Pendant des décennies, la tortue imbriquée (Eretmochelys imbricata) fut très prisée des guitaristes. Les écailles externes de sa carapace, appréciées pour leur rigidité, leur souplesse et leur glisse sur les cordes, étaient utilisées pour fabriquer des médiators.
L'écaille de tortue fut progressivement remplacée par des matériaux synthétiques, notamment après l'interdiction internationale du commerce de l'écaille en 1973.

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Un médiator posé sur une corde exerce une pression sur celle ci, le médiator glisse sur la corde et la relâche arrivé en bout de course. La corde se met alors à vibrer.
Même principe avec une règle posée sur le bord d'une table, votre doigt appuis dessus, la plie donc mise en tension, votre doigt glisse sur cette dernière et en bout de course relâche brutalement la règle qui se met à osciller/ vibrer.
Dans le cadre du jeu sur une guitare, le médiator influe énormément sur le ressenti, la précision, le son et l'effet voulu. C'est très personnel et une fois trouvé celui qui nous convient on conserve ce modèle. Concernant celui en écaille de tortue, c'était et est encore prisé surtout dans le jazz manouche. Et de manière un peu plus générale en acoustique. Pour un jeu sur guitare électrique rock / métal je ne connais pas de musiciens qui vont rechercher ce type de médiator, le synthétique fonctionnant parfaitement et offrant un large choix d'épaisseur, de grip et de souplesse.
Décidément, il ne fait pas bon croiser la route d'un musicien lorsqu'on est un animal à carapace...
Répandu tout au long de la cordillère des andes, le charango est une sorte de petite guitare à 10 cordes dont la caisse de résonance est historiquement une carapace de tatou.
Aujourd'hui, pour construire de nouveaux charangos, soit dans quelques rares cas on recycle de vieilles carapaces, soit la plupart du temps on les construit en bois.
Mais alors pourquoi avoir abandonné la carapace de tatou ? C'est vrai, c'est pratique, c'est rigide, léger et ça a tout pile la bonne forme.
Bon, d'une part, certaines espèces de tatous sont protégées donc pour celles-ci, on oublie la chasse mais pour les autres ?
D'un point de vue purement sanitaire, le tatou est un des seuls animaux qui transmet la lèpre aux humains donc on évite de trop se frotter à cet animal. Et sinon, d'un point de vue plus pratique, avec le temps, la carapace du tatou a tendance à se replier sur elle-même, ce qui écarte les cordes de la touche du charango, le rendant totalement injouable après plusieurs décennies.
Enfin, d'un point de vue artistique, la plupart des charanguistes préfèrent simplement le son des charangos en bois.
Si vous souhaitez découvrir cet instrument plus en détail, je ne saurais que vous recommander d'aller écouter Ernesto Cavour, un des plus grands charanguistes
Je confirme, la notion de "glisse" est très importante pour le jeu au médiator... Comme pour le jeu avec les ongles d'ailleurs.
Pour l'un comme pour l'autre, je ne pourrais pas imaginer pratiquer sans mon papier de verre fin (grain entre 800 et 2000 selon ce que je trouve). Je polis mes médiators neufs afin de rendre leur surface d'attaque la plus lisse possible (grosse différence de son et de touché), et mes ongles quasi quotidiennement. Ma compagne râle depuis des années après ces petits bouts de papier de verre que malgré tous mes efforts je laisse trainer un peu partout...
Un de mes pires cauchemars : me retrouver sans papier de verre et des ongles un peu abîmés juste avant un concert (c'est mon métier).
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Un médiator glissé sur les cordes? J'aurais pensé qu'il les grattait, au contraire (ceci est une vraie question)
Un médiator posé sur une corde exerce une pression sur celle ci, le médiator glisse sur la corde et la relâche arrivé en bout de course. La corde se met alors à vibrer.
Même principe avec une règle posée sur le bord d'une table, votre doigt appuis dessus, la plie donc mise en tension, votre doigt glisse sur cette dernière et en bout de course relâche brutalement la règle qui se met à osciller/ vibrer.
Dans le cadre du jeu sur une guitare, le médiator influe énormément sur le ressenti, la précision, le son et l'effet voulu. C'est très personnel et une fois trouvé celui qui nous convient on conserve ce modèle. Concernant celui en écaille de tortue, c'était et est encore prisé surtout dans le jazz manouche. Et de manière un peu plus générale en acoustique. Pour un jeu sur guitare électrique rock / métal je ne connais pas de musiciens qui vont rechercher ce type de médiator, le synthétique fonctionnant parfaitement et offrant un large choix d'épaisseur, de grip et de souplesse.
Décidément, il ne fait pas bon croiser la route d'un musicien lorsqu'on est un animal à carapace...
Répandu tout au long de la cordillère des andes, le charango est une sorte de petite guitare à 10 cordes dont la caisse de résonance est historiquement une carapace de tatou.
Aujourd'hui, pour construire de nouveaux charangos, soit dans quelques rares cas on recycle de vieilles carapaces, soit la plupart du temps on les construit en bois.
Mais alors pourquoi avoir abandonné la carapace de tatou ? C'est vrai, c'est pratique, c'est rigide, léger et ça a tout pile la bonne forme.
Bon, d'une part, certaines espèces de tatous sont protégées donc pour celles-ci, on oublie la chasse mais pour les autres ?
D'un point de vue purement sanitaire, le tatou est un des seuls animaux qui transmet la lèpre aux humains donc on évite de trop se frotter à cet animal. Et sinon, d'un point de vue plus pratique, avec le temps, la carapace du tatou a tendance à se replier sur elle-même, ce qui écarte les cordes de la touche du charango, le rendant totalement injouable après plusieurs décennies.
Enfin, d'un point de vue artistique, la plupart des charanguistes préfèrent simplement le son des charangos en bois.
Si vous souhaitez découvrir cet instrument plus en détail, je ne saurais que vous recommander d'aller écouter Ernesto Cavour, un des plus grands charanguistes
Je confirme, la notion de "glisse" est très importante pour le jeu au médiator... Comme pour le jeu avec les ongles d'ailleurs.
Pour l'un comme pour l'autre, je ne pourrais pas imaginer pratiquer sans mon papier de verre fin (grain entre 800 et 2000 selon ce que je trouve). Je polis mes médiators neufs afin de rendre leur surface d'attaque la plus lisse possible (grosse différence de son et de touché), et mes ongles quasi quotidiennement. Ma compagne râle depuis des années après ces petits bouts de papier de verre que malgré tous mes efforts je laisse trainer un peu partout...
Un de mes pires cauchemars : me retrouver sans papier de verre et des ongles un peu abîmés juste avant un concert (c'est mon métier).