Le triste record de l'armée française durant la Première Guerre mondiale

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L'armée française possède un triste record. Entre 1914 et 1918, pas moins de 953 soldats furent exécutés, pour divers motifs. Cela fait de l’armée française celle qui a le plus fusillé ses propres soldats durant la Première Guerre mondiale.

Parmi ces soldats, 639 furent exécutés pour désobéissance militaire, 140 pour des faits de droit commun, 127 pour espionnage et 47 pour motifs inconnus. L'Italie arrive deuxième avec 750 soldats fusillés.


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a écrit : A défaut de m'avoir convaincu, ton analyse aussi pertinente soit t-elle mais très personnelle, n'engage effectivement que toi.
Et sans sources pour alimenter ce que tu avanves, c'est tes arguments qui restent à mon sens des chimères.

Le seul point où je te rejoins, c'est que les
tactiques ont bien évoluées au cours de la guerre, avec l'évolution technologique notamment (l'invention du char par ex), et que l'offensive à outrance employée au début du conflit (comme pour la bataille des frontières), n'était plus en vigueur depuis un bail car obsolète.

Quand aux fils de généraux, je doute fort que la plupart se trouvaient en 1ere ligne de front, mais là je te l'accorde ça reste mon avis personnel ;)
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Concernant les tactiques et l'évolution de l'armée française, je tire l'essentiel de mes connaissances du livre de Michel Goya "L'invention de la guerre moderne, Du pantalon rouge au char d'assaut 1871-1918" qui montre bien les mutations suivies par l'armée française durant cette période, ses tares et bon points. Sinon, concernant le reste mes connaissances viennent de divers sources comme Guerre&Histoire (revue) et des lectures toutefois plus anciennes donc probablement parfois dépassées. Cependant je ne suis qu'amateur, pas professionnel.

a écrit : Voilà un commentaire qui démontre une nouvelle fois que les mythes prennent souvent le dessus sur la réalité et les faits historiques. Généraliser en disant que les officiers subalternes et même supérieurs n'avaivent pas de considération pour les soldats est faux.
Il suffit de regarder les statistiques et de
voir les centaines d'officiers généraux (dont des Généraux) qui sont morts pendant le conflit. Eux aussi risquaient leur vie et même si certain (Nivelle par exemple) ordonnaient des assauts dont l'utilité peut être discutée, d'autres (par exemple Pétain... et oui!) avaient un vrai intérêt pour les hommes de troupes (améliorarion des rations, permissions, plus de rotations entre les premières lignes et l'arrière etc.).

Pour ce qui est des fusillés, les raisons varient selon les cas et encore on ne peut pas généraliser. Dans le contexte de l'époque, être déserteur était comme trahir son pays. Toujours facile de parler à postériori et en voyant les choses avec notre œil d'aujourd'hui.
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Un mythe ? Lis donc le livre "les mémoires d'un troupier" tu vas avoir quelques exemples. Il ne faut pas chercher bien loin pour trouver des documents avec d'autres exemples.

Quand au faits historiques...l'histoire est raconté par ceux qui sont restés en vies....pas par ceux qui ont été exécutés. C'est facile d'accuser quand le mort ne peut plus se défendre. Car même de leur vivant ont ne leur laisser pas beaucoup le droit de se défendre.

Quand aux officiers morts. Combien sont morts en étant à la tête de leur hommes? Je ne nie pas que certains l'ont fait. Mais encore une fois c'est plus facile de combattre 100 mètres derrière que d'être en première ligne (Et la je parle d'expérience)

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android

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a écrit : Concernant les tactiques et l'évolution de l'armée française, je tire l'essentiel de mes connaissances du livre de Michel Goya "L'invention de la guerre moderne, Du pantalon rouge au char d'assaut 1871-1918" qui montre bien les mutations suivies par l'armée française durant cette période, ses tares et bon points. Sinon, concernant le reste mes connaissances viennent de divers sources comme Guerre&Histoire (revue) et des lectures toutefois plus anciennes donc probablement parfois dépassées. Cependant je ne suis qu'amateur, pas professionnel. Afficher tout Merci pour ton retour, je connaissais pas Michel Goya, je consulterai ses ouvrages à l'occasion. Bonne soirée :)

a écrit : Le Blitzkrieg en tant que telle n'a pas été théorisée avant guerre. Je ne nierai pas les idées novatrices britanniques et allemandes surtout sur l'emploi des blindés mais ce qui fait la blitzkrieg une théorie n'a été couché sur papier qu'après guerre par différents généraux et maréchaux allemands pour promouvoir leur art de la guerre, soutenus par un Basil Liddel Hart trop heureux d'être en échange reconnu comme père de l'arme blindé (au niveau théorique) quand bien même cet art de la guerre avait alors largement montré ses limites et ses failles. L'appui systématique par l'aviation, l'avancée ultra-rapide des blindés au point de méduser l'adversaire, tout ça n'a jamais été prévu mais fut plutôt le fruit de l'excellence tactique allemande. Quoique les allemands en disent, ils ne s'attendaient pas à un effondrement aussi rapide de la France par exemple. De plus, quand on s'intéresse aux grandes et véritables victoires allemandes, on s'aperçoit qu'ils s'appuient moins sur une martingale que sur des plans minutieusement préparés (campagne dans les Balkans).
En somme la Blitzkrieg est l'enfant non prévu de ces panzerdivisionen et de la Luftwaffe, née des diverses théorie et idées de nombreuses personnes ainsi que d'un grand professionnalisme de la part des combattants.
A ce titre, elle est comme l'offensive à outrance: tactique jamais théorisée mais née cette fois-ci de l'incompréhension et de l'incompétence d'officiers français.
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Merci pour ta réponse. J’ai trouvé ce bouquin qui l’évoque: de Karl-Heinz Frieser,
The Blitzkrieg Legend: The 1940 Campaign in the West.

Ce livre qui retrace l’attaque allemande côté allemand semble effectivement abonder dans ton sens.

a écrit : Un mythe ? Lis donc le livre "les mémoires d'un troupier" tu vas avoir quelques exemples. Il ne faut pas chercher bien loin pour trouver des documents avec d'autres exemples.

Quand au faits historiques...l'histoire est raconté par ceux qui sont restés en vies....pas par ceux qui on
t été exécutés. C'est facile d'accuser quand le mort ne peut plus se défendre. Car même de leur vivant ont ne leur laisser pas beaucoup le droit de se défendre.

Quand aux officiers morts. Combien sont morts en étant à la tête de leur hommes? Je ne nie pas que certains l'ont fait. Mais encore une fois c'est plus facile de combattre 100 mètres derrière que d'être en première ligne (Et la je parle d'expérience)
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Alors on ne peut pas forcément nier que les officiers se sentiraient supérieurs aux soldats de la troupe. Ce n'était sans doute pas le cas partout, mais c'était probablement souvent le cas en raison de la différence de classe sociale. Un officier qui sort de Saint-Cyr et un troupier qui a juste fait ses classes n'avaient en général que peu à partager en terme d'origines dans la société. Cependant je doute très fortement que ce snobisme ou au pire ce mépris soit la cause en particulier des quelques exécutions sommaires qui ont eu lieu. Le propre de ces exécutions est qu'elles sont mystérieuses. Qui ? Pourquoi ? Comment ? On ne le saura sans doute jamais.
Et j'aimerais ajouter que nombre d'officiers sont morts lors des assauts. On est alors au début du XXe siècle, il n'y pas pas de radiot personnelles et les masses de soldats à gérer sont énormes, surtout quand on connaît le manque d'encadrement de l'armée française à l'époque. L'officier y tient donc un rôle primordial et c'est lui qui mène ses hommes au combats. Les officiers subalternes (ainsi que les supérieurs dans une moindre mesure) ont autant payé leur engagement que la troupe.
Mais les idiots et les lâches existent partout et certains officiers n'ont sans doute pas fait leur devoir.