Les requins-marteaux peuvent se reproduire tout seuls

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Oui, c’est un mode de reproduction très commun chez les végétaux d’ailleurs. Dans le règne animal, c’est plus rare mais ça se fait.
Il y avait une anecdote sur SCMB sur les Lézards à la queue en fouet, qui ont la particularité de n’avoir que des individus femelles, puisque la parthénogenèse est leur seul mode de reproduction. Ça donne l’inconvénient de ne pas avoir de brassage génétique et donc moins d’adaptation à un milieu, mais l’avantage de produire des individus tous capables de reproduire eux-mêmes, ils s’adaptent donc par leur nombre !
Voici l’anecdote en question: mobile.secouchermoinsbete.fr/79232-le-lezard-a-queue-en-fouet-n-a-pas-besoin-de-males

La reproduction sexuée est "très coûteuse", elle exige une importante dépense d'énergie pour produire les gamettes (surtout les ovules, plus gros et riches en énergie qu'un spermatozoïde) et du temps pour trouver un partenaire et enfin se reproduire. Sans compter le lot de MST auxquelles les animaux sont très sensibles.

Cependant, la reproduction sexuée s'avère beaucoup moins efficace que l'asexuée, puisque seuls 50% des gènes d'un individu sont transmis à la génération suivante, pour 100% lors d'une parthénogènese par exemple.
Quel que soit le type de parthénogenèse (méiose ou non), ce mode de reproduction est nettement plus efficace, plus rapide, moins coûteux en énergie et permet de transmettre davantage de matériel génétique à la génération suivante.
Donc "si à un moment de son histoire l'évolution a retenu la reproduction sexuée, c'est qu'elle est associée à un énorme avantage qui surclasse la somme de tous les coûts qu'elle implique."

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a écrit : La reproduction sexuée est "très coûteuse", elle exige une importante dépense d'énergie pour produire les gamettes (surtout les ovules, plus gros et riches en énergie qu'un spermatozoïde) et du temps pour trouver un partenaire et enfin se reproduire. Sans compter le lot de MST auxquelles les animaux sont très sensibles.

Cependant, la reproduction sexuée s'avère beaucoup moins efficace que l'asexuée, puisque seuls 50% des gènes d'un individu sont transmis à la génération suivante, pour 100% lors d'une parthénogènese par exemple.
Quel que soit le type de parthénogenèse (méiose ou non), ce mode de reproduction est nettement plus efficace, plus rapide, moins coûteux en énergie et permet de transmettre davantage de matériel génétique à la génération suivante.
Donc "si à un moment de son histoire l'évolution a retenu la reproduction sexuée, c'est qu'elle est associée à un énorme avantage qui surclasse la somme de tous les coûts qu'elle implique."
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En effet, la reproduction assexuée est un simple clonage, alors que la fusion de gamètes des deux sexes assure un brassage génétique qui se trouve être vital pour une espèce lorsqu'elle subit une période de gros stress sélectif (épidémie etc), pour faire simple la parthénogenèse peu faire remonter le nombre d'individus rapidement mais cause une grande fragilité génétique de l'espèce.

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Oui, c’est un mode de reproduction très commun chez les végétaux d’ailleurs. Dans le règne animal, c’est plus rare mais ça se fait.
Il y avait une anecdote sur SCMB sur les Lézards à la queue en fouet, qui ont la particularité de n’avoir que des individus femelles, puisque la parthénogenèse est leur seul mode de reproduction. Ça donne l’inconvénient de ne pas avoir de brassage génétique et donc moins d’adaptation à un milieu, mais l’avantage de produire des individus tous capables de reproduire eux-mêmes, ils s’adaptent donc par leur nombre !
Voici l’anecdote en question: mobile.secouchermoinsbete.fr/79232-le-lezard-a-queue-en-fouet-n-a-pas-besoin-de-males

La reproduction sexuée est "très coûteuse", elle exige une importante dépense d'énergie pour produire les gamettes (surtout les ovules, plus gros et riches en énergie qu'un spermatozoïde) et du temps pour trouver un partenaire et enfin se reproduire. Sans compter le lot de MST auxquelles les animaux sont très sensibles.

Cependant, la reproduction sexuée s'avère beaucoup moins efficace que l'asexuée, puisque seuls 50% des gènes d'un individu sont transmis à la génération suivante, pour 100% lors d'une parthénogènese par exemple.
Quel que soit le type de parthénogenèse (méiose ou non), ce mode de reproduction est nettement plus efficace, plus rapide, moins coûteux en énergie et permet de transmettre davantage de matériel génétique à la génération suivante.
Donc "si à un moment de son histoire l'évolution a retenu la reproduction sexuée, c'est qu'elle est associée à un énorme avantage qui surclasse la somme de tous les coûts qu'elle implique."

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a écrit : La reproduction sexuée est "très coûteuse", elle exige une importante dépense d'énergie pour produire les gamettes (surtout les ovules, plus gros et riches en énergie qu'un spermatozoïde) et du temps pour trouver un partenaire et enfin se reproduire. Sans compter le lot de MST auxquelles les animaux sont très sensibles.

Cependant, la reproduction sexuée s'avère beaucoup moins efficace que l'asexuée, puisque seuls 50% des gènes d'un individu sont transmis à la génération suivante, pour 100% lors d'une parthénogènese par exemple.
Quel que soit le type de parthénogenèse (méiose ou non), ce mode de reproduction est nettement plus efficace, plus rapide, moins coûteux en énergie et permet de transmettre davantage de matériel génétique à la génération suivante.
Donc "si à un moment de son histoire l'évolution a retenu la reproduction sexuée, c'est qu'elle est associée à un énorme avantage qui surclasse la somme de tous les coûts qu'elle implique."
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En effet, la reproduction assexuée est un simple clonage, alors que la fusion de gamètes des deux sexes assure un brassage génétique qui se trouve être vital pour une espèce lorsqu'elle subit une période de gros stress sélectif (épidémie etc), pour faire simple la parthénogenèse peu faire remonter le nombre d'individus rapidement mais cause une grande fragilité génétique de l'espèce.

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Question:
Elle a une spermathéque ou elle l’a fait par elle même?

a écrit : En effet, la reproduction assexuée est un simple clonage, alors que la fusion de gamètes des deux sexes assure un brassage génétique qui se trouve être vital pour une espèce lorsqu'elle subit une période de gros stress sélectif (épidémie etc), pour faire simple la parthénogenèse peu faire remonter le nombre d';individus rapidement mais cause une grande fragilité génétique de l'espèce. Afficher tout Merci Zobek de soulever l'importance du brassage génétique que moe0150 à complètement zappé, si nous sommes tous avec le même génome, nous sommes potentiellement tous à la merci d'une seule cause, ce qui n'est pas bon pour la survie d'une espèce.

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a écrit : Question:
Elle a une spermathéque ou elle l’a fait par elle même?
Pas de spermathèque, c'est du clonage.
Le fait est que ce requin peut faire les deux, genre soit par accouplement, soit, si pas de partenaire trouvé à temps, parthénogenèse, ç'est ca qui est étonnant!

Ça ressemble à du clonage nan ?

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a écrit : Pas de spermathèque, c'est du clonage.
Le fait est que ce requin peut faire les deux, genre soit par accouplement, soit, si pas de partenaire trouvé à temps, parthénogenèse, ç'est ca qui est étonnant!
Édit : Bof, j'avais écrit une bétise

Haaaaaa.... Donc c'est comme ça que tout à commencer il a 2000 ans ?!

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a écrit : La reproduction sexuée est "très coûteuse", elle exige une importante dépense d'énergie pour produire les gamettes (surtout les ovules, plus gros et riches en énergie qu'un spermatozoïde) et du temps pour trouver un partenaire et enfin se reproduire. Sans compter le lot de MST auxquelles les animaux sont très sensibles.

Cependant, la reproduction sexuée s'avère beaucoup moins efficace que l'asexuée, puisque seuls 50% des gènes d'un individu sont transmis à la génération suivante, pour 100% lors d'une parthénogènese par exemple.
Quel que soit le type de parthénogenèse (méiose ou non), ce mode de reproduction est nettement plus efficace, plus rapide, moins coûteux en énergie et permet de transmettre davantage de matériel génétique à la génération suivante.
Donc "si à un moment de son histoire l'évolution a retenu la reproduction sexuée, c'est qu'elle est associée à un énorme avantage qui surclasse la somme de tous les coûts qu'elle implique."
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Cet avantage est simple à comprendre : en mélangeant le patrimoine génétique du mâle et de la femelle, on obtient un individu unique d'un point de vue génétique. Comme chaque individu est unique, il y a une forte variabilité génétique dans la population ce qui fait que l'espèce à plus de chances de survivre car il y a de fortes chances que certains individus soient plus adaptés que les autres en cas de pression sur l'espèce.
Dans le cas d'une reproduction asexuée ou par parthénogenèse, tous les individus de la population sont identiques génétiquement. Mais si la pression exercée par l'environnement est trop forte cet personne n'a les bons gènes pour survivre, alors l'espèce disparaîtra.

Bien évidemment, tout ça ne prend pas en compte les mutations génétiques qui sont spontanées et naturelles, permettant aux espèces d'évoluer et d'obtenir des nouveaux caractères qui seront avantageux ou non.

a écrit : Oui, c’est un mode de reproduction très commun chez les végétaux d’ailleurs. Dans le règne animal, c’est plus rare mais ça se fait.
Il y avait une anecdote sur SCMB sur les Lézards à la queue en fouet, qui ont la particularité de n’avoir que des individus femelles, puisque la parthénogenèse est leur seul mode de
reproduction. Ça donne l’inconvénient de ne pas avoir de brassage génétique et donc moins d’adaptation à un milieu, mais l’avantage de produire des individus tous capables de reproduire eux-mêmes, ils s’adaptent donc par leur nombre !
Voici l’anecdote en question: mobile.secouchermoinsbete.fr/79232-le-lezard-a-queue-en-fouet-n-a-pas-besoin-de-males
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La parthénogenèse n’est pas le seul mode de reproduction de ces lézard. En fait, c’était même un mode accessoire, le principal étant la reproduction sexué, jusqu’à ce tous les mâles disparaissent un jour.

a écrit : La parthénogenèse n’est pas le seul mode de reproduction de ces lézard. En fait, c’était même un mode accessoire, le principal étant la reproduction sexué, jusqu’à ce tous les mâles disparaissent un jour. Donc c’est bien leur seul mode de reproduction désormais... Haha. Ça n’était pas, mais ça l’est ! ;)

Il y avait déjà eu une anecdote à ce sujet il me semble. Mais ça n'enlève rien à l'intérêt de celle ci. La nature a plus d'une corde à son arc, même sans partenaire, être capable d'engendrer seul un descendant ça me fascine.

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a écrit : Donc c’est bien leur seul mode de reproduction désormais... Haha. Ça n’était pas, mais ça l’est ! ;) Va savoir, il y a peut être encore quelques mâles par ci par là, on a pas identifié tous les individus!

La nature trouve toujours un chemin.

a écrit : La reproduction sexuée est "très coûteuse", elle exige une importante dépense d'énergie pour produire les gamettes (surtout les ovules, plus gros et riches en énergie qu'un spermatozoïde) et du temps pour trouver un partenaire et enfin se reproduire. Sans compter le lot de MST auxquelles les animaux sont très sensibles.

Cependant, la reproduction sexuée s'avère beaucoup moins efficace que l'asexuée, puisque seuls 50% des gènes d'un individu sont transmis à la génération suivante, pour 100% lors d'une parthénogènese par exemple.
Quel que soit le type de parthénogenèse (méiose ou non), ce mode de reproduction est nettement plus efficace, plus rapide, moins coûteux en énergie et permet de transmettre davantage de matériel génétique à la génération suivante.
Donc "si à un moment de son histoire l'évolution a retenu la reproduction sexuée, c'est qu'elle est associée à un énorme avantage qui surclasse la somme de tous les coûts qu'elle implique."
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Tu as l'air de t'y connaître mais je ne vois pas ce que tu veux dire par "seul 50% des gènes sont transmis à la génération suivante" et "permet de transmettre d'avantage du materiel génétique".

Il y a 2 parents dans le cas d'une reproduction sexuée, on fabrique un nouvel être avec 2x 1/2 patrimoine génétique. 1 patrimoine ou 2x 1/2 patrimoines ça fait toujours 1 !? Et c'est pas comme si on pouvait faire un être viable avec 1/2 patrimoine génétique..

Du coup qu'est-ce que tu voulais dire?

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a écrit : La reproduction sexuée est "très coûteuse", elle exige une importante dépense d'énergie pour produire les gamettes (surtout les ovules, plus gros et riches en énergie qu'un spermatozoïde) et du temps pour trouver un partenaire et enfin se reproduire. Sans compter le lot de MST auxquelles les animaux sont très sensibles.

Cependant, la reproduction sexuée s'avère beaucoup moins efficace que l'asexuée, puisque seuls 50% des gènes d'un individu sont transmis à la génération suivante, pour 100% lors d'une parthénogènese par exemple.
Quel que soit le type de parthénogenèse (méiose ou non), ce mode de reproduction est nettement plus efficace, plus rapide, moins coûteux en énergie et permet de transmettre davantage de matériel génétique à la génération suivante.
Donc "si à un moment de son histoire l'évolution a retenu la reproduction sexuée, c'est qu'elle est associée à un énorme avantage qui surclasse la somme de tous les coûts qu'elle implique."
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50% des genes de la mère, 50% de ceux du père, ça donne 100% d'un nouvel individu entièrement différent unique et pourtant semblable, cela permet une évolution rapide, c'est donc bien plus efficace à mon avis

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a écrit : Tu as l'air de t'y connaître mais je ne vois pas ce que tu veux dire par "seul 50% des gènes sont transmis à la génération suivante" et "permet de transmettre d'avantage du materiel génétique".

Il y a 2 parents dans le cas d'une reproduction sexuée, on fabrique un no
uvel être avec 2x 1/2 patrimoine génétique. 1 patrimoine ou 2x 1/2 patrimoines ça fait toujours 1 !? Et c'est pas comme si on pouvait faire un être viable avec 1/2 patrimoine génétique..

Du coup qu'est-ce que tu voulais dire?
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Il parle du point de vue du parents: dans un cas son descendant hérite de 100% de son patrimoine génétique, dans l'autre de seulement 50%.
En effet, en biologie, beaucoup de comportement peuvent s'expliquer si on part du principe que le but final de tout individus et se s'assurer de la transmission la plus large possible de SON patrimoine génétique. Mais l'évolution s'est chargée de créer des stratégies de plus en plus complexes qui sacrifient un bénéfice rapide pour un gain plus important sur du plus long terme.

Par exemple:
1- à court terme avertir les autres mâles de la présence d'un prédateur semble inefficace puisque s'il se fait tuer il y aura moins de concurrence pour la reproduction DONC l'individus pourra plus se reproduire et plus répandre son patrimoine. MAIS, sur le long terme, cette stratégie de coopération augmente considérablement ses propres chances de survie et donc ses chances de pouvoir se reproduire. Elle augmente aussi les chances de survie des femelles, là encore plus de possibilité de se reproduire. Et enfin celles des enfants, y compris celles des descendants de l'individus.

2- On constate que de nombreuses espèces semblent avoir un "tabou biologique de l'inceste". Pourtant, à court terme, l'inceste semble être un moyen très efficace d'augmenter la transmission de son patrimoine: un relation parent-enfant transmet 62.5% de patrimoine. De surcroit, le fait de ne pas avoir à partir à la rechercher de partenaire limite les risque de mourir lors de cette recherche et/ou permet de gagner du temps, donc de se reproduire + tôt, donc + longtemps, donc + de descendants. Sauf que l'augmentation des tares dûes à la consanguinité fait que moins de descendants survivront. DONC, sur le long terme (2-3 générations), il y aura moins de descendants que sans inceste donc une bonne moins transmission du patrimoine.
Voici une ancienne anecdotes qui traite de la génétique de l'inceste: secouchermoinsbete.fr/67195-genetiquement-il-vaut-mieux-s-accoupler-avec-un-lointain-cousin