La nourriture en conserve a été du luxe

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Si la nourriture en conserve n'est pas vraiment considérée comme un mets de luxe, il en allait tout autrement au début du XIXᵉ siècle, lorsque le procédé fut mis au point. Celui-ci nécessitait des ingrédients et un matériel onéreux, si bien que les conserves étaient réservées aux classes très aisées.


Commentaires préférés (3)

Ce procédé de conservation des aliments s'appelle l'appertisation, en l'honneur de Nicolas Appert, inventeur français du XIXeme siècle qui lui a donné son nom.
N. Appert a créé en Fr1nce la 1ere usine de conserve au monde.
fr.wikipedia.org/wiki/Nicolas_Appert

a écrit : Ce procédé de conservation des aliments s'appelle l'appertisation, en l'honneur de Nicolas Appert, inventeur français du XIXeme siècle qui lui a donné son nom.
N. Appert a créé en Fr1nce la 1ere usine de conserve au monde.
fr.wikipedia.org/wiki/Nicolas_Appert
Et l’ouvre-boîte 60 ans après (L'ouvre-boite a été inventé tardivement:
secouchermoinsbete.fr/10770-louvreboite-a-ete-invente-tardivement via @moinsbete)

Sérieusement je t’invite à faire une anecdote sur l’appertisation, c’est quand même quelque chose d’incroyable et dont on ne se rends même pas compte en ouvrant une boîte de sardines ou un pâté, mais conserver ainsi une grande variété d’aliments sans (quasiment) limite de temps était révolutionnaire pour l’époque.

a écrit : Il me semble qu'Appert utilisait des bocaux de verre et non des conserves métalliques. Autre anecdote, Napoléon lui aurait laissé le choix entre toucher un prix de 12000 F (environ 80000 € de maintenant) et de laisser son invention libre de droit ou d'avoir un brevet et de toucher une redevance sur chaque conserve vendue en France. Il a choisi la sécurité de l'argent tout de suite et est donc passé à côté de la fortune Afficher tout Un choix tout à fait pertinent avec l'époque. Il sécurisait un revenu, obtenait une reconnaissance officielle immédiate et garantissait l'adoption de son procédé par le plus grand nombre. A l'époque des guerres napoléonienne il était urgent d'en faire profiter le plus grand nombre.

Le système de brevet existait mais était coûteux et à ses balbutiements, un brevet aurait ralenti l'adoption du procédé et grevé les perspectives d'enrichissement. Ça aurait peut-être même contrarié Napoléon. Bref, ce fut un choix judicieux rapporté aux challenges de l'époque.


Tous les commentaires (16)

Pendant ce temps les conserves.

Ce procédé de conservation des aliments s'appelle l'appertisation, en l'honneur de Nicolas Appert, inventeur français du XIXeme siècle qui lui a donné son nom.
N. Appert a créé en Fr1nce la 1ere usine de conserve au monde.
fr.wikipedia.org/wiki/Nicolas_Appert

a écrit : Ce procédé de conservation des aliments s'appelle l'appertisation, en l'honneur de Nicolas Appert, inventeur français du XIXeme siècle qui lui a donné son nom.
N. Appert a créé en Fr1nce la 1ere usine de conserve au monde.
fr.wikipedia.org/wiki/Nicolas_Appert
Et l’ouvre-boîte 60 ans après (L'ouvre-boite a été inventé tardivement:
secouchermoinsbete.fr/10770-louvreboite-a-ete-invente-tardivement via @moinsbete)

Sérieusement je t’invite à faire une anecdote sur l’appertisation, c’est quand même quelque chose d’incroyable et dont on ne se rends même pas compte en ouvrant une boîte de sardines ou un pâté, mais conserver ainsi une grande variété d’aliments sans (quasiment) limite de temps était révolutionnaire pour l’époque.

a écrit : Pendant ce temps les conserves. Oui, mais à quoi ???...^^

a écrit : Oui, mais à quoi ???...^^ Essentiellement à flatter les escrocs.

a écrit : Et l’ouvre-boîte 60 ans après (L'ouvre-boite a été inventé tardivement:
secouchermoinsbete.fr/10770-louvreboite-a-ete-invente-tardivement via @moinsbete)

Sérieusement je t’invite à faire une anecdote sur l’appertisation, c’est quand même quelque chose d’incroyable et dont on ne se rends m
ême pas compte en ouvrant une boîte de sardines ou un pâté, mais conserver ainsi une grande variété d’aliments sans (quasiment) limite de temps était révolutionnaire pour l’époque. Afficher tout
L'ouvre boite a été inventé tardivement (45 ans après les boites métalliques) parce que les boîtes étaient épaisses et s'ouvrait avec marteau et burin. Ca n'est que lorsque les boîtes modernes sont apparues que l'ouvre boite est devenu pertinent.

Il me semble qu'Appert utilisait des bocaux de verre et non des conserves métalliques. Autre anecdote, Napoléon lui aurait laissé le choix entre toucher un prix de 12000 F (environ 80000 € de maintenant) et de laisser son invention libre de droit ou d'avoir un brevet et de toucher une redevance sur chaque conserve vendue en France. Il a choisi la sécurité de l'argent tout de suite et est donc passé à côté de la fortune

a écrit : Il me semble qu'Appert utilisait des bocaux de verre et non des conserves métalliques. Autre anecdote, Napoléon lui aurait laissé le choix entre toucher un prix de 12000 F (environ 80000 € de maintenant) et de laisser son invention libre de droit ou d'avoir un brevet et de toucher une redevance sur chaque conserve vendue en France. Il a choisi la sécurité de l'argent tout de suite et est donc passé à côté de la fortune Afficher tout Un choix tout à fait pertinent avec l'époque. Il sécurisait un revenu, obtenait une reconnaissance officielle immédiate et garantissait l'adoption de son procédé par le plus grand nombre. A l'époque des guerres napoléonienne il était urgent d'en faire profiter le plus grand nombre.

Le système de brevet existait mais était coûteux et à ses balbutiements, un brevet aurait ralenti l'adoption du procédé et grevé les perspectives d'enrichissement. Ça aurait peut-être même contrarié Napoléon. Bref, ce fut un choix judicieux rapporté aux challenges de l'époque.

Pour le coup JMCMB.
J’ai toujours pensé que les conserves avaient surtout été utilisées, à leurs créations, pour les armées. Révolutionnant le ravitaillement des troupes.

a écrit : Ils avaient un palais mais pas de palais. Pas d'palais, pas d'palais.

Ce qui est évoqué ici, ce sont les conserves industrielles par appertisation. Elles n’ont été mises au point en toute sécurité qu’au début du 20e siècle.

La problématique est toujours de se nourrir toute l’année alors que l’agriculture produit très peu en hiver dans zones tempérées : on résout ce problème par des procédés de conservation et, maintenant, également par les importations.

Nota : dans les pays tropicaux, on ne se souciait de conservation que dans le temps court du fait de la chaleur humide qui corrompt rapidement les aliments.

Mais il y a d’autres façons de conserver dans le temps long : séchage, fumage à froid et à chaud, salage, par le froid (réfrigération et congélation) dans l’alcool… sans oublier les transformations comme les confitures et le fromage permettent de consommer des fruits et des laitages toute l’année…

J’ai vu jusque dans les années 60 deux procédés domestiques qui ont quasiment disparu : la stérilisation à 100º, précurseur de l’appertisation : on conservait ainsi des légumes du jardin en bocaux hermétiques qu’on chauffaient dans de l’eau bouillante pendant un certain temps. On utilisait souvent pour cela une lessiveuse et on entourait les bocaux de chiffons pour éviter la casse.
L’autre procédé était la conservation des œufs (les poules ne pondaient pas toute l’année) dans l’eau avec du silicate de sodium (eau de verre).

Le congélateur familial a remplacé la stérilisation domestique et les poules pondent toute l’année…

a écrit : Ce qui est évoqué ici, ce sont les conserves industrielles par appertisation. Elles n’ont été mises au point en toute sécurité qu’au début du 20e siècle.

La problématique est toujours de se nourrir toute l’année alors que l’agriculture produit très peu en hiver dans zones tempérées : on résout ce problème
par des procédés de conservation et, maintenant, également par les importations.

Nota : dans les pays tropicaux, on ne se souciait de conservation que dans le temps court du fait de la chaleur humide qui corrompt rapidement les aliments.

Mais il y a d’autres façons de conserver dans le temps long : séchage, fumage à froid et à chaud, salage, par le froid (réfrigération et congélation) dans l’alcool… sans oublier les transformations comme les confitures et le fromage permettent de consommer des fruits et des laitages toute l’année…

J’ai vu jusque dans les années 60 deux procédés domestiques qui ont quasiment disparu : la stérilisation à 100º, précurseur de l’appertisation : on conservait ainsi des légumes du jardin en bocaux hermétiques qu’on chauffaient dans de l’eau bouillante pendant un certain temps. On utilisait souvent pour cela une lessiveuse et on entourait les bocaux de chiffons pour éviter la casse.
L’autre procédé était la conservation des œufs (les poules ne pondaient pas toute l’année) dans l’eau avec du silicate de sodium (eau de verre).

Le congélateur familial a remplacé la stérilisation domestique et les poules pondent toute l’année…
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Pas vraiment non, ça parle de toutes les conserves, bocaux ou boîtes métalliques, industrielles, artisanales ou domestiques.

La "stérilisation à 100 degrés" c'est de l'appertisation, ça n'est pas antérieur. On a inventé le procédé de stérilisation et ensuite on l'a utilisé, pas l'inverse.

Et la technique est peut-être moins répandue qu'avant l'invention du frigo, elle n'a pas disparu pour autant. Les bocaux "Le Parfait" servent a ça, mettre en bocal. Les foies gras et autres produits artisanaux du genre sont conservés comme ça. Les gens qui ont des potagers font encore souvent des conserves.

a écrit : Pas vraiment non, ça parle de toutes les conserves, bocaux ou boîtes métalliques, industrielles, artisanales ou domestiques.

La "stérilisation à 100 degrés" c'est de l'appertisation, ça n'est pas antérieur. On a inventé le procédé de stérilisation et ensuite on l'a utilisé, pa
s l'inverse.

Et la technique est peut-être moins répandue qu'avant l'invention du frigo, elle n'a pas disparu pour autant. Les bocaux "Le Parfait" servent a ça, mettre en bocal. Les foies gras et autres produits artisanaux du genre sont conservés comme ça. Les gens qui ont des potagers font encore souvent des conserves.
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On peut discuter sur l’emploi du terme stérilisation mais l’anecdote initiale précise qu’elle traite des conserves qui nécessitaient des « ingrédients et un matériel très onéreux », ce qui évoque plutôt l’utilisation d’un autoclave qui permet d’atteindre des températures nettement supérieures à 100° et réservées aux « classes très aisées ». Ce développement évoque donc bien les conserves industrielles par appertisation et exclut de fait la stérilisation domestique à 100º avec une lessiveuse qui n’est pas onéreuse et était déjà pratiquée par des personnes peu fortunées.

Aujourd’hui, on distingue professionnellement « stérilisation » et « appertisation » : www.terrafoodtech.com/fr/difference-entre-appertisation-et-sterilisation/

Je me réjouis d’apprendre qu’il y a encore des personnes pour stériliser leur production à la maison mais je n’en connais pas dans mon entourage.

Nota : Je ne prétends pas pour autant faire un développement exhaustif des procédures pour conserver les aliments.

a écrit : On peut discuter sur l’emploi du terme stérilisation mais l’anecdote initiale précise qu’elle traite des conserves qui nécessitaient des « ingrédients et un matériel très onéreux », ce qui évoque plutôt l’utilisation d’un autoclave qui permet d’atteindre des températures nettement supérieures à 100° et réservées aux « classes très aisées ». Ce développement évoque donc bien les conserves industrielles par appertisation et exclut de fait la stérilisation domestique à 100º avec une lessiveuse qui n’est pas onéreuse et était déjà pratiquée par des personnes peu fortunées.

Aujourd’hui, on distingue professionnellement « stérilisation » et « appertisation » : www.terrafoodtech.com/fr/difference-entre-appertisation-et-sterilisation/

Je me réjouis d’apprendre qu’il y a encore des personnes pour stériliser leur production à la maison mais je n’en connais pas dans mon entourage.

Nota : Je ne prétends pas pour autant faire un développement exhaustif des procédures pour conserver les aliments.
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Il n'y avait pas d'autoclave début XIXeme. Ce qui était coûteux c'était :

- Les contenants. Les bocaux en verre épais, fabriqués artisanalement étaient chers.

- Le procédé lui-même qui demandait du temps, de la main-d’œuvre et du combustible pour chauffer longtemps les préparations.

- La faible industrialisation à l’époque qui empêchait toute production à grande échelle.

L'industrialisation de masse et la baisse des coûts c'est autour de 1850/1900, un bon demi-siècle plus tard. Remplacement du verre par le métal, mécanisation de la production, progrès scientifique, développement du transport, etc.

Sinon on distingue appertisation et stérilisation parce que l'appertisation comprend de nos jours l'ensemble du processus de mise en boîte, mais il s'agit bien d'une opération de stérilisation des aliments. Utiliser un autoclave, c'est stérilisé les aliments.. C'est expliqué dans ta source.

a écrit : Il n'y avait pas d'autoclave début XIXeme. Ce qui était coûteux c'était :

- Les contenants. Les bocaux en verre épais, fabriqués artisanalement étaient chers.

- Le procédé lui-même qui demandait du temps, de la main-d’œuvre et du combustible pour chauffer longtemps les préparati
ons.

- La faible industrialisation à l’époque qui empêchait toute production à grande échelle.

L'industrialisation de masse et la baisse des coûts c'est autour de 1850/1900, un bon demi-siècle plus tard. Remplacement du verre par le métal, mécanisation de la production, progrès scientifique, développement du transport, etc.

Sinon on distingue appertisation et stérilisation parce que l'appertisation comprend de nos jours l'ensemble du processus de mise en boîte, mais il s'agit bien d'une opération de stérilisation des aliments. Utiliser un autoclave, c'est stérilisé les aliments.. C'est expliqué dans ta source.
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Quelques précisions ;

Wikipédia : Le principe de l'autoclave a été inventé par Denis Papin en 1679. Le 9 avril 1820, Pierre-Alexandre Lemare dépose une demande de brevet sur la « marmite autoclave » qui sera améliorée par Nicolas Appert. Son successeur et continuateur, Raymond Chevallier-Appert, brevette, le 28 décembre 1852, la pratique de stérilisation sous le titre « autoclave avec manomètre spécial », ancêtre du stérilisateur actuel à vapeur.

Madame Millet Robinet dans « la maison rustique des dames » 1844/45 enseigne, entre autres, à une population paysanne - ne faisant pas partie spécialement des « classes très aisées » - la stérilisation en bocaux.

Nous sommes bien d’accord que la stérilisation fait partie de l’« appertisation », terme apparu seulement au XXe siècle pour désigner l’ensemble du procédé avec utilisation d’un autoclave - domestique ou industriel.

Sur ce, belle soirée à toi.