Pour le film "Le Fugitif", on a préféré de vrais accidents aux images de synthèse

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Il est souvent moins cher de réaliser ce genre de crash en prises de vues réelles, à condition bien sûr d'être bien préparé. Les répétitions prennent des semaines, on combine des simulations des mouvements des véhicules avec ce qu'on appelle des "mécaniques caméra", et en règle générale le jour J on tourne à plusieurs caméras pour maximiser les chances d'obtenir le plan voulu. L'image de synthèse coûte dans ces cas plus cher surtout à cause du temps de calcul des images et des salaires des techniciens sur cette durée.

a écrit : Il est souvent moins cher de réaliser ce genre de crash en prises de vues réelles, à condition bien sûr d'être bien préparé. Les répétitions prennent des semaines, on combine des simulations des mouvements des véhicules avec ce qu'on appelle des "mécaniques caméra", et en règle générale le jour J on tourne à plusieurs caméras pour maximiser les chances d'obtenir le plan voulu. L'image de synthèse coûte dans ces cas plus cher surtout à cause du temps de calcul des images et des salaires des techniciens sur cette durée. Afficher tout Ce n'est pas forcément très cher ni très compliqué de filmer un vrai crash, parce que, bien sûr, on ne va pas prendre un train et des bus tout neufs et il n'y a pas non plus des conducteurs qui prennent des risques à l'intérieur. Il suffit de trouver des vieux véhicules qui devaient de toutes façons partir à la casse, de les repeindre un peu et d'installer à l'intérieur un système de télécommande, pour tourner cette scène pour pas cher et en toute sécurité. En revanche il faut quand même veiller à ne pas rater la prise de vue car, même si ça ne coûte pas très cher en matériel, la préparation est un peu longue donc le problème serait plus un problème de retard qu'un problème de coût pour recommencer si jamais la prise était ratée. Et d'ailleurs la valeur de ces véhicules destinés à la casse est tellement faible que la production ne s'est pas donné la peine de les évacuer pour vendre la ferraille après le tournage.

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Somme toute, le film n'était initialement pas disposé à recevoir autant de succès. Et pourtant...

Issu d'une série télévisée des années 60, il était difficile de résumer ses 120 épisodes en un film de deux heures.
Donc, durant 5 ans, une dizaine de scénaristes se sont relayés pour essayer de rendre le film attractif...
Il en ressortit pas moins de 25 scénarios différents, mais sans aucune certitude. Au final, le scénario évolua durant le tournage.

Une décision de la production, va lui apporter plus de crédit : remplacer Alec Baldwin par Harrison Ford, acteur qui, en 1993, avait bien plus de charisme et de notoriété, pour tenter d' assurer le succès.
Un moment de qualité du film (autre que l'accident entre le train et le bus) est également la scène de l'interrogatoire. Pour qu'elle puisse être la plus réelle possible, le réalisateur fit exprès de ne pas informer préalablement à Harrison Ford, qu'elles seraient les questions, laissant libre cours à l'acteur, au jeu d'improvisation.
Un autre moment du film est tout aussi réel au possible: la poursuite durant la parade de la Saint Patrick de Chicago. Ce ne fut pas une reconstitution, mais une sorte de pari, de la part de l'équipe de tournage: placer stratégiquement plusieurs caméras le long du défilé, puis de laisser Harrison Ford et Tommy Lee Jones jouer... Jusqu'au moment où Harrison Ford fut reconnu par le public, et y mettant fin.

Une note triste: l'acteur Richard Jordan décéda durant le tournage du film. Les scènes où il apparaissait, durent être de nouveau jouées. Cependant, Harrison Ford s'était déjà rasée sa barbe.
Il fallut donc attendre qu'elle repousse... et elle sortit légèrement différente.

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Il est souvent moins cher de réaliser ce genre de crash en prises de vues réelles, à condition bien sûr d'être bien préparé. Les répétitions prennent des semaines, on combine des simulations des mouvements des véhicules avec ce qu'on appelle des "mécaniques caméra", et en règle générale le jour J on tourne à plusieurs caméras pour maximiser les chances d'obtenir le plan voulu. L'image de synthèse coûte dans ces cas plus cher surtout à cause du temps de calcul des images et des salaires des techniciens sur cette durée.

Je suis mitigée sur cette anecdote, d'un coter j'aurai aimé que la production est payée pour nettoyer la zone, mais en même temps, depuis les presque 30 ans que c'est là, je suppose que c'est devenu une sorte d'attraction pour les fans, et qu'il y a une sorte de retombé économique pour la ville (hôtel, restaurant)

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Ça me fait penser à un accident de voitures sur une autoroute, près de Namur : un carambolage qui avait fait 117 morts, c'était une catastrophe
Devant un tel résultat, la police a voulu faire une reconstitution des faits : ça faisait bien 117 morts

a écrit : Il est souvent moins cher de réaliser ce genre de crash en prises de vues réelles, à condition bien sûr d'être bien préparé. Les répétitions prennent des semaines, on combine des simulations des mouvements des véhicules avec ce qu'on appelle des "mécaniques caméra", et en règle générale le jour J on tourne à plusieurs caméras pour maximiser les chances d'obtenir le plan voulu. L'image de synthèse coûte dans ces cas plus cher surtout à cause du temps de calcul des images et des salaires des techniciens sur cette durée. Afficher tout Ce n'est pas forcément très cher ni très compliqué de filmer un vrai crash, parce que, bien sûr, on ne va pas prendre un train et des bus tout neufs et il n'y a pas non plus des conducteurs qui prennent des risques à l'intérieur. Il suffit de trouver des vieux véhicules qui devaient de toutes façons partir à la casse, de les repeindre un peu et d'installer à l'intérieur un système de télécommande, pour tourner cette scène pour pas cher et en toute sécurité. En revanche il faut quand même veiller à ne pas rater la prise de vue car, même si ça ne coûte pas très cher en matériel, la préparation est un peu longue donc le problème serait plus un problème de retard qu'un problème de coût pour recommencer si jamais la prise était ratée. Et d'ailleurs la valeur de ces véhicules destinés à la casse est tellement faible que la production ne s'est pas donné la peine de les évacuer pour vendre la ferraille après le tournage.

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Scène mythique... Dès qu'un film de plus de 10 ans "reste mémorable" il est culte, mythique... C'est certes un bon film, mais de là à lui vouer un culte.

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a écrit : Scène mythique... Dès qu'un film de plus de 10 ans "reste mémorable" il est culte, mythique... C'est certes un bon film, mais de là à lui vouer un culte. Ça reste un très bon film

Ça me fait penser à une anecdote sur le Lord of War avec Nicolas Cage.
Pour le tournage il était aussi moins d'utiliser des vrais armes et chars que de tout créer en image de synthèse. Pour une scènes particulière regroupant beaucoup de chars l'équipe de tournage avait du même prévenir l'ONU pour ne pas inquiéter le monde politique de ce gros regroupement de char d'assaut.

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Scène spectaculaire effectivement, mais de plus en plus aujourd'hui, malgré les progrès, on essaie d'utiliser le moins possible les effets spéciaux numériques, à la demande des spectateurs, on aime bien casser des trucs, ca défoule!^^

Et oui, comme dit plus haut, on casse des épaves, la Ferrari, elle était bidon, on a mis une carrosserie en plastoc sur un châssis de 4l, faut pas déconner non plus! ^^ C'est un vrai boulot d'ailleurs, de transformer des véhicules en ce qui ne sont pas, car au moment où on les écrase, faut que ce soit convaincant!

de même qu'à l'époque du premier starwars, Lucas avait tenté d'intégrer des scènes réalisées sur ordinateur pour les vols spatiaux de destroyers ou de xwing/tie fighter, mais les tarifs étaient si prohibitifs que quelques dizaines de secondes de 3D auraient plombées le budget total du film. il s'était donc rabattu sur des maquettes.

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Somme toute, le film n'était initialement pas disposé à recevoir autant de succès. Et pourtant...

Issu d'une série télévisée des années 60, il était difficile de résumer ses 120 épisodes en un film de deux heures.
Donc, durant 5 ans, une dizaine de scénaristes se sont relayés pour essayer de rendre le film attractif...
Il en ressortit pas moins de 25 scénarios différents, mais sans aucune certitude. Au final, le scénario évolua durant le tournage.

Une décision de la production, va lui apporter plus de crédit : remplacer Alec Baldwin par Harrison Ford, acteur qui, en 1993, avait bien plus de charisme et de notoriété, pour tenter d' assurer le succès.
Un moment de qualité du film (autre que l'accident entre le train et le bus) est également la scène de l'interrogatoire. Pour qu'elle puisse être la plus réelle possible, le réalisateur fit exprès de ne pas informer préalablement à Harrison Ford, qu'elles seraient les questions, laissant libre cours à l'acteur, au jeu d'improvisation.
Un autre moment du film est tout aussi réel au possible: la poursuite durant la parade de la Saint Patrick de Chicago. Ce ne fut pas une reconstitution, mais une sorte de pari, de la part de l'équipe de tournage: placer stratégiquement plusieurs caméras le long du défilé, puis de laisser Harrison Ford et Tommy Lee Jones jouer... Jusqu'au moment où Harrison Ford fut reconnu par le public, et y mettant fin.

Une note triste: l'acteur Richard Jordan décéda durant le tournage du film. Les scènes où il apparaissait, durent être de nouveau jouées. Cependant, Harrison Ford s'était déjà rasée sa barbe.
Il fallut donc attendre qu'elle repousse... et elle sortit légèrement différente.

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a écrit : Ce n'est pas forcément très cher ni très compliqué de filmer un vrai crash, parce que, bien sûr, on ne va pas prendre un train et des bus tout neufs et il n'y a pas non plus des conducteurs qui prennent des risques à l'intérieur. Il suffit de trouver des vieux véhicules qui devaient de toutes façons partir à la casse, de les repeindre un peu et d'installer à l'intérieur un système de télécommande, pour tourner cette scène pour pas cher et en toute sécurité. En revanche il faut quand même veiller à ne pas rater la prise de vue car, même si ça ne coûte pas très cher en matériel, la préparation est un peu longue donc le problème serait plus un problème de retard qu'un problème de coût pour recommencer si jamais la prise était ratée. Et d'ailleurs la valeur de ces véhicules destinés à la casse est tellement faible que la production ne s'est pas donné la peine de les évacuer pour vendre la ferraille après le tournage. Afficher tout Oui c'est un peu ce que je dis : c'est souvent moins cher en réel... En revanche c'est rarement télécommandé et plutôt plus souvent tracté. J'en ai tourné quelques unes dans le genre, dont un crash frontal entre une voiture et un bus, et effectivement les véhicules étaient bons pour la casse. Ce qui a d'ailleurs permis d'installer sous le capot de la voiture, à la place du moteur, un système de bombonnes d'essence pour amplifier l'explosion à l'impact et les flammes. Mais il n'en reste pas moins que tu tournes ce genre de crash à plusieurs caméras (5 dans ce cas là) pour te blinder sous tous les axes, d'ailleurs à l'époque on avait bien fait, 2 caméras sur 5 avaient déconné pendant la prise...

a écrit : Oui c'est un peu ce que je dis : c'est souvent moins cher en réel... En revanche c'est rarement télécommandé et plutôt plus souvent tracté. J'en ai tourné quelques unes dans le genre, dont un crash frontal entre une voiture et un bus, et effectivement les véhicules étaient bons pour la casse. Ce qui a d'ailleurs permis d'installer sous le capot de la voiture, à la place du moteur, un système de bombonnes d'essence pour amplifier l'explosion à l'impact et les flammes. Mais il n'en reste pas moins que tu tournes ce genre de crash à plusieurs caméras (5 dans ce cas là) pour te blinder sous tous les axes, d'ailleurs à l'époque on avait bien fait, 2 caméras sur 5 avaient déconné pendant la prise... Afficher tout Quand je dis "rater la prise", je ne parlais pas d'une caméra qui déconne, et d'ailleurs c'est une bonne précaution et ça permet de montrer différents plans d'utiliser plusieurs caméras. Je pensais plutôt si c'est raté parce que le crash ne se passe comme prévu et les véhicules sont bien bousillés mais ça ne ressemble pas à ce qui était prévu et il faudrait recommencer. C'est pourquoi la préparation est aussi longue : pour régler tous les détails et que ça se passe sans accroc au premier essai. Mais ça ne s'appelle peut-être pas "rater la prise" dans le vocabulaire du métier ?

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a écrit : Quand je dis "rater la prise", je ne parlais pas d'une caméra qui déconne, et d'ailleurs c'est une bonne précaution et ça permet de montrer différents plans d'utiliser plusieurs caméras. Je pensais plutôt si c'est raté parce que le crash ne se passe comme prévu et les véhicules sont bien bousillés mais ça ne ressemble pas à ce qui était prévu et il faudrait recommencer. C'est pourquoi la préparation est aussi longue : pour régler tous les détails et que ça se passe sans accroc au premier essai. Mais ça ne s'appelle peut-être pas "rater la prise" dans le vocabulaire du métier ? Afficher tout Ah ça... Rater une prise c'est rater une prise, quelle qu'en soit la raison

en 1993, les images de synthèse étaient à leurs début, les ordinateurs pas assez puissant, et le temps de calcul très long.
rien d'étonnant à préférer une scène en prise de vue réelle.
mais c'est sûr qu'à notre époque, une telle scène ne poserait aucun problème en effet spéciaux

a écrit : en 1993, les images de synthèse étaient à leurs début, les ordinateurs pas assez puissant, et le temps de calcul très long.
rien d'étonnant à préférer une scène en prise de vue réelle.
mais c'est sûr qu'à notre époque, une telle scène ne poserait aucun problème en effet spéciaux
Je pense vraiment que ça dépend de ce qu'on veut faire, je vois souvent des images de synthèse qui étaient superbes à la sortie du film et qui ont mal vieilli, allors que casser "en vrai"...

J'ai un exemple en tête: Avatar, je suis fan a bloc, mais ce film, il va mal vieillir, j'en suis certain... 80% d'images de synthèse... et finalement, Star wars avec ses maquettes en plastique... mais filmées avec une caméra classique...

Pour casser des bagnoles, il n'y aura rien de mieux que casser des vraies bagnoles, c'est pas ce qui manque! ^^

Faut vraiment laisser les effets spéciaux numériques à ce qu'il est impossible de faire avec du décor en carton pâte, je trouve.

Ce grand malade de J.Cameron, il a reconstitué la moitié du Titanic en contreplaqué... ca en jette, non? ^^