Les roses jaunes sentaient mauvais

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Les roses jaunes modernes doivent beaucoup à une rose qui sentait mauvais. À la fin du XIXe siècle, Joseph Pernet-Ducher a obtenu “Soleil d’or” grâce à Rosa foetida, célèbre pour son jaune éclatant autant que pour son odeur désagréable. Cette création a ouvert la voie à d’innombrables roses jaunes, orangées et cuivrées.

Pour obtenir ces teintes si recherchées, l’hybridation a dû puiser dans une rose sauvage précieuse par sa couleur, mais peu séduisante par son parfum.


Commentaires préférés (2)

Donc si j’ai bien suivi, c’était une rose pas rose qui ne sentait pas la rose…

a écrit : Donc si j’ai bien suivi, c’était une rose pas rose qui ne sentait pas la rose… Et, rose, elle a vécu ce que vivent les roses, l’espace d’un matin…


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Donc si j’ai bien suivi, c’était une rose pas rose qui ne sentait pas la rose…

a écrit : Donc si j’ai bien suivi, c’était une rose pas rose qui ne sentait pas la rose… Et, rose, elle a vécu ce que vivent les roses, l’espace d’un matin…

Fait très intéressant de l’histoire de la sélection des roses — un exemple clair de la manière dont la hybridation implique souvent des compromis. L’utilisation de Rosa foetida a réellement marqué un tournant : malgré son odeur désagréable, elle a permis de poser les bases des roses jaunes, orangées et cuivrées qui sont aujourd’hui devenues des classiques de l’esthétique des jardins.

Le travail de Joseph Pernet-Ducher avec la variété « Soleil d’Or » montre bien comment une seule expérience génétique réussie peut transformer tout un domaine de l’horticulture et ouvrir la voie à des nuances de couleur auparavant inaccessibles.

Si vous aimez ce type d’histoires, de faits et de contenus thématiques, vous pouvez aussi visiter ce site : lesfromagesdelabrie.fr/

a écrit : Et, rose, elle a vécu ce que vivent les roses, l’espace d’un matin… Merci pour ce célèbre vers de Malherbe; qui me rappelle une anecdote (ça tombe bien ^^).

J'avais un prof, Jean-Laurent Cochet, qui aimait raconter comment le journaliste Jean Rieu, un jour, en voyant Cécile Sorel (une star excentrique et inépuisable du music-hall type Line Renaud- celle qui lançait le fameux : « L'ai-je bien descendu ? » en bas de l’escalier) avait dit : « Et Rose, elle a vécu ce que vivent les roses… quand elles sont en fer forgé. »

Et pendant qu’on y est, citons les célèbres romans :
« La tulipe noire » d’Alexandre Dumas
et
« Le Dahlia noir » de James Ellroy (roman noir s’il en fut)