De l'acier radioactif pour la ferraille des immeubles

Proposé par
le
dans

Dans les années 1980 à Taïwan, des centaines d'immeubles furent construits avec de l'acier radioactif contaminé au cobalt 60, et 10000 personnes reçurent quotidiennement 20 fois la dose normale de radiation. Seules 89 d'entre elles développèrent un cancer, trois fois moins que les chiffres usuels. Dans un groupe comparable non irradié, la moyenne attendue aurait été de 217 pour 10000.

Ce chiffre reste celui affiché par les autorités, qui avaient déjà tenté d'étouffer l'affaire en 1985 avant qu'elle ne soit rendue publique en 1992. Aujourd'hui encore, aucune explication formelle ne permet de comprendre cet écart.


Commentaires préférés (3)

Je vais vous en proposer une une explication rationnelle.
Il a été plusieurs fois suggéré qu'une faible dose de radiation est bénéfique, car elle stimule les mécanismes de réparation du corps et notamment de l'ADN qui d'habitude sont trop inactifs.
en.wikipedia.org/wiki/Radiation_hormesis
Cette théorie est extrêmement difficile à prouver étant donné que le taux de cancer de base est déjà haut et fluctue de 40% selon les individus et leur mode de vie.
Cela dit, il y a fort à parier que le modèle linéaire sans seuil, qui consiste à dire que toute dose de radiation est mauvaise même ultra minimale, est complètement bidon. C'est pourtant ce modèle qui est utilisé pour réguler les doses des travailleurs du nucléaire

Aucune explication formelle mais une théorie très sérieuse qui remettrait drastiquement en cause la façon dont on traite l'exposition aux radiations.
Pour faire simple pendant très longtemps on est partis du principe que la moindre exposition à des radiations présentait un risque de cancer (y compris l'exposition naturelle), et que la moindre augmentation de cette exposition augmentait les risques. C'est l'hypothèse "linear no threshold", qui dit en gros que les dangers sont liés à l'exposition de manière linéaire et qu'il n'y a pas de seuil en dessous duquel il n'y aurait aucun danger.
Cette hypothèse est fausse, ça on en est sûr.
Aujourd'hui une hypothèse qui a l'air cohérente avec les données qu'on a pu récupérer avec le temps nous montre qu'en réalité, en dessous d'un certain seuil, l'exposition aux radiations serait non pas dangereuse, non pas inoffensive, mais en fait bénéfique. Le cas donné dans cette anecdote en est un exemple.
Ça remettrait tout en cause, car ce seuil semble être très largement supérieur aux limites qu'on impose aux travailleurs du nucléaire par exemple, ce qui signifierait qu'en leur imposant des limites aussi basses, en réalité on augmenterait leur risque de développer un cancer, ça serait cocasse !
Pour ceux que ça intéresse, je vous conseille cette vidéo de la Kyle Hill qui explique tout ça en détail :
youtu.be/gzdLdNRaPKc

a écrit : On peut l'imaginer et c'est pour ça qu'ils n'auraient pas dû mentir en premier lieu. C'est comme le gouvernement français avec le nuage de Chernobyl qui s'est gentiment "arrêté à la frontière", ils ont menti pour essayer de ne pas provoquer la panique étant donné qu'il n9;y avait pas de raison de paniquer, mais leur mensonge était tellement bidon que les gens ont perdu confiance et n'importe qui qui a eu n'importe quelle maladie dans les années 80 est maintenant prêt à l'imputer au nuage de Chernobyl.
Personnellement je ne pense pas que les autorités Taïwanaises aient menti sur le nombre de cancers, je pencherais plutôt vers l'hormésis ou une simple bizarrerie statistique, mais je ne peux pas jeter la pierre à qui voudrait croire au mensonge et au complot.
Afficher tout
Le gouvernement français n'a jamais dit que le nuage s'était arrêté à la frontière. La météo de la veille de TF1 a simplement évoqué un anticyclone permettant "peut-être" de protéger la France (sans consigne du gouvernement). Le lendemain, le journal de 13h faisait état du survol du territoire français par des particules.

C'est ensuite Libération qui a fait sa une 10 jours après sur un soi-disant mensonge du professeur Pellerin, directeur à l'époque du SCPRI (Service central de protection contre les rayonnements ionisants) alors que ce dernier a documenté précisément le passage du nuage sur le territoire français jour par jour. S'il y a bien un mensonge dans l'histoire, il provient du journal Libération qui s'est même contredit lui même par rapport à ces articles précédents.


Tous les commentaires (10)

Je vais vous en proposer une une explication rationnelle.
Il a été plusieurs fois suggéré qu'une faible dose de radiation est bénéfique, car elle stimule les mécanismes de réparation du corps et notamment de l'ADN qui d'habitude sont trop inactifs.
en.wikipedia.org/wiki/Radiation_hormesis
Cette théorie est extrêmement difficile à prouver étant donné que le taux de cancer de base est déjà haut et fluctue de 40% selon les individus et leur mode de vie.
Cela dit, il y a fort à parier que le modèle linéaire sans seuil, qui consiste à dire que toute dose de radiation est mauvaise même ultra minimale, est complètement bidon. C'est pourtant ce modèle qui est utilisé pour réguler les doses des travailleurs du nucléaire

Aucune explication formelle mais une théorie très sérieuse qui remettrait drastiquement en cause la façon dont on traite l'exposition aux radiations.
Pour faire simple pendant très longtemps on est partis du principe que la moindre exposition à des radiations présentait un risque de cancer (y compris l'exposition naturelle), et que la moindre augmentation de cette exposition augmentait les risques. C'est l'hypothèse "linear no threshold", qui dit en gros que les dangers sont liés à l'exposition de manière linéaire et qu'il n'y a pas de seuil en dessous duquel il n'y aurait aucun danger.
Cette hypothèse est fausse, ça on en est sûr.
Aujourd'hui une hypothèse qui a l'air cohérente avec les données qu'on a pu récupérer avec le temps nous montre qu'en réalité, en dessous d'un certain seuil, l'exposition aux radiations serait non pas dangereuse, non pas inoffensive, mais en fait bénéfique. Le cas donné dans cette anecdote en est un exemple.
Ça remettrait tout en cause, car ce seuil semble être très largement supérieur aux limites qu'on impose aux travailleurs du nucléaire par exemple, ce qui signifierait qu'en leur imposant des limites aussi basses, en réalité on augmenterait leur risque de développer un cancer, ça serait cocasse !
Pour ceux que ça intéresse, je vous conseille cette vidéo de la Kyle Hill qui explique tout ça en détail :
youtu.be/gzdLdNRaPKc

Eh bien si les "autorités" ont cherché à étouffer l'affaire dans un premier temps, on peut supposer qu'elles ont faussé aussi le nombre de cas de cancers ...

a écrit : Eh bien si les "autorités" ont cherché à étouffer l'affaire dans un premier temps, on peut supposer qu'elles ont faussé aussi le nombre de cas de cancers ... On peut l'imaginer et c'est pour ça qu'ils n'auraient pas dû mentir en premier lieu. C'est comme le gouvernement français avec le nuage de Chernobyl qui s'est gentiment "arrêté à la frontière", ils ont menti pour essayer de ne pas provoquer la panique étant donné qu'il n'y avait pas de raison de paniquer, mais leur mensonge était tellement bidon que les gens ont perdu confiance et n'importe qui qui a eu n'importe quelle maladie dans les années 80 est maintenant prêt à l'imputer au nuage de Chernobyl.
Personnellement je ne pense pas que les autorités Taïwanaises aient menti sur le nombre de cancers, je pencherais plutôt vers l'hormésis ou une simple bizarrerie statistique, mais je ne peux pas jeter la pierre à qui voudrait croire au mensonge et au complot.

a écrit : On peut l'imaginer et c'est pour ça qu'ils n'auraient pas dû mentir en premier lieu. C'est comme le gouvernement français avec le nuage de Chernobyl qui s'est gentiment "arrêté à la frontière", ils ont menti pour essayer de ne pas provoquer la panique étant donné qu'il n9;y avait pas de raison de paniquer, mais leur mensonge était tellement bidon que les gens ont perdu confiance et n'importe qui qui a eu n'importe quelle maladie dans les années 80 est maintenant prêt à l'imputer au nuage de Chernobyl.
Personnellement je ne pense pas que les autorités Taïwanaises aient menti sur le nombre de cancers, je pencherais plutôt vers l'hormésis ou une simple bizarrerie statistique, mais je ne peux pas jeter la pierre à qui voudrait croire au mensonge et au complot.
Afficher tout
Le gouvernement français n'a jamais dit que le nuage s'était arrêté à la frontière. La météo de la veille de TF1 a simplement évoqué un anticyclone permettant "peut-être" de protéger la France (sans consigne du gouvernement). Le lendemain, le journal de 13h faisait état du survol du territoire français par des particules.

C'est ensuite Libération qui a fait sa une 10 jours après sur un soi-disant mensonge du professeur Pellerin, directeur à l'époque du SCPRI (Service central de protection contre les rayonnements ionisants) alors que ce dernier a documenté précisément le passage du nuage sur le territoire français jour par jour. S'il y a bien un mensonge dans l'histoire, il provient du journal Libération qui s'est même contredit lui même par rapport à ces articles précédents.

Les risques de cancer ne serait il pas en relation avec le type de radioactivité du cobalt 60 par rapport à un autre élément par exemple l'uranium.
Le cobalt 60 est beaucoup plus radioactif par gramme que les isotopes usuels de l’uranium, mais sa radioactivité décroît bien plus vite dans le temps.
Le Cobalt 60 a une période radioactive (demi‑vie) d’environ 5,3 ans.
L’Uranium 235 a une période radioactive d’environ 704 millions d’années.
Il faut une centaine d'années pour que le rayonnement du Cobalt 60 soit négligeable.
Mais il manque une donnée importante pour connaître la dose de rayonnement et donc son effet. Quelle quantité de Cobalt 60 y a t'il dans le métal. Selon le pourcentage les effets sont différents.

a écrit : Le gouvernement français n'a jamais dit que le nuage s'était arrêté à la frontière. La météo de la veille de TF1 a simplement évoqué un anticyclone permettant "peut-être" de protéger la France (sans consigne du gouvernement). Le lendemain, le journal de 13h faisait état du survol du territoire français par des particules.

C'est ensuite Libération qui a fait sa une 10 jours après sur un soi-disant mensonge du professeur Pellerin, directeur à l'époque du SCPRI (Service central de protection contre les rayonnements ionisants) alors que ce dernier a documenté précisément le passage du nuage sur le territoire français jour par jour. S'il y a bien un mensonge dans l'histoire, il provient du journal Libération qui s'est même contredit lui même par rapport à ces articles précédents.
Afficher tout
Merci d’avoir rétabli la vérité.
J’ajoute que le professeur Pellerin en a fait les frais alors qu’il est prouvé que les mesures de radioactivités de ce côté du Rhin n’indiquaient pas de danger.
Les légendes ont malheureusement la vie dure …
Cf. les études sur les rumeurs.

a écrit : Je vais vous en proposer une une explication rationnelle.
Il a été plusieurs fois suggéré qu'une faible dose de radiation est bénéfique, car elle stimule les mécanismes de réparation du corps et notamment de l'ADN qui d'habitude sont trop inactifs.
en.wikipedia.org/wiki/Radiation_hor
mesis
Cette théorie est extrêmement difficile à prouver étant donné que le taux de cancer de base est déjà haut et fluctue de 40% selon les individus et leur mode de vie.
Cela dit, il y a fort à parier que le modèle linéaire sans seuil, qui consiste à dire que toute dose de radiation est mauvaise même ultra minimale, est complètement bidon. C'est pourtant ce modèle qui est utilisé pour réguler les doses des travailleurs du nucléaire
Afficher tout
J’aime beaucoup cette théorie que j’applique à ma consommation d’alcool : j’estime que si je ne dépasse pas une bouteille d’alcool par jour, ça améliore considérablement mon énergie et mon intelligence sans présenter de danger réel !
D’ailleurs mes copains du bistrot du coin sont d’accord avec moi. Je pense qu’on pourrait rallier D.J. Trump et R.F. Kennedy Jr. à ce principe…

a écrit : Je vais vous en proposer une une explication rationnelle.
Il a été plusieurs fois suggéré qu'une faible dose de radiation est bénéfique, car elle stimule les mécanismes de réparation du corps et notamment de l'ADN qui d'habitude sont trop inactifs.
en.wikipedia.org/wiki/Radiation_hor
mesis
Cette théorie est extrêmement difficile à prouver étant donné que le taux de cancer de base est déjà haut et fluctue de 40% selon les individus et leur mode de vie.
Cela dit, il y a fort à parier que le modèle linéaire sans seuil, qui consiste à dire que toute dose de radiation est mauvaise même ultra minimale, est complètement bidon. C'est pourtant ce modèle qui est utilisé pour réguler les doses des travailleurs du nucléaire
Afficher tout
C’est intéressant car le lien Wikipedia que tu as donné rajoute une autre information: si effectivement il est difficile de prouver que les faibles radiations augmentent les cancers chez les adultes (pour tout un tas de raison que tu a cité, comme le fait qu’ils sont déjà bien sujets aux cancers par ailleurs), par contre dans une population qui n’est pas sujette aux cancers (les enfants), le « bruit » est assez faible et ça a donc été plus facile de prouver que oui, les faibles radiations augmentent bien les cancers.

Donc le modèle linéaire sans seuil est bien validé chez les enfants, et n’a pas pu être invalidé chez les adultes. C’est donc étonnant quand tu avances que ce modèle soit probablement «bidon » alors que ta source dit plutôt le contraire. Au mieux, il a eu des expériences en labo qui pourraient indiquer qu’en dessous d’un certain seuil ça passe, mais les chercheurs ont bien précisé que ce n’était pas applicable dans la vraie vie.

Et de toutes façons, même si on arrivait un jour à prouver qu’en dessous d’un certain seuil les radiations n’augmentent pas les cancers (ce donc qui n’est pas le cas, et le consensus penche plutôt pour l’avis contraire), c’est encore très, très, très loin de pouvoir affirmer que les petites radiations sont « bénéfiques ». A part un type (un chercheur) qui a avancé ça dans son bouquin, il n’y a pas grand chose pour le soutenir. Ou alors je manque de sources.

Explication basique : que signifie "dose maximale de radiation" ?

Rien.

Au Canada le max autorisé est 50 fois plus élevé qu'en France. Usa pareil. Donc s'étonner d'un faible taux de mortalité n'est possible que si toutes choses sont égales par ailleurs.