Au Japon, shintoïsme et bouddhisme ont coexisté et se sont mélangés pendant des siècles. Ce syncrétisme porte même un nom : le shinbutsu-shūgō. Encore aujourd’hui, il n’est pas rare de célébrer une naissance selon les rites shintō… et des funérailles selon les rites bouddhistes.

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De même, en Chine, co-existent les temples confucianistes, taoïstes et bouddhistes. Il n'est pas rare d'aller prier aux 3, pour « mettre toutes les chances de son côté », pour trouver l'amour, trouver un boulot, réussir aux examens, etc.
Ces 3 « philosophies » (ou courant de pensée) ne sont pas vraiment des religions au sens où l'on entend en occident (malgré les rites et les dogmes), et ne sont absolument pas exclusives.
Malgré ça, il y a eu des tensions entre les groupes les plus fervent : dans La Pérégrination vers l'Ouest, roman bouddhiste connu par toutes et tous en Chine (et d'où est notamment issu le personnage de Sun Wukong), le groupe de héros doit parfois déjouer les machinations des méchants moines taoïstes.
Au Japon, on peut tenter d’expliquer cette coexistence du Bouddhisme et du Shintoïsme :
Le Shintoïsme (la plus ancienne religion du Japon) est une religion polythéiste qui croit à de nombreux êtres surnaturels, n’a pas de code de pensée bien défini et se définit plutôt par un principe de pureté absolue. Dans ses principes, ses adeptes fuient l’impur, ce qui explique notamment que les funérailles se célèbrent plutôt ailleurs et que la crémation est la pratique ordinaire.
Le Bouddhisme (introduit au VIe siècle après J.C.) est souvent défini plutôt comme une philosophie qu’une religion ou, alors, comme religion non-théiste (qui n’a pas de Dieu sans pour autant être athéiste, à savoir niant l’existence d’un Dieu.
N’introduisant pas un nouveau Dieu, il ne fait pas concurrence au Shintoïsme, notamment en ne remettant pas en cause la divinité de l’Empereur.
En 1868, suite à la longue ère d’Edo dominée par les shoguns Togugawa, l’Empereur reprend son influence avec l’ère Meiji, notamment en proclamant le Shintoïsme religion d’Etat et persécutant le Bouddhisme.
Cet Episode prendra fin en 1945 avec l’Empereur Hirohito qui renonce à son caractère divin sous la pression des américains (Général McArthur).
C’est ainsi qu’un sondage cité par Wikipedia donne plus de 70% des japonais se disent boudhistes et plus de 70% se disent shintoïstes !
Certainement que c'est lié à mon agnostisme, mais je n'ai jamais compris pourquoi certaines religions exigent encore une "exclusivité". Pour moi c'est parfaitement défendable de piocher des les différentes religions des notions philosophiques pertinentes.
C'est fou que les religions n'évoluent pas sur ce point.
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De même, en Chine, co-existent les temples confucianistes, taoïstes et bouddhistes. Il n'est pas rare d'aller prier aux 3, pour « mettre toutes les chances de son côté », pour trouver l'amour, trouver un boulot, réussir aux examens, etc.
Ces 3 « philosophies » (ou courant de pensée) ne sont pas vraiment des religions au sens où l'on entend en occident (malgré les rites et les dogmes), et ne sont absolument pas exclusives.
Malgré ça, il y a eu des tensions entre les groupes les plus fervent : dans La Pérégrination vers l'Ouest, roman bouddhiste connu par toutes et tous en Chine (et d'où est notamment issu le personnage de Sun Wukong), le groupe de héros doit parfois déjouer les machinations des méchants moines taoïstes.
Au Japon, on peut tenter d’expliquer cette coexistence du Bouddhisme et du Shintoïsme :
Le Shintoïsme (la plus ancienne religion du Japon) est une religion polythéiste qui croit à de nombreux êtres surnaturels, n’a pas de code de pensée bien défini et se définit plutôt par un principe de pureté absolue. Dans ses principes, ses adeptes fuient l’impur, ce qui explique notamment que les funérailles se célèbrent plutôt ailleurs et que la crémation est la pratique ordinaire.
Le Bouddhisme (introduit au VIe siècle après J.C.) est souvent défini plutôt comme une philosophie qu’une religion ou, alors, comme religion non-théiste (qui n’a pas de Dieu sans pour autant être athéiste, à savoir niant l’existence d’un Dieu.
N’introduisant pas un nouveau Dieu, il ne fait pas concurrence au Shintoïsme, notamment en ne remettant pas en cause la divinité de l’Empereur.
En 1868, suite à la longue ère d’Edo dominée par les shoguns Togugawa, l’Empereur reprend son influence avec l’ère Meiji, notamment en proclamant le Shintoïsme religion d’Etat et persécutant le Bouddhisme.
Cet Episode prendra fin en 1945 avec l’Empereur Hirohito qui renonce à son caractère divin sous la pression des américains (Général McArthur).
C’est ainsi qu’un sondage cité par Wikipedia donne plus de 70% des japonais se disent boudhistes et plus de 70% se disent shintoïstes !
Certainement que c'est lié à mon agnostisme, mais je n'ai jamais compris pourquoi certaines religions exigent encore une "exclusivité". Pour moi c'est parfaitement défendable de piocher des les différentes religions des notions philosophiques pertinentes.
C'est fou que les religions n'évoluent pas sur ce point.
Pour répondre brièvement car le sujet demanderait de définir d’abord beaucoup de notions sur ce qu’est une religion et la relation entre celle-ci et ses adeptes.
Pour ce qui est de piocher dans chaque religion ce qui nous intéresse et constituer « sa propre religion », cela nécessite une certaine cohérence :
Chaque religion a sa propre cohérence, du moins du point de vue de ses adeptes même s’il y a quelques divergences internes.
Avoir sa propre religion suppose une cohérence interne partant de ce qu’on appelle en mathématiques une axiomatique. Donc, c’est construire un ensemble cohérent en réunissant des concepts venant d’autres cohérences : bon courage, c’est le programme d’une vie entière.
Pour m’expliquer par un exemple actuel : il y a 10 ans un candidat à la présidence de la République Française nous a expliqué que sa politique serait « et de droite et de gauche » (sic) et de nombreux adeptes ont prêché qu’il fallait prendre ce qui était bon dans chacun des cas or ce qui est bon à droite (ou à gauche) est fonction d’une conception qui se veut cohérente respectivement à droite ou à gauche sans compter que les politologues distinguent au moins 4 « droites » et 4 « gauches » avec des différences fondamentales et on ne sait pas très bien ce qu’est le « centre ».
D’ailleurs, on n’a toujours pas vu définir ce qui était les bases de cette nouvelle politique à part des généralités qui peuvent s’interpréter souvent dans tous les sens.
On a vu le résultat.
Le malheur est que ça revient régulièrement.
Un livre répond très bien, de mon point de vue, à cette problématique :
« L’illusion du consensus » de Chantal Mouffe, une politologue belge, publié en anglais en 2005 et traduit en français en 2016.
Evidemment, on n’est pas toujours d’accord sur des détails et il paraît que l’auteur a évolué mais je trouve le principe très convaincant et que cela s’applique à de nombreux domaines dont la philosophie et la religion.
www.google.com/search?aep=28&mstk=AUtExfB18negbw7BbajNhYg1iFnlNwZToxB0N4VpC8IuZtpJ4wMixxEbFcAsPOSrt6F489JJJk9qgpeNlByVZixtqgiBbJyW3T_c-fTWOy_QJ-tgYgXVWzEcbM__-ofnlFDrwzzqhr7lcpEMBNdR_uRuiPt1A0nrn5_yABdMqY50CPzNRTUXzaojMguO8oZzqmulVHRLF7jJO1rXZ1Pq-VZRDxf--CGJPJL9YgQYb-9s0HSOYGkz9N8kpJqwNXYI20b9OGDRrSWl2Q69Q3Y0oV-frI2ctc5StmKrqDgl3AJa4e0oSZfjzr3v4qSNnRPs3TyRvC1f1hPq6lI9lw&csuir=1&udm=50&q=l+illusion+du+consensus&rlz=1CDGOYI_enFR896FR896&oq=&gs_lcrp=EgZjaHJvbWUqEggBECMYJxjqAhjwBRieBhiiBzIHCAAQRRiwATISCAEQIxgnGOoCGPAFGJ4GGKIHMgkIAhAjGCcY6gIyCQgDECMYJxjqAjISCAQQLhgnGK8BGMcBGLoCGOoCMhIIBRAjGCcY6gIY8AUYngYYogcyCQgGECMYJxjqAjIJCAcQIxgnGOoCMgkICBAjGCcY6gIyCQgJECMYJxjqAjIJCAoQIxgnGOoCMgkICxAjGCcY6gIyCQgMECMYJxjqAjIJCA0QIxgnGOoCMhIIDhAjGCcY6gIY8AUYngYYogcyCQgPECMYJxjqAjIJCBAQIxgnGOoCMgkIERAjGCcY6gIyCQgSECMYJxjqAjIJCBMQIxgnGOoCMgkIFBAjGCcY6gIyEQgVEAAYAxhCGI8BGLQCGOoCMg8IFhAuGAMYjwEYtAIY6gIyEQgXEAAYAxhCGI8BGLQCGOoCMhEIGBAAGAMYQhiPARi0AhjqAjIRCBkQABgDGEIYjwEYtAIY6gLSAQYtMWowajeoAhqwAgHiAwQYASBf8QUoIOE5AAxipvEFKCDhOQAMYqbxBSgg4TkADGKm&hl=fr&sourceid=chrome-mobile&source=chrome.ob&ie=UTF-8&mtid=e43easKeMfPci-gPtb3_mAE
Une religion implique fondamentalement de croire en l'existence d'un être supérieur en droit de définir les normes du bien et du mal, en particulier en matière de culte. Si quelqu'un choisit de piocher ce qui lui convient dans différents culte, il contrevient au principe même de religion, en se définissant lui-même comme l'arbitre du bien et du mal. Donc sauf à dire que cette personne est Dieu, et donc crée sa propre religion dont lui-même est la référence, l'exclusivité est intrinsèque au concept de religion.
Ça ne veut pas dire ne pas reconnaître que d'autres organisations religieuses font des choses bien ou que certains adeptes d'autres cultes sont de bonnes personnes.
La question fondamentale est : qui est en droit de fixer les normes ? Si on considère que chaque individu peut prendre ce qui lui plaît par ci par là, Dieu devient un 'accessoire secondaire' et on ne peut plus appeler ça une religion, peut-être une philosophie de vie.