Un chef de tribu fut empaillé et exhibé

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Le "Nègre de Banyoles" était une curiosité du musée Darder près de Barcelone. Chef de tribu africain décédé en 1830 à 27 ans, exhumé dans la nuit suivant son enterrement par deux naturalistes français, il sera empaillé et vendu à Francisco Darder. En 2000, ses restes furent envoyés au Botswana pour être enterrés.


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Ce sont les frères Jules et Edouard Verreaux qui sont les deux naturalistes qui ont empaillé la dépouille de cet homme.
En 1991, Alphonse Arcelin a signalé la présence de cette dépouille empaillée et a prévenu la presse pour faire bouger les choses. Le corps a donc été exposé pendant 80 ans dans le musée de la ville de Banyoles. Ce n’est qu’en 2000 que les restes ont été renvoyés dans leur pays d’origine pour être inhumés.

Le conservateur du musée en question, Jorge Gratacos, a condamné cette décision pour plusieurs raisons: selon lui les restes en question n’avaient plus rien d’humains car la peau avait été retirée et enduite de cirage, que pour lui ça témoigne de la mentalité de l’époque, et qu’il n’y a rien de raciste à converser des restes humains pour l’Histoire, il se défend en demandant au journaliste qui l’interroge « comment croyez-vous que réagiraient les conservateurs de musée si les Péruviens demandaient l’inhumation de têtes réduites, des momies incas ou les Égyptiens, celle de leur pharaons ? Si encore les Botswanais l’avaient demandé, sans doute aurions nous compris... ». Selon lui, c’est un contre sens que ce soit un Haïtien (Arcelin était un ressortissant haïtien) qui exige l’inhumation de cette pièce. Il précise également qu’il y a dans le musée des restes humains de tous les continents, asiatiques, européens etc, et qu’il ne comprend pas pourquoi cette pièce a soulevé une si grande polémique.

En réalité, cette histoire semble assez loin de l'Histoire officielle.

Non seulement on ignore si ce fut réellement un "Chef de tribu" Bushman, ( bien qu'il semble être du groupe ethnique des San), mais il est tout à penser que la dépouille mortelle correspond à un homme ayant vécu 1000 kilomètres plus au Sud de la frontière du Botswana et plus concrètement issu des Hotentotes de La ville du Cap.

Cet homme n'aurait donc pas été un véritable Bushman du Kalahari Botswanais, mais un Sud-africain, ( peut-être déjà Occidentalisé), à qui aurait été attribué un passé inventé, plus en accord avec les "standards ethniques" de l'Afrique du début du 19eme.
Le but de la taxidermie opérée par ces deux "naturalistes" semblent d'ailleurs n'avoir que très peu à voir avec l'Ethnologie, vu qu'ils n'ont pas hésité à noircir sa peau au goudron, afin de lui donner un aspect plus authentique, plus exotique. Il y avait probablement et avant tout, un but de profit financier dans leur démarche.

Quant au fait qu'il soit enterré au Botswana, le fait est que... Ce fut le seul pays Africain qui accepta de recevoir cette dépouille, quand le Gouvernement Espagnol chercha à se défaire de cette "curiosité" incommode, qui commençait à envenimer la politique locale, régionale puis nationale.
Le but n'était donc pas de donner une sépulture digne à cet inconnu, mais de mettre fin à une situation embarrassante, indigne du mode de pensée du 21 ème.

Pas plus n'y eut-il une véritable volonté de la part du chef de l'Etat Botswanais, Festus Mogae, de réparer une injustice de 170 ans.
En réalité, en ces années 90 du 20eme siècle, le Gouvernement de Mogae procédait à une spoliation des terres ancestrales des Bushmen. Sa "subite préoccupation" pour le "negre de Banyoles" lui permettait de laver son image internationale.....

Source:
www.lavanguardia.com/cultura/20190302/46768019743/africa-negro-disecado-taxidermia-banyoles-racismo.html

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a écrit : En réalité, cette histoire semble assez loin de l'Histoire officielle.

Non seulement on ignore si ce fut réellement un "Chef de tribu" Bushman, ( bien qu'il semble être du groupe ethnique des San), mais il est tout à penser que la dépouille mortelle correspond à un homme ayant vécu 10
00 kilomètres plus au Sud de la frontière du Botswana et plus concrètement issu des Hotentotes de La ville du Cap.

Cet homme n'aurait donc pas été un véritable Bushman du Kalahari Botswanais, mais un Sud-africain, ( peut-être déjà Occidentalisé), à qui aurait été attribué un passé inventé, plus en accord avec les "standards ethniques" de l'Afrique du début du 19eme.
Le but de la taxidermie opérée par ces deux "naturalistes" semblent d'ailleurs n'avoir que très peu à voir avec l'Ethnologie, vu qu'ils n'ont pas hésité à noircir sa peau au goudron, afin de lui donner un aspect plus authentique, plus exotique. Il y avait probablement et avant tout, un but de profit financier dans leur démarche.

Quant au fait qu'il soit enterré au Botswana, le fait est que... Ce fut le seul pays Africain qui accepta de recevoir cette dépouille, quand le Gouvernement Espagnol chercha à se défaire de cette "curiosité" incommode, qui commençait à envenimer la politique locale, régionale puis nationale.
Le but n'était donc pas de donner une sépulture digne à cet inconnu, mais de mettre fin à une situation embarrassante, indigne du mode de pensée du 21 ème.

Pas plus n'y eut-il une véritable volonté de la part du chef de l'Etat Botswanais, Festus Mogae, de réparer une injustice de 170 ans.
En réalité, en ces années 90 du 20eme siècle, le Gouvernement de Mogae procédait à une spoliation des terres ancestrales des Bushmen. Sa "subite préoccupation" pour le "negre de Banyoles" lui permettait de laver son image internationale.....

Source:
www.lavanguardia.com/cultura/20190302/46768019743/africa-negro-disecado-taxidermia-banyoles-racismo.html
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Il y a foule de sources sur le passé de cet homme africain. La plupart s'accordant à dire qu'il vient du Botswana (surtout celle en français et anglais).

Ne maîtrisant pas l'espagnol, j'ai séché ces sources.

Il n'en reste pas moins que c'était un homme, qui selon le témoignage de l'époque a été déterré par les frères Verreaux ... et les raisons changent en fonction du témoin. L'histoire de cet Africain est certes floue mais pas ce qui s'est passé après son exhumation. Mon avis à 3 francs six sous, c'est que les frères Verreaux se sont retrouvés en manque d'argent et ont réalisé une tâche ingrate mais bien payée pour continuer leur travail.

Je me permet de revenir sur ton analyse ethnique :) .
Les Bushmens ne sont pas "noir foncés" mais ont une couleur de peau claire (voir le film "Les Dieux sont tombés sur la tête"). Donc s'il peut être Bushmen, qui en plus sont originaires d'Afrique du Sud mais en ont été chassés et massacrés en grande partie... par les Zoulous et les Bantous. En 1830 l'Afrique est très peu occidentalisé en plus.
De même, la colonisation commence à peine, surtout en Afrique du Sud/Botswana où la présence Européenne commence surtout en 1890. Il est donc très probable qu'il soit un vrai Bushmen.

Par contre mon anecdote n'a pas pour but de dénoncer un quelconque racisme sur un des protagonistes. Juste de rapporter le fait qu'à un moment un Africain a été empaillé et exposé dans un musée (certes, au début c'était juste pour une collection personnelle).

L'époque est totalement différente et les frères Verreaux laissent derrière eux un lègue immense sur la connaissance de la faune et de la flore notamment Jules Verreaux qui est considéré comme l'un des plus grands ornithologues de son temps : pas moins de 15 000 espèces ont été connues grâce à lui. Pire lors de son séjour en Afrique du Sud, il va découvrir 13 000 espèces après 3 ans d'effort... mais le bateau coule en chemin et il sera le seul survivant. Donc sans ce "malheur" Jules Verreaux aurait à lui seul découvert au moins 28 000 espèces et bien plus d'espèces porteraient son nom.

Pour les plus curieux, on compte 6 espèces portant son nom :
- L'aigle de Verreaux
- Le coua de Verreaux
- La colombe de Verreaux
- Le paradoxornis de Verreaux
- Le propithèque de Verreaux
- La grenouille de Verreaux

Les frères Verreaux étaient des taxidermistes très réputés et on peut voir leurs œuvres partout dans le monde. Même maintenant elles sont encore bluffantes de réalismes (voir la caravane Arabe attaquées par un lion).

C'est d'ailleurs par peur de voir un lynchage sur ces deux frères que je n'ai pas mis leur nom.

On peut juger le passé, mais il faut prendre en compte le contexte de l'époque et l'héritage que laisse les frères Verreaux.


Tous les commentaires (14)

J'ai lu "naturiste" français, j'ai eu un moment des images assez intéressante de ce qu'il allais faire avec...

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C’est bien qu’il l’ait renvoyé, c’est de la profanation de tombe ce qu’ils ont fait

On parle des (trop) nombreux abrutis des générations actuelles, mais il faut dire que chaque époque a eu les siens (et ça a commencé, je pense, juste au moment de l'apparition des humains)...
une profanation et une exhibition des plus glauques pour trois francs six sous, faut vraiment pas être bien

Ce sont les frères Jules et Edouard Verreaux qui sont les deux naturalistes qui ont empaillé la dépouille de cet homme.
En 1991, Alphonse Arcelin a signalé la présence de cette dépouille empaillée et a prévenu la presse pour faire bouger les choses. Le corps a donc été exposé pendant 80 ans dans le musée de la ville de Banyoles. Ce n’est qu’en 2000 que les restes ont été renvoyés dans leur pays d’origine pour être inhumés.

Le conservateur du musée en question, Jorge Gratacos, a condamné cette décision pour plusieurs raisons: selon lui les restes en question n’avaient plus rien d’humains car la peau avait été retirée et enduite de cirage, que pour lui ça témoigne de la mentalité de l’époque, et qu’il n’y a rien de raciste à converser des restes humains pour l’Histoire, il se défend en demandant au journaliste qui l’interroge « comment croyez-vous que réagiraient les conservateurs de musée si les Péruviens demandaient l’inhumation de têtes réduites, des momies incas ou les Égyptiens, celle de leur pharaons ? Si encore les Botswanais l’avaient demandé, sans doute aurions nous compris... ». Selon lui, c’est un contre sens que ce soit un Haïtien (Arcelin était un ressortissant haïtien) qui exige l’inhumation de cette pièce. Il précise également qu’il y a dans le musée des restes humains de tous les continents, asiatiques, européens etc, et qu’il ne comprend pas pourquoi cette pièce a soulevé une si grande polémique.

En réalité, cette histoire semble assez loin de l'Histoire officielle.

Non seulement on ignore si ce fut réellement un "Chef de tribu" Bushman, ( bien qu'il semble être du groupe ethnique des San), mais il est tout à penser que la dépouille mortelle correspond à un homme ayant vécu 1000 kilomètres plus au Sud de la frontière du Botswana et plus concrètement issu des Hotentotes de La ville du Cap.

Cet homme n'aurait donc pas été un véritable Bushman du Kalahari Botswanais, mais un Sud-africain, ( peut-être déjà Occidentalisé), à qui aurait été attribué un passé inventé, plus en accord avec les "standards ethniques" de l'Afrique du début du 19eme.
Le but de la taxidermie opérée par ces deux "naturalistes" semblent d'ailleurs n'avoir que très peu à voir avec l'Ethnologie, vu qu'ils n'ont pas hésité à noircir sa peau au goudron, afin de lui donner un aspect plus authentique, plus exotique. Il y avait probablement et avant tout, un but de profit financier dans leur démarche.

Quant au fait qu'il soit enterré au Botswana, le fait est que... Ce fut le seul pays Africain qui accepta de recevoir cette dépouille, quand le Gouvernement Espagnol chercha à se défaire de cette "curiosité" incommode, qui commençait à envenimer la politique locale, régionale puis nationale.
Le but n'était donc pas de donner une sépulture digne à cet inconnu, mais de mettre fin à une situation embarrassante, indigne du mode de pensée du 21 ème.

Pas plus n'y eut-il une véritable volonté de la part du chef de l'Etat Botswanais, Festus Mogae, de réparer une injustice de 170 ans.
En réalité, en ces années 90 du 20eme siècle, le Gouvernement de Mogae procédait à une spoliation des terres ancestrales des Bushmen. Sa "subite préoccupation" pour le "negre de Banyoles" lui permettait de laver son image internationale.....

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a écrit : En réalité, cette histoire semble assez loin de l'Histoire officielle.

Non seulement on ignore si ce fut réellement un "Chef de tribu" Bushman, ( bien qu'il semble être du groupe ethnique des San), mais il est tout à penser que la dépouille mortelle correspond à un homme ayant vécu 10
00 kilomètres plus au Sud de la frontière du Botswana et plus concrètement issu des Hotentotes de La ville du Cap.

Cet homme n'aurait donc pas été un véritable Bushman du Kalahari Botswanais, mais un Sud-africain, ( peut-être déjà Occidentalisé), à qui aurait été attribué un passé inventé, plus en accord avec les "standards ethniques" de l'Afrique du début du 19eme.
Le but de la taxidermie opérée par ces deux "naturalistes" semblent d'ailleurs n'avoir que très peu à voir avec l'Ethnologie, vu qu'ils n'ont pas hésité à noircir sa peau au goudron, afin de lui donner un aspect plus authentique, plus exotique. Il y avait probablement et avant tout, un but de profit financier dans leur démarche.

Quant au fait qu'il soit enterré au Botswana, le fait est que... Ce fut le seul pays Africain qui accepta de recevoir cette dépouille, quand le Gouvernement Espagnol chercha à se défaire de cette "curiosité" incommode, qui commençait à envenimer la politique locale, régionale puis nationale.
Le but n'était donc pas de donner une sépulture digne à cet inconnu, mais de mettre fin à une situation embarrassante, indigne du mode de pensée du 21 ème.

Pas plus n'y eut-il une véritable volonté de la part du chef de l'Etat Botswanais, Festus Mogae, de réparer une injustice de 170 ans.
En réalité, en ces années 90 du 20eme siècle, le Gouvernement de Mogae procédait à une spoliation des terres ancestrales des Bushmen. Sa "subite préoccupation" pour le "negre de Banyoles" lui permettait de laver son image internationale.....

Source:
www.lavanguardia.com/cultura/20190302/46768019743/africa-negro-disecado-taxidermia-banyoles-racismo.html
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Il y a foule de sources sur le passé de cet homme africain. La plupart s'accordant à dire qu'il vient du Botswana (surtout celle en français et anglais).

Ne maîtrisant pas l'espagnol, j'ai séché ces sources.

Il n'en reste pas moins que c'était un homme, qui selon le témoignage de l'époque a été déterré par les frères Verreaux ... et les raisons changent en fonction du témoin. L'histoire de cet Africain est certes floue mais pas ce qui s'est passé après son exhumation. Mon avis à 3 francs six sous, c'est que les frères Verreaux se sont retrouvés en manque d'argent et ont réalisé une tâche ingrate mais bien payée pour continuer leur travail.

Je me permet de revenir sur ton analyse ethnique :) .
Les Bushmens ne sont pas "noir foncés" mais ont une couleur de peau claire (voir le film "Les Dieux sont tombés sur la tête"). Donc s'il peut être Bushmen, qui en plus sont originaires d'Afrique du Sud mais en ont été chassés et massacrés en grande partie... par les Zoulous et les Bantous. En 1830 l'Afrique est très peu occidentalisé en plus.
De même, la colonisation commence à peine, surtout en Afrique du Sud/Botswana où la présence Européenne commence surtout en 1890. Il est donc très probable qu'il soit un vrai Bushmen.

Par contre mon anecdote n'a pas pour but de dénoncer un quelconque racisme sur un des protagonistes. Juste de rapporter le fait qu'à un moment un Africain a été empaillé et exposé dans un musée (certes, au début c'était juste pour une collection personnelle).

L'époque est totalement différente et les frères Verreaux laissent derrière eux un lègue immense sur la connaissance de la faune et de la flore notamment Jules Verreaux qui est considéré comme l'un des plus grands ornithologues de son temps : pas moins de 15 000 espèces ont été connues grâce à lui. Pire lors de son séjour en Afrique du Sud, il va découvrir 13 000 espèces après 3 ans d'effort... mais le bateau coule en chemin et il sera le seul survivant. Donc sans ce "malheur" Jules Verreaux aurait à lui seul découvert au moins 28 000 espèces et bien plus d'espèces porteraient son nom.

Pour les plus curieux, on compte 6 espèces portant son nom :
- L'aigle de Verreaux
- Le coua de Verreaux
- La colombe de Verreaux
- Le paradoxornis de Verreaux
- Le propithèque de Verreaux
- La grenouille de Verreaux

Les frères Verreaux étaient des taxidermistes très réputés et on peut voir leurs œuvres partout dans le monde. Même maintenant elles sont encore bluffantes de réalismes (voir la caravane Arabe attaquées par un lion).

C'est d'ailleurs par peur de voir un lynchage sur ces deux frères que je n'ai pas mis leur nom.

On peut juger le passé, mais il faut prendre en compte le contexte de l'époque et l'héritage que laisse les frères Verreaux.

C'est horrible comme le nazisme. L'humain ne se reconnaissant pas en son prochain, le traitant comme un objet. Ça me fait penser par association d'idées à ce qui s'est passé récemment à Paris-descartes aussi.

Parmi les commentaires très critiques et négatifs que pensez vous des musées de manière générale ?
Ce sont très souvent le résultat de profanation de tombe. Quelle différence entre la tombe d un égyptien d il y a 3 000 ans, d un Inca de 500 ans ou celle d un africain de 200 ans ?

On peut s insurger du procédé présentement mais il faut le faire systématiquement alors.

a écrit : Parmi les commentaires très critiques et négatifs que pensez vous des musées de manière générale ?
Ce sont très souvent le résultat de profanation de tombe. Quelle différence entre la tombe d un égyptien d il y a 3 000 ans, d un Inca de 500 ans ou celle d un africain de 200 ans ?

On peut s insurger
du procédé présentement mais il faut le faire systématiquement alors. Afficher tout
De la même façon, on pourrait considérer que la plupart des oeuvres antiques présents au Louvre ou au British museum ont été "volés" et pourraient éventuellement être restituées à certains pays.

Le plus flagrant reste les 5 statues à l'entrée du musée de l'acropole à Athènes qu'on appelle les 6 Cariatides en marbre de l'Erechthéion et qui soutenaient l'architrave du porche sud de l'Érechthéion. La sixième statue est exposé au British Museum à Londres. Personnellement, je trouverais intéressant de les réunir aujourd'hui comme d'autres oeuvres.

Pour l'anecdote, je trouve le débat très intéressant car il n'existe pas réellement de réponse même juridique. Il existe bien le droit des sépultures ainsi que le code pénal qui incrimine les atteintes à l'intégrité du cadavre, la violation et la profanation de sépulture (article 225-17). Toutefois, je n'ai jamais entendu parler d'un archéologue condamné pour violation de sépulture.
Bref, à partir de combien de temps, la violation de sépulture devient de l'archéologie ? Existe-t-il vraiment une réponse à cette question sachant que la volonté du mourant généralement est de reposer pour l'éternité ?

a écrit : De la même façon, on pourrait considérer que la plupart des oeuvres antiques présents au Louvre ou au British museum ont été "volés" et pourraient éventuellement être restituées à certains pays.

Le plus flagrant reste les 5 statues à l'entrée du musée de l'acropole à Athènes qu'on
appelle les 6 Cariatides en marbre de l'Erechthéion et qui soutenaient l'architrave du porche sud de l'Érechthéion. La sixième statue est exposé au British Museum à Londres. Personnellement, je trouverais intéressant de les réunir aujourd'hui comme d'autres oeuvres.

Pour l'anecdote, je trouve le débat très intéressant car il n'existe pas réellement de réponse même juridique. Il existe bien le droit des sépultures ainsi que le code pénal qui incrimine les atteintes à l'intégrité du cadavre, la violation et la profanation de sépulture (article 225-17). Toutefois, je n'ai jamais entendu parler d'un archéologue condamné pour violation de sépulture.
Bref, à partir de combien de temps, la violation de sépulture devient de l'archéologie ? Existe-t-il vraiment une réponse à cette question sachant que la volonté du mourant généralement est de reposer pour l'éternité ?
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Vaste débat, j'aurai tendance à te répondre
- non retro activité de la loi pénale sauf quand elle est plus douce. Donc on ne condamnera pas a posteriori l'archéologue,
- aujourd'hui les fouilles sont soumises à autorisation, donc il y a une autorisation légale de "profaner" une sépulture au nom de la science. Par ailleurs, les "pilleurs de tombeau" non accrédités sont poursuivis.
On est dans une situation similaire au corsaire ayant des lettres de crédits, et le pirate. Quand on sort de l'imaginaire collectif, les pirates n'étaient pas toujours des brutes assoiffées de sang, et corsaire et pirate se livraient à la même activité "attaquer des bateaux" au nom d'un roi, en son nom propre.
Je caricature mais on est au même niveau : où est la morale ? pour les perdants c'est anormal, pour les vainqueurs c'est justifié.

L'histoire est écrite par les vainqueurs et cela à toute son importance.

a écrit : Parmi les commentaires très critiques et négatifs que pensez vous des musées de manière générale ?
Ce sont très souvent le résultat de profanation de tombe. Quelle différence entre la tombe d un égyptien d il y a 3 000 ans, d un Inca de 500 ans ou celle d un africain de 200 ans ?

On peut s insurger
du procédé présentement mais il faut le faire systématiquement alors. Afficher tout
C'est l'Histoire qui est fait ainsi. Les grecs ont pillé les égyptiens, les perses les grecs, les perses les égyptiens, puis Rome a pillé les gaulois, les grecs, les perses et les égyptiens etc.
Napoléon a pillé l'Italie et l'Allemagne, puis l'Allemagne a pillé la France, l'Angleterre a pillé tout le monde ! Il faudrait demander des comptes à l'Hotel Savoye de Londres pour les pillages de la Guerre de 100 ans...

Bref, ce qui est sur, c'est qu'il est mieux que certaines pièces archéologiques se trouvent en France qu'en Egypte, Irak, Tombouctou ou Syrie... Quand on voit ce que font les musulmans du patrimoine d'un pays dans lequel ils résident et ont parfois la nationalité cela fait du bien de savoir ce patrimoine au British Museum ou à l'Hermitage

a écrit : C'est l'Histoire qui est fait ainsi. Les grecs ont pillé les égyptiens, les perses les grecs, les perses les égyptiens, puis Rome a pillé les gaulois, les grecs, les perses et les égyptiens etc.
Napoléon a pillé l'Italie et l'Allemagne, puis l'Allemagne a pillé la France, l'Anglete
rre a pillé tout le monde ! Il faudrait demander des comptes à l'Hotel Savoye de Londres pour les pillages de la Guerre de 100 ans...

Bref, ce qui est sur, c'est qu'il est mieux que certaines pièces archéologiques se trouvent en France qu'en Egypte, Irak, Tombouctou ou Syrie... Quand on voit ce que font les musulmans du patrimoine d'un pays dans lequel ils résident et ont parfois la nationalité cela fait du bien de savoir ce patrimoine au British Museum ou à l'Hermitage
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Dans ce genre de remarque, il est important de choisir les termes avec soins. Ce sont les membres de l'État islamique qui ont procédé à la destruction organisée et au vol d'objets appartenant au patrimoine culturel des territoires contrôlé que ce soit en Irak, en Syrie et en Libye. Ils ont notamment détruit des monuments mais aussi organisé un recel des œuvres d'arts volées.

Rien à voir avec les musulmans.

Pour le début du commentaire, je suis tout à fait d'accord, les nations/civilisations les plus fortes ont de tout temps pillé les nations/civilisations les plus faibles. En ce qui concerne les œuvres, on pourrait tout de même se dire que certains musées pourraient rendre des œuvres aux Égyptiens ou aux Grecs qui ne sont pas spécialement réputés pour les détruire.