Les canons étaient le dernier argument de Louis XIV

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Louis XIV a toujours défendu avec opiniâtreté les intérêts du royaume devant les autres puissances européennes, que ce soit par voie diplomatique ou le cas échéant par la guerre. C'est pourquoi il fit inscrire sur les canons de son armée "Ultima ratio regum", signifiant "Le dernier argument du roi".


Commentaires préférés (3)

Cette devise a été reprise, sans le « regum », par les tireur d’élite du GIGN: elle est inscrite sur chaque fusil longue distance.
Le GIGN entend ainsi marquer qu’ils privilégient toujours la négociation et qu’abattre la cible n’est que l’ultime recours quand tout le reste (négociation et assaut) a échoué ou est irréalisable.

Tout en gardant en-tête les aspects négatifs de la personne, ce roi était quand même un sacré roi. Il a su s'entourer de ministres excellents, favorisait les sciences et ingénieurs, sponsorisait la culture, a mis en place des fonctionnement encore d'actualité aujourd'hui, essayait de mettre en place des systèmes "justes" (toute proportion gardée avec l'époque). Je pense notamment à la réforme de la marine effectuée par Colbert (je vous laisse chercher, il avait compris comment créer une marine puissante en se basant sur l'échelon humain avec création d'hôpitaux pour les vétérans de marine, pension pour les familles des morts en mer, système de service maritime plutôt que l'horrible press gang anglais etc.)

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a écrit : Donc quand un officier dit à son tireur "celui-là, tu le fumes", c'est que les négociations n'ont rien donné? La vache René c'est un concours d'inepties auquel tu participes ?

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Tous les commentaires (39)

Cette devise a été reprise, sans le « regum », par les tireur d’élite du GIGN: elle est inscrite sur chaque fusil longue distance.
Le GIGN entend ainsi marquer qu’ils privilégient toujours la négociation et qu’abattre la cible n’est que l’ultime recours quand tout le reste (négociation et assaut) a échoué ou est irréalisable.

a écrit : Cette devise a été reprise, sans le « regum », par les tireur d’élite du GIGN: elle est inscrite sur chaque fusil longue distance.
Le GIGN entend ainsi marquer qu’ils privilégient toujours la négociation et qu’abattre la cible n’est que l’ultime recours quand tout le reste (négociation et assaut) a échoué ou est
irréalisable. Afficher tout
Donc quand un officier dit à son tireur "celui-là, tu le fumes", c'est que les négociations n'ont rien donné?

Tout en gardant en-tête les aspects négatifs de la personne, ce roi était quand même un sacré roi. Il a su s'entourer de ministres excellents, favorisait les sciences et ingénieurs, sponsorisait la culture, a mis en place des fonctionnement encore d'actualité aujourd'hui, essayait de mettre en place des systèmes "justes" (toute proportion gardée avec l'époque). Je pense notamment à la réforme de la marine effectuée par Colbert (je vous laisse chercher, il avait compris comment créer une marine puissante en se basant sur l'échelon humain avec création d'hôpitaux pour les vétérans de marine, pension pour les familles des morts en mer, système de service maritime plutôt que l'horrible press gang anglais etc.)

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"Regum" : génitif pluriel. Donc, le "dernier argument DES rois". Ça change sensiblement le sens de cette devise : la guerre est la dernière extrémité à laquelle tous les souverains doivent parvenir ; la diplomatie doit éviter la guerre. Bon, en pratique, et il l'a reconnu lui-même, Louis XIV n'a pas souvent évité la guerre, et il a aimé la faire.

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a écrit : Donc quand un officier dit à son tireur "celui-là, tu le fumes", c'est que les négociations n'ont rien donné? La vache René c'est un concours d'inepties auquel tu participes ?

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« La guerre est la poursuite de la politique par d’autres moyen »

-Carl Von Clausewitz, « De la Guerre », Livre I (1835).

(Très bonne lecture, d’ailleurs :) )

a écrit : Je pense que c'est un argument qui s adresse au seigneur qui voudrait faire sécession de la France Également, s'entend

Je pense que c'est un argument qui s adresse au seigneur qui voudrait faire sécession de la France

Je crois d'après de lointains souvenirs de cours d'histoire que c'est lui aussi qui avait établi les rôles d'équipage, qui avertissaient qui irait sur les vaisseaux royaux et quand, ce qui a baissé le stress des populations côtières. Car avant cela les soldats débarquaient dans le port ou le village et prenaient manumilitari les hommes valides présents direction la guerre navale.

Nous avons en France un fabricant de fusil de précision d'excellente qualité et utilisé par nos différentes formes armées et de polices.
PGM Précision fabrique le fameux Hecate II en calibre 12,7 et ainsi que le Ultima Ratio en 7,62 OTAN. Il n'est pas rare de voir l'Ultima Ratio en unités d'interventions police et gendarmerie.

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Anecdote très intéressante !
Toutefois, sauf erreur de ma part, expression "Le cas échéant" est mal employée dans l'anecdote.
En effet, elle ne signifie pas "en cas d'échec" mais plutôt "si le cas survient".

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3 siècles après, c'est toujours la même mentalité qui règne. À l'époque c'était assumé, aujourd'hui on fait ça au nom de la démocratie et des droits de l'Homme.

Un conseil si vous voulez lancer une guerre et qu'au fond de vous, vous savez qu'elle est illégitime : une petite fiole remplie de pisse de chat, quelques caméras et vous pouvez faire croire à n'importe qui que le détenteur de cette fiole est un terroriste.

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a écrit : Anecdote très intéressante !
Toutefois, sauf erreur de ma part, expression "Le cas échéant" est mal employée dans l'anecdote.
En effet, elle ne signifie pas "en cas d'échec" mais plutôt "si le cas survient".
Le "cas échéant" ici c'est pour dire "Si la diplomatie échoue".

Louis XIV a aimé faire la guerre. Il utilisait la diplomatie pour exiger ce qu'il voulait et si on ne lui donnait pas... le canon se faisait entendre.

a écrit : La vache René c'est un concours d'inepties auquel tu participes ? AFAC!

a écrit : Anecdote très intéressante !
Toutefois, sauf erreur de ma part, expression "Le cas échéant" est mal employée dans l'anecdote.
En effet, elle ne signifie pas "en cas d'échec" mais plutôt "si le cas survient".
C'est bien ce que cette expression veut dire mais ça n'implique pas qu'elle est mal employée. Cette phrase veut dire tout simplement qu'il pouvait utiliser la diplomatie mais qu'il pouvait aussi y avoir une guerre et que dans les deux cas c'était pour défendre les intérêts du royaume. C'est la dernière phrase qui semble indiquer qu'il aurait préféré la diplomatie à la guerre mais pas les deux premières. Sinon, en effet, on aurait pu indiquer qu'il préférait la diplomatie à la guerre dans cette phrase et ça aurait donné une phrase différente.

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a écrit : Le "cas échéant" ici c'est pour dire "Si la diplomatie échoue".

Louis XIV a aimé faire la guerre. Il utilisait la diplomatie pour exiger ce qu'il voulait et si on ne lui donnait pas... le canon se faisait entendre.
Je ne peux plus m'éditer...

Je voulais dire : si la diplomatie échoue, alors il utilise la dernier moyen : la guerre. Donc si la diplomatie débouche sur un échec : on part en guerre. Le cas "qui survient" c'est l'échec des pourparlers :)

Enfin je ne sais pas si je suis claire mais dans tous les cas, il faut faire tenir l'anecdote dans un petit format et pas toujours facile :)

On peut également parler de la dissuasion, avec la fabrication d’un réseau de forteresses d’un nouveau genre, capables de résister à l’artillerie de l’époque.
Un sacré architecte ce Vauban.
Autant capable de bâtir un bastion imprenable que d’assiéger et de prendre une ville lourdement défendue.

a écrit : On peut également parler de la dissuasion, avec la fabrication d’un réseau de forteresses d’un nouveau genre, capables de résister à l’artillerie de l’époque.
Un sacré architecte ce Vauban.
Autant capable de bâtir un bastion imprenable que d’assiéger et de prendre une ville lourdement défendue.
Petit proverbe de l’époque « Toute ville assiégée par Vauban, ville prise, Toute ville défendue par Vauban, ville imprenable. »

Il est effectivement resté particulièrement célèbre pour ses forteresses. Leur conception était si parfaite pour résister aux méthodes et technologies de siège de l’époque qu’encore aujourd’hui on entend souvent dire qu’elles étaient inexpugnables. C’est à dire « que l’on ne peut prendre en assaut »

Cela se comprend assez facilement après avoir vu 2-3 fort Vauban. Il avait le don de les mettre sur des aplombs rocheux avec des accès restreints. Toute tentative de s’approcher était juste la garantie de se faire massacrer bien avant d’arriver aux porte. Pour l’artillerie, la différence d’altitude limitait la portée et la puissance des tirs ennemis.

Sacré Louis XIV, il avait parmi ses idiosyncrasies une intéressante : il refusait qu'on écrive XIV de cette façon, il préférait XIIII.
Ca correspond d'ailleurs à l'usage au temps des romains, l'apparition du IV pour désigner 4, ou du CM pour désigner 900 (un romain aurait écrit DCCCC) datant du moyen-âge.

D'ailleurs, sous son règne, les horloges devaient indiquer 4heures sous la forme IIII.