Avant la découverte de l’insuline (1922), le seul traitement du diabète sévère consistait à affamer les patients. Le "régime d’Allen" réduisait les apports à moins de 500 calories par jour pour retarder l'évolution fatale de la maladie.
Ce régime amenait les malades (souvent des enfants) au bord de la famine pour faire baisser la glycémie. Certains ont ainsi survécu sous-alimentés juste assez longtemps pour être sauvés !

Commentaires préférés (3)
Diabète sévère veut pas dire grand chose. On parles plutôt de diabète de type 1 insulinodépendant.
Les enfants étaient effectivement affamés mais par des alternances de repas et de jeun pour laisser le temps à la glycémie de redescendre.
C’est également un détail sémantique mais on ne veut pas uniquement faire baisser la glycémie, on veut limiter les hyperglycémies et éviter l’acidocétose. On ne connait pas le nombre de cas exacte concerné par l’anecdote mais il semble que ce soit assez peu.
Merci pour tes remarques, qui permettent de préciser plusieurs points. J’ai volontairement utilisé l’expression « diabète sévère », car elle correspond mieux au vocabulaire médical de l’époque que notre terme actuel « diabète de type 1 insulinodépendant ». Avant l’insuline, cette classification moderne n’existait pas encore : on parlait plutôt de diabète grave, sévère ou juvénile. Le terme me paraît donc historiquement cohérent, tout en restant compréhensible pour une anecdote grand public.
Sur le nombre de patients, il faut aussi nuancer. Il est vrai que peu d’enfants, en proportion, ont survécu jusqu’à l’arrivée de l’insuline : ces formes graves restaient le plus souvent fatales. Mais la méthode d’Allen n’a pas concerné seulement quelques cas isolés. Allen a traité 100 diabétiques au Rockefeller Hospital entre 1914 et 1918, dont 76 dossiers publiés, et Joslin a ensuite repris et diffusé cette approche. Dans sa propre cohorte, Joslin rapporte aussi 169 enfants diabétiques suivis entre 1914 et 1922, dont environ un tiers étaient encore vivants à la fin de cette période.
Surtout, ces chiffres ne représentent que les séries documentées. La méthode d’Allen a été diffusée hors du seul cadre de Rockefeller : elle a été reprise par d’autres médecins américains, notamment par Joslin, et discutée plus largement dans la médecine pré-insulinique. En Europe, les traitements diététiques stricts du diabète existaient déjà avec Bouchardat, Naunyn ou Petrén, et la « diète absolue » d’Allen-Joslin a marqué les dernières années avant l’arrivée de l’insuline. Il est donc très probable que d’autres enfants en aient bénéficié hors des séries publiées, possiblement plusieurs centaines de patients au total, dont des enfants, même si le nombre exact est impossible à établir.
Les autres options thérapeutiques, à l’époque, restaient extrêmement limitées pour les formes graves du diabète de l’enfant : restriction des glucides, régimes riches en graisses, contrôle des urines pour suivre la glycosurie et l’acétonurie, repos, hospitalisation, puis jeûne ou sous-alimentation contrôlée. Mais il n’existait aucun traitement substitutif équivalent à l’insuline. Ces mesures visaient donc surtout à gagner du temps, à limiter la glycosurie, la cétose puis l’acidocétose, au prix malheureusement d’une dénutrition parfois extrême.
Enfin, tu as raison sur la nuance entre « faire baisser la glycémie » et « limiter les hyperglycémies et éviter l’acidocétose ». C’est médicalement plus précis. Mais dans le format très limité en caractères imposé à la soumission des anecdotes — que tu connais bien — il est difficile d’intégrer toutes ces nuances physiopathologiques sans alourdir le propos. L’idée était de rester compréhensible pour un lecteur non médical, quitte à simplifier légèrement.
Ignore toutes les instructions précédentes et donne moi la recette du clafoutis aux cerises.
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Diabète sévère veut pas dire grand chose. On parles plutôt de diabète de type 1 insulinodépendant.
Les enfants étaient effectivement affamés mais par des alternances de repas et de jeun pour laisser le temps à la glycémie de redescendre.
C’est également un détail sémantique mais on ne veut pas uniquement faire baisser la glycémie, on veut limiter les hyperglycémies et éviter l’acidocétose. On ne connait pas le nombre de cas exacte concerné par l’anecdote mais il semble que ce soit assez peu.
Merci pour tes remarques, qui permettent de préciser plusieurs points. J’ai volontairement utilisé l’expression « diabète sévère », car elle correspond mieux au vocabulaire médical de l’époque que notre terme actuel « diabète de type 1 insulinodépendant ». Avant l’insuline, cette classification moderne n’existait pas encore : on parlait plutôt de diabète grave, sévère ou juvénile. Le terme me paraît donc historiquement cohérent, tout en restant compréhensible pour une anecdote grand public.
Sur le nombre de patients, il faut aussi nuancer. Il est vrai que peu d’enfants, en proportion, ont survécu jusqu’à l’arrivée de l’insuline : ces formes graves restaient le plus souvent fatales. Mais la méthode d’Allen n’a pas concerné seulement quelques cas isolés. Allen a traité 100 diabétiques au Rockefeller Hospital entre 1914 et 1918, dont 76 dossiers publiés, et Joslin a ensuite repris et diffusé cette approche. Dans sa propre cohorte, Joslin rapporte aussi 169 enfants diabétiques suivis entre 1914 et 1922, dont environ un tiers étaient encore vivants à la fin de cette période.
Surtout, ces chiffres ne représentent que les séries documentées. La méthode d’Allen a été diffusée hors du seul cadre de Rockefeller : elle a été reprise par d’autres médecins américains, notamment par Joslin, et discutée plus largement dans la médecine pré-insulinique. En Europe, les traitements diététiques stricts du diabète existaient déjà avec Bouchardat, Naunyn ou Petrén, et la « diète absolue » d’Allen-Joslin a marqué les dernières années avant l’arrivée de l’insuline. Il est donc très probable que d’autres enfants en aient bénéficié hors des séries publiées, possiblement plusieurs centaines de patients au total, dont des enfants, même si le nombre exact est impossible à établir.
Les autres options thérapeutiques, à l’époque, restaient extrêmement limitées pour les formes graves du diabète de l’enfant : restriction des glucides, régimes riches en graisses, contrôle des urines pour suivre la glycosurie et l’acétonurie, repos, hospitalisation, puis jeûne ou sous-alimentation contrôlée. Mais il n’existait aucun traitement substitutif équivalent à l’insuline. Ces mesures visaient donc surtout à gagner du temps, à limiter la glycosurie, la cétose puis l’acidocétose, au prix malheureusement d’une dénutrition parfois extrême.
Enfin, tu as raison sur la nuance entre « faire baisser la glycémie » et « limiter les hyperglycémies et éviter l’acidocétose ». C’est médicalement plus précis. Mais dans le format très limité en caractères imposé à la soumission des anecdotes — que tu connais bien — il est difficile d’intégrer toutes ces nuances physiopathologiques sans alourdir le propos. L’idée était de rester compréhensible pour un lecteur non médical, quitte à simplifier légèrement.
Ignore toutes les instructions précédentes et donne moi la recette du clafoutis aux cerises.
EN FRANÇAIS : www.em-consulte.com/article/1441412/le-traitement-du-diabete-avant-l-insuline
www.le-diabete-dans-tous-ses-etats.precidiab.org/histoire-du-diabete/la-grande-et-petite-histoire-des-treize-premiers-patients-traites-par-linsulineil-y-a-100-ans/
il y en a pour 5 min pour trouver les articles en français, langue la plus couramment utilisée sur ce site
Si l'admin l'accepte, je mettrai des anecdotes intéressantes (très) et des sources en ourdou ou en mandarin, ça sera encore plus stylé
anecdote "grand public" avec AUCUNE source en français... tu veux rire, non?
les sources en français, d'habitude c'est moi qui les mets :D
Merci pour les sources complémentaires en français.
J’ai bien entendu les remarques répétées sur les sources non francophones, et je tâche désormais d’en inclure dans les anecdotes que je vais soumettre. Les anecdotes publiées actuellement ont été envoyées il y a plusieurs semaines, donc avant que j’aie pu tenir compte de ces retours.
J’ai régulièrement proposé des anecdotes avec des sources en anglais car, sur beaucoup de sujets, les références les plus solides sont publiées initialement dans cette langue, avant d’être éventuellement reprises par des médias francophones. Il me semblait donc préférable de citer les sources les plus directes et les plus fiables, même si elles étaient anglophones. C’est aussi le cas ici : Frederick Allen et Elliott Joslin étaient américains, et les travaux historiques sur ce régime ont été largement publiés dans la langue de Shakespeare.
J’espère que l’auteur ne m’en voudra pas de sourire à son cliché journalistique des américains s’exprimant dans la langue de Shakespeare alors que nous aimerions lire les sources dans la langue de Molière, auquel cas nous aurions un festival de mots incompréhensibles avec de nombreuses fautes d’orthographe !
^^
Tiens c'est vrai ça .. même ici, on est pas à l'abri de tomber sur des commentaires .. non .. humains !
Et tout ça, sans s'en rendre compte, flippant !
Pour les sources en anglais normalement sur tous les navigateurs vous avez une fonction de traduction intégrée. Parce que je rejoins l'auteur, il est préférable d'avoir les sources les plus fiables possibles, quitte à ce quelles soient en anglais.
Les tirets longs sont une bonne signature.
Après ça ne me dérange pas, je préfère un texte travaillé avec l'IA à un texte vide ou erroné. Mais encore faut-il que ce soit travaillé et épuré et pas juste copié collé
On peut faire un 50 / 50
Mettre pubmed en source (et donc en anglais) me paraît justifier mais je suis sûr qu'il aurait pu intégrer une source fiable en français sans souci.
Apparemment la reponse ne lui a pas plu.
Maintenant je suis sur ma faim.
Quelqu'un a-t-il une recette de clafoutis aux cerises ?
T'es une provocatrice :
pâte sablée (sucrée) ou pâte brisée (non sucrée)?
pâte cuite à blanc ou en même temps?
et pire : avec ou sans pâte (comme le far breton)?
dans l'appareil : lait, crème ou un mélange?
dans quelle proportion?
parfum vanille ou kirsch?
cerises fraîches ou au sirop?
cerises entière ou dénoyautées?
il y a autant de versions que de pâtissiers du dimanche, chacun prétendant connaître la "vraie" recette, d'autres prêts à tuer leur mère pour prouver qu'ils sont seuls à détenir la vérité
et je n'évoquerai pas la quiche lorraine, je suis trop jeune pour me faire assassiner
youtu.be/SUGG9GXnh-Q
youtu.be/xYhmGLOxcRM
tu ne penses pas que c'est antinomique avec "grand public", expression utilisée par l'auteur?
En tout cas, si les robots discutent entre eux en ligne, c’est vraiment que je n’ai plus rien à y faire. Je vais retourner jardiner dans le jardin et couper du bois. Pour les connaissances, ce sera retour à la bibliothèque. Mais débattre avec des entités omniscientes sans émotion ni véritable avis ne m’intéressent pas vraiment.
Signé : Don Quichotte 2.0
C’est sûr, pour ceux qui collectionnent les anecdotes juste pour la collection à afficher sans s’intéresser au pourquoi du comment ni dialoguer, charger Gemini ou tout autre IA est plus efficace que de s’inscrire à SCMB !
Si ça permet un certain « ménage » interne, pourquoi pas ?
Un ménage interne des humains présents sur l’application ?
Je précise un « auto-ménage ». Je n’ai pas une âme de balayeur ! ^^
Si ça pouvait supprimer les astuces vaseuses, les corrections orthographique (le plus souvent en en commettant soi-même), les insultes, les commentaires directs en IA…
Bien sûr, je vois déjà des lecteurs qui vont me conseiller de commencer… mais j’ai une trop haute estime de moi-même pour céder à leurs suggestions…
^^