Pendant longtemps, les pilotes d’avion ainsi que le personnel navigant n’avaient pas le droit de porter la barbe. Celle-ci peut en effet réduire l’efficacité des masques à oxygène en cas de dépressurisation. De nombreuses compagnies maintiennent aujourd’hui des règles strictes en la matière.

Commentaires préférés (3)
L'anecdote est au passé, car des études indiquent que même avec une barbe, les masques modernes maintiennent une oxygénation correcte, mais néanmoins amoindrie. Donc la FAA/EASA n'interdisent pas la barbe, mais les compagnies peuvent le faire.
En cockpit, les pilotes doivent pouvoir enfiler leur masque et recevoir de l’oxygène en 5 secondes d’une seule main (souvent pratiqué à l'entraînement), et ils testent leurs masques lors des prévols pour vérifier à la fois le débit d’oxygène et le fonctionnement du micro.
Leur réserve d’oxygène est stockée dans des bouteilles et dimensionnée pour durer tout le temps du vol au-dessus de 3000m, plus 2h. Pour les passagers, l'oxygène ne dure que 15-20 minutes (le temps de la descente) et ne vient pas d'une bouteille : il est généré par une réaction chimique (d'où parfois l'odeur de brûlé, pas de panique) qui ne peut pas être arrêtée une fois que la goupille l'a déclenché (goupille reliée au tuyau du masque à tirer).
Il y a 10% plus de masques passagers que de sièges, donc la encore, pas de panique, mais par contre agissez vite: avec une grosse décompression rapide à 11 000m, le temps de conscience utile (càd avant de devenir gâteux puis inconscient) n'est que de 15 à 30 secondes.
Il en est de même pour les pompiers; afin de pouvoir utiliser efficacement l'ARI (appareil respiratoire isolant), nos sapeurs pompiers doivent être rasés de près quotidiennement
Entre les masques des pilotes d’avion et ceux des pompiers l’objectif diffère sur un point : si tous les deux ont pour objet d’alimenter le porteur en air respirable, celui des pompiers doit en plus les protéger des gaz toxiques auxquels les pilotes ne sont à priori pas exposés ainsi que tout l’équipage et les passagers.
Les masques des pompiers, comme ceux des militaires et des plongeurs doivent donc offrir une protection par leur étanchéité, ce qui n’est pas le cas des occupants d’un avion dans une atmosphère d’air raréfié.
Dans les premiers avions qui franchissaient la Cordillère des Andes, les pilotes avaient juste un tuyau pour leur apporter l’oxygène.
Cf. « Seuls les anges ont des ailes » de Howard Hawks (1939).
Tous les commentaires (6)
L'anecdote est au passé, car des études indiquent que même avec une barbe, les masques modernes maintiennent une oxygénation correcte, mais néanmoins amoindrie. Donc la FAA/EASA n'interdisent pas la barbe, mais les compagnies peuvent le faire.
En cockpit, les pilotes doivent pouvoir enfiler leur masque et recevoir de l’oxygène en 5 secondes d’une seule main (souvent pratiqué à l'entraînement), et ils testent leurs masques lors des prévols pour vérifier à la fois le débit d’oxygène et le fonctionnement du micro.
Leur réserve d’oxygène est stockée dans des bouteilles et dimensionnée pour durer tout le temps du vol au-dessus de 3000m, plus 2h. Pour les passagers, l'oxygène ne dure que 15-20 minutes (le temps de la descente) et ne vient pas d'une bouteille : il est généré par une réaction chimique (d'où parfois l'odeur de brûlé, pas de panique) qui ne peut pas être arrêtée une fois que la goupille l'a déclenché (goupille reliée au tuyau du masque à tirer).
Il y a 10% plus de masques passagers que de sièges, donc la encore, pas de panique, mais par contre agissez vite: avec une grosse décompression rapide à 11 000m, le temps de conscience utile (càd avant de devenir gâteux puis inconscient) n'est que de 15 à 30 secondes.
Il en est de même pour les pompiers; afin de pouvoir utiliser efficacement l'ARI (appareil respiratoire isolant), nos sapeurs pompiers doivent être rasés de près quotidiennement
Entre les masques des pilotes d’avion et ceux des pompiers l’objectif diffère sur un point : si tous les deux ont pour objet d’alimenter le porteur en air respirable, celui des pompiers doit en plus les protéger des gaz toxiques auxquels les pilotes ne sont à priori pas exposés ainsi que tout l’équipage et les passagers.
Les masques des pompiers, comme ceux des militaires et des plongeurs doivent donc offrir une protection par leur étanchéité, ce qui n’est pas le cas des occupants d’un avion dans une atmosphère d’air raréfié.
Dans les premiers avions qui franchissaient la Cordillère des Andes, les pilotes avaient juste un tuyau pour leur apporter l’oxygène.
Cf. « Seuls les anges ont des ailes » de Howard Hawks (1939).
Les pilotes ne sont pas uniquement confrontés au manque d'oxygène : les masques ont aussi pour but de leur permettre de continuer à fonctionner en cas de fumée dans le cockpit. Les pilotes ont même pour instruction de mettre leur masque à la moindre alerte (juste une drôle d'odeur suffit), c'est très répété en simulation. Celà étant dit, l'étanchéité du masque joue un role, mais la pression positive aussi, en empechant les fumées de rentrer dans le masque.
Je suppose que les pilotes sont bien sûr moins exposés à des gazs toxiques que les pompiers, mais bon, dans la liste il y a tout de même le cyanure d'hydrogène, le phosphate de tricrésyle, et le connu monoxyde de carbone, c'est suffisant. Ca peut t'envoyer dans les pommes en quelques dizaines de secondes.
Il y a eu un crash d'un vol UPS en 2010, incendie de batteries lithium en soute, le pilote n'avait pas un masque fonctionnel, il s'est levé pour en prendre un autre à l'arrière de son siège et n'est jamais revenu (le copilote s'est ensuite crashé, probablement à cause des dommages de l'incendie et car il ne voyait rien avec la fumée).
Dans les avions plus petits, les pilotes utilisent toujours de l'oxygène avec un tuyau (canule nasale), comme dans ton exemple des Andes.
Merci pour ce complément d’information et, alors, j’estime qu’il est dangereux pour un pilote de garder une barbe.
D’autre par, les masques des passagers ne semblent pas étanches quand je vois la démonstration traditionnelle en début de vol.
Effectivement, les masques passagers ne sont pas concus pour les incendies, juste pour les depressurisations Ils ne sont pas étanches, et ne couvrent pas les yeux (contrairement aux pilotes), mais sont simplement un compromis entre taille/poids et facilité/rapidité d'utilisation. Le but c'est qu'un enfant sache s'en servir.