Certains avions militaires risquent de voler durant un siècle

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Certains avions militaires, comme le Lockheed C-130 Hercules, le KC-135 Stratotanker, le Tu-95 et le B-52, ont une longévité exceptionnelle : conçus dans les années 1950, ils sont encore nombreux à être en service aujourd'hui, et certains devraient continuer à voler jusque dans les années 2050.


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Ce qui vieillit le moins dans ces avions, ce n’est pas leur électronique, mais l’idée qui se cache derrière leur silhouette. Transporter une lourde charge très loin, ravitailler d’autres appareils en vol ou décoller d’une piste sommaire obéit toujours aux mêmes lois physiques qu’en 1955. Une grande aile, un fuselage volumineux, beaucoup de carburant et une structure robuste restent aussi utiles à l’époque des satellites et de l’IA qu’à celle des premiers radars.
Ces avions ont eu beaucoup de modernisation, nouveaux moteurs, nouveaux ordinateurs, radios, radars, etc. Après ces travaux, l’avion conservera ses ailes, son fuselage et son nom, mais une grande partie de ce qui lui permet de voir, de décider, de communiquer et de combattre aura été remplacée.
Des avions plus modernes et plus pointus ont été retirés du service bien plus tôt, car ils n'avaient pas des caractérstiques larges leur permettant d'évoluer (pour pas cher). Par exemple le C27J, un mini-hercule mis en service en 2007 et retiré du service en 2012. Trop cher, et faisant double-emploi.

Les avions mentionnée dans l'anecdote constituent finalement une version aéronautique du paradoxe du bateau de Thésée: après avoir changé les moteurs, le radar, les cables, les écrans, les ailes ou certaines portions de structure, s’agit-il toujours du même appareil? Administrativement, son numéro de série et sa cellule principale lui conservent son identité. Techniquement, il peut être devenu une machine très différente de celle livrée plusieurs générations auparavant.

Mon VDD a tout dit!
On commence avec un C-130 équipé de 4 turbopropulseur Rolls-Royce T56 (3 750 ch),4 pales,une cabine prévu pour 5 personnes.
Et on fini sur un Lockheed C-130J Super Hercules,équipé de 4 Rolls-Royce AE 2100 (6100 ch),hélices courbes à 6 pales,une cabine réduite à 3 personnes,l’électronique récente etc..

Extérieurement les deux appareils se ressemblent fortement mais à l'intérieur ils n'ont plus rien à voir.

Allez j’ose rajouter encore un petit paragraphe (désolé, l’aéro c’est mon truc) au sujet de l’opération Crédible Sport:

XFC-130H Credible Sport: C-130 expérimental conçu pour atterrir dans le stade Amjadieh, près de l’ambassade américaine, récupérer les otages et les commandos, puis redécoller grâce à une trentaine de moteurs-fusées, sisi.

Allez je vous donne les détails: ce n’était pas un simple C-130 équipé des huit JATO habituelles de la version polaire. Lockheed avait d’abord estimé qu’il faudrait 58 bouteilles JATO, trop lourdes et encombrantes. Les ingénieurs utilisèrent donc des moteurs provenant de missiles (wtf?):

- 8 fusées ASROC orientées vers l’avant pour presque annuler la vitesse horizontale avant l’atterrissage.
- 8 fusées Shrike orientées vers le bas pour ralentir la descente et éviter que l’avion ne s’écrase verticalement.
- 8 fusées Mk 56 orientés vers l’arrière pour le redécollage.
- 4 fusées sous les ailes pour maintenir l’avion dans l’axe.
- 2 fusées sous la queue pour empêcher celle-ci de heurter le sol lors du cabrage, tant qu’on y est.

Le C-130 devait approcher à très basse altitude, franchir les murs du stade, puis déclencher ses rétrofusées à quelques mètres du sol. Une fois les 150 (!) otages embarqués, les fusées arrière devaient lui permettre de repartir presque comme un avion à décollage vertical. Le projet prévoyait même qu’il termine sa mission en se posant sur un porte-avions (chose qu’il n’avait fait qu’une seule fois dans sa vie, rendu là c’est un détail). J’espère que vous vous rendu compte de la dinguerie de cette opération. Les ingénieurs avaient juste 1.5 mois pour tout faire et eurent le premier prototype en 3 semaines.

Mais lors de l’essai complet du 29 octobre 1980, les fusées de freinage inférieures furent déclenchées par erreur alors que l’appareil était encore en l’air. Sa vitesse horizontale tomba presque à zéro et le Hercules s’écrasa lourdement, arrachant son aile droite avant de prendre feu. Tout l’équipage réussit néanmoins à sortir sans blessure. L’avion fut enterré sur place et la mission ne fut jamais exécutée.

Il doit forcément y avoir une anecdote SCMB à ce sujet.


Tous les commentaires (9)

Ce qui vieillit le moins dans ces avions, ce n’est pas leur électronique, mais l’idée qui se cache derrière leur silhouette. Transporter une lourde charge très loin, ravitailler d’autres appareils en vol ou décoller d’une piste sommaire obéit toujours aux mêmes lois physiques qu’en 1955. Une grande aile, un fuselage volumineux, beaucoup de carburant et une structure robuste restent aussi utiles à l’époque des satellites et de l’IA qu’à celle des premiers radars.
Ces avions ont eu beaucoup de modernisation, nouveaux moteurs, nouveaux ordinateurs, radios, radars, etc. Après ces travaux, l’avion conservera ses ailes, son fuselage et son nom, mais une grande partie de ce qui lui permet de voir, de décider, de communiquer et de combattre aura été remplacée.
Des avions plus modernes et plus pointus ont été retirés du service bien plus tôt, car ils n'avaient pas des caractérstiques larges leur permettant d'évoluer (pour pas cher). Par exemple le C27J, un mini-hercule mis en service en 2007 et retiré du service en 2012. Trop cher, et faisant double-emploi.

Les avions mentionnée dans l'anecdote constituent finalement une version aéronautique du paradoxe du bateau de Thésée: après avoir changé les moteurs, le radar, les cables, les écrans, les ailes ou certaines portions de structure, s’agit-il toujours du même appareil? Administrativement, son numéro de série et sa cellule principale lui conservent son identité. Techniquement, il peut être devenu une machine très différente de celle livrée plusieurs générations auparavant.

Mon VDD a tout dit!
On commence avec un C-130 équipé de 4 turbopropulseur Rolls-Royce T56 (3 750 ch),4 pales,une cabine prévu pour 5 personnes.
Et on fini sur un Lockheed C-130J Super Hercules,équipé de 4 Rolls-Royce AE 2100 (6100 ch),hélices courbes à 6 pales,une cabine réduite à 3 personnes,l’électronique récente etc..

Extérieurement les deux appareils se ressemblent fortement mais à l'intérieur ils n'ont plus rien à voir.

a écrit : Mon VDD a tout dit!
On commence avec un C-130 équipé de 4 turbopropulseur Rolls-Royce T56 (3 750 ch),4 pales,une cabine prévu pour 5 personnes.
Et on fini sur un Lockheed C-130J Super Hercules,équipé de 4 Rolls-Royce AE 2100 (6100 ch),hélices courbes à 6 pales,une cabine réduite à 3 personnes,l’électroni
que récente etc..

Extérieurement les deux appareils se ressemblent fortement mais à l'intérieur ils n'ont plus rien à voir.
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C'est clair, le C-130 est probablement le meilleur exemple d’un dessin devenu presque intemporel.
Son aile haute laisse le fuselage près du sol, facilite le chargement par la rampe arrière et protège davantage les moteurs et les hélices lorsque l’avion se pose sur une piste poussiéreuse ou mal entretenue. Son train d’atterrissage robuste et sa capacité à voler lentement lui permettent d’aller là où les gros avions de transport à réaction ne peuvent pas se risquer. Or les armées ont toujours besoin d’apporter des soldats, des véhicules, des vivres ou des munitions au plus près des opérations. C'est

C’est pourquoi comme tu dis le C-130J conserve l’architecture générale de son ancêtre tout en utilisant des moteurs plus performants, des hélices composites à 6 pales, un cockpit numérique et des systèmes de navigation modernes. Certaines versions peuvent aussi ravitailler des hélicoptères, combattre les incendies, recueillir des renseignements, soutenir des opérations spéciales ou servir de relais de communication. La forme est ancienne, mais ce qu’elle transporte et la manière dont elle communique avec le reste de l’armée ne cessent de changer.

Comment parler d'avions à la longévité exceptionnelle sans parler du Lockheed U-2.
Rentré en service actif dans les années 50, il entre dans la légende lorsqu'il apporte la preuve que les soviétiques construisent des sites de lancement d'ogives nucléaires à Cuba.
Après plusieurs décennies à demander son retrait du service, un accord est finalement trouvé entre le congrès américain et l'USAF pour le retirer au cours de l'année 2026. On s'attendait donc à faire nos adieux à cette légende de l'aviation sauf que ce bon vieux U-2 ne se laisse pas mourir si facilement, le mois dernier le congrès à annoncé ne plus vouloir que le U-2 soit retiré du service, n'autorisant que le retrait de 2 appareils pour l'année 2027. À ce rythme là, on risque de voir encore ce bel oiseau voler une vingtaine d'années.

Et si vous vous demandez quel est le lien entre cet avion et le célèbre groupe de rock irlandais, 9 jours avant la naissance du chanteur Bono, un U-2 s'écrase en union soviétique mettant fin à la première détente de la guerre froide; cette coïncidence calendaire aurait été reprise pour nommer le groupe

a écrit : C'est clair, le C-130 est probablement le meilleur exemple d’un dessin devenu presque intemporel.
Son aile haute laisse le fuselage près du sol, facilite le chargement par la rampe arrière et protège davantage les moteurs et les hélices lorsque l’avion se pose sur une piste poussiéreuse ou mal entretenue. S
on train d’atterrissage robuste et sa capacité à voler lentement lui permettent d’aller là où les gros avions de transport à réaction ne peuvent pas se risquer. Or les armées ont toujours besoin d’apporter des soldats, des véhicules, des vivres ou des munitions au plus près des opérations. C'est

C’est pourquoi comme tu dis le C-130J conserve l’architecture générale de son ancêtre tout en utilisant des moteurs plus performants, des hélices composites à 6 pales, un cockpit numérique et des systèmes de navigation modernes. Certaines versions peuvent aussi ravitailler des hélicoptères, combattre les incendies, recueillir des renseignements, soutenir des opérations spéciales ou servir de relais de communication. La forme est ancienne, mais ce qu’elle transporte et la manière dont elle communique avec le reste de l’armée ne cessent de changer.
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J'ajouterai même qu'une version cantonnière a était développée pour de l'appuie au sol!! Les joueurs call of duty verront très bien de quoi je parle^^. Je recommande d'allé voir des vidéos YouTube. Quand on voit l'armement de certaines version en étant un peu marseillais (quoique) c'est comme une division blindé qui attaque depuis le ciel^^

a écrit : J'ajouterai même qu'une version cantonnière a était développée pour de l'appuie au sol!! Les joueurs call of duty verront très bien de quoi je parle^^. Je recommande d'allé voir des vidéos YouTube. Quand on voit l'armement de certaines version en étant un peu marseillais (quoique) c'est comme une division blindé qui attaque depuis le ciel^^ Afficher tout *Canonnière

a écrit : J'ajouterai même qu'une version cantonnière a était développée pour de l'appuie au sol!! Les joueurs call of duty verront très bien de quoi je parle^^. Je recommande d'allé voir des vidéos YouTube. Quand on voit l'armement de certaines version en étant un peu marseillais (quoique) c'est comme une division blindé qui attaque depuis le ciel^^ Afficher tout Oui c’était un moment attendu dans CoD !
Il y a eu tellement de variantes du C130 que la liste est longue. Ton commentaire m’a motivé et j’avais commencé à en écrire 2-3 actuels, puis je me suis dis que je pourrais donner la liste plus exhaustive (désolé pour le pavé donc):

C-130: L’original, transport tactique de troupes, de véhicules, de fret et de parachutistes.

AC-130: Canonnière volante destinée à l’appui des troupes au sol, équipée de canons tirant depuis le flanc de l’appareil et aussi sur les versions récentes de missiles et de bombes guidées.

KC-130: Ravitaillement en vol d’avions, d’hélicoptères et de convertibles comme le V-22 Osprey (tout en conservant une capacité de transport).

KC-130J Harvest HAWK: Ravitailleur version transformable en avion de surveillance et d’attaque, capable en plus d’utiliser des capteurs, des missiles et des bombes guidées.

MC-130: Opérations spéciales, infiltration et récupération de commandos, ravitaillement d’hélicoptères, vols de nuit et pénétration à basse altitude.

HC-130 Combat King: Recherche et sauvetage au combat, localisation et récupération de militaires isolés, avec en plus possibilité de ravitailler les hélicoptères de secours.

HC-130 des garde-côtes: Recherche et sauvetage maritime, surveillance des côtes, lutte contre les trafics et patrouilles à longue distance.

EC-130H Compass Call: Guerre électronique, brouillage des communications, des réseaux de commandement et de certains systèmes radar adverses.

EC-130E Commando Solo: Station de radio et de télévision volante utilisée pour diffuser des informations, des consignes ou des messages de guerre psychologique vers une population au sol, sympa.

EC-130Q TACAMO: Relais de communications stratégiques chargé de transmettre des ordres aux sous-marins nucléaires. Pour émettre, il déroulait derrière lui une antenne filaire extrêmement longue (8km !!) et adoptait une trajectoire particulière afin de la maintenir presque verticale.

WC-130: Reconnaissance météorologique, notamment au cœur des ouragans et des cyclones tropicaux.

LC-130: Transport polaire, équipé de skis rétractables pour se poser sur la neige et la glace. Il peut utiliser huit fusées d’appoint à usage unique (JATO, j’en parle plus bas) pour décoller lourdement chargé depuis une neige molle ou collante.

DC-130: Avion porteur capable de transporter, de lancer et de contrôler des drones de reconnaissance.

C-130 MAFFS: Lutte contre les incendies.

C-130 MASS: Épandage aérien contre les insectes, (anti-moustique après de ouragans par ex) et dispersion de nappes d’hydrocarbures après marées noires.

NC-130: Banc d’essai permanent utilisé pour expérimenter de nouveaux équipements, capteurs, moteurs ou systèmes aéronautiques.

JC-130: Appareil temporairement modifié pour des essais, des lancements, des récupérations ou l’évaluation de nouveaux matériels.

C-130 de recherche scientifique: Laboratoire volant utilisé pour étudier l’atmosphère, la météo, les océans ou tester des instruments scientifiques.

C-130 d’évacuation sanitaire: Transport de blessés et de patients sur civières, avec installation d’équipements médicaux dans la soute.

C-130 de surveillance maritime: Patrouille des côtes et des océans, détection de navires, lutte contre les trafics et contrôle des zones économiques maritimes.

C-130 de reconnaissance électronique: Interception, localisation et analyse des émissions radar et des communications adverses.

C-130 de recherche et récupération spatiale: Repérage et récupération EN VOL (= à la volée) ou en mer de capsules, de satellites, de parachutes ou de matériels revenant de l’espace.

C-130 bombardier d’eau permanent: Version civile ou militaire profondément modifiée pour transporter et larguer de l’eau ou du retardant, contrairement au système amovible MAFFS.

L-100 Hercules: Version civile du C-130 destinée au transport commercial, humanitaire ou industriel.

Et le meilleur pour la fin dans le commentaire suivant, car SCMB n'accepte pas mon commentaire trop long...

Allez j’ose rajouter encore un petit paragraphe (désolé, l’aéro c’est mon truc) au sujet de l’opération Crédible Sport:

XFC-130H Credible Sport: C-130 expérimental conçu pour atterrir dans le stade Amjadieh, près de l’ambassade américaine, récupérer les otages et les commandos, puis redécoller grâce à une trentaine de moteurs-fusées, sisi.

Allez je vous donne les détails: ce n’était pas un simple C-130 équipé des huit JATO habituelles de la version polaire. Lockheed avait d’abord estimé qu’il faudrait 58 bouteilles JATO, trop lourdes et encombrantes. Les ingénieurs utilisèrent donc des moteurs provenant de missiles (wtf?):

- 8 fusées ASROC orientées vers l’avant pour presque annuler la vitesse horizontale avant l’atterrissage.
- 8 fusées Shrike orientées vers le bas pour ralentir la descente et éviter que l’avion ne s’écrase verticalement.
- 8 fusées Mk 56 orientés vers l’arrière pour le redécollage.
- 4 fusées sous les ailes pour maintenir l’avion dans l’axe.
- 2 fusées sous la queue pour empêcher celle-ci de heurter le sol lors du cabrage, tant qu’on y est.

Le C-130 devait approcher à très basse altitude, franchir les murs du stade, puis déclencher ses rétrofusées à quelques mètres du sol. Une fois les 150 (!) otages embarqués, les fusées arrière devaient lui permettre de repartir presque comme un avion à décollage vertical. Le projet prévoyait même qu’il termine sa mission en se posant sur un porte-avions (chose qu’il n’avait fait qu’une seule fois dans sa vie, rendu là c’est un détail). J’espère que vous vous rendu compte de la dinguerie de cette opération. Les ingénieurs avaient juste 1.5 mois pour tout faire et eurent le premier prototype en 3 semaines.

Mais lors de l’essai complet du 29 octobre 1980, les fusées de freinage inférieures furent déclenchées par erreur alors que l’appareil était encore en l’air. Sa vitesse horizontale tomba presque à zéro et le Hercules s’écrasa lourdement, arrachant son aile droite avant de prendre feu. Tout l’équipage réussit néanmoins à sortir sans blessure. L’avion fut enterré sur place et la mission ne fut jamais exécutée.

Il doit forcément y avoir une anecdote SCMB à ce sujet.