Picasso était un homme peu recommandable

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À côté de sa réputation de génie artistique, Pablo Picasso était également un homme particulièrement violent avec les femmes. Il fut accusé de pédocriminalité et de viols notamment par sa compagne Marie-Thérèse Walter. Dora Maar, sa maitresse, était battue et dénigrée. Ses toiles les plus célèbres représentent d'ailleurs souvent ces femmes qu'il martyrisait.

Après sa mort, Marie-Thérèse Walter, sa maitresse et mère d’un de ses enfants et Jacqueline Roque, sa seconde épouse, se sont suicidées.


Tous les commentaires (61)

Un génie artistique mais une ordure sur son comportement humain …

a écrit : On peut aussi se demander s'il est pertinent d'analyser le passé au travers du prisme de perception contemporain. La vie était différente tout comme les rapports hommes/femmes, l'éducation, les us et coutumes.. Quoiqu'il ait fait il a du utiliser a peu près les mêmes méthodes que ses contemporains. Et sans surprise les femmes et enfants avaient une place moins sympa à l'époque.

Après il était peut être particulièrement méprisable aussi, je ne sais pas. Mais les "gros cons" c'est pas ce qui manquait à l'époque je pense.
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Alors je serais d'accord avec toi si on parlait de machisme, de paternalisme voire de sexisme pour le début du XXe. Par contre là on parle de pédophilie et de viols qui me semble sont interdits et très mal vu dans notre société depuis bien plus longtemps que le XXe siècle.

a écrit : Si on peut se demander si c'est pertinent, pourquoi alors faire un procès à des prêtres pour pédophilie : autres temps, autres moeurs ??? Perso, je ne me pose même pas la question : la violence envers l'autre n'a pas de prescription, surtout si l'autre est en position de faiblesse, quelle que soit l'époque... Jusque dans les années 60/70 tout le monde étaient éduqués à grand coup de savate, les châtiments corporels étaient la base de l'éducation, le chef de famille était tout puissants, les droits de la femme n'avaient rien de comparables avec ce qu'ils sont aujourd'hui. On donnait de l'alcool aux enfants, on avait des régimes amincissants à base de clopes et café.. faut se rendre compte de l'écart abyssale de référentiel. Je ne le défends pas, je replace juste les choses dans leurs contexte. Il était très différent.

a écrit : A la différence près que Polanski est un contemporain qui travaille et sort encore des films... le débat est donc " chaud ".

Je n ai jamais aimé Picasson et quand j'étais plus jeune je ne comprenais pas pourquoi on mettait sur un piédestal un artiste qui défigurait autant les femmes qu'
il " soit disant " aimait. Ça me parassait complément tordu comme idée.
Cette anecdote vient confirmer des réflexions enfantines.
On peut penser "autre temps., autres mœurs " mais la notion de respect de l'Autre existe depuis des millénaires... et même si les femmes étaient considérées de statut inférieur, n'oublions pas que les hommes ont respectés ( et respectent ) leurs animaux de compagnie depuis toujours , aucune raison ni bonne excuse donc pour ne pas respecter les femmes, et ce même " à l'époque ".
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L'affaire Polanski remonte à 1977, ça commence à dater aussi..

a écrit : Et radin avec ça, le Pablo.
Il payait la plupart du temps par chèque. Comme il était déjà très connu, il savait que les destinataires n’allaient pas encaisser ses chèques mais bien plutôt les conserver comme autographes. Hé hé
Il gribouillait aussi sur un coin de nappe au bistrot et payait ses déjeuners avec.
Pour avoir eu accès à des lettres écrites à une maîtresse qu’ils avaient eue en commun, je peux confirmer que Picasso était parfois odieux avec cette femme... mais que Sartre l’était encore plus. Depuis que je les ai lues, je n’ai jamais pu remettre le nez dans une de ses oeuvres, tant j’ai trouvé cet homme antipathique.

Doit-on séparer l'homme de l'artiste ?

Édit : Zeliba m'a devancé GG.

a écrit : On peut aussi se demander s'il est pertinent d'analyser le passé au travers du prisme de perception contemporain. La vie était différente tout comme les rapports hommes/femmes, l'éducation, les us et coutumes.. Quoiqu'il ait fait il a du utiliser a peu près les mêmes méthodes que ses contemporains. Et sans surprise les femmes et enfants avaient une place moins sympa à l'époque.

Après il était peut être particulièrement méprisable aussi, je ne sais pas. Mais les "gros cons" c'est pas ce qui manquait à l'époque je pense.
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Tout à fait d’accord !!!

a écrit : Peut-on et doit-on séparer l’homme de l’artiste ? Vous avez 4 heures.
*prend ses popcorn*
Posons la question différemment: connaître son auteur est-il nécessaire pour apprécier l’œuvre ? Autrement dit, peut-on apprécier une œuvre dont on ne connaît pas l’auteur ? Qu’en est-il dès œuvres anonymes ?
Car si l’on estime la vie de l’auteur et sa moralité indispensables pour comprendre et évaluer son œuvre, alors cela veut-il dire qu’une œuvre sans auteur connu n’a pas de valeur ?

Il est très dangereux d’évaluer une œuvre au regard de son auteur et surtout de sa moralité. Proust ne disait pas autre chose dans son Contre Sainte Beuve voici déjà plus de cent ans. Cela vient à nier l’intérêt et la beauté d’une œuvre pour elle-même et de lui donner une valeur morale, potentiellement condamnable et censurable, qu’elle n’a pas.

a écrit : La ligne est vraiment fine, entre ce qui doit être pris en compte...
Une vie privée doit-elle assombrir la renommée d'un artiste ?

Comment faut-il classer actuellement une personne comme Mickaël Jackson ?
Peut-il continuer d'être perçu comme l'un des plus grands de la Musiq
ue Pop, où doit-on inclure dans les souvenirs qu'il nous a laissé, ses déboires judiciaires pour Pédofilie ? Afficher tout
Disons que si il n'avait pas été couvert par des complices/amis très riche, si il n'avait pas pu signer de gros arrangements avec des plaignants il aurait fini en taule et ça aurait été naturel. Sa carrière aurait été amputée d'un certain nombre d'albums et je ne les aurait pas regrettés, parce que le fait d'aimer ses chansons ne répare pas le mal qu'il a fait et pour lequel il n'as pas payé. Donc non on ne peut pas vraiment séparer l'artiste du pédophile.

a écrit : Vu et revu l'exemple de MJ,lui au moins se cantonnait à la chanson.
Si on tapait un peu sur Gandhi? Le type qui se présente comme un saint alors que c'était le parfait prototype du c***d fini.
Ma citation préférée d'un de ses proches : " il faut beaucoup d'argent pour maintenir Mi
ster Gandhi dans la pauvreté"

Enfin si on commence à éplucher la vie des personnages célèbres qui ont forgés notre histoire, on n'a pas fini de les détester..
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Si tu as une source a partager je suis caŕément preneur!
Namaste mon frere.

a écrit : Posons la question différemment: connaître son auteur est-il nécessaire pour apprécier l’œuvre ? Autrement dit, peut-on apprécier une œuvre dont on ne connaît pas l’auteur ? Qu’en est-il dès œuvres anonymes ?
Car si l’on estime la vie de l’auteur et sa moralité indispensables pour comprendre et évaluer son œuvre,
alors cela veut-il dire qu’une œuvre sans auteur connu n’a pas de valeur ?

Il est très dangereux d’évaluer une œuvre au regard de son auteur et surtout de sa moralité. Proust ne disait pas autre chose dans son Contre Sainte Beuve voici déjà plus de cent ans. Cela vient à nier l’intérêt et la beauté d’une œuvre pour elle-même et de lui donner une valeur morale, potentiellement condamnable et censurable, qu’elle n’a pas.
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Sauf si on prend en compte que son comportement vis à vis ds femmes explique pas mal de ces œuvres.

Par exemple la toile « la femme qui pleure » ou « dora et le Minotaure ». Occulter la vie de l’auteur, c’est s’empêcher de comprendre une grande partie de ces œuvres. On peut garder en tête que c’est un génie et garder en tête que c’est un salaud. Ce n’est pas incompatible.

a écrit : Jusque dans les années 60/70 tout le monde étaient éduqués à grand coup de savate, les châtiments corporels étaient la base de l'éducation, le chef de famille était tout puissants, les droits de la femme n'avaient rien de comparables avec ce qu'ils sont aujourd'hui. On donnait de l'alcool aux enfants, on avait des régimes amincissants à base de clopes et café.. faut se rendre compte de l'écart abyssale de référentiel. Je ne le défends pas, je replace juste les choses dans leurs contexte. Il était très différent. Afficher tout "Autre temps autre moeurs" ? Je te trouve bien complaisant à l'égard de notre société masculine aujourd'hui...
35% des femmes dans le monde ont déclaré subir des violences physiques ou sexuelles (les écarts entre pays sont collossaux). Chaque jour sur la planète 137 femmes périssent sous les coups de leurs partenaires ou leurs ex-partenaires... Et ça c'est la face cachée de l'iceberg, ce que l'on sait seulement ; ce que les pays veulent bien déclarer...
Rien qu'en France en 2020, 146 décès ! 25 de plus qu'en 2019.
Pour l'Europe les chiffres sont en hausse de 16%. 142 000 femmes en 2020 ont été victimes de violences de la part de leurs conjoints.
Donc non... je ne crois pas qu'il y ait quoi que ce soit à "remettre dans le contexte de l'époque".
C'était presque tabou à l'époque ; ça ne l'est plus (ou moins) et les langues se délient davantage aujourd'hui, certes, alors on recence, on comptabilise, on en parle, et on pense que ça augmente... je veux bien entendre cet argument là, de ceux qui comme toi pensent que "c'était une autre époque" ; mais la réalité c'est que rien n'a changé encore : l'homme est toujours un loup pour la femme.
Picasso n'était qu'une sale ordure comme beaucoup à son époque ; comme beaucoup aujourd'hui.

a écrit : Alors je serais d'accord avec toi si on parlait de machisme, de paternalisme voire de sexisme pour le début du XXe. Par contre là on parle de pédophilie et de viols qui me semble sont interdits et très mal vu dans notre société depuis bien plus longtemps que le XXe siècle. Merci, Tybs, d'avoir trouvé des mots moins violent pour exprimer mon ressenti. Le message passera surement mieux.

a écrit : Jusque dans les années 60/70 tout le monde étaient éduqués à grand coup de savate, les châtiments corporels étaient la base de l'éducation, le chef de famille était tout puissants, les droits de la femme n'avaient rien de comparables avec ce qu'ils sont aujourd'hui. On donnait de l'alcool aux enfants, on avait des régimes amincissants à base de clopes et café.. faut se rendre compte de l'écart abyssale de référentiel. Je ne le défends pas, je replace juste les choses dans leurs contexte. Il était très différent. Afficher tout Je peux en parler, j'ai été élevé dans un tel milieu. Et c'est pour ça que je m'assure de faire partie de la dernière génération de ma famille à avoir connu ça. Et ces arguments expliquent, ils n'excusent pas...

a écrit : De mon point de vue, on peut très bien détester un personnage et apprécier son travail, et inversement, j'ai un pote que j'aime bien, mais quand il joue de la percu (il pense bien en jouer, je précise), j'ai juste envie de l'étrangler, pour que ca cesse...^^ N'oublies pas que ton chat a les tympans fragiles suite à une infection, et que les bruits forts peuvent le rendre sourd. Ca devrait t'aider à avoir la paix au moins chez toi ;-)

a écrit : On peut aussi se demander s'il est pertinent d'analyser le passé au travers du prisme de perception contemporain. La vie était différente tout comme les rapports hommes/femmes, l'éducation, les us et coutumes.. Quoiqu'il ait fait il a du utiliser a peu près les mêmes méthodes que ses contemporains. Et sans surprise les femmes et enfants avaient une place moins sympa à l'époque.

Après il était peut être particulièrement méprisable aussi, je ne sais pas. Mais les "gros cons" c'est pas ce qui manquait à l'époque je pense.
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"a l'époque ", c'était il y a pas si longtemps que ça. Ma grand-mère a eu deux maris, le premiers était violent, toute sa rue l'a aidé à le quitter. Il a été a été emmené au cinéma par 2 voisins pendant que les autres ont vidé la maison et déménagé mamie pour la mettre à l'abris en quelques heures à peine. La violence envers les femmes n'est pas culturelle en Europe, et je regardais il y a quelques années un film français qui se déroulait dans les années 20, où 50, enfin une période après-guerre quoi. Le mari était alcoolique et violent envers son épouse. Tout le village s'en est mêlé, le curé et le maire ont travaillé ensemble pour mettre la femme à l'abris chez un couple équilibré, apte à lui montrer que le mariage ça peut être bien, et pendant ce temps ils ont éduqué le mari et l'ont fait arrêter de boire. Il a dû reséduire sa femme quand il a été en état, lui refaire la cour pour qu'elle accepte de vivre à nouveau avec lui. Vous me direz c'est qu'un film, mais le cinéma comme la littérature sont le reflet de leurs époques. Et quand je vois ma grand-mère, je me dis qu'à l'époque ça n'était pas plus toléré qu'aujourd'hui. Et je me dis aussi qu'on en parlait moins, mais qu'on agissait plus.

a écrit : "Autre temps autre moeurs" ? Je te trouve bien complaisant à l'égard de notre société masculine aujourd'hui...
35% des femmes dans le monde ont déclaré subir des violences physiques ou sexuelles (les écarts entre pays sont collossaux). Chaque jour sur la planète 137 femmes périssent sous les c
oups de leurs partenaires ou leurs ex-partenaires... Et ça c'est la face cachée de l'iceberg, ce que l'on sait seulement ; ce que les pays veulent bien déclarer...
Rien qu'en France en 2020, 146 décès ! 25 de plus qu'en 2019.
Pour l'Europe les chiffres sont en hausse de 16%. 142 000 femmes en 2020 ont été victimes de violences de la part de leurs conjoints.
Donc non... je ne crois pas qu'il y ait quoi que ce soit à "remettre dans le contexte de l'époque".
C'était presque tabou à l'époque ; ça ne l'est plus (ou moins) et les langues se délient davantage aujourd'hui, certes, alors on recence, on comptabilise, on en parle, et on pense que ça augmente... je veux bien entendre cet argument là, de ceux qui comme toi pensent que "c'était une autre époque" ; mais la réalité c'est que rien n'a changé encore : l'homme est toujours un loup pour la femme.
Picasso n'était qu'une sale ordure comme beaucoup à son époque ; comme beaucoup aujourd'hui.
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Tu t'emballes. Remettre les choses dans leur contexte ne consiste pas a nier un problème mais a essayer de l'analyser correctement. Sortir des faits de leur contexte ne permet pas de juger correctement une situation.

Tu parles d'un homme qui est né en 1881 et mort en 1973. Sur cette période de temps ils ont connu 2 guerres mondiales... La 1ere guerre à fait 1.4 millions de mort en France et la 2nd environ 250.000 de plus.

Tu dis que l'homme est un loup pour la femme.. une expression dérivée du célèbre "l'homme est un loup pour l'homme" et je pense que les chiffres ci-dessus l'illustrent bien. Quand tu évolues dans contexte de violence extrême comme durant une guerre tu ne développes pas le même rapport à la violence qu'en temps de paix. Les notions de "grave" ou "acceptable" ne sont forcément pas les mêmes.

Donc oui, 150 décès de femmes battues par an, en France, de nos jours, en temps de paix est clairement inacceptable. Mais le gars dont tu parles n'a pas du tout vécu dans le même contexte où référentiel que toi, et ça compte.

Je ne prétends pas connaître sa vie. Je n'ai pas pour ambition de défendre ses actes. Je suis simplement conscient qu'à l'époque la violence a des fins éducatives était plus répandue.

Après il est bon de se rappeler que quoiqu'on dise, pense, fasse.. la vie est et à toujours été régit par la loi du plus fort. Du coup quand on n'est pas le plus fort on fait preuve de prudence où on s'entoure des bonnes personnes.

Ma sœur m'en a parlé ce matin. Si seulement j'avais ouvert l'application avant de lui parler :)

a écrit : Ma sœur m'en a parlé ce matin. Si seulement j'avais ouvert l'application avant de lui parler :) Ou alors ta sœur possède l’application et ne te l’a pas dit ;)

a écrit : N'oublies pas que ton chat a les tympans fragiles suite à une infection, et que les bruits forts peuvent le rendre sourd. Ca devrait t'aider à avoir la paix au moins chez toi ;-) en fait, c'est le contraire, c'est mon chat qui est sourd et qui hurle comme un cochon en panique dès qu'il a un petit creux(le chat, pas le cochon) et c'est moi qui ait les tympans fragiles... (l'abus de caisson est dangereux pour l'audition, écoutez les conseils des anciens, les jeunes, ca peut servir.^^)

Merci de m'avoir fait rire :)