Le site préhistorique de Shanidar, en Irak, a changé notre vision des Néandertaliens. Il est notamment connu pour "sa tombe aux fleurs", dans laquelle on a retrouvé une forte concentration de pollen, qui pourrait indiquer un dépôt volontaire de fleurs en guise de rite funéraire.
La théorie est controversée, certains chercheurs estimant qu'il s'agirait de l'œuvre d'abeilles fouisseuses. On y a également découvert les restes d’un adulte lourdement handicapé et blessé, qui avait survécu longtemps à ses lésions, preuve que les Néandertaliens prenaient soin des membres les plus vulnérables de leur groupe.

Commentaires préférés (3)
Et pourquoi cela ne signifierait pas tout simplement que l'handicapé a été recueilli par une colonie d'abeilles ?
Mowgli ou Tarzan en sont des exemples très documentés qui prouvent que c'est possible...
J'ai l'impression que "quelque part" dans ton commentaire, il manque un signe montrant le deuxième degré.
De toute manière, l'homme handicapé enterré dans la grotte de Shanidar, n'est pas celui qui est supposé être celui enterré entouré de fleurs.
Il est d'ailleurs important de préciser que SEULE une dépouille mortelle (sur la dizaine trouvée dans cette grotte) est supposée avoir été fleurie.
Parmi tous les restes de Néandertaliens découverts en Europe et en Asie Occidentale, il est estimé que 38 d'entre-elles correspondent à des sépultures, au sens de la définition du terme. C'est à dire: une volonté d'inhumer le corps du défunt sous terre.
Les lieux d'enfouissement des corps des Néandertaliens enterrés, sont invariablement situés sur le lieu de vie du groupe, et sont très majoritairement situés à l'intérieur d'une grotte.
Pourtant, les plus vieilles sépultures attestées au monde, ne sont pas Néandertaliennes, mais le fruit des Sapiens. Elles remontent à 100 000 ans, se localisent dans le Nord d'Israël, et correspondent à un Sapiens plus archaïque. Les tombes ne sont pas situées d1ns une grotte, mais habituellement au pied d'un surplomb rocheux.
On précisera que, selon les modèles de répartition du Néandertal et du Sapiens, les deux espèces se seraient rencontrées et cohabités au Levant (Israël, Liban, Syrie actuels), ainsi que sur une aire correspondant principalement à la partie nord de l'Irak.
L'interprétation actuelle qui y est faite, est que ce serait le Sapiens qui a transmis au Néandertal, la "coutume" d'enterrer les corps des défunts. La plus ancienne sépulture Néandertalienne découverte, remonte à 70 000 ans, et se localise en Israël. Il a fallu encore quelques millénaires, pour que la pratique de l'inhumation n'arrive en Europe: la plupart d'entre-elles ne dépassent pas les 60 000 ans.
Une théorie avance même l'explication comme quoi les lieux de sépultures de chacune des espèces, avait la finalité de délimiter le territoire de chacun...
La théorie est plausible, mais elle ne fait pas le consensus.
Mon commentaire précédent aurait pu être rallongé de celui-ci.
(NB: Terminez votre dîner, auparavant...)
Depuis des décennies, il ne fait plus l'ombre d'un doute que l'homme de Néandertal était cannibale. Les preuves (entre-autres) existent dans les sites Archéologiques de la Péninsule Ibérique, de France, de Belgique...
On peut distinguer deux types de Cannibalisme: l'endocannibalisme, se référant plutôt en une pratique "culturelle"... mais néanmoins alimentaire, car tant les protéines issues de la chair, comme la graisse provenant de la moëlle des os, étaient consommées.
Et l'exocannibalisme, correspondant à une chasse entre groupes familiaux Néandertaliens, où l'un allait attaquer l'autre, afin de faire des prisonniers, qui alimentaient alors le garde-manger.
L'interprétation de ces actes de cannibalisme entre Néandertaliens, correspondrait (entre autre), à une nécessité alimentaire, durant les périodes de Changement Climatique. Tel fut le cas entre 128 000 et 144 000 ans, quand un Réchauffement mondial des températures, a conduit les grands animaux tels les bisons et les mammouths a migrer plus au Nord, laissant arriver une faune plus petite. Ce cas est attesté dans la grotte de Baume Goula-Guercy (Soyons, Ardèche), par exemple.
Celui de "chasse au Néandertal d'un autre groupe", est attesté sur le site de la grotte de Goyet (Gesves, Belgique). L'étude des restes osseux, effectués (entre autres méthodes) par des analyses isotopiques du soufre, montre que les victimes (toutes des femmes de petite stature et des enfants) qu'ils n'étaient pas du coin.
Il est bien plus récent, car il eut lieu il y a de 40 à 45 000 ans... ce qui correspond à peu près au moment de l'arrivée du Sapiens en Europe Occidentale.
De tout ceci (et plus particulièrement le cas de la grotte de Goyet), peut-on extrapoler et se demander si l'effondrement puis disparition du Néandertal, ne serait pas dû (entre-autres raisons), à une pression Démographique du Sapiens sur le Néandertalien, conduisant ce dernier à la désespérée alternative de chasser ceux de sa propre espèce, pour survivre un peu plus.
Dans la supposée équation que je me fais, me resterait encore à trouver des arguments logiques. Le Sapiens possédait-il des techniques de chasse du gibier, supérieures à celle du Néandertal ? Des outils plus performants ?... conduisant à une telle raréfaction des ressources en gibier, que le Néandertal n'arrivait plus à se nourrir ?
Ce commentaire me renvoie également au précédent, en me demandant si, les sépultures Néandertales retrouvées presque exclusivement dans des grottes servant également de lieu de vie, ne seraient au final, que celles des proches n'ayant pas été consommées pour des raisons de cannibalisme. Après tout, la mort d'un proche durant une période d'abondance alimentaire, ne justifierait pas cet endocannibalisme "culturel".
Et pour rajouter encore un peu plus... la Science pense actuellement que les Néandertaliens et Sapiens d'antan, consommaient pléthoriquement les larves/asticots issus des charognes ou cadavres d'animaux chassés....
Les Néandertaliens auraient-ils accompagné leur viande d’une bonne quantité d’asticots ? https://share.google/dwvodMulfErEwPARd
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Et pourquoi cela ne signifierait pas tout simplement que l'handicapé a été recueilli par une colonie d'abeilles ?
Mowgli ou Tarzan en sont des exemples très documentés qui prouvent que c'est possible...
J'ai l'impression que "quelque part" dans ton commentaire, il manque un signe montrant le deuxième degré.
De toute manière, l'homme handicapé enterré dans la grotte de Shanidar, n'est pas celui qui est supposé être celui enterré entouré de fleurs.
Il est d'ailleurs important de préciser que SEULE une dépouille mortelle (sur la dizaine trouvée dans cette grotte) est supposée avoir été fleurie.
Parmi tous les restes de Néandertaliens découverts en Europe et en Asie Occidentale, il est estimé que 38 d'entre-elles correspondent à des sépultures, au sens de la définition du terme. C'est à dire: une volonté d'inhumer le corps du défunt sous terre.
Les lieux d'enfouissement des corps des Néandertaliens enterrés, sont invariablement situés sur le lieu de vie du groupe, et sont très majoritairement situés à l'intérieur d'une grotte.
Pourtant, les plus vieilles sépultures attestées au monde, ne sont pas Néandertaliennes, mais le fruit des Sapiens. Elles remontent à 100 000 ans, se localisent dans le Nord d'Israël, et correspondent à un Sapiens plus archaïque. Les tombes ne sont pas situées d1ns une grotte, mais habituellement au pied d'un surplomb rocheux.
On précisera que, selon les modèles de répartition du Néandertal et du Sapiens, les deux espèces se seraient rencontrées et cohabités au Levant (Israël, Liban, Syrie actuels), ainsi que sur une aire correspondant principalement à la partie nord de l'Irak.
L'interprétation actuelle qui y est faite, est que ce serait le Sapiens qui a transmis au Néandertal, la "coutume" d'enterrer les corps des défunts. La plus ancienne sépulture Néandertalienne découverte, remonte à 70 000 ans, et se localise en Israël. Il a fallu encore quelques millénaires, pour que la pratique de l'inhumation n'arrive en Europe: la plupart d'entre-elles ne dépassent pas les 60 000 ans.
Une théorie avance même l'explication comme quoi les lieux de sépultures de chacune des espèces, avait la finalité de délimiter le territoire de chacun...
La théorie est plausible, mais elle ne fait pas le consensus.
J'ai découvert le point d'ironie ؟ sur SCMB et j'avoue que ce concept me plait beaucoup, même s'il ne semble pas destiné à sortir de son anonymat.
D'un autre coté, il me plaisait que certains puissent prendre mon commentaire pour argent comptant :)
Et au passage merci pour ton complément très complet
Mon commentaire précédent aurait pu être rallongé de celui-ci.
(NB: Terminez votre dîner, auparavant...)
Depuis des décennies, il ne fait plus l'ombre d'un doute que l'homme de Néandertal était cannibale. Les preuves (entre-autres) existent dans les sites Archéologiques de la Péninsule Ibérique, de France, de Belgique...
On peut distinguer deux types de Cannibalisme: l'endocannibalisme, se référant plutôt en une pratique "culturelle"... mais néanmoins alimentaire, car tant les protéines issues de la chair, comme la graisse provenant de la moëlle des os, étaient consommées.
Et l'exocannibalisme, correspondant à une chasse entre groupes familiaux Néandertaliens, où l'un allait attaquer l'autre, afin de faire des prisonniers, qui alimentaient alors le garde-manger.
L'interprétation de ces actes de cannibalisme entre Néandertaliens, correspondrait (entre autre), à une nécessité alimentaire, durant les périodes de Changement Climatique. Tel fut le cas entre 128 000 et 144 000 ans, quand un Réchauffement mondial des températures, a conduit les grands animaux tels les bisons et les mammouths a migrer plus au Nord, laissant arriver une faune plus petite. Ce cas est attesté dans la grotte de Baume Goula-Guercy (Soyons, Ardèche), par exemple.
Celui de "chasse au Néandertal d'un autre groupe", est attesté sur le site de la grotte de Goyet (Gesves, Belgique). L'étude des restes osseux, effectués (entre autres méthodes) par des analyses isotopiques du soufre, montre que les victimes (toutes des femmes de petite stature et des enfants) qu'ils n'étaient pas du coin.
Il est bien plus récent, car il eut lieu il y a de 40 à 45 000 ans... ce qui correspond à peu près au moment de l'arrivée du Sapiens en Europe Occidentale.
De tout ceci (et plus particulièrement le cas de la grotte de Goyet), peut-on extrapoler et se demander si l'effondrement puis disparition du Néandertal, ne serait pas dû (entre-autres raisons), à une pression Démographique du Sapiens sur le Néandertalien, conduisant ce dernier à la désespérée alternative de chasser ceux de sa propre espèce, pour survivre un peu plus.
Dans la supposée équation que je me fais, me resterait encore à trouver des arguments logiques. Le Sapiens possédait-il des techniques de chasse du gibier, supérieures à celle du Néandertal ? Des outils plus performants ?... conduisant à une telle raréfaction des ressources en gibier, que le Néandertal n'arrivait plus à se nourrir ?
Ce commentaire me renvoie également au précédent, en me demandant si, les sépultures Néandertales retrouvées presque exclusivement dans des grottes servant également de lieu de vie, ne seraient au final, que celles des proches n'ayant pas été consommées pour des raisons de cannibalisme. Après tout, la mort d'un proche durant une période d'abondance alimentaire, ne justifierait pas cet endocannibalisme "culturel".
Et pour rajouter encore un peu plus... la Science pense actuellement que les Néandertaliens et Sapiens d'antan, consommaient pléthoriquement les larves/asticots issus des charognes ou cadavres d'animaux chassés....
Les Néandertaliens auraient-ils accompagné leur viande d’une bonne quantité d’asticots ? https://share.google/dwvodMulfErEwPARd
J'ai souvent du mal avec les théories déduites des découvertes faites par les paléontologistes. Un peu comme si on prétendait décrire la littérature d'une culture à partir d'un message dans une bouteille.
Bref 2 choses par rapport à ton message. D'une part l'idée de la transmission de la coutume funéraire de sapiens à Néandertal et mise à mal par le fait que l'on ait découvert en Europe des traces de sépulture Néandertal avant l'arrivée de sapiens.
D'autres part, l'étude est encore en cours de confirmation par ses pairs, mais en lisant le détail des découvertes ça paraît quand même très crédible. Des sépultures d'hominidés ont été retrouvées en Afrique du sud avec une datation reculant de plus de 100 000 ans la pratique de cette coutume.
Il existe un cas récent de cannibalisme dont les conséquences ont fait les gros titres : "maladie de la vache folle". Nourries, à l'insu de leur plein gré, avec des farines animales de leur propre espèce, les vaches ont développé une maladie à prions. Fortes de cette expérience, les vaches sont désormais nourries avec du poisson et réciproquement...
L'homme n'a pas échappé, non plus, récemment, aux désagréments liés à cette très mauvaise idée de manger ses semblables : cf la maladie du Kuru, affectant des aborigènes de Nlle-Guinée.
Encéphalopathie spongiforme, liée au cannibalisme... Et si c'était (aussi) ça qui avait joué un rôle dans l'extinction de Néanderthal ?
Merci Epoxy
Merci d’enrichir cette app depuis tant de temps.
Questions pour toi: est-ce que les actes de cannibalisme (Endo ou exo) au sein des sapiens sont aussi attestés ? Je ne suis pas allé vérifier mais je me disais que tu avais peut être déjà l’info.
La "sépulture" Néandertale la plus ancienne, est celle du Regourdou, lieu situé à moins d'un kilomètre de la Grotte de Lascaux. Elle date d'à peu près 70 000 ans, selon l'estimation actuelle.
J'ai placé "sépulture" entre guillemets, car il y a des doutes quant au fait qu'elle en soit une.
Certes, la distance est très grande entre le Levant ou encore les Monts Zagros d'Iran et le nord de l'Irak, mais est-ce qu'en 30 000 ans, la coutume d'enterrer les morts (chez les Néandertals), aurait eu le temps de se transmettre sur une telle distance ?
En référence au deuxième point, à propos des "sépultures" de Homo Naledi, en Afrique du Sud. Les arguments présentés comme "preuves" de la capacité de Homo Naledi, à enterrer ses morts, n'ont pas été validés par les pairs.
C'etait d'ailleurs devant une telle controverse, que j'avais intentionnellement omis de les citer, dans mon premier commentaire.
Merci quand même d'avoir pris le temps de me répondre.
Ceci dit celle de shanidar (site de l'anecdote) date déjà de 70k ans, et c'est une sépulture quasi certaine puisque les corps ont été retrouvés enterrés et dans des positions similaires, indiquant qu'ils avaient été manipulés. Celle de France est sympa, on peut faire cocorico, mais elle est plus discutable.
Enfin pour shanidar, le côté fleuri est très attrayant puisqu'il correspond à nos propres coutumes, mais la communauté scientifique est de plus en plus sceptique à ce sujet.
Pour neanderthal, il y a eu une sortie d'Afrique précoce, et il a principalement colonisé l'Europe, il a été suivi par denisova (une branche) qui est plutôt parti côté Asie enfin sapiens fait la sortie la plus tardive. Il n'y a pas une sortie d'Afrique mais plusieurs grandes sorties, certainement motivées par des conditions climatiques.
Dans tous les cas sapiens et Néandertal ont co-existés temporellement et géographiquement. Ils n'étaient pas nécessairement ennemis, il y a eu des transferts culturels et il y a même eu métissage. Comme il y a eu beaucoup de métissage entre sapiens et denisova et un petit peu moins Néandertal/denisoviens. Bref pour le moment rien n'indique qu'ils aient été en conflit.
D'une façon ou d'une autre sapiens s'est mieux débrouillé. Peut être était il plus intelligent, qu'il a développé de meilleurs outils, qu'il a occupé les bons territoires, qu'il s'est reproduit de façon plus importante... Neanderthal a disparu progressivement. Ils étaient déjà peu nombreux avant même l'arrivée de sapiens. Il y avait peu de diversité génétique. De plus ils semblaient plus spécialisés sur la chasse aux gros gibier tandis que sapiens était plus diversifié. Peut-être que cela a joué contre eux. Ceux qui restaient ont probablement été absorbés via le métissage avec sapiens puisque nous portons encore aujourd'hui 2% de leur adn.
Super!
Il est, en tout cas, plaisant de lire un commentaire de qualité.
Merci.
Bonne journée.
Alors j'avais plutôt en tête la sépulture Neandertal de la chapelle aux Saints qui date elle aussi de 60 à 70K.
Mais oui bien sur que cette tradition a pu voyager avec quelques individus isolés du Levant à la France, comme il est possible que les sapiens soient présents en Europe bien avant la découverte des premiers ossements dont on dispose et aient transmis cette pratique, ou que chaque espèce l'a développée de son côté. Le problème c'est ca : on trouve des ossements de sapiens daté de 40k, on lit partout qu'il est arrivé en France il y a 40k , 20 ans plus tard on en trouve daté de 54k, on recule son arrivée d'autant. Comme si la date de présence prouve la date d'arrivée alors que absolument pas. Et c'est le même principe pour les sépultures, nos découvertes ne permettent en aucun cas de savoir ce qu'il se passait avant ou comment ca c'est passé, juste d'établir avec une relative certitude un événement X à un moment T, le reste c'est de l'extrapolation. Extrapolation nécessaire pour avancer et et orienter les recherches avant de valider tel ou tel hypothèse, mais bien trop souvent présentée d'une autre manière.
Pour rappel on a en France des preuves de la présence d'hominidés datant de plus d'1 ou 1.2 millions d'années. Les premiers ossements découverts datent de de 400k. Ce qui veut dire qu'on a potentiellement une occupation pendant presque 1 million d'années sans le moindre ossement, alors savoir s'il y avait chez eux un éventuel rituel après la mort...
Quand aux éventuelles sépultures datant de plus de 200 000 ans en Afrique du sud, effectivement c'est en cours de validation, mais je ne sais pas si t'es allé voir dans le détail. Le mec est assez transparent quand même, il y a peu de doute sur la nature ancienne de la race comparée aux sapiens. Et visiblement plusieurs corps disposés dans plusieurs alcoves refermées ensuite au fond d'une grotte, ca parait très crédible.
Ce qui est passionnant en Archéologie, c'est que chaque nouvelle découverte apporte des indices permettant d'étayer une nouvelle théorie, hypothèse... restant "valables" tant que le contraire n'a pas été démontré.
Le bonheur des Sciences, c'est qu'elles sont dynamiques, en opposition d'Idéologies qui se veulent statiques. L'exemple type est:" et D.ieu créa le monde en six jours, puis se reposa le septième". Je ne rentre pas plus dans le sujet. Je le trouve d'ailleurs futile et inintéressant.
Si l'arrivée du Sapiens est repoussé à des dates plus précoces en Europe, c'est que ceci se base sur des indices sérieux.
Il en est de même pour les premiers humains arrivés sur le continent Américain, dont des indices sérieux au Mexique, en Colombie et au Brésil, repoussent cette date à... 33 000 ans. Pourtant quand j'étais enfant, les profs nous enseignaient la date de 12 500 ans.
Ou encore que les premiers humains arrivés sur ce qui était alors l'Australie et la Papouasie-Nouvelle-Guinée réunies, pourrait remonter à... 80-85 000 ans.
On peut tout autant parler de la navigation en haute-mer en Europe, qui pourrait être bien plus ancienne. Quant à l'Asie, une nouvelle investigation la recule à... 40 000 ans.
En référence à Homo Naledi: je te ramène vers ce qui est publié sur la version anglaise de Wikipedia, sur le sujet des "sépultures".
Homo naledi - Wikipédia https://share.google/hms3qFLfYKQqyj1pf
Je n'ai d'ailleurs pas trouvé trace sur le Net, d'une publication scientifique récente, validant ce qui est avancé par l'inventeur.
Pas même La Brújula Verde n'a publié quoi que ce soit sur le sujet, site Net qui est pourtant une sérieuse référence en matière de vulgarisation Scientifique.
Deux articles majeurs sont plutôt très favorables à la thèse des rites funéraires :
Berger L.R. et al. (2025). “Evidence for deliberate burial of the dead by Homo naledi.” eLife, 14: e89106.
Les auteurs décrivent des structures sédimentaires qu’ils interprètent comme des fosses creusées, recouvertes de sédiments avant la désarticulation des corps, ainsi que des arrangements osseux articulés suggérant un dépôt intentionnel.
Dirks P. et al. (2025). “Meaning-making behavior in a small-brained hominin, Homo naledi.” eLife, 14: e89125.
Cet article étend l’interprétation en suggérant que H. naledi possédait des comportements émotionnels et symboliques, inférés à partir de la fréquence et organisation supposées des dépôts funéraires.
Ces deux articles mettent sur le tapis la question taille cerveau vs rites funéraires.
Mais il y a aussi deux autres articles plutôt contre...
Val A. et al. (2025). “No convincing evidence for intentional burial by Homo naledi: a geoarchaeological critique.” PaleoAnthropology, 2025(1): 1–16.
Les auteurs contestent l’existence de fosses artificielles, et soulignent que les structures sédimentaires présentées par Berger et Dirks peuvent s’expliquer par des processus naturels : (effondrement de parois, redistribution gravitationnelle des sédiments...).
Ils notent également l’absence d’outils pour creuser, de traces d’aménagement du sol ou d’artefacts associés à des pratiques funéraires.
Hublin J.-J. (2024). Commentaire critique dans PNAS (Perspective associée à PMC12410969).
Hublin insiste sur le fait qu’aucune preuve directe d’utilisation du feu, d’éclairage ou de transport de corps entiers sur de longues distances dans un système de grottes extrêmement contraint n’a été démontrée.
Conclusion, non la question n'est pas encore tranchée. Mais ça m'évoque quand même tous ces romans de science fiction où l'on se demande à quel moment les primates deviennent des hommes. Si le fait de posséder des amulettes, des rites funéraires prouvent une superstition, une religion et qu'à ce moment le singe possède une âme... (Ce ne sont pas des romans d'actualité j'en conviens, mais la science-fiction philosophique revient sur le devant de la scène via un débat scientifique actuel).
Foutu dyslexie, obligé de relire 5 fois l'anecdote pour comprendre que ça ne parlait pas des néerlandais....