Cesária Évora, la célèbre chanteuse cap-verdienne, était appelée "la diva aux pieds nus". Elle avait en effet pris l’habitude de se produire sans chaussures, en souvenir de ses origines modestes. C’était aussi une façon d’exprimer sa solidarité avec les plus pauvres du Cap-Vert.

Commentaires préférés (3)
Mon plus fantastique souvenir de concert.
Un timbre de voix (enfin je suppose que c'était celà) qui fait entrer en résonnance toute la structure de la salle de concert et vous emporte, vous entraîne vers un état quasi second... absolument fabuleux.
Pour la petite histoire, durant son concert (effectivement pieds nus) elle avait fumé pres dun paquet de cigarettes !
Oui, c’est probablement du timbre dont tu parles. Le timbre d’un son définit sa richesse (harmoniques, etc) et c’est ce qui différencie une même note jouée sur deux instruments différents. Ils n’ont pas le même timbre. Si on regarde la forme de la courbe sonore, chaque source sonore (klaxon, flûte, sonnette, guitare, bip électronique…) aura une forme caractéristique si on zoome sur la courbe.
Et du coup, c’est valable pour les voix des humains qui ont chacune leur timbre. Certains plus marquants que d’autres !
Après, tu parles de résonance de la salle. Cela peut être provoqué par certaines fréquences qui, selon les dimensions de la salle, vont créer une espèce de résonance difficile à décrire.
Je l'ai croisée un matin place Stanislas sur le chemin du lycée, en 1999. On a échangé quelques mots, elle était très sympathique. Elle était pieds nus, je pense donc qu'elle est pieds nus pas seulement pendant ses concerts
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Mon plus fantastique souvenir de concert.
Un timbre de voix (enfin je suppose que c'était celà) qui fait entrer en résonnance toute la structure de la salle de concert et vous emporte, vous entraîne vers un état quasi second... absolument fabuleux.
Pour la petite histoire, durant son concert (effectivement pieds nus) elle avait fumé pres dun paquet de cigarettes !
Oui, c’est probablement du timbre dont tu parles. Le timbre d’un son définit sa richesse (harmoniques, etc) et c’est ce qui différencie une même note jouée sur deux instruments différents. Ils n’ont pas le même timbre. Si on regarde la forme de la courbe sonore, chaque source sonore (klaxon, flûte, sonnette, guitare, bip électronique…) aura une forme caractéristique si on zoome sur la courbe.
Et du coup, c’est valable pour les voix des humains qui ont chacune leur timbre. Certains plus marquants que d’autres !
Après, tu parles de résonance de la salle. Cela peut être provoqué par certaines fréquences qui, selon les dimensions de la salle, vont créer une espèce de résonance difficile à décrire.
Je l'ai croisée un matin place Stanislas sur le chemin du lycée, en 1999. On a échangé quelques mots, elle était très sympathique. Elle était pieds nus, je pense donc qu'elle est pieds nus pas seulement pendant ses concerts
Pour la résonance on parle plutôt de mode propres lié aux dimensions de la salle. Les tres bons chanteurs savent jouer avec la réponse acoustique globale de la salle.
Sa maison, à Mindelo, au Cap Vert a été transformé en musée. Je vous le recommande pour l’impression à la fois poignante et souriante, comme la saudade de Cinze, le surnom de Cesaria. Par exemple, sur le balcon à l’étage, on vous invite À FUMER en sa mémoire.
J'ai eu la chance de l'entendre chanter également, sans doute loin des meilleurs conditions acoustiques, en plein air, sur une petite scène sous les arbres et le soleil parmi un public hongrois en train de décuver la rakia de la veille. Alors ce n’était peut être pas mon meilleur souvenir de concert, ni même un concert exceptionnel, mais c'était un moment hors du temps c'est certain, sa voix lui donnait une présence et une manière d'habiter l'espace comme personne.
Si j'ai un souvenir mémorable par contre, un peu dans le même style, c'est l'angolais Bonga que personnelment je place au même niveau de talent que Evora. Lui aussi de culture musicale africano-portugaise mêlant rythmes endiablés et saudade extrème. Lui aussi avec une voix d'un timbre qui en dit long sur le vécu. Malheureusement pour l'avoir revu l'année dernière, du haut de ses 80 ans il a perdu quelque peu de son énergie.
www.youtube.com/watch?v=GjR7H-IytJQ
Mais c'est vrai que la rencontre des musiques latines (espagnole et portugaise) et africaines a une saveur particulière.
Dans l'idée mais un autre style, et avec une voix d'une grande puissance aussi, il y a Concha Buika également. Fruit de Guinéens réfugiés parmi les gitans de l'île de Majorque, dans un style plus flamenco.
www.youtube.com/watch?v=E58_5-FC3k4&list=RDE58_5-FC3k4&start_radio=1
Autre exemple de ce mélange, je pense aussi à la colombienne Nidia Gongora qui avec une voix particulière, presque nasillarde parfois, révèle sa beauté quand l'émotion s'en mêle.
www.youtube.com/watch?v=LO6bBi-oSUQ&list=RDLO6bBi-oSUQ&start_radio=1
Et pour finir sur une note plus gaie et (un peu) plus rock, j'ai découvert que Carlos Santana s'était associé à Buika pour un album et notamment reprendre "Breaking Down The Door".
www.youtube.com/watch?v=hpE9CBi_cGI&list=PLgM-yWq0Vw1UQpJ1pYO3_xuqX6TEfHzLv&index=7
France Gall passer un temps fesais cela et actuellement et depuis longtemps Yannick Noah fait ces concert pied nu surtout en référence à ses origines camerounaise
Une anecdote dans l'anecdote, merci !
J’ai fait un co-plateau avec elle il y a 15 ans au festival des Suds au théâtre antique d’Arles et c’est un des souvenir les plus marquants de ma vie… on a discuter en loge après les concerts et elle disait qu’elle était enchaînée à sa maison de prod avec un contrat qui l’obligeait à continuer à se produire alors qu’elle voulait prendre sa retraite et profiter de ses petits enfants… mais je n’ai pas souvenir qu’elle était pied nu !