Le 3 février 1972 en Bolivie, un journaliste obtint une interview avec Klaus Altmann, le présumé Klaus Barbie. Une question posée en français, une langue qui lui était inconnue, fut le point de départ de sa déchéance. Une empreinte fut prise grâce à une photo tendue vers l'individu, qui donna ainsi son empreinte digitale et permit de l'identifier formellement.

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N 'en appelle pas à la morale, pour tenter de faire passer un antisémitisme/antijudaisme primaire...
Si tu n'a pas encore compris que les actions d'élimination d'ex-nazis fugitifs, avaient le but PREMIER de faire entendre au monde, que le Peuple Juif ne laisserait plus personne décider de son sort, ni de l'exterminer comme "du bétail conduit à l'abattoir", l'on ne peut rien pour toi.
Je rectifie ton commentaire. Il était le propriétaire d'une scierie en Bolivie. Il marquait d'une croix gammée chaque dizaine de planches de bois et non des tubes .')
Le Vatican aurait aidé des criminels nazis à fuir ? Le pape et les nazis n'étaient pourtant pas vraiment amis.. Je serai curieux de connaître vos sources ?
Ah la vengeance, c'est tellement humain...
Dieu n'est qu'amour, il aime aussi les pires criminels.
En tout cas c'est ce que j'ai compris au catéchisme.
En politique, l'amitié n'existe pas. Seuls les intérêts de chacun peut mener à des "amitiés de convenance", fusse pour le Vatican.
Le meilleur exemple de l'histoire, est probablement l'Alliance qu'eurent le Royaume-Uni, les États-Unis et l'URSS, entre 1941 et 1945.
Dans l'Europe post 2eme guerre mondiale, le Vatican s'est positionné contre le Communisme - que les nazis avaient combattu-, mais a aussi gardé sa position Historique contre le Judaïsme. C'est pour cela que le Vatican ne reconnaîtra pas l'Etat d'Israël pendant des décennies.
En se qui se réfère aux "routes des rats", je t'invite à consulter ceci:
fr.m.wikipedia.org/wiki/Alois_Hudal
www.dw.com/en/the-ratlines-what-did-the-vatican-know-about-nazi-escape-routes/a-52555068
L'Espagne Franquiste fut aussi, de par ses liens étroits avec le Vatican, une route secondaire pour la fuite des nazis fugitifs.
L'historien Espagnol Éric Frattini en a écrit un excellent livre sur le sujet:
www.planetadelibros.com/libro-la-huida-de-las-ratas/268980
L'Argentine de Peron, ne fut pas en reste:
peronterceraposicion.blogspot.com/2013/05/la-ruta-de-las-ratas_29.html?m=1
Il est même avancé que le voyage de sa femme "Evita", en Espagne et en Italie, en 1947, n'était qu'une couverture de relations publiques, pour organiser ces routes des rats et faciliter la fuite de dignitaires nazis cachés en Europe.
Ce sujet est très (trop) compliqué ! Ce qui m’interpelle aussi c’est pourquoi les services secrets américains, après avoir, exploité ce bonhomme, l’aide à s’exiler en bolivie, ils auraient pu la lui faire à l’envers ? Pourquoi se montrer aussi .... entretenant ??
Je pense parce qu'il les avait beaucoup aider politiquement. En effet, il a donné d'énormes renseignements sur le communisme et l'URSS. Les États-Unis lui ont tout simplement été reconnaissant car c'était en temps de guerre froide...
Dès les derniers moments de la Seconde Guerre Mondiale, les États-Unis vont essayer de mettre la main sur toutes les personnes du Reich, pouvant avoir un intérêt économique (et parfois politique) pour eux. Le cas le plus célèbre fut Werner Bon Braun, qui était inclus dans les listes de "l'Operation presse-papier"
Ces personnes pouvaient avoir et obtenir, un certain nombre de passe-droits de Washington, s'ils acceptaient une certaine collaboration présente ou future, en fonction des intérêts américains.
Dit d'une autre manière : une vie sauve, contre l'allégeance à l'Oncle Sam.
Suite à la Seconde Guerre Mondiale et la naissance des deux Blocs, l'un Communiste à Moscou et l'autre Capitaliste, les États-Unis ont peur que l'URSS ne cherche à s'implanter dans le "Cono Sur" (Amérique du Sud).
La CIA va oeuvrer pour que ces pays ne tombent pas sous le giron de Moscou, fusse en créant des Dictatures fermement opposées à toute doctrine de Gauche. L'exemple le plus probant fut le cas du Chili, avec le coup d'Etat de Pinochet.
l'Argentine reçut pas mal de français également, collabos ou collaborationnistes (enfin, des gens qui avaient pas intérêt à rester à la Libération). Ils furent en partie à l'origine de la spécificité argentine dans la lutte anti rouge, qui de façon générale doit beaucoup à la France (voir 'argentine, l'école française' de Marie Monique Robin).
Alors là, j'en reste bouche bée !!!!
Dans ce lien pdf ( en langue espagnole), tu trouveras de l'info sur les fascistes français ayant trouvé refuge en Espagne, à la fin ou postérieurement à la Seconde Guerre mondiale. Pour certains, ceci ne fut qu'une étape avant leurs départs sous d'autres cieux. D'autres sont restés vivre sur la Costa del sol, sans être inquiétés.
e-revistas.uc3m.es/index.php/HISPNOV/article/download/2974/1678
La voici youtu.be/6uv5RzB8BX8
Effectivement, très bonne vidéo
Comme le dit @Epoxy il y avait sûrement des intérêts économiques et politiques ; et il y a aussi une manière pour ces services secrets de "prouver" au monde entier qu'ils tiennent les promesses faites. "Si tu travailles avec nous, on assurera ta protection"... Le message est clair pour les éventuels autres, et pour ça il faut tenir ses engagements. Ca a un côté immonde quand il s'agit de salopards comme ça, je te l'accorde, mais malheureusement ça fonctionne comme ça. Tout dépend de la "monnaie d'échange" que tu mets en face.
Ca marche aussi dans l'autre sens pour les témoins sous protection après certains procès : si tu les abandonnes après qu'ils ont témoigné, tout le monde le saura et plus personne ne collaborera.
Parce que la bonne réputation d'un service de renseignement concernant la gestion des sources est une ressource indispensable à son fonctionnement:
Si tu exploites une source et qu'ensuite tu la lui fais à l'envers, que tu l'abandonnes à son sort alors qu'elle pris des risques pour obtenir les renseignements fourni, etc., tout cela se sait. En conséquence, les prochaines sources potentielle n'auront pas confiance et ne travailleront pas avec le service en question. Le service pourrait alors rater des informations importantes ce qui est bien sûr contre-productif.
En clair, et bien que cela semble paradoxal: Le renseignement est une question de confiance.
A titre d'exemple, les États-Unis ont parfois du mal a recruter des sources dans la lutte contre le terrorisme islamiste car ils ont la réputation d'avoir le recours facile à la destruction par drone quand il s'agit de terrorisme. Les sources potentielles craignent donc, si elles livrent la position d'une cibles prioritaire pour les US, que ces derniers ne balancent un missile dessus sans vraiment se préoccuper si la source est sur place ou pas.
petite vidéo d'un ancien de la DGSE expliquant l'importance de la confiance: www.youtube.com/watch?v=5KJ7tSvgIr4
(minutage référence refus travail avec américain: 3min50)
T'étais pas obligé de la chercher elle est au dessus de l anecdote :)
Les méthodes déployée par le MOSSAD dans la traque des anciens nazis furent l'objet de nombreuses critiques. S'agissant d'un service de renseignements (et un des meilleurs), la réalité est bien sûr difficile a établir mais de nombreuses rumeurs laissent supposer que pour certains agents et responsables du MOSSAD cette traque avait tourné à la vengeance fanatique. Il semblerait que tout les moyens était bon, y compris le recours à la menace, chantage, torture, etc.envers de possibles sources.
De même, là où les autres pays et ainsi que les civiles visaient de les extrader et les juger, le MOSSAD a à plusieurs reprise privilégié des tentatives d'assassinats. Y compris par des moyens plutôt risqués tel que des attentats à la bombe. Où aurait été la Justice, si des civils innocents avaient été tués dans ces attentats.
Le fait que pour la CPI ainsi dans de nombreux états les crimes contre l'humanité soient imprescriptibles, ajouté au fait que la traque des nazis persiste envoie exactement le même message que le Monde ne laissera jamais de tels actes être perpétrer sans y répondre et permet de créer cette menace permanente sur les anciens criminels. Mais la méthode est moins violente et avec moins de dégats collatéraux.
Je ne vois pas pourquoi critiquer la façon de faire de l'État d'Israël ou de certaines personnes ferait de quelqu'un un antisémite.
Si je dis que la politique de l'État d'Israël ne me plaît pas (colonie, façon de traiter les cisjordaniens....) cela ne fait pas de moi un antisémite. ;-)
Autant je comprends et soutiens cette chasse aux nazis, autant un meurtre reste un meurtre et la torture tout aussi condamnable.
mobile.secouchermoinsbete.fr/2966-la-dramatique-histoire-du-frere-de-chico-des-gipsy-kings?page=4
Le Mossad n'a jamais été une bande de Bisounours, car dès sa fondation en 1951, le but fut clair: obtenir des résultats afin d'être craint par les ennemis, et objet d'admiration par ceux qui sont ou pourraient être des alliés.
Le Mossad s'est également arrangé pour publiciter plusieurs de ses meilleurs coups, afin de bien faire entendre, qu'un petit État d'à peine 4 millions d'habitants en 1980, pouvait avoir autant de poids que les pays les plus influents de la géopolitique mondiale. Il en allait de sa crédibilité et de démontrer sa volonté à vouloir continuer d'exister, malgré toutes les adversités.
Le Mossad n'a jamais prétendu être invincible ni nié d'avoir commis des erreurs, et ne cache pas plus que des dizaines de ses agents ont payé de leur vie, afin qu'Israël ne disparaisse pas.
Là est bien le fond de la mission du Mossad et son objectif primordial: veiller à l'intégrité et existence de l'Etat qui l'a fait naître, quel qu'en soit le prix à payer et la méthode qui doit être employée.