Une pile en papier qui ne pollue pas

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L’entreprise grenobloise BeFC a mis au point un prototype de pile en cellulose, où l’électricité est produite par des enzymes et un système de biocatalyse. De la taille d’une pile bouton, elle s’active en cas de contact avec un liquide, ce qui en fait un bon candidat pour tous les équipements de diagnostic miniatures, comme les tests de grossesse.

Entièrement recyclable, elle permettra de faire baisser le nombre de piles au lithium en circulation (parfois à usage unique) et de diminuer la pollution.


Commentaires préférés (3)

Je ne nie absolument pas le fait que cette pile semble être une meilleure alternative que le lithium, mais j'ai quand même un problème avec la formulation un peut trop simpliste de l'anecdote...

Déjà, le titre "Une pile en papier qui ne pollue pas" est un peu trop simpliste, dans la mesure ou tout pollue. Je préfère largement le terme "biopile à faible impact environnemental" qui est plus réaliste.

Mais ce qui me gêne surtout, c'est la conclusion, "la pile pollue moins, donc ça fait baisser la pollution". C'est oublier l'effet rebond : la pile devient plus accessible, ça permet de donner une image verte aux produits qui se vendront d'avantage, donc on l'utilise d'avantage. Un objet avec une pile en lithium, c'est pire qu'un objet avec cette pile, mais si a la place on en produit 10, on a pas diminué la pollution.
Vu l'importance croissante que prennent les objets connectés et autre petits objets électronique, et vu que ce genre de nouvelle risque d’accélérer le processus, je ne vois pas cette nouvelle technologie comme étant la solution parfaite.

L'exemple d'objet utilisé dans l'anecdote parle d'elle-même : les tests de grossesses. Ces tests sont juste une aberration écologique : il ne s'agit ni plus ni moins que d'une machine qui lit le résultat sur un... bout de papier. Oui oui, la même bandelette qu'il y a sur les tests classique, non électronique. Un petit capteur va détecter comment la bandelette réagit, et va afficher le résultat sur un écran. On a une batterie, un écran LCD, et d'autre composés électronique, pour un test a usage unique qui repose strictement sur la même technologie qu'une bandelette classique.
Si ce genre d'innovation rend les tests de grossesses électronique encore plus répandu, on aura certes pollué moins avec des piles en lithium, mais on aura quand même pollué un peu avec les biopiles, et surtout, beaucoup en créant encore plus d'écran et autre composés inutiles.
Dans ce cas, la bonne solution n'est pas d'innover et de créer un test de grossesse qui pollue moins, avec le risque d'en produire plus et au final de na pas y gagner beaucoup en pollution globale, voir d'empirer la situation, mais bien revenir aux tests classiques.

En regardant dans le détail des sources la réaction chimique peut se résumer ainsi :
Sucre + enzymes + oxygène = électricité + carbone (ils donnent pas les formules, ils sont pas fous)
Il s'agit du même genre de réaction qui se produit dans notre corps a chaque instant.
En supposant qu'ils disent la vérité et que le carbone présent dans la réaction ne provient en aucun cas de ressource fossile, ça veut dire que c'est effectivement une réaction 100% propre.
Ils ne mentionnent par contre pas le coût énergétique pour amorcer la pile, si ils doivent fabriquer leurs enzymes et sucres en brulant du charbon ca ne le fait pas.
(Je vois qu'ils utilisent du graphite dans la pile, il faudrait voir d'où il vient et comment il est produit)

Ce qui est également extrêmement intéressant est l'absence d'éléments polluants et de ressources limitées (comme du métal) dans la composition. Ca veut dire qu'il n'y a même pas besoin de recyclage.

Par contre je n'ai vu aucune mention de biodegradabilite, à voir.

Au final, ça a l'air plutôt génial comme technologie.

a écrit : Je ne nie absolument pas le fait que cette pile semble être une meilleure alternative que le lithium, mais j'ai quand même un problème avec la formulation un peut trop simpliste de l'anecdote...

Déjà, le titre "Une pile en papier qui ne pollue pas" est un peu trop simpliste, dans la mes
ure ou tout pollue. Je préfère largement le terme "biopile à faible impact environnemental" qui est plus réaliste.

Mais ce qui me gêne surtout, c'est la conclusion, "la pile pollue moins, donc ça fait baisser la pollution". C'est oublier l'effet rebond : la pile devient plus accessible, ça permet de donner une image verte aux produits qui se vendront d'avantage, donc on l'utilise d'avantage. Un objet avec une pile en lithium, c'est pire qu'un objet avec cette pile, mais si a la place on en produit 10, on a pas diminué la pollution.
Vu l'importance croissante que prennent les objets connectés et autre petits objets électronique, et vu que ce genre de nouvelle risque d’accélérer le processus, je ne vois pas cette nouvelle technologie comme étant la solution parfaite.

L'exemple d'objet utilisé dans l'anecdote parle d'elle-même : les tests de grossesses. Ces tests sont juste une aberration écologique : il ne s'agit ni plus ni moins que d'une machine qui lit le résultat sur un... bout de papier. Oui oui, la même bandelette qu'il y a sur les tests classique, non électronique. Un petit capteur va détecter comment la bandelette réagit, et va afficher le résultat sur un écran. On a une batterie, un écran LCD, et d'autre composés électronique, pour un test a usage unique qui repose strictement sur la même technologie qu'une bandelette classique.
Si ce genre d'innovation rend les tests de grossesses électronique encore plus répandu, on aura certes pollué moins avec des piles en lithium, mais on aura quand même pollué un peu avec les biopiles, et surtout, beaucoup en créant encore plus d'écran et autre composés inutiles.
Dans ce cas, la bonne solution n'est pas d'innover et de créer un test de grossesse qui pollue moins, avec le risque d'en produire plus et au final de na pas y gagner beaucoup en pollution globale, voir d'empirer la situation, mais bien revenir aux tests classiques.
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Je suis amplement d’accord avec toi sur les éléments de langage et l'effet rebond.
Heureusement, la très grande majorité des tests de grossesse sont des tests immunochromatographiques. Aucune source d'énergie n'est nécessaire pour qu'ils fonctionnent. L'aberration, ce sont les tests Clearblue digital et consœurs qui numérisent à outrance pour vendre beaucoup plus cher leur produit (avec l'excuse des erreurs de lecture).

Après si l'envie vous en prend, vous pourrez toujours jouer à DOOM sur votre test de grossesse si jamais le résultat ne vous plait pas. twitter.com/Foone/status/1302820468819288066


Tous les commentaires (15)

Je ne nie absolument pas le fait que cette pile semble être une meilleure alternative que le lithium, mais j'ai quand même un problème avec la formulation un peut trop simpliste de l'anecdote...

Déjà, le titre "Une pile en papier qui ne pollue pas" est un peu trop simpliste, dans la mesure ou tout pollue. Je préfère largement le terme "biopile à faible impact environnemental" qui est plus réaliste.

Mais ce qui me gêne surtout, c'est la conclusion, "la pile pollue moins, donc ça fait baisser la pollution". C'est oublier l'effet rebond : la pile devient plus accessible, ça permet de donner une image verte aux produits qui se vendront d'avantage, donc on l'utilise d'avantage. Un objet avec une pile en lithium, c'est pire qu'un objet avec cette pile, mais si a la place on en produit 10, on a pas diminué la pollution.
Vu l'importance croissante que prennent les objets connectés et autre petits objets électronique, et vu que ce genre de nouvelle risque d’accélérer le processus, je ne vois pas cette nouvelle technologie comme étant la solution parfaite.

L'exemple d'objet utilisé dans l'anecdote parle d'elle-même : les tests de grossesses. Ces tests sont juste une aberration écologique : il ne s'agit ni plus ni moins que d'une machine qui lit le résultat sur un... bout de papier. Oui oui, la même bandelette qu'il y a sur les tests classique, non électronique. Un petit capteur va détecter comment la bandelette réagit, et va afficher le résultat sur un écran. On a une batterie, un écran LCD, et d'autre composés électronique, pour un test a usage unique qui repose strictement sur la même technologie qu'une bandelette classique.
Si ce genre d'innovation rend les tests de grossesses électronique encore plus répandu, on aura certes pollué moins avec des piles en lithium, mais on aura quand même pollué un peu avec les biopiles, et surtout, beaucoup en créant encore plus d'écran et autre composés inutiles.
Dans ce cas, la bonne solution n'est pas d'innover et de créer un test de grossesse qui pollue moins, avec le risque d'en produire plus et au final de na pas y gagner beaucoup en pollution globale, voir d'empirer la situation, mais bien revenir aux tests classiques.

En regardant dans le détail des sources la réaction chimique peut se résumer ainsi :
Sucre + enzymes + oxygène = électricité + carbone (ils donnent pas les formules, ils sont pas fous)
Il s'agit du même genre de réaction qui se produit dans notre corps a chaque instant.
En supposant qu'ils disent la vérité et que le carbone présent dans la réaction ne provient en aucun cas de ressource fossile, ça veut dire que c'est effectivement une réaction 100% propre.
Ils ne mentionnent par contre pas le coût énergétique pour amorcer la pile, si ils doivent fabriquer leurs enzymes et sucres en brulant du charbon ca ne le fait pas.
(Je vois qu'ils utilisent du graphite dans la pile, il faudrait voir d'où il vient et comment il est produit)

Ce qui est également extrêmement intéressant est l'absence d'éléments polluants et de ressources limitées (comme du métal) dans la composition. Ca veut dire qu'il n'y a même pas besoin de recyclage.

Par contre je n'ai vu aucune mention de biodegradabilite, à voir.

Au final, ça a l'air plutôt génial comme technologie.

a écrit : Je ne nie absolument pas le fait que cette pile semble être une meilleure alternative que le lithium, mais j'ai quand même un problème avec la formulation un peut trop simpliste de l'anecdote...

Déjà, le titre "Une pile en papier qui ne pollue pas" est un peu trop simpliste, dans la mes
ure ou tout pollue. Je préfère largement le terme "biopile à faible impact environnemental" qui est plus réaliste.

Mais ce qui me gêne surtout, c'est la conclusion, "la pile pollue moins, donc ça fait baisser la pollution". C'est oublier l'effet rebond : la pile devient plus accessible, ça permet de donner une image verte aux produits qui se vendront d'avantage, donc on l'utilise d'avantage. Un objet avec une pile en lithium, c'est pire qu'un objet avec cette pile, mais si a la place on en produit 10, on a pas diminué la pollution.
Vu l'importance croissante que prennent les objets connectés et autre petits objets électronique, et vu que ce genre de nouvelle risque d’accélérer le processus, je ne vois pas cette nouvelle technologie comme étant la solution parfaite.

L'exemple d'objet utilisé dans l'anecdote parle d'elle-même : les tests de grossesses. Ces tests sont juste une aberration écologique : il ne s'agit ni plus ni moins que d'une machine qui lit le résultat sur un... bout de papier. Oui oui, la même bandelette qu'il y a sur les tests classique, non électronique. Un petit capteur va détecter comment la bandelette réagit, et va afficher le résultat sur un écran. On a une batterie, un écran LCD, et d'autre composés électronique, pour un test a usage unique qui repose strictement sur la même technologie qu'une bandelette classique.
Si ce genre d'innovation rend les tests de grossesses électronique encore plus répandu, on aura certes pollué moins avec des piles en lithium, mais on aura quand même pollué un peu avec les biopiles, et surtout, beaucoup en créant encore plus d'écran et autre composés inutiles.
Dans ce cas, la bonne solution n'est pas d'innover et de créer un test de grossesse qui pollue moins, avec le risque d'en produire plus et au final de na pas y gagner beaucoup en pollution globale, voir d'empirer la situation, mais bien revenir aux tests classiques.
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Merci, voici une très bonne explication de l'effet rebond, trop souvent négligé dans les médias.

a écrit : Je ne nie absolument pas le fait que cette pile semble être une meilleure alternative que le lithium, mais j'ai quand même un problème avec la formulation un peut trop simpliste de l'anecdote...

Déjà, le titre "Une pile en papier qui ne pollue pas" est un peu trop simpliste, dans la mes
ure ou tout pollue. Je préfère largement le terme "biopile à faible impact environnemental" qui est plus réaliste.

Mais ce qui me gêne surtout, c'est la conclusion, "la pile pollue moins, donc ça fait baisser la pollution". C'est oublier l'effet rebond : la pile devient plus accessible, ça permet de donner une image verte aux produits qui se vendront d'avantage, donc on l'utilise d'avantage. Un objet avec une pile en lithium, c'est pire qu'un objet avec cette pile, mais si a la place on en produit 10, on a pas diminué la pollution.
Vu l'importance croissante que prennent les objets connectés et autre petits objets électronique, et vu que ce genre de nouvelle risque d’accélérer le processus, je ne vois pas cette nouvelle technologie comme étant la solution parfaite.

L'exemple d'objet utilisé dans l'anecdote parle d'elle-même : les tests de grossesses. Ces tests sont juste une aberration écologique : il ne s'agit ni plus ni moins que d'une machine qui lit le résultat sur un... bout de papier. Oui oui, la même bandelette qu'il y a sur les tests classique, non électronique. Un petit capteur va détecter comment la bandelette réagit, et va afficher le résultat sur un écran. On a une batterie, un écran LCD, et d'autre composés électronique, pour un test a usage unique qui repose strictement sur la même technologie qu'une bandelette classique.
Si ce genre d'innovation rend les tests de grossesses électronique encore plus répandu, on aura certes pollué moins avec des piles en lithium, mais on aura quand même pollué un peu avec les biopiles, et surtout, beaucoup en créant encore plus d'écran et autre composés inutiles.
Dans ce cas, la bonne solution n'est pas d'innover et de créer un test de grossesse qui pollue moins, avec le risque d'en produire plus et au final de na pas y gagner beaucoup en pollution globale, voir d'empirer la situation, mais bien revenir aux tests classiques.
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Je suis amplement d’accord avec toi sur les éléments de langage et l'effet rebond.
Heureusement, la très grande majorité des tests de grossesse sont des tests immunochromatographiques. Aucune source d'énergie n'est nécessaire pour qu'ils fonctionnent. L'aberration, ce sont les tests Clearblue digital et consœurs qui numérisent à outrance pour vendre beaucoup plus cher leur produit (avec l'excuse des erreurs de lecture).

Après si l'envie vous en prend, vous pourrez toujours jouer à DOOM sur votre test de grossesse si jamais le résultat ne vous plait pas. twitter.com/Foone/status/1302820468819288066

On peut créer une mini-pile avec du papier et du graphite (récupéré d'un crayon à papier). C'est simple et accessible à tous. Mais la production éléctrique est extrêmement faible. J'en ai réalisé moi-même dans le cadre d'ateliers avec des enfants. Ce procédé pousse juste le truc un peu plus loin mais ce n'est pas à proprement parler "nouveau". Et l'idéal serait de ne PAS produire de carbone du tout. Gaz à effet de serre et tout le toutim...

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android

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a écrit : Je suis amplement d’accord avec toi sur les éléments de langage et l'effet rebond.
Heureusement, la très grande majorité des tests de grossesse sont des tests immunochromatographiques. Aucune source d'énergie n'est nécessaire pour qu'ils fonctionnent. L'aberration, ce sont les tests Clea
rblue digital et consœurs qui numérisent à outrance pour vendre beaucoup plus cher leur produit (avec l'excuse des erreurs de lecture).

Après si l'envie vous en prend, vous pourrez toujours jouer à DOOM sur votre test de grossesse si jamais le résultat ne vous plait pas. twitter.com/Foone/status/1302820468819288066
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Excellent. Merci. Bon on joue pas sur le test, il est "juste" utilisé comme écran.
On arrête pas le progrès mais je me demande si un jour c est pas le progrès lui mémé qui se tirera une balle dans le pied ;)

a écrit : En regardant dans le détail des sources la réaction chimique peut se résumer ainsi :
Sucre + enzymes + oxygène = électricité + carbone (ils donnent pas les formules, ils sont pas fous)
Il s'agit du même genre de réaction qui se produit dans notre corps a chaque instant.
En supposant qu'ils
disent la vérité et que le carbone présent dans la réaction ne provient en aucun cas de ressource fossile, ça veut dire que c'est effectivement une réaction 100% propre.
Ils ne mentionnent par contre pas le coût énergétique pour amorcer la pile, si ils doivent fabriquer leurs enzymes et sucres en brulant du charbon ca ne le fait pas.
(Je vois qu'ils utilisent du graphite dans la pile, il faudrait voir d'où il vient et comment il est produit)

Ce qui est également extrêmement intéressant est l'absence d'éléments polluants et de ressources limitées (comme du métal) dans la composition. Ca veut dire qu'il n'y a même pas besoin de recyclage.

Par contre je n'ai vu aucune mention de biodegradabilite, à voir.

Au final, ça a l'air plutôt génial comme technologie.
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J ai pas lu toutes les sources mais comme dit avant c est pas neuf neuf.
Et pour les fans de chimie, l explication avec calcul et formule détaillée :
www.chimix.com/an16/bac16/et2.html

a écrit : On peut créer une mini-pile avec du papier et du graphite (récupéré d'un crayon à papier). C'est simple et accessible à tous. Mais la production éléctrique est extrêmement faible. J'en ai réalisé moi-même dans le cadre d'ateliers avec des enfants. Ce procédé pousse juste le truc un peu plus loin mais ce n'est pas à proprement parler "nouveau". Et l'idéal serait de ne PAS produire de carbone du tout. Gaz à effet de serre et tout le toutim... Afficher tout Le carbone du papier vient d’un arbre, qui l’a lui-même pompé l’atmosphère. Si on le rejette à nouveau dans l’atmosphère on est revenu au point de départ et c’est totalement neutre*. Émettre du carbone ce n’est pas un problème, tant qu’on est en circuit fermé (tant qu’on rejette dans l’atmosphère du carbone qui a été originellement pompé dans l’atmosphère, en gros).

Le problème actuel c’est que le carbone on va le chercher en dehors du circuit, dans des réserves souterraines (sous forme de pétrole ou de gaz), et qu’ensuite on l’injecte dans l’atmosphère. Tant qu’on ne sera pas capable de le re-stocker proprement en dehors de l’atmosphère (ce qui ne sera peut-être jamais possible), ben ça posera problème.

* Je ne compte pas l’énergie dépensée pour couper l’arbre et fabriquer le papier, puis la pile. Ça c’est une autre histoire.

a écrit : Je ne nie absolument pas le fait que cette pile semble être une meilleure alternative que le lithium, mais j'ai quand même un problème avec la formulation un peut trop simpliste de l'anecdote...

Déjà, le titre "Une pile en papier qui ne pollue pas" est un peu trop simpliste, dans la mes
ure ou tout pollue. Je préfère largement le terme "biopile à faible impact environnemental" qui est plus réaliste.

Mais ce qui me gêne surtout, c'est la conclusion, "la pile pollue moins, donc ça fait baisser la pollution". C'est oublier l'effet rebond : la pile devient plus accessible, ça permet de donner une image verte aux produits qui se vendront d'avantage, donc on l'utilise d'avantage. Un objet avec une pile en lithium, c'est pire qu'un objet avec cette pile, mais si a la place on en produit 10, on a pas diminué la pollution.
Vu l'importance croissante que prennent les objets connectés et autre petits objets électronique, et vu que ce genre de nouvelle risque d’accélérer le processus, je ne vois pas cette nouvelle technologie comme étant la solution parfaite.

L'exemple d'objet utilisé dans l'anecdote parle d'elle-même : les tests de grossesses. Ces tests sont juste une aberration écologique : il ne s'agit ni plus ni moins que d'une machine qui lit le résultat sur un... bout de papier. Oui oui, la même bandelette qu'il y a sur les tests classique, non électronique. Un petit capteur va détecter comment la bandelette réagit, et va afficher le résultat sur un écran. On a une batterie, un écran LCD, et d'autre composés électronique, pour un test a usage unique qui repose strictement sur la même technologie qu'une bandelette classique.
Si ce genre d'innovation rend les tests de grossesses électronique encore plus répandu, on aura certes pollué moins avec des piles en lithium, mais on aura quand même pollué un peu avec les biopiles, et surtout, beaucoup en créant encore plus d'écran et autre composés inutiles.
Dans ce cas, la bonne solution n'est pas d'innover et de créer un test de grossesse qui pollue moins, avec le risque d'en produire plus et au final de na pas y gagner beaucoup en pollution globale, voir d'empirer la situation, mais bien revenir aux tests classiques.
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Bien que très intéressant, je trouve ton commentaire trop simpliste. D'abord, bien sûr que non tout ne pollue pas. Où sinon c'est que tu as une définition extrémiste de "polluer".
Ensuite je doute que ce genre d'innovations entraînent une explosion des ventes de qqchose. Dans ton exemple du test de grossesse je ne pense pas que la plupart des clientes choisissent tel ou tel test pour son impact environnemental. Quel que soit le produit, l'un des premiers critères sera toujours le prix. Si une pile classique est moins chère que cette pile cellulose, ce sera malheureusement toujours la pile classique qui sera vendue à usage unique...

Je m’arrête a une définition simple : on pollue a partir du moment ou on modifie l’écosystème. Et je l'accorde, c'est une définition très large : une éruption volcanique peut, par exemple, être considéré comme polluant l’atmosphère. Avec cette définition, la pollution n'est pas strictement négative : sans les bactéries ayant "pollué" les océans puis l’atmosphère en rejetant du dioxygène, on ne serait juste pas la, comme beaucoup d'autre espèces.

Avec cette définition, et en prenant compte de l'ensemble du cycle de vie, on ne peut pas, de nos jours, produire massivement un objet sans aucune pollution : il a fallu construire l'usine (et donc récolter des matériaux, générer l’énergie, et s'approprier un terrain, tout les trois étant une forme de pollution), rassembler des travailleurs (qui vont forcément polluer de leur coté), construire l'objet (encore une fois, matériaux, énergie), puis transporter l'objet a destination (encore une fois, énergie, matériaux...).

Ça ne veux pas dire que c'est le drame absolu, et qu'il faut arrêter de produire le moindre objet, car c'est la dose qui fait le poison, une faible pollution peut donc être acceptable car l’écosystème peut l'encaisser. Certains objets vont générer bien moins de pollution que d'autre, mais aucune pollution, je reste sceptique.

Et de ce que j'ai compris (après, ne connaissant pas le sujet, je dois faire confiance aux sources, dur de savoir a quel point c'est vrai, et a quel point c'est du marketing), cette pile pourrait coûter moins cher qu'une pile classique, surtout si en plus de la construction de la pile elle-même on compare les éventuelles écotaxes, coût de recyclage et autres.

a écrit : Je ne nie absolument pas le fait que cette pile semble être une meilleure alternative que le lithium, mais j'ai quand même un problème avec la formulation un peut trop simpliste de l'anecdote...

Déjà, le titre "Une pile en papier qui ne pollue pas" est un peu trop simpliste, dans la mes
ure ou tout pollue. Je préfère largement le terme "biopile à faible impact environnemental" qui est plus réaliste.

Mais ce qui me gêne surtout, c'est la conclusion, "la pile pollue moins, donc ça fait baisser la pollution". C'est oublier l'effet rebond : la pile devient plus accessible, ça permet de donner une image verte aux produits qui se vendront d'avantage, donc on l'utilise d'avantage. Un objet avec une pile en lithium, c'est pire qu'un objet avec cette pile, mais si a la place on en produit 10, on a pas diminué la pollution.
Vu l'importance croissante que prennent les objets connectés et autre petits objets électronique, et vu que ce genre de nouvelle risque d’accélérer le processus, je ne vois pas cette nouvelle technologie comme étant la solution parfaite.

L'exemple d'objet utilisé dans l'anecdote parle d'elle-même : les tests de grossesses. Ces tests sont juste une aberration écologique : il ne s'agit ni plus ni moins que d'une machine qui lit le résultat sur un... bout de papier. Oui oui, la même bandelette qu'il y a sur les tests classique, non électronique. Un petit capteur va détecter comment la bandelette réagit, et va afficher le résultat sur un écran. On a une batterie, un écran LCD, et d'autre composés électronique, pour un test a usage unique qui repose strictement sur la même technologie qu'une bandelette classique.
Si ce genre d'innovation rend les tests de grossesses électronique encore plus répandu, on aura certes pollué moins avec des piles en lithium, mais on aura quand même pollué un peu avec les biopiles, et surtout, beaucoup en créant encore plus d'écran et autre composés inutiles.
Dans ce cas, la bonne solution n'est pas d'innover et de créer un test de grossesse qui pollue moins, avec le risque d'en produire plus et au final de na pas y gagner beaucoup en pollution globale, voir d'empirer la situation, mais bien revenir aux tests classiques.
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Je suis à 200% d'accord! Le scientifique que je suis n'a rien à redire!

Merci pour l'anecdote, l'exemple d'utilisation m'a rappelé cette vidéo qui explique la bêtise extrême des tests de grossesse éléctronique qui ne font que lire le nombre de lignes s'affichant sur les bandes à réaction chimiques qui sont absolument identiques aux tests manuels.
www.youtube.com/watch?v=iJ8EVFe-0GE
Et ça, ça pollue !

a écrit : Je ne nie absolument pas le fait que cette pile semble être une meilleure alternative que le lithium, mais j'ai quand même un problème avec la formulation un peut trop simpliste de l'anecdote...

Déjà, le titre "Une pile en papier qui ne pollue pas" est un peu trop simpliste, dans la mes
ure ou tout pollue. Je préfère largement le terme "biopile à faible impact environnemental" qui est plus réaliste.

Mais ce qui me gêne surtout, c'est la conclusion, "la pile pollue moins, donc ça fait baisser la pollution". C'est oublier l'effet rebond : la pile devient plus accessible, ça permet de donner une image verte aux produits qui se vendront d'avantage, donc on l'utilise d'avantage. Un objet avec une pile en lithium, c'est pire qu'un objet avec cette pile, mais si a la place on en produit 10, on a pas diminué la pollution.
Vu l'importance croissante que prennent les objets connectés et autre petits objets électronique, et vu que ce genre de nouvelle risque d’accélérer le processus, je ne vois pas cette nouvelle technologie comme étant la solution parfaite.

L'exemple d'objet utilisé dans l'anecdote parle d'elle-même : les tests de grossesses. Ces tests sont juste une aberration écologique : il ne s'agit ni plus ni moins que d'une machine qui lit le résultat sur un... bout de papier. Oui oui, la même bandelette qu'il y a sur les tests classique, non électronique. Un petit capteur va détecter comment la bandelette réagit, et va afficher le résultat sur un écran. On a une batterie, un écran LCD, et d'autre composés électronique, pour un test a usage unique qui repose strictement sur la même technologie qu'une bandelette classique.
Si ce genre d'innovation rend les tests de grossesses électronique encore plus répandu, on aura certes pollué moins avec des piles en lithium, mais on aura quand même pollué un peu avec les biopiles, et surtout, beaucoup en créant encore plus d'écran et autre composés inutiles.
Dans ce cas, la bonne solution n'est pas d'innover et de créer un test de grossesse qui pollue moins, avec le risque d'en produire plus et au final de na pas y gagner beaucoup en pollution globale, voir d'empirer la situation, mais bien revenir aux tests classiques.
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Tu as raison mais je pense que la majorité de la population n’en ont absolument rien à carré qu’il y ai une pile lithium ou non, ni même les éléments contenu dans tel ou tel produit électronique. (Et j’avoue que je ne me pose moi même pas toujours la question mais j’évite toujours de consommer inutilement.)
Certains commencent tout juste à être sensibilisé pour la bouffe (Et y’a encore un sacrée chemin quand je vois le caddie du péquin moyen à Auchan.), alors pour ce qui est électronique...
Donc du coup je doute sur le fait qu’on consommera plus... (Sauf si le prix baisse, la oui effectivement.)

a écrit : Je ne nie absolument pas le fait que cette pile semble être une meilleure alternative que le lithium, mais j'ai quand même un problème avec la formulation un peut trop simpliste de l'anecdote...

Déjà, le titre "Une pile en papier qui ne pollue pas" est un peu trop simpliste, dans la mes
ure ou tout pollue. Je préfère largement le terme "biopile à faible impact environnemental" qui est plus réaliste.

Mais ce qui me gêne surtout, c'est la conclusion, "la pile pollue moins, donc ça fait baisser la pollution". C'est oublier l'effet rebond : la pile devient plus accessible, ça permet de donner une image verte aux produits qui se vendront d'avantage, donc on l'utilise d'avantage. Un objet avec une pile en lithium, c'est pire qu'un objet avec cette pile, mais si a la place on en produit 10, on a pas diminué la pollution.
Vu l'importance croissante que prennent les objets connectés et autre petits objets électronique, et vu que ce genre de nouvelle risque d’accélérer le processus, je ne vois pas cette nouvelle technologie comme étant la solution parfaite.

L'exemple d'objet utilisé dans l'anecdote parle d'elle-même : les tests de grossesses. Ces tests sont juste une aberration écologique : il ne s'agit ni plus ni moins que d'une machine qui lit le résultat sur un... bout de papier. Oui oui, la même bandelette qu'il y a sur les tests classique, non électronique. Un petit capteur va détecter comment la bandelette réagit, et va afficher le résultat sur un écran. On a une batterie, un écran LCD, et d'autre composés électronique, pour un test a usage unique qui repose strictement sur la même technologie qu'une bandelette classique.
Si ce genre d'innovation rend les tests de grossesses électronique encore plus répandu, on aura certes pollué moins avec des piles en lithium, mais on aura quand même pollué un peu avec les biopiles, et surtout, beaucoup en créant encore plus d'écran et autre composés inutiles.
Dans ce cas, la bonne solution n'est pas d'innover et de créer un test de grossesse qui pollue moins, avec le risque d'en produire plus et au final de na pas y gagner beaucoup en pollution globale, voir d'empirer la situation, mais bien revenir aux tests classiques.
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Au départ je n'ai même pas compris l'exemple de l'anecdote avec les tests de grossesse... Je me suis dit "mais de quoi il parle ?! Des piles dans un test dz grossesse ?!"
Jamais je n'en ai utilisé un électronique ! C'est aberrant d'avoir inventé un objet aussi inutile ?! Je pense sérieusement que si les personnes qui sont susceptibles d'acheter un test électronique savaient comment ça marche réellement elles n'en achèteraient pas et prendraient le basique ! (Je ne m'étais jamais intéressée à la question)