Le monde du vin autrichien s'écroula en 1985

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En 1985, le monde du vin autrichien s'écroula. Des tests révélèrent que de nombreux vins, principalement bas de gamme, avaient été frelatés au diéthylène glycol afin d'en améliorer le goût. La fraude entraîna un rappel massif et des pertes colossales : 27 millions de litres de vin furent perdus.


Commentaires préférés (3)

J'ai un vague souvenir à propos de cette affaire : un élément du dossier qui n'avait pas forcément fait la une de la presse à l'époque. Un journaliste avait émis l'hypothèse que cet ajout d'antigel serait un résultat de la PAC (Politique Agricole Commune, c'est-à-dire les subventions de la Communauté Européenne (je crois qu'on disait encore Communauté à l'époque, c'est devenu l'Union par la suite)). D'après ce que j'avais lu, des viticulteurs voulaient bénéficier de subventions d'aide à la destruction de la surproduction de vin, mais leurs vins ne respectaient pas les critères (degré alcoolique, etc.) alors ils l'avaient frelaté avec de l'antigel pour qu'il puisse passer les analyses. Mais ça n'avait pas marché, probablement parce que c'était un peu trop évident que c'était frelaté, ou à cause d'un autre point de la réglementation. Et donc les viticulteurs s'étaient retrouvé avec des milliers d'hectolitres de vin frelaté sur les bras, qui auraient dû être détruits mais, faute de prise en charge par la Communauté Européenne, ils ont tenté de les écouler dans les circuits de vente habituels. Sauf que la manière dont ils étaient frelatés n'était pas vraiment discrète et, de même que ça n'était pas passé pour la Commission Européenne, ça s'est vu assez rapidement quand des spécialistes ont vérifié d'un peu près la qualité de cette marchandise...

On peut rapprocher ce scandale du vin frelaté avec de l'antigel, de celui du lait frelaté avec de la mélamine . Des entreprises chinoises avaient ajouté de la mélamine pour augmenter le taux de protéines du lait, sans se préoccuper que le résultat soit toxique, le but était simplement qu'il affiche le taux de protéines requis en première analyse, des analyses plus poussées avaient mis en évidence la tricherie et la toxicité mais de très gros volumes de ce lait frelaté avaient déjà été vendus sur la marché intérieur et exporté dans de nombreux pays, à tel point que l'Union Européenne avait interdit ensuite toute importation de lait ou de produits contenant du lait d'origine chinoise.

La mélamine est une résine peu couteuse et couramment utilisée pour fabriquer les fameux panneaux de bois mélaminés (souvent blancs ou décorés pour imiter l'aspect du bois) qui constituent les meubles bas de gamme. Ces panneaux en bois aggloméré sont recouverts avec du papier imbibé de mélamine qui est plaqué à chaud.


Tous les commentaires (5)

J'ai un vague souvenir à propos de cette affaire : un élément du dossier qui n'avait pas forcément fait la une de la presse à l'époque. Un journaliste avait émis l'hypothèse que cet ajout d'antigel serait un résultat de la PAC (Politique Agricole Commune, c'est-à-dire les subventions de la Communauté Européenne (je crois qu'on disait encore Communauté à l'époque, c'est devenu l'Union par la suite)). D'après ce que j'avais lu, des viticulteurs voulaient bénéficier de subventions d'aide à la destruction de la surproduction de vin, mais leurs vins ne respectaient pas les critères (degré alcoolique, etc.) alors ils l'avaient frelaté avec de l'antigel pour qu'il puisse passer les analyses. Mais ça n'avait pas marché, probablement parce que c'était un peu trop évident que c'était frelaté, ou à cause d'un autre point de la réglementation. Et donc les viticulteurs s'étaient retrouvé avec des milliers d'hectolitres de vin frelaté sur les bras, qui auraient dû être détruits mais, faute de prise en charge par la Communauté Européenne, ils ont tenté de les écouler dans les circuits de vente habituels. Sauf que la manière dont ils étaient frelatés n'était pas vraiment discrète et, de même que ça n'était pas passé pour la Commission Européenne, ça s'est vu assez rapidement quand des spécialistes ont vérifié d'un peu près la qualité de cette marchandise...

On peut rapprocher ce scandale du vin frelaté avec de l'antigel, de celui du lait frelaté avec de la mélamine . Des entreprises chinoises avaient ajouté de la mélamine pour augmenter le taux de protéines du lait, sans se préoccuper que le résultat soit toxique, le but était simplement qu'il affiche le taux de protéines requis en première analyse, des analyses plus poussées avaient mis en évidence la tricherie et la toxicité mais de très gros volumes de ce lait frelaté avaient déjà été vendus sur la marché intérieur et exporté dans de nombreux pays, à tel point que l'Union Européenne avait interdit ensuite toute importation de lait ou de produits contenant du lait d'origine chinoise.

La mélamine est une résine peu couteuse et couramment utilisée pour fabriquer les fameux panneaux de bois mélaminés (souvent blancs ou décorés pour imiter l'aspect du bois) qui constituent les meubles bas de gamme. Ces panneaux en bois aggloméré sont recouverts avec du papier imbibé de mélamine qui est plaqué à chaud.

a écrit : Ou bien le scandale de l'huile frelatée en Espagne en 1981 avec tout de même 21.000 victimes et 800 morts.
fr.wikipedia.org/wiki/Scandale_de_l'huile_frelatée

Cela a parfois du bon les normes sanitaires.
Ce cas est apparemment plus complexe puisqu'il s'agit d'huile destinée à un usage industriel, rendue impropre à la consommation et colorée en rouge pour être bien identifiable que des malfaiteurs avaient trouvé le moyen de débarrasser de sa couleur pour la vendre comme huile alimentaire, afin bien sûr de faire un énorme bénéfice, puisque l'huile industrielle était achetée beaucoup moins cher... De plus, cet article mentionne que l'épidémie (les maladies dont certaines sont devenues chroniques, et les morts) pourraient être dus à d'autres intoxications concommitantes par d'autres produits. C'est donc bien un scandale sanitaire mais beaucoup moins simple que le vin à l'antigel ou le lait à la mélamine où les auteurs avaient tout simplement introduit un seul produit chimique pour fausser les analyses et atteindre la norme permettant de vendre un produit qui ne respectait pas la norme avant d'être frelaté, ce qui a été mis en évidence et parfaitement identifié après des analyses plus poussées que les analyses simples que les auteurs espéraient tromper, contrairement au cas de cette huile frelatée espagnole pour laquelle les conclusions, d'après cet article, sont loin d'être aussi évidentes et définitives.

Dans les scandales sanitaires qui ont défrayé la chronique, il y a eu aussi le poulet à la dioxine : on nourrissait les poulets en batteries avec des aliments industriels les moins chers possibles (afin, comme dans la plupart des scandales de maximiser les profits en diminuant les couts) contenant notamment des boues de station d'épuration riches en nutriment mais aussi en produits toxiques. A propos de normes sanitaires, c'est ce scandale touchant principalement la Belgique qui a conduit à la création de l'agence belge AFSCA (Agence fédérale pour la sécurité de la chaîne alimentaire).

a écrit : J'ai un vague souvenir à propos de cette affaire : un élément du dossier qui n'avait pas forcément fait la une de la presse à l'époque. Un journaliste avait émis l'hypothèse que cet ajout d'antigel serait un résultat de la PAC (Politique Agricole Commune, c'est-à-dire les subventions de la Communauté Européenne (je crois qu'on disait encore Communauté à l'époque, c'est devenu l'Union par la suite)). D'après ce que j'avais lu, des viticulteurs voulaient bénéficier de subventions d'aide à la destruction de la surproduction de vin, mais leurs vins ne respectaient pas les critères (degré alcoolique, etc.) alors ils l'avaient frelaté avec de l'antigel pour qu'il puisse passer les analyses. Mais ça n'avait pas marché, probablement parce que c'était un peu trop évident que c'était frelaté, ou à cause d'un autre point de la réglementation. Et donc les viticulteurs s'étaient retrouvé avec des milliers d'hectolitres de vin frelaté sur les bras, qui auraient dû être détruits mais, faute de prise en charge par la Communauté Européenne, ils ont tenté de les écouler dans les circuits de vente habituels. Sauf que la manière dont ils étaient frelatés n'était pas vraiment discrète et, de même que ça n'était pas passé pour la Commission Européenne, ça s'est vu assez rapidement quand des spécialistes ont vérifié d'un peu près la qualité de cette marchandise... Afficher tout Communauté européenne de 1957 à 2009, date d’entrée en vigueur du traité de Lisbonne ;-) tu as donc raison