Les femmes longtemps exclues des essais cliniques

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Pendant longtemps, les femmes ont été exclues des essais cliniques dans le développement des médicaments. Aux Etats-Unis, leur inclusion est obligatoire depuis 1993 seulement et elles sont encore largement sous représentées dans le monde. Ceci entraine parfois des effets dramatiques : certains effets secondaires graves ont été complètement ignorés (comme ceux de la thalidomide chez la femme enceinte).

La plupart des dosages ont été calculés pour des hommes, ce qui expose les femmes à davantage d'effets secondaires.


Commentaires préférés (3)

Voilà un des rares domaines où la parité homme/femme devrait être obligatoire.
Pour les essais cliniques, aucun facteurs ne devraient être négligés (sexe, âge, race, localisation, pathologie IMC, etc..)

C’est exactement le même problème avec les enfants. On ne peut pas faire de tests cliniques sur les enfants donc on les considère comme des mini adultes pour les médicaments. On se retrouve donc avec une posologie qui utilise une fonction d’équivalence relative au poids de l’enfant. Et même si cela fonctionne plus ou moins bien, cela peut aussi avoir des conséquences car les organes ne fonctionnent pas avec la même efficacité ou ne sont pas toujours complètement développés.

L’exemple de la thalidomide n’est pas le meilleur : à l’époque (années 1960), on pensait que le placenta offrait une barrière protégeant l’embryon ou le fœtus, et malheureusement, plusieurs exemples ont démenti cette conviction.
Si la parité homme femme ne fait plus aucun débat aujourd’hui pour les études cliniques, dans le domaine de la grossesse, les professionnels de santé sont très en retrait quant au fait de procéder à des études cliniques, pour des raisons éthiques évidentes.


Tous les commentaires (47)

Voilà un des rares domaines où la parité homme/femme devrait être obligatoire.
Pour les essais cliniques, aucun facteurs ne devraient être négligés (sexe, âge, race, localisation, pathologie IMC, etc..)

C’est exactement le même problème avec les enfants. On ne peut pas faire de tests cliniques sur les enfants donc on les considère comme des mini adultes pour les médicaments. On se retrouve donc avec une posologie qui utilise une fonction d’équivalence relative au poids de l’enfant. Et même si cela fonctionne plus ou moins bien, cela peut aussi avoir des conséquences car les organes ne fonctionnent pas avec la même efficacité ou ne sont pas toujours complètement développés.

L’exemple de la thalidomide n’est pas le meilleur : à l’époque (années 1960), on pensait que le placenta offrait une barrière protégeant l’embryon ou le fœtus, et malheureusement, plusieurs exemples ont démenti cette conviction.
Si la parité homme femme ne fait plus aucun débat aujourd’hui pour les études cliniques, dans le domaine de la grossesse, les professionnels de santé sont très en retrait quant au fait de procéder à des études cliniques, pour des raisons éthiques évidentes.

a écrit : C’est exactement le même problème avec les enfants. On ne peut pas faire de tests cliniques sur les enfants donc on les considère comme des mini adultes pour les médicaments. On se retrouve donc avec une posologie qui utilise une fonction d’équivalence relative au poids de l’enfant. Et même si cela fonctionne plus ou moins bien, cela peut aussi avoir des conséquences car les organes ne fonctionnent pas avec la même efficacité ou ne sont pas toujours complètement développés. Afficher tout C’est malheureusement juste quant aux posologies ! Pourtant, tous les professionnels de santé savent bien qu’un enfant n’est pas du tout un adulte en miniature …
Il y a pourtant en Europe un « Paediatric Investigational Program » qui promeut les études chez les enfants afin de pouvoir déterminer (entre autres) les posologies les mieux adaptées aux enfants en fonction de différents critères. Mais … cela coûte cher et l’argent manque.

a écrit : C’est malheureusement juste quant aux posologies ! Pourtant, tous les professionnels de santé savent bien qu’un enfant n’est pas du tout un adulte en miniature …
Il y a pourtant en Europe un « Paediatric Investigational Program » qui promeut les études chez les enfants afin de pouvoir déterminer (entre autres) l
es posologies les mieux adaptées aux enfants en fonction de différents critères. Mais … cela coûte cher et l’argent manque. Afficher tout
Beaucoup de médicaments sont vivement déconseillés aux moins de 15 ans et aux femmes enceintes, justement parce qu'ils n'ont pas été testés sue ces populations
Il ne manque pas que l'argent, mais surtout il manque les cobayes

a écrit : Voilà un des rares domaines où la parité homme/femme devrait être obligatoire.
Pour les essais cliniques, aucun facteurs ne devraient être négligés (sexe, âge, race, localisation, pathologie IMC, etc..)
Attention tu emploies des mots tabous là.

a écrit : Attention tu emploies des mots tabous là. Tu parles de mots "race", qui soulève des questions éthiques selon si l’on considère les subdivisions biologiques comme tabou, ou de la parité qui, de la même façon soulève plutôt des polémiques du genre "pas assez de femmes patronnes dans les entreprises du cac40" ?;-)
Les tests cliniques doivent, selon moi, sortir du cadre idéologique dont les médias et politiques se font un plaisir à débattre pour mieux diviser !

a écrit : Tu parles de mots "race", qui soulève des questions éthiques selon si l’on considère les subdivisions biologiques comme tabou, ou de la parité qui, de la même façon soulève plutôt des polémiques du genre "pas assez de femmes patronnes dans les entreprises du cac40" ?;-)
Les tests cliniques doi
vent, selon moi, sortir du cadre idéologique dont les médias et politiques se font un plaisir à débattre pour mieux diviser ! Afficher tout
Certains médicaments sont plus ou moins efficaces selon l'origine ethnique du malade, Africain, ou Européen ou Asiatique
Ce n'est pas un critère "raciste", mais une constatation médicale
Sans entrer dans la pharmacopée, on peut donner l'exemple connu des laitages, qui sont facilement digérés par une majorité d'Européens, et qui provoques des troubles digestifs chez la majorité des Asiatiques et des populations sub-sahariennes

www.unige.ch/campus/numeros/97/recherche2/

a écrit : Certains médicaments sont plus ou moins efficaces selon l'origine ethnique du malade, Africain, ou Européen ou Asiatique
Ce n'est pas un critère "raciste", mais une constatation médicale
Sans entrer dans la pharmacopée, on peut donner l'exemple connu des laitages, qui sont facilem
ent digérés par une majorité d'Européens, et qui provoques des troubles digestifs chez la majorité des Asiatiques et des populations sub-sahariennes

www.unige.ch/campus/numeros/97/recherche2/
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Tu as entièrement raison.
Par exemple, le Japon demande / demandait que des asiatiques soient inclus dans les essais cliniques car on s'est aperçu que souvent il faut des doses plus faibles.

Par contre, c'est l'emploie du terme "race" qui choque et qui a une certaine connotation.
Et surtout qui est surtout faux puisque si il existe bien différentes ethnies, il n'existe qu'une race.

Il y a une exception à ce que dit l'anecdote : le cancer du sein.
En effet, les hommes peuvent être touchés par ce cancer même si c'est assez rare.
Et il se trouve qu'il n'y a quasiment pas d'étude avec des hommes ce qui oblige à avoir les traitements et les doses tels qu'étudiés pour les femmes.

a écrit : Beaucoup de médicaments sont vivement déconseillés aux moins de 15 ans et aux femmes enceintes, justement parce qu'ils n'ont pas été testés sue ces populations
Il ne manque pas que l'argent, mais surtout il manque les cobayes
Comme tu le mentionnes, ce n'est absolument pas une question de moyen.
C'est juste très complexe à mettre en place et il faut aussi comprendre qu'il est très très difficile d'obtenir le consentement des parents.
Mettons nous à la place de ces parents avec un enfant malade.
Ils sont parfois en détresse, ils savent qu'il y a un traitement qui marche alors comprendre que le dosage est estimé à partir des essais sur des adultes et que ce serait bien d'avoir des données fiables pour les enfants ça leur passe au dessus de la tête. (Presque tous les parents me comprendront).

Dans un autre registre, on a bien vu à quel point obtenir l'accord de la famille pour un don d'organe est compliqué.

Par contre, le terme cobaye me hérisse le poil (oui je n'en ai pas qu'un seul)
C'est très loin de la façon dont on voit les choses dans les essais cliniques.

a écrit : Voilà un des rares domaines où la parité homme/femme devrait être obligatoire.
Pour les essais cliniques, aucun facteurs ne devraient être négligés (sexe, âge, race, localisation, pathologie IMC, etc..)
C'est impossible de faire des essais cliniques en étudiant tous les facteurs avant la mise sur le marché.
Ce serait trop long.
Par contre, on fait des études de suivi en vie réel car on sait que les essais cliniques sont fait dans des conditions idéales (suivi des patients optimal a interval régulier, patients avec peu de comorbidités...)

a écrit : Tu parles de mots "race", qui soulève des questions éthiques selon si l’on considère les subdivisions biologiques comme tabou, ou de la parité qui, de la même façon soulève plutôt des polémiques du genre "pas assez de femmes patronnes dans les entreprises du cac40" ?;-)
Les tests cliniques doi
vent, selon moi, sortir du cadre idéologique dont les médias et politiques se font un plaisir à débattre pour mieux diviser ! Afficher tout
C'est pas des tabous, c'est des erreurs ou des opinions :

L'humanité est une seule et même race, il n'y a justement, biologiquement, aucune subdivision raciale.
La théorie inverse est appelée "racisme" (et oui, à l'origine c'est ça), et elle est scientifiquement inexacte.

Le.mot parité n'a rien de tabou, mais dire que les tests cliniques sont un des "rare domaine" justifiant la parité, c'est une opinion politique, pas médicale.
Et c'est une opinion peu populaire, 52% de la population au moins risque de mal le prendre.

Bisous.

a écrit : Tu parles de mots "race", qui soulève des questions éthiques selon si l’on considère les subdivisions biologiques comme tabou, ou de la parité qui, de la même façon soulève plutôt des polémiques du genre "pas assez de femmes patronnes dans les entreprises du cac40" ?;-)
Les tests cliniques doi
vent, selon moi, sortir du cadre idéologique dont les médias et politiques se font un plaisir à débattre pour mieux diviser ! Afficher tout
Je pense plusieurs chose, déjà que biologiquement il n'y a qu'une race, la science depuis maintenant presque une siècle à démontrée qu'il y a plus de différences génétiques entre personne d'une même "race" qu'entre les différentes "races", ensuite avec les métissages actuels et futur, bonne chance pour tester les différents "races".
Un simple exemple, mes enfants sont métisses, quel est leur race? Bon OK, les blancs les voient noirs et les noirs les voient blancs mais bon...
Il y a aussi des mulâtre qui ont des enfants avec des asiatiques, on fait quoi dns ce cas là?

Je ferais remarquer qu'un pays qui fait souvent les gros titres avec les crimes racistes (les États-Unis pour ceux qui ne l'auraient pas compris) définissent encore les gens par leurs races, notamment sur le permis de conduire, qui sert souvent de carte d'identité.
Là on est pas dans l'éthique mais dans la biologie, important quand on parle de médicaments.

Ça c'est pour les races, mais il y a aussi le sexe...
Quelqu'un qui se défini comme non genré, on doit lui faire un test génétique alors? Donc on doit le définir comme homme ou femme? Là on est dans l'éthique.
Je me fais un peu l'avocat du diable dans ce cas car tu l'as dis, il faut sortir du cadre idéologique, mais donc la théorie du genre est un idéologie et pas un fait?

a écrit : Tu parles de mots "race", qui soulève des questions éthiques selon si l’on considère les subdivisions biologiques comme tabou, ou de la parité qui, de la même façon soulève plutôt des polémiques du genre "pas assez de femmes patronnes dans les entreprises du cac40" ?;-)
Les tests cliniques doi
vent, selon moi, sortir du cadre idéologique dont les médias et politiques se font un plaisir à débattre pour mieux diviser ! Afficher tout
Comme certains te l'ont déjà fait remarquer va falloir revoir ta définition de race. Parce que parler de race pour distinguer des humains est raciste, et je suis sur que tenir des propos racistes n'est pas ton intention.

Autant il peut-être tabou de parler de certaines différences ethniques (avantages athlétiques de certains groupes, etc.), autant c'est raciste de parler de race.

a écrit : C’est exactement le même problème avec les enfants. On ne peut pas faire de tests cliniques sur les enfants donc on les considère comme des mini adultes pour les médicaments. On se retrouve donc avec une posologie qui utilise une fonction d’équivalence relative au poids de l’enfant. Et même si cela fonctionne plus ou moins bien, cela peut aussi avoir des conséquences car les organes ne fonctionnent pas avec la même efficacité ou ne sont pas toujours complètement développés. Afficher tout C'est effectivement dommage que ça ne soit pas possible, je donnerai volontiers mes enfants pour qu'ils puissent sauver la vie à d'autres.

Sans compter la possibilité d'arrondir les fins de mois, le lait en poudre 1er âge étant avec l'inflation de plus en plus cher.

a écrit : Voilà un des rares domaines où la parité homme/femme devrait être obligatoire.
Pour les essais cliniques, aucun facteurs ne devraient être négligés (sexe, âge, race, localisation, pathologie IMC, etc..)
Impossible et pas très poussée comme réflexion d'ailleurs.

Comme voulez vous imposer une parité homme/femme ? Les essais cliniques se font par volontariat. S'il y a plus d'hommes volontaires que de femmes (ce qui est généralement le cas d'ailleurs, en dehors de tout biais supplémentaires lors de la sélection), que faudrait-il faire ?

Arrêtez les essais cliniques pour faute de non-respect de la parité (et donc prendre le risque de perdre un produit qui pourrait être efficace) ? Forcer des gens à subir de tests (ce qui va à l'encontre de toutes les règles d'éthique) ? Ou retirer des volontaires jusqu'à obtenir une parité correcte (ce qui réduit par la même occasion la puissance statistique et la possibilité de généralisation des résultats, rendant la validité des résultats et conclusions d'autant plus faible ?


On ne pourra jamais avoir une parité homme/femme parfaite, et on ne pourra jamais surveiller tous les facteurs existants.

On ne peut que faire au mieux avec ce qu'on a.

a écrit : Voilà un des rares domaines où la parité homme/femme devrait être obligatoire.
Pour les essais cliniques, aucun facteurs ne devraient être négligés (sexe, âge, race, localisation, pathologie IMC, etc..)
" Un des rares domaines' ????

a écrit : Je pense plusieurs chose, déjà que biologiquement il n'y a qu'une race, la science depuis maintenant presque une siècle à démontrée qu'il y a plus de différences génétiques entre personne d'une même "race" qu'entre les différentes "races", ensuite avec les métissages actuels et futur, bonne chance pour tester les différents "races".
Un simple exemple, mes enfants sont métisses, quel est leur race? Bon OK, les blancs les voient noirs et les noirs les voient blancs mais bon...
Il y a aussi des mulâtre qui ont des enfants avec des asiatiques, on fait quoi dns ce cas là?

Je ferais remarquer qu'un pays qui fait souvent les gros titres avec les crimes racistes (les États-Unis pour ceux qui ne l'auraient pas compris) définissent encore les gens par leurs races, notamment sur le permis de conduire, qui sert souvent de carte d'identité.
Là on est pas dans l'éthique mais dans la biologie, important quand on parle de médicaments.

Ça c'est pour les races, mais il y a aussi le sexe...
Quelqu'un qui se défini comme non genré, on doit lui faire un test génétique alors? Donc on doit le définir comme homme ou femme? Là on est dans l'éthique.
Je me fais un peu l'avocat du diable dans ce cas car tu l'as dis, il faut sortir du cadre idéologique, mais donc la théorie du genre est un idéologie et pas un fait?
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La thèse il n’y a qu’une race est une thèse idéologique qui n’a aucun sens.
Il y a une espèce humaine unique : Homo sapiens , possédant plusieurs groupes ethniques, que l’on peut détecter génétiquement plus ou moins facilement ( les hommes corses ont un haplotype particulier sur le chromosome Y que l’on retrouve en Sardaigne par exemple)
Le mot race permet de catégoriser des critères extérieur ( cf chien, chats ,etc…)
Il est évident qu’avant la génétique moléculaire on classait avec ce qu’on pouvait, cela n’excuse pas les abus , mais arrêtons l’idéologie bien-pensante sous prétexte de science.

ce n'est pas en tant que femmes qu'elles sont exclues mais parce qu'elles peuvent être enceintes, donc personnes "vulnérables" sur une certaine période de leur vie.