Le jugement de Paris n'a pas été flatteur pour les vins français

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Le Jugement de Paris est le nom donné à un concours de vin organisé le 24 mai 1976 à l'hôtel Intercontinental de Paris. La dégustation se fit à l'aveugle, rassemblant des vins français et californiens dans deux catégories : rouge et blanc. Deux vins américains eurent les premières places.

Ces résultats étant fortement critiqués par les viticulteurs français, plusieurs reconstitutions eurent lieu pour tester de nouveau les vins, en 1978, 1986 et 2006 donnant une nouvelle fois les vins californiens vainqueurs. Cette dégustation eut un effet immédiat sur les tarifs des vins californiens.


Tous les commentaires (34)

a écrit : Pas faux, pas vrai non plus. De fait y a des trucs qui sont autorisés et que les grands noms bourguignons ou bordelais ne souhaitent pas franchement crier à tous vents. Mais le coup des copeaux de chêne dans le pif c'est fait pas seulement pour donner un bon goût, mais aussi pour faire croire au consommateur de base que c'est du meilleur pif puisqu'il est associé trompeusement à la barrique. Et les gens croient parfois que rien que d'avoir été en fût le vin est meilleur alors qu'il s'agit de plein d'autres choses que beaucoup maîtrisent sans disposer de barriques de bois. C'est clairement un leurre. Et si les vins français commencent à utiliser des stratagèmes, cela ne poussera pas à la recherche de la meilleure qualité intrinsèque (soit que c'est bon sans rajouter des machins), et donc et surtout cela mettra les vins french à un pied d'égalité avec les vins très bons d'autres pays, aux yeux de nombreux amateurs du monde entier. Or, et ça c'est très important, sans parler du savoir-faire millénaire, vu la taille des parcelles, vu la diversité des cépages et des terroirs, et surtout vu les élevés coûts de production, sans se démarquer le vin french ne tiendra pas la route face à ses concurrents. Quant à la Suisse son vin subsiste en grande partie grâce au protectionnisme, chose pas forcément souhaitable pour la France vu le taux d'exportation, et même si c'était le cas on ne pourrait pas à cause des lois européennes. Conclusion pour moi la meilleure stratégie pour le vin français c'est aller toujours le plus possible vers la meilleure qualité possible. Un peu comme les allemands on intérêt à fabriquer de bons moteurs solides et laisser la mauvaise cam à ceux qui ont de faibles coûts de main-d'œuvre. Sorry pour le pavé. Vive le drapeau tricolore, rouge blanc rosé ! Afficher tout Il serait intéressant de savoir si on peut utiliser des tonneaux dont l'intérieur est cannelé, ou si la réglementation a prévu cette interdiction aussi ? Parce que sinon, avec une simple cannelure, on peut facilement multiplier la surface par 3 pour un même volume intérieur sans renchérir beaucoup le coût de fabrication du tonneau !

a écrit : Il serait intéressant de savoir si on peut utiliser des tonneaux dont l'intérieur est cannelé, ou si la réglementation a prévu cette interdiction aussi ? Parce que sinon, avec une simple cannelure, on peut facilement multiplier la surface par 3 pour un même volume intérieur sans renchérir beaucoup le coût de fabrication du tonneau ! Afficher tout En fait ce n'est pas interdit de mettre des copeaux de chêne dans la fabrication d'un vin mais c'est interdit de le faire pour certains vins AOC.

dico-du-vin.com/copeaux-de-chene-vinification/

Pour se faire une idée : "150 appellations françaises (sur 307) ont interdit cette pratique, notamment en Bourgogne, arguant du nivelage des subtilités. D'autres, comme certains rhône et bordelais « aromatisent » et misent sur la sucrosité, structure et gras qui découlent de l'usage des copeaux. "

Le problème, c'est que les autres pays mettent des copeaux partout et vendent très bien leur vin.

a écrit : En fait ce n'est pas interdit de mettre des copeaux de chêne dans la fabrication d'un vin mais c'est interdit de le faire pour certains vins AOC.

dico-du-vin.com/copeaux-de-chene-vinification/

Pour se faire une idée : "150 appellations françaises (sur 307) ont inte
rdit cette pratique, notamment en Bourgogne, arguant du nivelage des subtilités. D'autres, comme certains rhône et bordelais « aromatisent » et misent sur la sucrosité, structure et gras qui découlent de l'usage des copeaux. "

Le problème, c'est que les autres pays mettent des copeaux partout et vendent très bien leur vin.
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Merci pour cette recherche. Il y est dit que, même pour les AOC, c'est laissé à l'initiative de chaque région. C'est bien : la réglementation évolue pour éviter de pénaliser inutilement les producteurs face à la concurrence (sachant qu'il s'agit bien d'employer des copeaux du même bois et séchés pareil que ceux qui servent à faire les barriques, et donc on n'introduit aucun nouveau produit, il s'agit seulement d'augmenter la surface de contact et éventuellement de pouvoir utiliser des contenants plus pratiques que les tonneaux, pour obtenir le même résultat).

Bonjour oulà la pression, il faut bien s'y connaître, même déjà dans la manière de déguster !

a écrit : Pas faux, pas vrai non plus. De fait y a des trucs qui sont autorisés et que les grands noms bourguignons ou bordelais ne souhaitent pas franchement crier à tous vents. Mais le coup des copeaux de chêne dans le pif c'est fait pas seulement pour donner un bon goût, mais aussi pour faire croire au consommateur de base que c'est du meilleur pif puisqu'il est associé trompeusement à la barrique. Et les gens croient parfois que rien que d'avoir été en fût le vin est meilleur alors qu'il s'agit de plein d'autres choses que beaucoup maîtrisent sans disposer de barriques de bois. C'est clairement un leurre. Et si les vins français commencent à utiliser des stratagèmes, cela ne poussera pas à la recherche de la meilleure qualité intrinsèque (soit que c'est bon sans rajouter des machins), et donc et surtout cela mettra les vins french à un pied d'égalité avec les vins très bons d'autres pays, aux yeux de nombreux amateurs du monde entier. Or, et ça c'est très important, sans parler du savoir-faire millénaire, vu la taille des parcelles, vu la diversité des cépages et des terroirs, et surtout vu les élevés coûts de production, sans se démarquer le vin french ne tiendra pas la route face à ses concurrents. Quant à la Suisse son vin subsiste en grande partie grâce au protectionnisme, chose pas forcément souhaitable pour la France vu le taux d'exportation, et même si c'était le cas on ne pourrait pas à cause des lois européennes. Conclusion pour moi la meilleure stratégie pour le vin français c'est aller toujours le plus possible vers la meilleure qualité possible. Un peu comme les allemands on intérêt à fabriquer de bons moteurs solides et laisser la mauvaise cam à ceux qui ont de faibles coûts de main-d'œuvre. Sorry pour le pavé. Vive le drapeau tricolore, rouge blanc rosé ! Afficher tout Du protectionnisme en Suisse? On m'aurait menti? Non, vraiment non. Aucun protectionnisme, même pas dans ce domaine. A peu près n'importe quel vin étranger (hors grands crus évidemment) sera moins cher qu'un vin suisse. Fort de ce constat, et comme il est impossible de baisser suffisamment les coûts de production pour concurrencer les prix étrangers, les vignerons suisses misent tout sur la qualité depuis plus de 30 ans... Conclusion, le vin suisse subsiste uniquement grâce à sa très grande qualité.

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"Arthur : C’est l’quel déjà c’ui-là ?
Roparzh : Ça c’est l’mien là. C’est ma cuvée d’l’an passé !
Belt : Nan. C’est le mien. Le vôtre on l’a déjà goutté trois fois on a failli dégobiller… iller…
Roparzh : Sire c’est une conspiration là !
Guéthenoc : Nan mais quand même ! Nan quand même on vient pour essayer d’montrer que’que chose de sérieux, vous arrivez avec du jus d’pied. Faut pas exagérer non plus !"

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a écrit : La règlementation est plus stricte en France, ce qui augmente le coût des vins sans pour autant augmenter forcément leur qualité. Par exemple il est interdit (et répréhensible) en France de mettre des copeaux de bois dans le vin pour le faire vieillir plus rapidement. Le vin n'est en contact avec le bois que sur la surface à l'intérieur du tonneau, pour acquérir les tanins et tout ce qui contribue à son vieillissement. Il est évident que si on met des copeaux de bois dans le tonneau ou même des copeaux de bois dans une cuve en inox, la surface d'échange est plus importante et on obtient donc le même effet plus rapidement avec moins de coûts de stockage. Afficher tout Je ne sais pas ce qu'il en est actuellement, mais il y'a une dizaine d'années j'ai passé 6 mois comme ouvrier de chai et j'ai mis pas mal de sacs de copeaux dans des cuves en fibre ou en beton. Sans compter le reste de trucs louches... Préférez acheter votre bouteille directement chez un petit producteur, il y'a beaucoup moins de chance que ce soit du vin trafiqué.

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a écrit : Du protectionnisme en Suisse? On m'aurait menti? Non, vraiment non. Aucun protectionnisme, même pas dans ce domaine. A peu près n'importe quel vin étranger (hors grands crus évidemment) sera moins cher qu'un vin suisse. Fort de ce constat, et comme il est impossible de baisser suffisamment les coûts de production pour concurrencer les prix étrangers, les vignerons suisses misent tout sur la qualité depuis plus de 30 ans... Conclusion, le vin suisse subsiste uniquement grâce à sa très grande qualité. Afficher tout Bin tant mieux. Par contre ça rentre en contradiction avec ce que m'a dit un professionnel du vin, qui a travaillé en Suisse. Du coup je ne sais à quel saint me vouer !

a écrit : Merci pour cette recherche. Il y est dit que, même pour les AOC, c'est laissé à l'initiative de chaque région. C'est bien : la réglementation évolue pour éviter de pénaliser inutilement les producteurs face à la concurrence (sachant qu'il s'agit bien d'employer des copeaux du même bois et séchés pareil que ceux qui servent à faire les barriques, et donc on n'introduit aucun nouveau produit, il s'agit seulement d'augmenter la surface de contact et éventuellement de pouvoir utiliser des contenants plus pratiques que les tonneaux, pour obtenir le même résultat). Afficher tout Ouais mais justement comme dit le com auquel tu réponds ça n'a pas le même résultat. Nous dans ma famille on n'aime pas les vins avec du copeau. Enfin mon père, bourguignon, déteste; moi j'aime comme du vin de table, c'est à dire avec peu de respect et en buvant trop, sans savourer. Du ''vin à boire'', quoi. En fait je viens de comprendre que ces derniers étaient ''copeauïsés'' (merci tyb). Mais franchement si cette pratique se généralisait, je ne mettrai plus dix euros ou plus dans une boutanche. Honnêtement à ce jeu là sans protectionnisme on se ferait vite bouffer par d'autres, surtout les chiliens dirais je. En gros si je comprends bien c'est : si tu peux faire beaucoup d'hectolitres tu peux te la jouer copeaux, mais sinon démarque toi et ne fait pas dans la facilité. Tu auras ton public.

a écrit : La règlementation est plus stricte en France, ce qui augmente le coût des vins sans pour autant augmenter forcément leur qualité. Par exemple il est interdit (et répréhensible) en France de mettre des copeaux de bois dans le vin pour le faire vieillir plus rapidement. Le vin n'est en contact avec le bois que sur la surface à l'intérieur du tonneau, pour acquérir les tanins et tout ce qui contribue à son vieillissement. Il est évident que si on met des copeaux de bois dans le tonneau ou même des copeaux de bois dans une cuve en inox, la surface d'échange est plus importante et on obtient donc le même effet plus rapidement avec moins de coûts de stockage. Afficher tout Certaines AOC l'interdisent, mais ce n'est absolument pas interdit de manière générale. C'est autorisé depuis 2006. Par ailleurs, ce sont les grappes et peaux présentes naturellement qui apportent les tanins. Les copaux ne sont là que pour apporter le goût du fût

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Le nom du concours est une référence au récit mythologique grec ayant déclenché la guerre de Troie : Pâris, fils de Priam, dut choisir entre Héra, Athéna et Aphrodite. C'est une scène très répandue dans l'art classique.

Le double sens de l'expression "jugement de Paris" est d'ailleurs le noeud de l'intrigue du roman d'Agatha Christie Le couteau sur la nuque.

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J'ai participé à 3 dégustations régionales de vins en tant qu'amateur avec un cousin. Les 3 fois nous avons vite compris qu'il y avait peu de vrai dans les résultats. En revanche les pots de vins doivent pleuvoirs. J'espère qu'il y a plus de rigueurs au niveau national et international.

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a écrit : La règlementation est plus stricte en France, ce qui augmente le coût des vins sans pour autant augmenter forcément leur qualité. Par exemple il est interdit (et répréhensible) en France de mettre des copeaux de bois dans le vin pour le faire vieillir plus rapidement. Le vin n'est en contact avec le bois que sur la surface à l'intérieur du tonneau, pour acquérir les tanins et tout ce qui contribue à son vieillissement. Il est évident que si on met des copeaux de bois dans le tonneau ou même des copeaux de bois dans une cuve en inox, la surface d'échange est plus importante et on obtient donc le même effet plus rapidement avec moins de coûts de stockage. Afficher tout Il faut arrêter de raconter n'importe quoi sans connaître le sujet . Déjà ,c'est plus complexe que ce vous que vous laissez entendre , il n'y a pas un règlement en France mais de très nombreux règlements issues de multiples cahiers des charges propres à chaque appellation, igp etc , vin de France etc ... Ensuite, l'ajout de copeaux de bois n'est pas du tout interdit dans la majorité de ces cahiers des charges . Enfin dire que l'ajout des copeaux de bois améliore et accélère le vieillissement et la qualité est faux. Au contraire c'est une technique visant simplement à rajouter des arômes de bois dans des vins souvent médiocres afin de masquer leur défaut . La réglementation en France peut avoir des limites mais cet exemple n'est pas le bon.

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a écrit : Il faut arrêter de raconter n'importe quoi sans connaître le sujet . Déjà ,c'est plus complexe que ce vous que vous laissez entendre , il n'y a pas un règlement en France mais de très nombreux règlements issues de multiples cahiers des charges propres à chaque appellation, igp etc , vin de France etc ... Ensuite, l'ajout de copeaux de bois n'est pas du tout interdit dans la majorité de ces cahiers des charges . Enfin dire que l'ajout des copeaux de bois améliore et accélère le vieillissement et la qualité est faux. Au contraire c'est une technique visant simplement à rajouter des arômes de bois dans des vins souvent médiocres afin de masquer leur défaut . La réglementation en France peut avoir des limites mais cet exemple n'est pas le bon. Afficher tout Il faut surtout apprendre à lire avant de prétendre que ce sont les autres qui racontent n'importe quoi. Je n'ai pas dit que les copeaux de bois améliorent le vieillissement ou la qualité du vin, par exemple, c'est quelque chose que vous avez inventé. Je n'ai pas dit non plus qu'il y a un règlement, j'ai dit "la réglementation" ce qui veut justement dire qu'il y a un ensemble de règlements, comme vous le dites. Et une fois que vous saurez lire, vous pourrez lire les autres commentaires qui m'ont déjà répondu sur les inexactitudes de mon commentaire : on m'a répondu que les tanins ne viennent pas que du bois, ils viennent surtout du raisin lui-même, et que la réglementation a évolué ce qui fait que ce c'est n'est plus interdit d'une manière générale, ça dépend maintenant des AOC. Et l'ajout de copeaux ne sert pas qu'à améliorer un vin "souvent médiocre" puisque justement, hormis en France ou en Europe, où on s'attache encore aux traditions, les autres pays (USA, Australie, Chili) utilisent massivement cette technique pour tous leurs vins et ils font de très bons vins et c'est justement le sujet de cette anecdote et c'est ce qui a justifié mon intervention.

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