Jules César fut moqué pour son passé homosexuel

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Jules César aurait eu dans sa jeunesse une relation homosexuelle avec le roi Nicomède. Cela lui valut toute sa vie des quolibets et des surnoms : planche intérieure de la litière royale, reine de Bithynie, étable de Nicomede. Même ses soldats chantaient régulièrement des chansons satiriques.


Commentaires préférés (3)

Le roi Nicomede IV régnait en Bithynie, région qui correspond à peu près au nord ouest de l'actuel Turquie. Il fut renversé une première fois avant d'être rétabli sur son trône, et finit par léguer par testament à sa mort en 74 avant JC son royaume à Rome, qui devient la province romaine de Bithynie.

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Ce n'est pas l'homosexualité qui était raillée, les romains ne connaissaient pas la dualité hétéro/homosexualité, ils étaient tous bisexuels. Ils raillaient le fait que Jules César fut passif lors de cette relation, ce qu'ils assimilent à un signe de soumission.

Pour les romains, un homme libre ne pouvait être qu'actif, rendant ainsi toute relation entre deux citoyens romains (bien qu'il y ait certaines exceptions, des mariages gay, donc entre citoyens, ont eu lieu vers la fin de la République) sauf dans le cadre d'une relation pédérastique.

Sénèque résume cela en cette phrase : "s'il est normal pour un jeune homme d'être passif dans la relation, la passivité sexuelle chez un homme libre est un crime, chez un esclave, une obligation, chez l’affranchi, un service".


Tous les commentaires (72)

Il a du avoir les oreilles qui sifflaient toute sa vie entre ça et les tentatives de mort...

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Le roi Nicomede IV régnait en Bithynie, région qui correspond à peu près au nord ouest de l'actuel Turquie. Il fut renversé une première fois avant d'être rétabli sur son trône, et finit par léguer par testament à sa mort en 74 avant JC son royaume à Rome, qui devient la province romaine de Bithynie.

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Il a aussi failli se taper Ben Hur Marcel, prince héritier du trone d Egypte!

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Il s'appelle Nic omede ...

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A savoir que César etait très séducteur et très libre, ainsi ses soldats le surnommaient "L'homme de toutes les femmes, la femme de tous les hommes"

Tout de même, cette histoire date de 2000 ans.
Je ne vois simplement pas d'homophobie chez les romains de l'époque mais simplement un simple ragot dont on peut en rire avec sarcasme.
2000 ans après, on se demande si on a régressé ou on a évolué moralement.

Ah oui ! Les religions, je vous avais oublié :')

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SPQR : Sexuellement Protégé contre les Quolibets Romain



Ps : En vrai ça veut dire Senatus Populus Que Romanus : "Le sénat et le peuple romain " ;)

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Donc, finalement, le film deux heures moins le quart avant Jesus Christ est un film historique....et Jean Yann, un historien : )

a écrit : Tout de même, cette histoire date de 2000 ans.
Je ne vois simplement pas d'homophobie chez les romains de l'époque mais simplement un simple ragot dont on peut en rire avec sarcasme.
2000 ans après, on se demande si on a régressé ou on a évolué moralement.

Ah oui ! Les religions, je vous avais oublié :')
Les religions existaient déjà du temps de Rome tu sais ? Et puis les romains avaient leur propre morale douteuse. Comme les épileptiques qui étaient haïs pour la simple raison qu'ils étaient épileptiques...

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Ce n'est pas l'homosexualité qui était raillée, les romains ne connaissaient pas la dualité hétéro/homosexualité, ils étaient tous bisexuels. Ils raillaient le fait que Jules César fut passif lors de cette relation, ce qu'ils assimilent à un signe de soumission.

Pour les romains, un homme libre ne pouvait être qu'actif, rendant ainsi toute relation entre deux citoyens romains (bien qu'il y ait certaines exceptions, des mariages gay, donc entre citoyens, ont eu lieu vers la fin de la République) sauf dans le cadre d'une relation pédérastique.

Sénèque résume cela en cette phrase : "s'il est normal pour un jeune homme d'être passif dans la relation, la passivité sexuelle chez un homme libre est un crime, chez un esclave, une obligation, chez l’affranchi, un service".

a écrit : Ce n'est pas l'homosexualité qui était raillée, les romains ne connaissaient pas la dualité hétéro/homosexualité, ils étaient tous bisexuels. Ils raillaient le fait que Jules César fut passif lors de cette relation, ce qu'ils assimilent à un signe de soumission.

Pour les romains, un homme
libre ne pouvait être qu'actif, rendant ainsi toute relation entre deux citoyens romains (bien qu'il y ait certaines exceptions, des mariages gay, donc entre citoyens, ont eu lieu vers la fin de la République) sauf dans le cadre d'une relation pédérastique.

Sénèque résume cela en cette phrase : "s'il est normal pour un jeune homme d'être passif dans la relation, la passivité sexuelle chez un homme libre est un crime, chez un esclave, une obligation, chez l’affranchi, un service".
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Je confirme ! Et cette précision est très utile car l'anecdote est ambiguë. En effet, l'anecdote suppose qu'il a été raillé pour cette relation homosexuelle, alors qu'il s'agit d'une histoire actif/passif.

Ça me fait penser au césar gay du film "deux heures moins le quart avant JC"
Un incontournable. À voir..

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a écrit : Tout de même, cette histoire date de 2000 ans.
Je ne vois simplement pas d'homophobie chez les romains de l'époque mais simplement un simple ragot dont on peut en rire avec sarcasme.
2000 ans après, on se demande si on a régressé ou on a évolué moralement.

Ah oui ! Les religions, je vous avais oublié :')
Tu as tout à fait raison, la religion n'existait pas à l'époque, par Jupiter!

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a écrit : Tout de même, cette histoire date de 2000 ans.
Je ne vois simplement pas d'homophobie chez les romains de l'époque mais simplement un simple ragot dont on peut en rire avec sarcasme.
2000 ans après, on se demande si on a régressé ou on a évolué moralement.

Ah oui ! Les religions, je vous avais oublié :')
Les religions ont toujours existé et existeront toujours, elles permettent d'expliquer ce qu'on ne peux comprendre

a écrit : Les religions ont toujours existé et existeront toujours, elles permettent d'expliquer ce qu'on ne peux comprendre Elles ne permettent que de se rassurer je ne dis pas qu'il faut croire en rien mais pourquoi croire en autrui quand les réponses sont en nous?

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a écrit : Tout de même, cette histoire date de 2000 ans.
Je ne vois simplement pas d'homophobie chez les romains de l'époque mais simplement un simple ragot dont on peut en rire avec sarcasme.
2000 ans après, on se demande si on a régressé ou on a évolué moralement.

Ah oui ! Les religions, je vous avais oublié :')
Pour moi la morale n'a ni évolué ni régressé, elle a juste changé. Il se peut que dans une centaine d'années certaines de nos pensées soient jugées tout à fait stupide alors qu'elles nous semblent indispensables sans avoir de rapport avec les religions

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a écrit : Les religions existaient déjà du temps de Rome tu sais ? Et puis les romains avaient leur propre morale douteuse. Comme les épileptiques qui étaient haïs pour la simple raison qu'ils étaient épileptiques... Alalalala il est l'heure de mettre les point sur les "i" et les barres sur les "t".

En effet je ne peux pas te contredire sur le fait que les Romains avaient leur propres religions mais... ce ne sont pas des monothéismes et ça fait, je pense, toute la différence.

Bon je vous épargne un cours sur la mythologie romaine et sur la myriade divinité de dieu qu'on pouvait honorer. Mais l'état Romain était très permissif dans le droit de croire. Alors OK on peut tous penser à la romanisation de la Gaulle et à la disparition progressive des druides, ou encore à la destruction du temple de Jérusalem par les troupes de Titus en 70 après JC. Mais ce ne sont pas des événements qui découle d'une volonté de convertir les peuples qui composaient le monde romain.
À vrai dire on sait même que beaucoup ne croyaient pas aux dieux comme tels, et même si beaucoup le pensaient et savaient qu'ils n'étaient pas les seuls c'était une secret de polichinelle.

En revanche il y a une chose avec laquelle les Romains ne déconnent pas: c'est le culte de l'Empereur, et comme les Juifs par exemple ça leur bottait pas plus le cul qu'au chrétien de vénérer un homme et bah il y a eu des représailles de la part de l'état impérial.

D'ailleurs on dévie mais peu de personnes ont entendu des cultes à mystères qui ont parsemaient tout le bassin méditerranéen. Ces cultes étaient sectaires et possédaient leur propres rites initiatiques, croyances et héros. Ainsi beaucoup de militaire romains ont pu être Mithraïte, du culte du guerrier Mithra.
Tout ces cultes à mystères ont finalement disparu avec l'avènement du Christianisme. Le philosophe Ernest Renan dira d'ailleurs que sans le christianisme: l'Europe aurait finit mithraïque.

a écrit : Ce n'est pas l'homosexualité qui était raillée, les romains ne connaissaient pas la dualité hétéro/homosexualité, ils étaient tous bisexuels. Ils raillaient le fait que Jules César fut passif lors de cette relation, ce qu'ils assimilent à un signe de soumission.

Pour les romains, un homme
libre ne pouvait être qu'actif, rendant ainsi toute relation entre deux citoyens romains (bien qu'il y ait certaines exceptions, des mariages gay, donc entre citoyens, ont eu lieu vers la fin de la République) sauf dans le cadre d'une relation pédérastique.

Sénèque résume cela en cette phrase : "s'il est normal pour un jeune homme d'être passif dans la relation, la passivité sexuelle chez un homme libre est un crime, chez un esclave, une obligation, chez l’affranchi, un service".
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D'ailleurs ce n'est pas la seule idée reçue qui a changé dans ce domaine : à l'époque les critères de beauté pour les hommes incluaient d'avoir un petit sexe. Un grand sexe était moche comme un grand nez ou de grandes oreilles. On peut le constater sur les sculptures : les maîtres étaient représentés avec un petit sexe alors que les paysans, les esclaves, et les personnages difformes étaient représentés avec un grand sexe.

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a écrit : Alalalala il est l'heure de mettre les point sur les "i" et les barres sur les "t".

En effet je ne peux pas te contredire sur le fait que les Romains avaient leur propres religions mais... ce ne sont pas des monothéismes et ça fait, je pense, toute la différence.

Bon je vous épargne un cours sur la mythologie romaine et sur la myriade divinité de dieu qu'on pouvait honorer. Mais l'état Romain était très permissif dans le droit de croire. Alors OK on peut tous penser à la romanisation de la Gaulle et à la disparition progressive des druides, ou encore à la destruction du temple de Jérusalem par les troupes de Titus en 70 après JC. Mais ce ne sont pas des événements qui découle d'une volonté de convertir les peuples qui composaient le monde romain.
À vrai dire on sait même que beaucoup ne croyaient pas aux dieux comme tels, et même si beaucoup le pensaient et savaient qu'ils n'étaient pas les seuls c'était une secret de polichinelle.

En revanche il y a une chose avec laquelle les Romains ne déconnent pas: c'est le culte de l'Empereur, et comme les Juifs par exemple ça leur bottait pas plus le cul qu'au chrétien de vénérer un homme et bah il y a eu des représailles de la part de l'état impérial.

D'ailleurs on dévie mais peu de personnes ont entendu des cultes à mystères qui ont parsemaient tout le bassin méditerranéen. Ces cultes étaient sectaires et possédaient leur propres rites initiatiques, croyances et héros. Ainsi beaucoup de militaire romains ont pu être Mithraïte, du culte du guerrier Mithra.
Tout ces cultes à mystères ont finalement disparu avec l'avènement du Christianisme. Le philosophe Ernest Renan dira d'ailleurs que sans le christianisme: l'Europe aurait finit mithraïque.
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Pourquoi dire ça en réponse à mon commentaire ? Je ne fais qu'affirmer qu'il y avait des religions du temps de Rome, et je n'en dis ni du mal ni du bien.

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