Des billets d'un million de livres

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En 1948, le Royaume-Uni émit les billets les plus rares de l'Histoire : 9 billets d'un million de livres sterling. Ils furent utilisés dans le cadre du plan Marshall, et furent détruits au bout de six semaines, à l'exception de deux exemplaires, aujourd'hui conservés dans des collections privées.


Tous les commentaires (31)

a écrit : C'est quand même pas très compliqué de vérifier qu'il n'y a jamais eu d'émission d'une série de moins de 9 billets de banque. La plupart des billets sont diffusés à des millions d'exemplaires, alors des très petites séries c'est forcément extraordinaire et comme c'est forcément fait officiellement, les spécialistes les connaissent toutes. Afficher tout Mais du coup on parle là de l'histoire du Royaume-Une, l'Histoire de l'Europe ou l'Histoire de toute l'humanité? Je pense qu'il faut aussi définir ce qu'on veut dire par billet de banque parce que selon wikipedia, on en trouve qui datent de la Chine du XI siècle (sous forme de xylogravure. Ouais j'ai découvert un nouveau mot). et la monnaie papier était utilisée par des marchants de thé Chinois du VII siècle.

J'admets aussi qu'il n'y a pas assez de place dans une anecdote pour apporter toutes ces précisions. Du coup, l'utilisation des superlatifs doit être faite avec parcimonie.

a écrit : Oui tout pareil ou presque. Mais c'est la dénomination billet et leur extrême rareté qui enflamment les imaginations et la cote de ces trucs. Perso, en déco prof dans mon bureau, j'ai des talbins de 100 millions de marks, des assignats de 1794 ou des 1000 roubles de 1915. Aucun ne dépasse les 15 € en boutique. Imprimés par brouettes entières. Comme les, très belles obligations, genre emprunt russes ou compagnies coloniales. Afficher tout J adore talbin, merci

a écrit : Mais du coup on parle là de l'histoire du Royaume-Une, l'Histoire de l'Europe ou l'Histoire de toute l'humanité? Je pense qu'il faut aussi définir ce qu'on veut dire par billet de banque parce que selon wikipedia, on en trouve qui datent de la Chine du XI siècle (sous forme de xylogravure. Ouais j'ai découvert un nouveau mot). et la monnaie papier était utilisée par des marchants de thé Chinois du VII siècle.

J'admets aussi qu'il n'y a pas assez de place dans une anecdote pour apporter toutes ces précisions. Du coup, l'utilisation des superlatifs doit être faite avec parcimonie.
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Et tu crois qu'à l'époque ils faisaient des séries de 5 ou 6 billets ou les billets servaient à faire des séries beaucoup plus conséquentes et il n'y a aucune chance qu'on ait pu rater une toute petite série qui aurait existé avant la série de 9 billets dont parle l'anecdote ?

a écrit : C'est peut-être un détail mais j'ai du mal avec ces formulations : "le plus rare, le plus grand, le plus petit..". Jusqu'à ce qu'on découvre qu'il y a plus rare. A-t-on connaissance de tout ce qui a existé pour affirmer cela? Ça me fait penser aux pubs pour les produits lessive ou les dentifrices, depuis que ça existe c'est toujours plus blanc que blanc d'année en année.. Afficher tout C'est comme dire à la personne que tu aimes qu'elle est la plus belle. Évidemment que ce n'est pas la vérité pure, ce n'est pas la réalité, que c'est toujours subjectif et qu'il y aura des personnes bien plus belles et mieux faites. Ce qui compte c'est le sentiment que tu mets derrière. En disant qu'elle est la meilleure/plus belle elle n'attend pas la vérité, elle attend d'être mise en priorité. Il y a une gradation sentimentale.
Même en latin avec la terminaison -imus/-issimus (pulcherrimus,a ; carissimus, a...) il y a cette idée de superlatif personnel/émotionnel.

Que ce soit en littérature avec le genre merveilleux ou le mouvement Romantique pour ne citer qu'eux, les hyperboles et superlatifs appartiennent au vocabulaire du lyrisme et de l'expression personnelle.
Ex : "Arthur était le plus grand roi et chevalier de l'histoire de la G-B", pas forcément. En dehors des aspects historico-litteraires de la matière de Bretagne et sur l'existence réelle ou supposée de ce personnage - nous faisons face à un point de vue, à une volonté d'adhésion de la part de l'auteur. Idem quand Lamartine ou Goethe nous hurlent le désespoir languissant d'une jeunesse aristocratique en plein mal du siècle qui se meurt d'amour, nous sommes face à une entente implicite empathique stimulée par l'exagération passionnelle et superlative. Évidemment que Werther émeut, parce que sa souffrance est faite et décrite pour ça. Évidemment qu'il y a aussi des pécores qui meurent de faim dans la ferme d'à côté. La gradation superlative est une évocation personnelle.

Sur un autre registre, c'est comme "croire en" et "croire que". Le premier stimule les zones cérébrales de l'émotion, on met sa confiance et son engagement personnel au delà de la raison pure ; le second va davantage toucher les zones de la réflexion et va induire un raisonnement par une structure de phrase complexe argumentative introduite par une subordonnée.

À savoir qu'1 livre sterling valait, en 1948, 10.62 FF.
En quelle année est-on passé aux nouveaux francs ?

a écrit : C'est peut-être un détail mais j'ai du mal avec ces formulations : "le plus rare, le plus grand, le plus petit..". Jusqu'à ce qu'on découvre qu'il y a plus rare. A-t-on connaissance de tout ce qui a existé pour affirmer cela? Ça me fait penser aux pubs pour les produits lessive ou les dentifrices, depuis que ça existe c'est toujours plus blanc que blanc d'année en année.. Afficher tout Si je ne m’abuse la stratégie commerciale n’est pas de dire que son produit est le meilleur d’entre tous mais le meilleur ou plus efficace que les précédents de la marque.
Du coup si le précédent ne marchait pas trop, bah c’est plus simple.

C’est un peu comme le principe du « format familial ». On lit famille, on pense plus grand et moins cher. En réalité le produit est certes plus grand mais pas nécessairement moins cher (et ce n’est souvent d’ailleurs pas le cas)

a écrit : C'est peut-être un détail mais j'ai du mal avec ces formulations : "le plus rare, le plus grand, le plus petit..". Jusqu'à ce qu'on découvre qu'il y a plus rare. A-t-on connaissance de tout ce qui a existé pour affirmer cela? Ça me fait penser aux pubs pour les produits lessive ou les dentifrices, depuis que ça existe c'est toujours plus blanc que blanc d'année en année.. Afficher tout A l'évidence tu ne connais pas les nouvelles doses Ariel plus !!!!

a écrit : À savoir qu'1 livre sterling valait, en 1948, 10.62 FF.
En quelle année est-on passé aux nouveaux francs ?
En janvier 1960 Mon Général ;)

La France a eu une histoire assez agitée avec son grisbi : banqueroutes royales, inflations post guerre... Cela dit, les donneurs de leçons outre Rhin sont vraiment mal placés pour la ramener. Pour les Britons, un peu à la française : fin convertibilité £/or en 1931.
Et JMCMB, le taux de change à guère varié. 1£ env. 1,5€ soit 10F pendant un bail. C'est le Brexit qui a envoyé leurs pounds à la cave. Moins de 1,20€ à ce jour.

Edit : je crains une erreur de virgule de ta part :) En 48, je dirais plutôt 1062 AF.
(1£ parité entre 700 et 2400 F de 1947 selon nature biens acheté)

Vous me rappelez une anecdote sympathique. Il y a quelques années, je buvais un verre avec mon paternel sur Lille, dans un bar qui avait pour décoration des billets de banque de collection.
Les serveurs échangeaient près de nous à propos de la valeur de ces billets :
- « Celui-ci vaut XXXX€ et Celui là vaut autant » etc...
Aussi, quand le serveur est venu prendre notre règlement, mon père lui a tendu un billet de 10€ en disant :
- « Et celui-là, il vaut 20€ ».
Je vous raconte pas le fou rire avec le serveur.

a écrit : En janvier 1960 Mon Général ;)

La France a eu une histoire assez agitée avec son grisbi : banqueroutes royales, inflations post guerre... Cela dit, les donneurs de leçons outre Rhin sont vraiment mal placés pour la ramener. Pour les Britons, un peu à la française : fin convertibilité £/or en 1931.
Et JMCMB, le taux de change à guère varié. 1£ env. 1,5€ soit 10F pendant un bail. C'est le Brexit qui a envoyé leurs pounds à la cave. Moins de 1,20€ à ce jour.

Edit : je crains une erreur de virgule de ta part :) En 48, je dirais plutôt 1062 AF.
(1£ parité entre 700 et 2400 F de 1947 selon nature biens acheté)
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Évidemment, en anciens francs, ça fait 1062 Frs.
Merci mon Cpt... ;)

a écrit : Sans t'assommer avec des trucs techniques, c'est en gros des reconnaissances de dettes entre filiales de banques publiques/centrales. Un gros chèque au porteur non barré si tu veux. Plus simple à trimballer que des malettes.
Ces billets, pour authentiques qu'ils soient n'ont jamais été diffus
és. Pratique anglo-saxonne, pas de cas en France que je sache.
Jusqu'il y a peu, fin années 90- début 2000 je crois, en France, les banques tiraient des chèques sur leur compte Banque de Fance pour se faire livrer les biffetons des distributeurs. Très beaux chèques imprimés en gothique et en anglaise (google images en présente). Je les contrôlais... Maintenant, tout en informatique. Un peu de poésie s'est perdue.
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Une dame bossant à la Banque de France m'a déjà payé avec ce genre de chèque, ça m'a marqué, il est magnifique en effet.
Il avait une couleur vert clair, non uniforme, lettres style gothique.

C'était il y a 3-4 ans, elle m'a expliqué que les "anciens" comme elle avaient le droit de conserver leur compte bancaire à la BdF, mais que les nouveaux n'y avaient plus droit (donc plus de chèque stylé^^).

Ça n'est donc pas encore perdu, mais ça le sera dans quelques temps :(