Isao Inokuma fut un judoka japonais, champion olympique en 1964. En 2001, alors qu'il avait des difficultés financières, il se suicida en commettant le seppuku, aussi connu sous le nom de hara-kiri. Il fut ainsi l'une des dernières personnes à se donner la mort en utilisant cette méthode ancestrale, devenue extrêmement rare dans le Japon moderne.

Commentaires préférés (3)
pour rappel, la plupart des occidentaux et des Japonais utilisent dans le langage courant la prononciation "hara-kiri" pour évoquer le suicide rituel, et la prononciation "seppuku" en langage "soutenu"
Aussi étrange que ça puisse paraître en occident, ces deux prononciation sont celles d'une seule graphie dont les glyphes sont inversées :
Seppuku (切腹)
Hara-kiri (腹切り)
dans les deux cas, cela signifie tout simplement "couper le ventre"
Morbide = rapport à la maladie
Macabre = relatif à la mort.
Je sais que le sens est doucement en train de glisser, mais je trouve ça intéressant de connaître cette confusion courante.
Alors côté méthode, s’ouvrir le bide n’est pas si anodin car ce n’est certainement pas choisir la solution la moins douloureuse, et c’est un euphémisme. Très japonais dans l’esprit, où même la mort se doit d’être faite avec honneur et ritualisé.
J’ai lu ici, ou peut être ailleurs, que cette pratique n’a jamais été si répandue que ça, même à la grande époque des samouraïs cela semblait être à la marge en tant que méthode pour se donner la mort.
C’était surtout fort en symbolique et uniquement réservé aux plus fervents adeptes de la conduite bushido
Tous les commentaires (6)
pour rappel, la plupart des occidentaux et des Japonais utilisent dans le langage courant la prononciation "hara-kiri" pour évoquer le suicide rituel, et la prononciation "seppuku" en langage "soutenu"
Aussi étrange que ça puisse paraître en occident, ces deux prononciation sont celles d'une seule graphie dont les glyphes sont inversées :
Seppuku (切腹)
Hara-kiri (腹切り)
dans les deux cas, cela signifie tout simplement "couper le ventre"
Sans aucune ironie malveillante de ma part : champion olympique ou pas, rituel ou pas, un suicide lié à des difficultés financières n'a rien de surprenant à mes yeux. Peu importe l'époque, le lieu ou la personne concernée. Qu'il se pende chez lui, s'ouvre les tripes avec un katana ou saute d'un pont - au final peu importe.
Si l'on ne croît pas à la réincarnation, beaucoup de personnes peuvent voir dans le suicide une solution efficace à 100% (à condition que ce premier soit bien réussi, aussi morbide que cela puisse paraître).
Pour ceux qui y croient, c'est une très mauvaise idée, car - selon cette doctrine - on n'échappe pas à son karma (qu'il soit bon ou mauvais). On renaîtra à nouveau pour "purger" son karma passé et par la même occasion, on en accumulera qui "fructifiera" plus tard (dans la vie actuelle ou celle d'après)
Morbide = rapport à la maladie
Macabre = relatif à la mort.
Je sais que le sens est doucement en train de glisser, mais je trouve ça intéressant de connaître cette confusion courante.
Alors côté méthode, s’ouvrir le bide n’est pas si anodin car ce n’est certainement pas choisir la solution la moins douloureuse, et c’est un euphémisme. Très japonais dans l’esprit, où même la mort se doit d’être faite avec honneur et ritualisé.
J’ai lu ici, ou peut être ailleurs, que cette pratique n’a jamais été si répandue que ça, même à la grande époque des samouraïs cela semblait être à la marge en tant que méthode pour se donner la mort.
C’était surtout fort en symbolique et uniquement réservé aux plus fervents adeptes de la conduite bushido
La cérémonie du "vrai" seppuku était codifiée assez précisément
on plantait son poignard (pas un sabre) légèrement en dessous du nombril, et le premier geste à faire était de le faire pivoter de droite à gauche, pour élargir la plaie. Ensuite, on le remontait jusqu'au sternum
À ce moment, votre assistant au rituel abaissait son propre sabre et vous coupait la tête
les chances de survies étaient assez minces
Le rôle de l’assistant au seppuku est important : dans le Musō Shinken Ryū, il est enseigné sous le nom de « Junto » mais, par respect, il n’est jamais présenté dans une démonstration publique en Iaidō (La voie de l’unité de l’être).
Il consiste à abréger les souffrances de celui qui se suicide d’un coup de sabre (katana) « retenu » de haut en bas pour lui trancher la tête mais en la laissant attachée au cou in fine pour qu’elle ne roule pas à terre
Après quoi, l’assistant essuie la lame chiburi) et rengaine.
C’est le 7e kata de shonden qu’on exécute toujours avec un grand respect et une certaine solennité.