Les pistes d'atterrissage sont lavées à haute pression

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Les pistes d'aéroport sont régulièrement nettoyées à l'eau sous haute pression. Cela permet d'éliminer la couche de caoutchouc polymérisé qui se forme lorsque les avions atterrissent. En effet, durant un bref instant, les roues avant d'être mises en rotation frottent le sol en portant le poids de l'avion. La friction élève la température qui entraine la polymérisation d'une partie de la gomme. Celle-ci se dépose sur la piste et durcit, abaissant grandement son adhérence.


Commentaires préférés (3)

a écrit : Sacrées traces de pneu... Ça part avec le programme coton 60°C et DEUX doses de lessive. Par contre il ne faut pas y revenir trop souvent, la chaleur attaque la ceinture élastique.
Et, SURTOUT, pas de sèche-linge, même à température réduite, toujours à cause des élastiques (pareil pour les chaussettes). Mais ça supporte l'essorage maximum

a écrit : Ça part avec le programme coton 60°C et DEUX doses de lessive. Par contre il ne faut pas y revenir trop souvent, la chaleur attaque la ceinture élastique.
Et, SURTOUT, pas de sèche-linge, même à température réduite, toujours à cause des élastiques (pareil pour les chaussettes). Mais ça supporte l'essorage maximum
Petite précision, l'anecdote fait mention de polymérisation des traces de pneus, il me semble qu'en cas d'accumulation massive de ce genre de produit apparaît un phénomène appelé croustade. C'est un phénomène bien connu de certains festivaliers qui ne peuvent changer de slip pendant 4 jours voire plus.
En cas de croustade sévère, les deux doses de lessive ne sont d'aucune utilité pour le vêtement, seule la poubelle et l'incinération sont à considérer. Pour ce qui est de la partie épidermique, la meilleure solution technique reste la spatule


Tous les commentaires (23)

Et pourquoi ne fait-on pas tourner les roues avant ?

a écrit : Et pourquoi ne fait-on pas tourner les roues avant ? Parce que le poids des moteurs qui seraient nécessaires handicaperait l'avion, on essaie toujours d'aller au plus léger

a écrit : Sacrées traces de pneu... Ça part avec le programme coton 60°C et DEUX doses de lessive. Par contre il ne faut pas y revenir trop souvent, la chaleur attaque la ceinture élastique.
Et, SURTOUT, pas de sèche-linge, même à température réduite, toujours à cause des élastiques (pareil pour les chaussettes). Mais ça supporte l'essorage maximum

J’ai peut être mal compris. Ou alors l’anecdote comporte une part d’imprécision. En effet, le pneu est formé à partir d’un élastomère (le caoutchouc naturel ou synthétique) vulcanisé. C’est donc à la base un polymère, aux propriétés élastiques (d’où le terme élastomère). Donc le frottement contre la piste n’a rien à voir avec sa polymérisation. Il est simplement fondu.

a écrit : Ça part avec le programme coton 60°C et DEUX doses de lessive. Par contre il ne faut pas y revenir trop souvent, la chaleur attaque la ceinture élastique.
Et, SURTOUT, pas de sèche-linge, même à température réduite, toujours à cause des élastiques (pareil pour les chaussettes). Mais ça supporte l'essorage maximum
Petite précision, l'anecdote fait mention de polymérisation des traces de pneus, il me semble qu'en cas d'accumulation massive de ce genre de produit apparaît un phénomène appelé croustade. C'est un phénomène bien connu de certains festivaliers qui ne peuvent changer de slip pendant 4 jours voire plus.
En cas de croustade sévère, les deux doses de lessive ne sont d'aucune utilité pour le vêtement, seule la poubelle et l'incinération sont à considérer. Pour ce qui est de la partie épidermique, la meilleure solution technique reste la spatule

a écrit : Petite précision, l'anecdote fait mention de polymérisation des traces de pneus, il me semble qu'en cas d'accumulation massive de ce genre de produit apparaît un phénomène appelé croustade. C'est un phénomène bien connu de certains festivaliers qui ne peuvent changer de slip pendant 4 jours voire plus.
En cas de croustade sévère, les deux doses de lessive ne sont d'aucune utilité pour le vêtement, seule la poubelle et l'incinération sont à considérer. Pour ce qui est de la partie épidermique, la meilleure solution technique reste la spatule
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Bon, je ne voulais pas répondre, mais j'ai réagi devant le terme «incinération»
Je pense que procéder à l'incinération d'un vêtement qui est atteins de croustade risque de déclencher une pollution olfactive grave. - ou alors, on attend que la voisine avec qui on a des soucis ait fait sa lessive et étendu ses draps à sécher. J'opterai plutôt pour le mettre au compost après l'avoir abondamment aspergé de purin, afin de réduire ce risque

a écrit : Bon, je ne voulais pas répondre, mais j'ai réagi devant le terme «incinération»
Je pense que procéder à l'incinération d'un vêtement qui est atteins de croustade risque de déclencher une pollution olfactive grave. - ou alors, on attend que la voisine avec qui on a des soucis ait fait sa lessive et
étendu ses draps à sécher. J'opterai plutôt pour le mettre au compost après l'avoir abondamment aspergé de purin, afin de réduire ce risque Afficher tout
Personnellement, j'utilise un karcher haute pression chauffant pour les traces de freins...

a écrit : Petite précision, l'anecdote fait mention de polymérisation des traces de pneus, il me semble qu'en cas d'accumulation massive de ce genre de produit apparaît un phénomène appelé croustade. C'est un phénomène bien connu de certains festivaliers qui ne peuvent changer de slip pendant 4 jours voire plus.
En cas de croustade sévère, les deux doses de lessive ne sont d'aucune utilité pour le vêtement, seule la poubelle et l'incinération sont à considérer. Pour ce qui est de la partie épidermique, la meilleure solution technique reste la spatule
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Moi qui croyais que la croustade se formait quand on fait des cartes de France….

Concernant l’incinération d’une croustade mon avis sur le traitement est moins « définitif ». Ce sujet fait un peu le buzz en ce moment et le moins qu’on puisse en dire est que les avis sont mitigés.
Certes, on ne peu nier une conversion énergétique au bilan carbone intéressant si l’objet du délit est constitué d’une basique matrice en coton hypohallergénique. Mais depuis peu, les sportifs de haut niveau qui pratiquent les activités de trails, endurance et haltérophilie, sont convoités par des multinationales pourvoyeuses d’équipements sportifs. Curieusement, le slip de ces sportifs de l’extrême suscite l’intérêt de la recherche.
En effet, l’effort intense ou prolongé de ces athlètes équipés de sous-vêtements Techniques constitués de fibres issues de la recherche spatiale, a donné lieu à des « croustiques » (néologisme issu de croustade et de Technique) qui intéressent au plus haut point les centres de recherche des consortiums internationaux du bien être de l’humanité.
Les derniers prélèvements seraient prometteurs et pourraient bien donner naissance à des matériaux nouveaux.
Peut être la conquête spatiale n’a t’elle jamais été si proche de la main de l’homme!

a écrit : J’ai peut être mal compris. Ou alors l’anecdote comporte une part d’imprécision. En effet, le pneu est formé à partir d’un élastomère (le caoutchouc naturel ou synthétique) vulcanisé. C’est donc à la base un polymère, aux propriétés élastiques (d’où le terme élastomère). Donc le frottement contre la piste n’a rien à voir avec sa polymérisation. Il est simplement fondu. Afficher tout Je pensais même qu'un pneu, donc un polymère, a un très bonne adhérence. Donc, l'adhérence pneu / pneu ?

Encore une bonne raison de diminuer sérieusement ce moyen extrêmement polluant, voire le stopper.

a écrit : J’ai peut être mal compris. Ou alors l’anecdote comporte une part d’imprécision. En effet, le pneu est formé à partir d’un élastomère (le caoutchouc naturel ou synthétique) vulcanisé. C’est donc à la base un polymère, aux propriétés élastiques (d’où le terme élastomère). Donc le frottement contre la piste n’a rien à voir avec sa polymérisation. Il est simplement fondu. Afficher tout Un élastomère est un polymère faiblement réticulé.

En polymérisant des monomères (petites molécules, maillons de chaîne) on obtient des polymères (macromolécules, longues chaînes de molécules simples).

Un polymère se présente donc sous forme de fibres. Si ces fibres sont étirées ou fortement réticulées/vulcanisées (liées entre elles par des nœuds/ponts) elles sont rigides.

Si les fibres sont repliées sur elles mêmes à l'image d'une pelote de laine et faiblement réticulées/vulcanisées elles sont libres de se déformer, de s'étirer avant de reprendre leurs formes, le matériau est élastique.

Ce qui donne sa propriété élastique à un élastomère comme celui d'un pneu c'est donc l'arrangement spécifique des chaînes moléculaires du caoutchouc vulcanisé. Lorsque tu fais "fondre" un pneu par friction tu changes la structure moléculaire du caoutchouc, tu étires ou casse ses fibres et tu fabriques de nouvelles liaisons entre elles. Il s'agit bien d'un processus de polymérisation. Ce que tu retrouves au sol n'est plus du caoutchouc.

a écrit : Je pensais même qu'un pneu, donc un polymère, a un très bonne adhérence. Donc, l'adhérence pneu / pneu ? C'est pas du caoutchouc au sol. Et même si ça en était, le coefficient de friction caoutchouc/caoutchouc est bon que par temps sec et à la bonne température. Sous la pluie, neige, par temps froid, etc. il est bien moins bon que le coef caoutchouc/asphalte ou caoutchouc/béton.

a écrit : C'est pas du caoutchouc au sol. Et même si ça en était, le coefficient de friction caoutchouc/caoutchouc est bon que par temps sec et à la bonne température. Sous la pluie, neige, par temps froid, etc. il est bien moins bon que le coef caoutchouc/asphalte ou caoutchouc/béton. Le coefficient (dans les extrêmes) de frottement caoutchouc sur asphalte passe de 0.9 sur sec à 0.25 sur très mouillés. Sacré écart.
Mais je n'arrive pas à trouver les valeurs pour caoutchouc/caoutchouc.

a écrit : Le coefficient (dans les extrêmes) de frottement caoutchouc sur asphalte passe de 0.9 sur sec à 0.25 sur très mouillés. Sacré écart.
Mais je n'arrive pas à trouver les valeurs pour caoutchouc/caoutchouc.
C'est assez variable selon les conditions et duretés (idem pour pneu/route) mais c'est environ 0.6/0.7 le coef caoutchouc/caoutchouc. Tu le trouves plus facilement en cherchant en anglais (friction coef rubber/rubber).

Après y a pas que le coefficient qui compte, y a aussi la propension à l'aquaplaning, la facilité de blocage en fonction des contraintes physiques, bref l'évolution de la courbe. Et ça il n'y a qu'un test spécifiquement conçu pour le simuler qui te donnera la bonne info. C'est compliqué la rhéologie. Mais une chose est sur, le plastique étant imperméable un couple caoutchouc/caoutchouc sous la pluie, ça glisse. On le voit bien via l'efficacité des trajectoires pluies en courses sur circuit.

a écrit : C'est assez variable selon les conditions et duretés (idem pour pneu/route) mais c'est environ 0.6/0.7 le coef caoutchouc/caoutchouc. Tu le trouves plus facilement en cherchant en anglais (friction coef rubber/rubber).

Après y a pas que le coefficient qui compte, y a aussi la propension à l'
aquaplaning, la facilité de blocage en fonction des contraintes physiques, bref l'évolution de la courbe. Et ça il n'y a qu'un test spécifiquement conçu pour le simuler qui te donnera la bonne info. C'est compliqué la rhéologie. Mais une chose est sur, le plastique étant imperméable un couple caoutchouc/caoutchouc sous la pluie, ça glisse. On le voit bien via l'efficacité des trajectoires pluies en courses sur circuit. Afficher tout
En plus d'être compliquée, la rhéologie couvre un large spectre de la mécanique.

Effectivement, le caoutchouc retient l'eau et augmente facilement les risques d'aquaplaning. Mais les nouveaux revêtements ne sont-ils pas fait avec du pneu ? Ceux qui laissent plus facilement pénétrer l'eau dans le sol et réduisent les éclaboussures ?

Par contre, je ne comprends pas ta dernière phrase. Les courses sur circuit se font caoutchouc / caoutchouc ?

a écrit : En plus d'être compliquée, la rhéologie couvre un large spectre de la mécanique.

Effectivement, le caoutchouc retient l'eau et augmente facilement les risques d'aquaplaning. Mais les nouveaux revêtements ne sont-ils pas fait avec du pneu ? Ceux qui laissent plus facilement pénétrer l'ea
u dans le sol et réduisent les éclaboussures ?

Par contre, je ne comprends pas ta dernière phrase. Les courses sur circuit se font caoutchouc / caoutchouc ?
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Lorsqu'il pleut les meilleurs utilisent des trajectoires pluies sur circuit. Ça consiste a se décaler de la bonne trajectoire (gommée) et utiliser ce qu'on considère traditionnellement comme de "mauvaises trajectoires" (non-gommées) pour bénéficier d'un meilleur grip. On évite les zones recouvertes de gomme et on privilégie l'asphalte propre pour une adhérence accrue et une meilleure motricité.

C'est ce que fait Verstappen là:
youtu.be/eMTHzWAaJcI?feature=shared

J’avais d’ailleurs lu quelque part (ici?) qu’un train d’atterrissage ne pouvait être utilisé que pour 6 atterrissages maximum
Au delà faut changer les pneus…

a écrit : Lorsqu'il pleut les meilleurs utilisent des trajectoires pluies sur circuit. Ça consiste a se décaler de la bonne trajectoire (gommée) et utiliser ce qu'on considère traditionnellement comme de "mauvaises trajectoires" (non-gommées) pour bénéficier d'un meilleur grip. On évite les zones recouvertes de gomme et on privilégie l'asphalte propre pour une adhérence accrue et une meilleure motricité.

C'est ce que fait Verstappen là:
youtu.be/eMTHzWAaJcI?feature=shared
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Je ne suis absolument pas la F1. Je ne sais même pas quelle voiture est celle de Verstapen. La RedBul ?

Par contre, c'est pas la même chose en moto GP, où les pilotes ont tendance à suivre la même trajectoire que sur le sec, sauf pour les dépassements évidemment.