Les éléphants luttent efficacement contre le cancer

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L'éléphant est un animal qui est naturellement protégé des risques de développer un cancer grâce à l'activation de gènes qui lui permettent de détruire les cellules potentiellement cancéreuses. La cause est une protéine dont l'éléphant dispose en quantité abondante, la p53, qui non seulement détecte les tumeurs mais active également ce gène.


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p53 qui est également présent chez l'Homme, la mutation ponctuelle d'un gène codant pour sa synthèse entraîne justement le développement des processus tumorales, l'éléphant ne serait-il donc pas plus protégé que nous ou bien est-ce juste l'anecdote qui ne dit pas tout ?

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Cela rejoint d’ailleurs ce qu’on appelle le paradoxe de Peto, du nom du chercheur Richard Peto.

Il a constaté que les occurrences de cancer ne sont pas fonction du nombre de cellules de l’organisme contrairement à l’idée reçue qui pourrait nous amener à penser que beaucoup de cellules = beaucoup de divisions cellulaire = beaucoup de mutations = risque de cancer accru. Les baleines et les éléphants, soit deux mammifères « massifs » ont effectivement très peu de cancer. A prendre avec des pincettes car les hypothèses de Peto ne font pas l'unanimité.

Le gène évoqué dans l’anecdote pourrait être une des explications causant ce paradoxe.

a écrit : Cela rejoint d’ailleurs ce qu’on appelle le paradoxe de Peto, du nom du chercheur Richard Peto.

Il a constaté que les occurrences de cancer ne sont pas fonction du nombre de cellules de l’organisme contrairement à l’idée reçue qui pourrait nous amener à penser que beaucoup de cellules = beaucoup de divisi
ons cellulaire = beaucoup de mutations = risque de cancer accru. Les baleines et les éléphants, soit deux mammifères « massifs » ont effectivement très peu de cancer. A prendre avec des pincettes car les hypothèses de Peto ne font pas l'unanimité.

Le gène évoqué dans l’anecdote pourrait être une des explications causant ce paradoxe.
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D'autant que ces grands animaux vivent naturellement longtemps, il me parait donc logique que leur organisme ait développé au fil du temps des contre-mesures contre la dégénérescence cellulaire.
L'espérance de vie des humains ne dépassait que rarement les 40 ans avant les premières civilisations, donc sélection naturelle oblige, pas besoin de défenses très poussées contre (pardonnez l'expression) cette maladie de vieux (bien qu'elle ne touche pas que les anciens bien évidement).


Tous les commentaires (25)

p53 qui est également présent chez l'Homme, la mutation ponctuelle d'un gène codant pour sa synthèse entraîne justement le développement des processus tumorales, l'éléphant ne serait-il donc pas plus protégé que nous ou bien est-ce juste l'anecdote qui ne dit pas tout ?

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Cela rejoint d’ailleurs ce qu’on appelle le paradoxe de Peto, du nom du chercheur Richard Peto.

Il a constaté que les occurrences de cancer ne sont pas fonction du nombre de cellules de l’organisme contrairement à l’idée reçue qui pourrait nous amener à penser que beaucoup de cellules = beaucoup de divisions cellulaire = beaucoup de mutations = risque de cancer accru. Les baleines et les éléphants, soit deux mammifères « massifs » ont effectivement très peu de cancer. A prendre avec des pincettes car les hypothèses de Peto ne font pas l'unanimité.

Le gène évoqué dans l’anecdote pourrait être une des explications causant ce paradoxe.

a écrit : Cela rejoint d’ailleurs ce qu’on appelle le paradoxe de Peto, du nom du chercheur Richard Peto.

Il a constaté que les occurrences de cancer ne sont pas fonction du nombre de cellules de l’organisme contrairement à l’idée reçue qui pourrait nous amener à penser que beaucoup de cellules = beaucoup de divisi
ons cellulaire = beaucoup de mutations = risque de cancer accru. Les baleines et les éléphants, soit deux mammifères « massifs » ont effectivement très peu de cancer. A prendre avec des pincettes car les hypothèses de Peto ne font pas l'unanimité.

Le gène évoqué dans l’anecdote pourrait être une des explications causant ce paradoxe.
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D'autant que ces grands animaux vivent naturellement longtemps, il me parait donc logique que leur organisme ait développé au fil du temps des contre-mesures contre la dégénérescence cellulaire.
L'espérance de vie des humains ne dépassait que rarement les 40 ans avant les premières civilisations, donc sélection naturelle oblige, pas besoin de défenses très poussées contre (pardonnez l'expression) cette maladie de vieux (bien qu'elle ne touche pas que les anciens bien évidement).

a écrit : p53 qui est également présent chez l'Homme, la mutation ponctuelle d'un gène codant pour sa synthèse entraîne justement le développement des processus tumorales, l'éléphant ne serait-il donc pas plus protégé que nous ou bien est-ce juste l'anecdote qui ne dit pas tout ? Il me semble que l'éléphant a plusieurs gène codant pour sa synthèse. Ce qui fait que la mutation d'un des ces gènes ne pose pas de problème chez eux.

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a écrit : D'autant que ces grands animaux vivent naturellement longtemps, il me parait donc logique que leur organisme ait développé au fil du temps des contre-mesures contre la dégénérescence cellulaire.
L'espérance de vie des humains ne dépassait que rarement les 40 ans avant les premières civilisations, donc
sélection naturelle oblige, pas besoin de défenses très poussées contre (pardonnez l'expression) cette maladie de vieux (bien qu'elle ne touche pas que les anciens bien évidement). Afficher tout
Oui il semblerait que l’évolution ait provoqué une sorte d’équilibre proportionnel entre durée de vie/protection contre les cancers et fertilité/reproduction.
Les petits mammifères se reproduisent rapidement et beaucoup (type rongeur, chat, chiens), mais sont sujets au cancer et inversement les éléphants ou les baleines ont des périodes de gestation longues avec un unique embryon, mais sont « protégés » des cancers.

C’est bien mais on sait déjà depuis longtemps que le danger principal qu’encourent les éléphants n’est pas le cancer... Dédicace au Botswana

Est-ce qu’un transfert horizontal de gène avec l’homme serait possible pour les patients ?

Aïe ! Déjà que la population mondiale des éléphants était en souffrance, le fait d’apprendre que ces pachydermes soient protégés du cancer comme le sont les requins ne va pas améliorer leur sort. Il y risque donc que le monde connaisse une demande croissante de ragout de trompes, au même titre que la soupe d’ailerons de requins.

Il suffit d’en mettre dans le corps humain et hop ... plus de cancer. Comment les scientifiques n’y ont pas pensé plus tôt ?!

Commentaire supprimé eh oui, mais même çà vous n'aurez bientôt plus le droit de le dire.

Ils ne meurent pas de cancer chouette. Après ils meurent parce que leur dents s'abîment trop et ne peuvent plus mâcher.

C'est pas glorieux non plus ^^

L’homme a aussi cette protéine. D’ailleurs il existe une mutation génétique qui rend les personnes atteintes à une prédisposition au cancer ( surtout primitif). Dont le syndrome de Li-Fraumeni par exemple.
En plus c’est une maladie autosomique dominante. J’ai eu une patiente atteinte à peine la trentaine dont la maman est aussi décédé à 28 ans. La transmission se fait à chaque génération...

Le rat taupe nu (désolé Grimault) qui ressemble a rien, fait aussi bien voir mieux que l’éléphant

a écrit : Est-ce qu’un transfert horizontal de gène avec l’homme serait possible pour les patients ? A moins de maladies génétiques détectables a la naissance c'est rarement la mutation du gène qui provoque le cancer mais son inactivation par des mécanismes non génétiques qu'on nomme l'epigenétisme. Un transfert n'aura donc aucun intérêt. Des traitement sont néanmoins a l'étude pour réactiver ses gènes dans les cellules cancéreuses, pour la plupart en phase clinique II.
De plus il n'y a pas que ce gène qui est responsable du cancer sinon on l'aurait combattu depuis longtemps. Le cancer est le dérèglement cellulaire, or ce dernier peut avoir des milliards de facettes, et c'est bien souvent le probleme.

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a écrit : Il suffit d’en mettre dans le corps humain et hop ... plus de cancer. Comment les scientifiques n’y ont pas pensé plus tôt ?! Se faire pénétrer par un éléphant ?
Je passe mon tour !!

a écrit : Oui il semblerait que l’évolution ait provoqué une sorte d’équilibre proportionnel entre durée de vie/protection contre les cancers et fertilité/reproduction.
Les petits mammifères se reproduisent rapidement et beaucoup (type rongeur, chat, chiens), mais sont sujets au cancer et inversement les éléphants ou les
baleines ont des périodes de gestation longues avec un unique embryon, mais sont « protégés » des cancers. Afficher tout
D’ailleurs, la Biologie du développement et la Biologie du cancer sont étroitement liée. Des voies de signalisation fortement impliquées dans l’embryogenèse sont parfois retrouvées activées dans certains processus oncogénique.

Sinon pour revenir à p53, cette protéine est un suppression de tumeur, on l’appelle également le gardien du génome et est dotée de multiples rôles dans la cellule.

A savoir que le cancer est une maladie génétique (au sens large, parce qu’elle touche des gènes), multifactorielle. Il faut généralement plusieurs événements pour développer un cancer. Notre organisme étant relativement bien fait, chaque jour des cellules potentiellement cancéreuses meurent, nous protégeant ainsi de l’émergence d’un cancer.


Désolée du roman mais pour une fois que je peux commenter un sujet que je connais un peu

La protéine p53 joue un rôle dans la régulation du cycle cellulaire (mitose et interface), dans l'autophagie de la cellule ou encore dans son apoptose ("suicide de la cellule").
De cette manière, cette protéine est surnommée la protéine gardienne du génome. Effectivement, elle assure la pérennité de ce dernier en ordonnant à une cellule de s'autodétruire si des erreurs trop nombreuses et/ou irréparable sont commises au cours de la réplication de l'ADN.

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L’être humain possède également ce gène codant pour cette protéine p53. Lors du développement d’un cancer il y a deux principaux types de mutations qui peuvent aboutir au cancer, les mutations pro-oncogenes qui permettent à la cellule de se développer plus vite sans possiblement avoir besoin d’activation et les gènes suppresseurs de tumeurs (comme pour la p53) qui permettent en cas de mutations dans le génome entraîner l’apoptose de la cellule. Il faut savoir que la réplication cellulaire est un mécanisme extrêmement bien régulé avec différentes phases dans le cycle et de nombreux points de contrôles. Un cycle se divise en 4 phases (si l’on omet la phase quiescente) : la phase G1 (croissance cellulaire), S (dédoublement du matériel génétique), G2 (un autre stade de croissance) et la phase M pour la mitose. Les principaux check points se situe entre la phase G1-S ; G2-M et entre la métaphase-anaphase de la mitose. Évidemment le cycle peut être arrêter à tout moment si des cyclines sont plus ou moins exprimés ou non. La p53 est exprimé notamment lors de dommage à l’ADN qui va bloquer le cycle de réplication, lors de ce blocage il peut y avoir possiblement réparation de l’ADN défectueux qui pourra par la suite reprendre son cours de réplication. Cependant si les dommages sont trop importants la cellule synthétisera davantage de P53 entraînant inéluctablement la cellule vers la mort. C’est pourquoi un défaut de cette protéine est en faveur du développement des cancers car les cellules ayant des défauts ne seront seront plus capables d’être détruites (évidemment ce n’est pas l’unique protéine capable de cette fonction mais can est un bon indicateur).

a écrit : p53 qui est également présent chez l'Homme, la mutation ponctuelle d'un gène codant pour sa synthèse entraîne justement le développement des processus tumorales, l'éléphant ne serait-il donc pas plus protégé que nous ou bien est-ce juste l'anecdote qui ne dit pas tout ? Pas du tout spécialiste mais ma source est une vidéo de la géniale chaîne youtube "science étonnante" sur le cancer. (Ou plutôt mon souvenir de ladite vidéo... Donc ça vaut... Ce que ça vaut) bref...

La p53 est beaucoup plus présente chez l'éléphant ce qui fait que quand certaines de ces cellules sont malades il en reste toujours qui protègent.

Mais le mieux reste d'aller voir la vidéo :
youtu.be/gxtqGhhomQE