Le Kapton résiste à toutes les témpératures

Proposé par
Invité
le
dans

Commentaires préférés (3)

Depuis toujours, je pensais qu’ils mettaient des couvertures de survie sur les satellites et je me disais qu’ils étaient gonflés d’utiliser des matériaux aussi peu résistants … Heureux d’apprendre le contraire.

a écrit : Depuis toujours, je pensais qu’ils mettaient des couvertures de survie sur les satellites et je me disais qu’ils étaient gonflés d’utiliser des matériaux aussi peu résistants … Heureux d’apprendre le contraire. Les couvertures de survie, c’est du Mylar. Ça ressemble, mais c’est beaucoup moins cher et ça suffit pour les températures normales. Le Kapton a une plage de température bien plus élevée, mais coute plus cher, donc on le garde pour des applications spécifiques (pas uniquement pour le spatial d’ailleurs, on s’en sert aussi pour les circuits imprimés, les batteries et les imprimantes 3D).

Le Kapton a servi pour faire le "pare-soleil" du télescope James Webb, qui doit absolument rester dans l’ombre afin que la température de ses instruments soit stable et froide. A noter que le Kapton lui-même ne remplit pas ce role (il est plutôt translucide), donc il est recouvert d’une fine couche d’aluminium (le Kapton servant de support) afin de réfléchir, ce qui est justement aussi le principe du Mylar (du plastique PET aluminisé).

Le Kapton reste plutôt fragile mécaniquement par contre, de nombreux avions l'ont découvert à leurs dépends, mais dans l'espace c'est moins génant.

Plus proche de nous vous en trouverez aussi dans certains de vos appareils électroniques.
Il sert à isoler certaines composants qui serait susceptibles d’être en contact avec des éléments qui chauffent. On le trouve aussi autour des bobines de haut parleurs. Il sert aussi à réaliser des circuits imprimés souples.


Tous les commentaires (12)

Depuis toujours, je pensais qu’ils mettaient des couvertures de survie sur les satellites et je me disais qu’ils étaient gonflés d’utiliser des matériaux aussi peu résistants … Heureux d’apprendre le contraire.

a écrit : Depuis toujours, je pensais qu’ils mettaient des couvertures de survie sur les satellites et je me disais qu’ils étaient gonflés d’utiliser des matériaux aussi peu résistants … Heureux d’apprendre le contraire. Les couvertures de survie, c’est du Mylar. Ça ressemble, mais c’est beaucoup moins cher et ça suffit pour les températures normales. Le Kapton a une plage de température bien plus élevée, mais coute plus cher, donc on le garde pour des applications spécifiques (pas uniquement pour le spatial d’ailleurs, on s’en sert aussi pour les circuits imprimés, les batteries et les imprimantes 3D).

Le Kapton a servi pour faire le "pare-soleil" du télescope James Webb, qui doit absolument rester dans l’ombre afin que la température de ses instruments soit stable et froide. A noter que le Kapton lui-même ne remplit pas ce role (il est plutôt translucide), donc il est recouvert d’une fine couche d’aluminium (le Kapton servant de support) afin de réfléchir, ce qui est justement aussi le principe du Mylar (du plastique PET aluminisé).

Le Kapton reste plutôt fragile mécaniquement par contre, de nombreux avions l'ont découvert à leurs dépends, mais dans l'espace c'est moins génant.

Plus proche de nous vous en trouverez aussi dans certains de vos appareils électroniques.
Il sert à isoler certaines composants qui serait susceptibles d’être en contact avec des éléments qui chauffent. On le trouve aussi autour des bobines de haut parleurs. Il sert aussi à réaliser des circuits imprimés souples.

Isolation électrique également : on le place dans des appareils électroniques entre la carte électronique et une pièce / châssis métallique afin d'augmenter la résistance électrique quand la pellicule d'air (pourtant déjà bien isolante électriquement) entre les 2 ne suffit pas.
Source : j'en ai dans mes machines (dispositifs médicaux)

a écrit : Isolation électrique également : on le place dans des appareils électroniques entre la carte électronique et une pièce / châssis métallique afin d'augmenter la résistance électrique quand la pellicule d'air (pourtant déjà bien isolante électriquement) entre les 2 ne suffit pas.
Source : j'en ai dan
s mes machines (dispositifs médicaux) Afficher tout
*Surtout* isolation électrique, effectivement. Le Kapton seul n’est pas un isolant thermique spécialement bon, même s’il se dégrade très peu à la chaleur.

Merci à vous pour vos lumières je serais moins isolé.

Les films dorés qu'on voit sur les satellites et qui ressemblent aux couvertures de survie sont des MLI (Multi-Layer Insulation). On les utilise pour limiter les pertes de chaleur par radiation.

Les MLI (dorée) sont constitués des multiples feuilles de Mylar (couleur Alu) recouvertes d'une fine couche de Kapton (couleur orange ambré), ce qui donne la couleur dorée.

Lorsqu'on parle de Kapton, en général on fait référence au scotch orange ambré qui sert à maintenir et isoler tout un tas de choses. Taper "Kapton" dans Google pour voir à quoi ça ressemble.

Je n'aime pas trop quand on parle du "froid du vide spatial". Bien sûr je comprends l'utilité du raccourci dans une anecdote où le nombre de caractères est très limité. Mais le vide spatial n'est pas froid, il n'est pas chaud non plus, il est vide.
La gestion des températures dans l'espace est très complexe et dépend non seulement d'où vous vous trouvez (proche du soleil vs à l'ombre d'une planète par exemple), mais aussi et surtout de la chaleur produite par les équipements de votre vaisseau, qui doit être dissipée sous peine de surchauffe.

a écrit : Je n'aime pas trop quand on parle du "froid du vide spatial". Bien sûr je comprends l'utilité du raccourci dans une anecdote où le nombre de caractères est très limité. Mais le vide spatial n'est pas froid, il n'est pas chaud non plus, il est vide.
La gestion des températures dans l
'espace est très complexe et dépend non seulement d'où vous vous trouvez (proche du soleil vs à l'ombre d'une planète par exemple), mais aussi et surtout de la chaleur produite par les équipements de votre vaisseau, qui doit être dissipée sous peine de surchauffe. Afficher tout
Dans le vide spatial la température d'un objet dépend de son bilan radiatif. Au soleil, les rayonnements solaires font rapidement monter les températures, à l'ombre leur absence fait rapidement chuter les températures par rayonnement infrarouge. Il n'y a pas d'atmosphère terrestre pour lisser les pics et les creux.

Puisque sur terre on vie quasiment 300° au dessus de la température vers laquelle tend un objet qui ne reçoit pas de rayonnement, on peut comprendre pourquoi on parle du froid du vide spatial.

Le vide n'est pas intrinsèquement froid, mais l'absence de rayonnement et d'amortissement atmosphérique fera chuter rapidement la température d'un objet dans le vide spatial.

a écrit : Dans le vide spatial la température d'un objet dépend de son bilan radiatif. Au soleil, les rayonnements solaires font rapidement monter les températures, à l'ombre leur absence fait rapidement chuter les températures par rayonnement infrarouge. Il n'y a pas d'atmosphère terrestre pour lisser les pics et les creux.

Puisque sur terre on vie quasiment 300° au dessus de la température vers laquelle tend un objet qui ne reçoit pas de rayonnement, on peut comprendre pourquoi on parle du froid du vide spatial.

Le vide n'est pas intrinsèquement froid, mais l'absence de rayonnement et d'amortissement atmosphérique fera chuter rapidement la température d'un objet dans le vide spatial.
Afficher tout
Rappellons que quand tu dis "à l'ombre leur absence fait rapidement chuter les températures par rayonnement infrarouge", le rapidement reste relatif. Les films ou l'astronaute sort dans l'espace sans combinaison et est congelé instantanément sont loins de la réalité, le rayonnement infragouge est lent, et il faudrait 2-3h à un corps nu pour qu'il commence seulement à geler. Si ca se passe sans soleil pour le réchauffer (disons, loin, dans l'espace intersidéral), il faudrait plusieurs années pour qu'il arrive à -260°C par exemple (on va considérer que la température mini qu'il puisse atteindre est -270°C, fond diffus cosmologique).

a écrit : Rappellons que quand tu dis "à l'ombre leur absence fait rapidement chuter les températures par rayonnement infrarouge", le rapidement reste relatif. Les films ou l'astronaute sort dans l'espace sans combinaison et est congelé instantanément sont loins de la réalité, le rayonnement infragouge est lent, et il faudrait 2-3h à un corps nu pour qu'il commence seulement à geler. Si ca se passe sans soleil pour le réchauffer (disons, loin, dans l'espace intersidéral), il faudrait plusieurs années pour qu'il arrive à -260°C par exemple (on va considérer que la température mini qu'il puisse atteindre est -270°C, fond diffus cosmologique). Afficher tout Suffisamment rapidement pour qu'un satellite en orbite puisse osciller entre -100 et +200° environ.

Sinon si je reprends ton exemple, un corps dans le vide intersidéral se refroidirait rapidement au début, et de plus en plus lentement à mesure que sa température baisse effectivement. L'évolution de la température du corps dans le temps ressemblerait à ça :

27 °C en 48 min.
0 °C en 3,6 h.
−23 °C en 7 h.
−73 °C en 21 h.
−123 °C en 2,5 jours.
−173 °C en 9,2 jours.
−223 °C en 76 jours.
−253 °C en 3.3 ans.
−263 °C en 26 ans.

a écrit : Suffisamment rapidement pour qu'un satellite en orbite puisse osciller entre -100 et +200° environ.

Sinon si je reprends ton exemple, un corps dans le vide intersidéral se refroidirait rapidement au début, et de plus en plus lentement à mesure que sa température baisse effectivement. L'évolution
de la température du corps dans le temps ressemblerait à ça :

27 °C en 48 min.
0 °C en 3,6 h.
−23 °C en 7 h.
−73 °C en 21 h.
−123 °C en 2,5 jours.
−173 °C en 9,2 jours.
−223 °C en 76 jours.
−253 °C en 3.3 ans.
−263 °C en 26 ans.
Afficher tout
C’est ça oui, les résultats des calculs pouvant varier légèrement suivant les paramètres de départ considérés (masse, surface, etc.)