les vieux/malades/blessés). La il fait son piqué (comme un stuka) atteignant une vitesse de pointe entre 180 km/h et 394 km/h. C'est uniquement son piqué qui lui donne la vitesse pour sa chasse, car peu avant sa proie, environ 50m avant, il déploie ses ailes pour arriver à une vitesse de 50 km/h et percuter ou saisir sa proie. Si la proie ne meurt pas avec le choc, il lui brise la colonne vertébrale avec son bec (c'est d'ailleurs un des rares rapaces à tuer automatiquement avant de manger). En plus du piqué, ce faucon utilise un camouflage de mouvement : il ne suit pas sa proie en étant derrière elle, mais avec un angle de 20° à 40°. De cette manière la proie n'a pas l'impression d'être pourchassée, le seul moyen de s'en rendre compte c'est la taille du prédateur qui grossit à mesure qu'il se rapproche.
Donc une chasse impressionnante mais qui 7/10 se solde par un échec : bah oui manœuvrer à de telles vitesses, ce n'est pas facile pour être précis surtout que la proie ne va pas se laisser faire.
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Effectivement, j'ai déjà vu voler un grand-duc, et on n'entend pas un bruit, malgré la taille impressionnante de cet oiseau...

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a écrit : La chouette et le hibou (tous sans exception) ont cette sublime capacité à voler silencieusement. Impossible de les entendre.
Rajoutez un talent pour le camouflage incroyable pour certains (le Grand-Duc ou le Moyen-Duc sont littéralement invisibles dans les sapins) et vous obtenez des espèces très difficiles à o
bserver.
Et c'est logique quand on y pense : la chouette vit dans un environnement nocturne, avec beaucoup d'obstacles (grenier, forêt, bocage...). Elle a besoin de ne pas se faire repérer par ses proies, car il y a peu de distance entre les deux. Le faucon s'en fiche du bruit, il a pour terrain de jeu le ciel, son unique but est de prendre de vitesse ses proies. Le pigeon se déplace en groupe : plus ils battent des ailes, plus ils facilitent le vol pour les individus à l'arrière.

La chouette de la vidéo est une chouette effraie (ou Dame Blanche). C'est une espèce très commune en France et pour ceux qui se demande : "Pourquoi un tel nom ?" et bien je vous invite à écouter son cri dans la vidéo à partir de 1min50.
Imaginez entendre cela à 0h00 dans votre grenier en pleine campagne.

La vidéo est bien pour voir le vol silencieux, par contre la voix off elle aurait au moins pu se renseigner : les ailes du faucon pèlerin n'ont pas l'utilité qu'il énonce.
Elles ne servent en aucun cas à lui donner de la vitesse. C'est même l'inverse.
Petit résumé : le faucon pèlerin se sert de ses ailes uniquement pour monter très haut dans le ciel. Une fois bien en hauteur, il repère ses potentiels proies (colvert, étourneau, pigeon...) et sélectionne - s'il y a- une proie faible en priorité (en un coup d’œil, il repère les vieux/malades/blessés). La il fait son piqué (comme un stuka) atteignant une vitesse de pointe entre 180 km/h et 394 km/h. C'est uniquement son piqué qui lui donne la vitesse pour sa chasse, car peu avant sa proie, environ 50m avant, il déploie ses ailes pour arriver à une vitesse de 50 km/h et percuter ou saisir sa proie. Si la proie ne meurt pas avec le choc, il lui brise la colonne vertébrale avec son bec (c'est d'ailleurs un des rares rapaces à tuer automatiquement avant de manger). En plus du piqué, ce faucon utilise un camouflage de mouvement : il ne suit pas sa proie en étant derrière elle, mais avec un angle de 20° à 40°. De cette manière la proie n'a pas l'impression d'être pourchassée, le seul moyen de s'en rendre compte c'est la taille du prédateur qui grossit à mesure qu'il se rapproche.
Donc une chasse impressionnante mais qui 7/10 se solde par un échec : bah oui manœuvrer à de telles vitesses, ce n'est pas facile pour être précis surtout que la proie ne va pas se laisser faire.
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JMCMB grâce à l'anecdote, la vidéo et grâce aux commentaires. Ton com rentre juste ce qu'il faut dans le détail pour le profane tel que moi, il est clair et en français correct, pas trop de jargon et des exemples parlants. Et donc il est intéressant. De la bonne vulgarisation en somme, c'est parfait merci :)

En tout cas je m'attendais à ce que la chouette ait quelques atouts de côté, normal c'est un prédateur nocturne, mais là quand même la vidéo est assez bluffante, pas un bruit, rien !

a écrit : La chouette et le hibou (tous sans exception) ont cette sublime capacité à voler silencieusement. Impossible de les entendre.
Rajoutez un talent pour le camouflage incroyable pour certains (le Grand-Duc ou le Moyen-Duc sont littéralement invisibles dans les sapins) et vous obtenez des espèces très difficiles à o
bserver.
Et c'est logique quand on y pense : la chouette vit dans un environnement nocturne, avec beaucoup d'obstacles (grenier, forêt, bocage...). Elle a besoin de ne pas se faire repérer par ses proies, car il y a peu de distance entre les deux. Le faucon s'en fiche du bruit, il a pour terrain de jeu le ciel, son unique but est de prendre de vitesse ses proies. Le pigeon se déplace en groupe : plus ils battent des ailes, plus ils facilitent le vol pour les individus à l'arrière.

La chouette de la vidéo est une chouette effraie (ou Dame Blanche). C'est une espèce très commune en France et pour ceux qui se demande : "Pourquoi un tel nom ?" et bien je vous invite à écouter son cri dans la vidéo à partir de 1min50.
Imaginez entendre cela à 0h00 dans votre grenier en pleine campagne.

La vidéo est bien pour voir le vol silencieux, par contre la voix off elle aurait au moins pu se renseigner : les ailes du faucon pèlerin n'ont pas l'utilité qu'il énonce.
Elles ne servent en aucun cas à lui donner de la vitesse. C'est même l'inverse.
Petit résumé : le faucon pèlerin se sert de ses ailes uniquement pour monter très haut dans le ciel. Une fois bien en hauteur, il repère ses potentiels proies (colvert, étourneau, pigeon...) et sélectionne - s'il y a- une proie faible en priorité (en un coup d’œil, il repère les vieux/malades/blessés). La il fait son piqué (comme un stuka) atteignant une vitesse de pointe entre 180 km/h et 394 km/h. C'est uniquement son piqué qui lui donne la vitesse pour sa chasse, car peu avant sa proie, environ 50m avant, il déploie ses ailes pour arriver à une vitesse de 50 km/h et percuter ou saisir sa proie. Si la proie ne meurt pas avec le choc, il lui brise la colonne vertébrale avec son bec (c'est d'ailleurs un des rares rapaces à tuer automatiquement avant de manger). En plus du piqué, ce faucon utilise un camouflage de mouvement : il ne suit pas sa proie en étant derrière elle, mais avec un angle de 20° à 40°. De cette manière la proie n'a pas l'impression d'être pourchassée, le seul moyen de s'en rendre compte c'est la taille du prédateur qui grossit à mesure qu'il se rapproche.
Donc une chasse impressionnante mais qui 7/10 se solde par un échec : bah oui manœuvrer à de telles vitesses, ce n'est pas facile pour être précis surtout que la proie ne va pas se laisser faire.
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Passionnant! Le lien avec le Stuka... ca fait peur! Ca mériterait une anecdote

a écrit : Effectivement, j'ai déjà vu voler un grand-duc, et on n'entend pas un bruit, malgré la taille impressionnante de cet oiseau... Ils font du bruit au décollage, j'en suis témoin... mais après, plus rien, aucun son, enfin, j'ai rien entendu

Il ne faut pas oublier que l'aérodynamisme de la plupart des voitures, trains, avions sont inspiré de celui de certains animaux/insectes. Même pour la vitesse des robots bipèdes ou quadrupèdes, on s'inspire de la manière de déplacement des animaux.

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a écrit : L'étude de "winglets", pour économiser l'énergie, date des années 70 par un ingénieur de la Nasa. À l'époque le pétrole ne coûte pas trop cher et son étude reste dans les placards. 20 ans après, Boeing sort le 737-800 équipé de winglets ; et depuis tous les appareils...
Mais c'est mo
ins la chouette que la cigogne et l'aigle qui ont inspiré l'ingénieur dont j'ai oublié le nom :) Afficher tout
www.ziehl-abegg.com/fr/fr/univers-produits/technique-daeration/ventilateurs-axiaux/fe2owlet/

Et arrêtes de prendre les zotre pour des billes

a écrit : Il faudrait ensuite qu'ils mettent en application sur tous les ventilateurs grands publique...
A mois que ce soit déjà le cas : mais lorsque j'entend le souffle des différents ventilateurs que j'ai, j'en doute!
C'est déplacer de l'air qui fait du bruit. La chouette ne fait pas de bruit notamment parce qu'elle déplace très peu d'air. (En plus de la structure duveteuse de ses ailes absorbent les ondes sonores, des bords de fuites dentelés, etc.)

Vu que le but d'un ventilo est de déplacer de l'air c'est mal parti pour le 0 bruit. Pour la texture duveteuse ça va être compliqué aussi même si on trouvera des matériaux/textures poreux intéressants. Reste les bords de fuites travaillés comme on peut le voir sur le lien ci-dessus.

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a écrit : www.ziehl-abegg.com/fr/fr/univers-produits/technique-daeration/ventilateurs-axiaux/fe2owlet/

Et arrêtes de prendre les zotre pour des billes
En faisant un tour sur le net, on s'aperçoit que rem170 a raison. Sont cités sur les divers sites que j'ai consultés les cigognes ainsi que des aigles ou encore des buses. Cependant ma recherche a été assez courte et il est parfaitement possible qu'en fonction des applications visées, les winglets s'inspirent d'oiseaux différents dont des chouettes et hiboux. Mais initialement, ces deux derniers oiseau semblent absent des études.

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a écrit : La chouette et le hibou (tous sans exception) ont cette sublime capacité à voler silencieusement. Impossible de les entendre.
Rajoutez un talent pour le camouflage incroyable pour certains (le Grand-Duc ou le Moyen-Duc sont littéralement invisibles dans les sapins) et vous obtenez des espèces très difficiles à o
bserver.
Et c'est logique quand on y pense : la chouette vit dans un environnement nocturne, avec beaucoup d'obstacles (grenier, forêt, bocage...). Elle a besoin de ne pas se faire repérer par ses proies, car il y a peu de distance entre les deux. Le faucon s'en fiche du bruit, il a pour terrain de jeu le ciel, son unique but est de prendre de vitesse ses proies. Le pigeon se déplace en groupe : plus ils battent des ailes, plus ils facilitent le vol pour les individus à l'arrière.

La chouette de la vidéo est une chouette effraie (ou Dame Blanche). C'est une espèce très commune en France et pour ceux qui se demande : "Pourquoi un tel nom ?" et bien je vous invite à écouter son cri dans la vidéo à partir de 1min50.
Imaginez entendre cela à 0h00 dans votre grenier en pleine campagne.

La vidéo est bien pour voir le vol silencieux, par contre la voix off elle aurait au moins pu se renseigner : les ailes du faucon pèlerin n'ont pas l'utilité qu'il énonce.
Elles ne servent en aucun cas à lui donner de la vitesse. C'est même l'inverse.
Petit résumé : le faucon pèlerin se sert de ses ailes uniquement pour monter très haut dans le ciel. Une fois bien en hauteur, il repère ses potentiels proies (colvert, étourneau, pigeon...) et sélectionne - s'il y a- une proie faible en priorité (en un coup d’œil, il repère les vieux/malades/blessés). La il fait son piqué (comme un stuka) atteignant une vitesse de pointe entre 180 km/h et 394 km/h. C'est uniquement son piqué qui lui donne la vitesse pour sa chasse, car peu avant sa proie, environ 50m avant, il déploie ses ailes pour arriver à une vitesse de 50 km/h et percuter ou saisir sa proie. Si la proie ne meurt pas avec le choc, il lui brise la colonne vertébrale avec son bec (c'est d'ailleurs un des rares rapaces à tuer automatiquement avant de manger). En plus du piqué, ce faucon utilise un camouflage de mouvement : il ne suit pas sa proie en étant derrière elle, mais avec un angle de 20° à 40°. De cette manière la proie n'a pas l'impression d'être pourchassée, le seul moyen de s'en rendre compte c'est la taille du prédateur qui grossit à mesure qu'il se rapproche.
Donc une chasse impressionnante mais qui 7/10 se solde par un échec : bah oui manœuvrer à de telles vitesses, ce n'est pas facile pour être précis surtout que la proie ne va pas se laisser faire.
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Un grand merci pour ce commentaire remplis d’informations.
C’est ta profession ou tu es un passionné ?
Quand on dit que la chouette ne fait pas de bruit, est-ce que même avec des appareils d’enregistrement on aurait zéro décibel ?

Pour les trains rapides au Japon (il me semble) ils avaient en effet utilisé aussi cette caractéristique pour la partie dont j'oublie le nom qui relie le train à la ligne électrique.

Et pour le bruit causé lors de l'entrée dans un tunnel ils se sont inspirés de la tête du martin pêcheur qui plonge à toute vitesse dans un milieu plus dense (l'eau). Ainsi la forme de la locomotive à été beaucoup plus effilée.

a écrit : Un grand merci pour ce commentaire remplis d’informations.
C’est ta profession ou tu es un passionné ?
Quand on dit que la chouette ne fait pas de bruit, est-ce que même avec des appareils d’enregistrement on aurait zéro décibel ?
Je ne pense pas. En dessous de 20 décibels c’est déjà le silence total pour nos oreilles.
Le moindre déplacement d’air provoque déjà des sons aux alentours de 20 décibels. En dessous de 10 dB, les mesures sont quasi impossible à faire même avec dés sonomètres de classe 1 et type 1 car le fonctionnement électronique du micro fausse la mesure. En plus, on a généralement une marge d’erreur qui ne descend pas en dessous de 1 décibel pour chaque mesure.

Pour compléter le commentaire précédent, la chambre anechoïque de l’IRCAM de paris, ces espèces de pièces munis de formes triangulaires pour absorber au maximum le son possède un bruit de fond résiduel de 15 dB.
Les chambres anechoiques de la NASA sont dotés de micros et d’enceintes afin de « supprimer » le son à la manière des casques antibruit électroniques. On estime que le bruit à l’intérieur de cette chambre est de -10 dB (oui en négatif). Mais cette valeur est calculée et non mesurée.