Lorsque le Soleil se lève, il est encore sous l'horizon

Proposé par
le

Le “lever du Soleil” est un mensonge d’optique : quand son premier bord apparaît, le Soleil est encore géométriquement sous l’horizon. Sans atmosphère, il serait invisible, car la réfraction de l’air courbe les rayons et “remonte” son image. Le même décalage existe au coucher : on peut encore l’apercevoir alors qu’il est déjà passé sous l’horizon.

Comme la réfraction dépend de l’état de l’air près du sol, l’effet varie avec la météo. Elle déforme aussi le disque et peut l’aplatir près de l’horizon, c'est bien visible lorsque le soleil se couche tout à fait à l'horizon, par exemple sur la mer.


Commentaires préférés (3)

Donc ce n’est en rien un « mensonge » …

Vu qu'on parle de notre astre, le Soleil, il faut aussi parler d'orthographe car c'est d'une complexité inutile.
Lorsque l’on évoque le "soleil" en tant que phénomène perçu par les êtres humains, c’est-à-dire la lumière ou la chaleur qu’il nous procure, le terme s’écrit avec une minuscule. En revanche, lorsque l’on fait référence au Soleil en tant qu’étoile spécifique, c’est-à-dire l’astre central de notre système planétaire, le mot s’écrit avec une majuscule, car il s’agit alors d’un nom propre désignant un corps céleste particulier.
On devrait donc dire : "lever de soleil" car l'astre ne se lève pas mais la lumière qu'on en perçoit "se lève à l'horizon". Par contre, on dit bien : "le Soleil est géométriquement sous l'horizon." Et on dirait donc : "La chaleur du soleil me réchauffe le matin. C'est lié à la réaction nucléaire en cours sur le Soleil."

Cette « vision » particulière du Soleil existe aussi pour la Lune sous le nom de « d’illusion lunaire » :

« L’illusion lunaire est une illusion d’optique lors de laquelle la Lune parait plus grosse près de l’horizon que lorsqu’elle se trouve haut dans le ciel, bien qu’aucune raison physique ou astronomique n’en soit la cause. Cette illusion existe également pour le Soleil et les constellations. 

Elle n'est pas un phénomène atmosphérique. La cause de ce phénomène est psychologique mais, bien que connu depuis les temps anciens, n’est toujours pas complètement élucidée »

fr.wikipedia.org/wiki/Illusion_lunaire

Comme les sources citées pour le Soleil, l’article de Wikipedia sur l’illusion lunaire est intéressant à lire dans son entier car il montre la complexité de l’explication du phénomène.


Tous les commentaires (14)

Donc ce n’est en rien un « mensonge » …

Vu qu'on parle de notre astre, le Soleil, il faut aussi parler d'orthographe car c'est d'une complexité inutile.
Lorsque l’on évoque le "soleil" en tant que phénomène perçu par les êtres humains, c’est-à-dire la lumière ou la chaleur qu’il nous procure, le terme s’écrit avec une minuscule. En revanche, lorsque l’on fait référence au Soleil en tant qu’étoile spécifique, c’est-à-dire l’astre central de notre système planétaire, le mot s’écrit avec une majuscule, car il s’agit alors d’un nom propre désignant un corps céleste particulier.
On devrait donc dire : "lever de soleil" car l'astre ne se lève pas mais la lumière qu'on en perçoit "se lève à l'horizon". Par contre, on dit bien : "le Soleil est géométriquement sous l'horizon." Et on dirait donc : "La chaleur du soleil me réchauffe le matin. C'est lié à la réaction nucléaire en cours sur le Soleil."

Cette « vision » particulière du Soleil existe aussi pour la Lune sous le nom de « d’illusion lunaire » :

« L’illusion lunaire est une illusion d’optique lors de laquelle la Lune parait plus grosse près de l’horizon que lorsqu’elle se trouve haut dans le ciel, bien qu’aucune raison physique ou astronomique n’en soit la cause. Cette illusion existe également pour le Soleil et les constellations. 

Elle n'est pas un phénomène atmosphérique. La cause de ce phénomène est psychologique mais, bien que connu depuis les temps anciens, n’est toujours pas complètement élucidée »

fr.wikipedia.org/wiki/Illusion_lunaire

Comme les sources citées pour le Soleil, l’article de Wikipedia sur l’illusion lunaire est intéressant à lire dans son entier car il montre la complexité de l’explication du phénomène.

C'est un mensonge si on considère que la lumière se déplace en ligne droite. Ce qui n'est jamais vraiment le cas, comme l'a montré Einstein.

a écrit : C'est un mensonge si on considère que la lumière se déplace en ligne droite. Ce qui n'est jamais vraiment le cas, comme l'a montré Einstein. La relativité n'a rien à voir avec ce phénomène, c'est de la réfraction, la lumière change de trajectoire en changeant de milieu.

Je ne pense pas que ce soit un mensonge.
Le lever du soleil est un phénomène optique qui n'a pas de définition strictement géométrique. C'est le moment où mes premiers rayons du soleil nous parviennent, ce qui est physiquement le cas, ce sont bien les rayons du soleil qui nous atteignent, même si ceux ci n'ont pas été en ligne droite.

a écrit : Je ne pense pas que ce soit un mensonge.
Le lever du soleil est un phénomène optique qui n'a pas de définition strictement géométrique. C'est le moment où mes premiers rayons du soleil nous parviennent, ce qui est physiquement le cas, ce sont bien les rayons du soleil qui nous atteignent, même si ceux c
i n'ont pas été en ligne droite. Afficher tout
De mon point de vue de béotien en la matière, il me semble que cette analyse correspond bien à la réalité.

C’est donc comme un canon en tir indirect : ce n’est pas parce géométriquement il n’est pas en ligne directe - il ne « voit » pas son objectif - qu’il ne l’atteint pas, car l’atteindre est, finalement, l’essentiel.

Donc, pour le Soleil, il y a réellement « lever » alors qu’il est géométriquement sous l’horizon.

En fait, le lever du Soleil annoncé par les astronomes est calculé sur sa position géométrique au-dessus de l’horizon selon une tangente mais varie en réalité selon un certain nombre de paramètres variables non prévisibles.

Ai-je bien compris ?

Petit, j’avais lu que c’était pour cette raison que nous pouvions regarder le soleil se coucher sans se brûler les yeux, vous confirmez ?

a écrit : De mon point de vue de béotien en la matière, il me semble que cette analyse correspond bien à la réalité.

C’est donc comme un canon en tir indirect : ce n’est pas parce géométriquement il n’est pas en ligne directe - il ne « voit » pas son objectif - qu’il ne l’atteint pas, car l’atteindre est, finalemen
t, l’essentiel.

Donc, pour le Soleil, il y a réellement « lever » alors qu’il est géométriquement sous l’horizon.

En fait, le lever du Soleil annoncé par les astronomes est calculé sur sa position géométrique au-dessus de l’horizon selon une tangente mais varie en réalité selon un certain nombre de paramètres variables non prévisibles.

Ai-je bien compris ?
Afficher tout
J’aurais du mal à assimiler le parcours d’un boulet de canon à un photon vu que le boulet n’a pas une trajectoire en ligne droite.
J’allais parler de l’impact différent de la gravité sur les deux objets mais j’ai peur de m’emmêler les pinceaux avec les trajectoires du photon qui suivent les courbures de l’espace temps

@qwedee
Pour moi oui, mais aussi et surtout c’est parce que les rayons du soleil traversent une plus grande quantité d’atmosphère que le coucher de soleil est orangé !

Mais alors, l’aurore qui se révèle être à 18 degrés (de mémoire) sous l’horizon ne serait pas, en réalité, les premières projections du soleil sur l’atmosphère dont nous parlons avant qu’il n’apparaisse. J’ai bien l’impression que si! Que c’est romantique….

De toute façon ce n’est pas le soleil qui se lève, c’est nous qui nous tournons vers lui.

a écrit : J’aurais du mal à assimiler le parcours d’un boulet de canon à un photon vu que le boulet n’a pas une trajectoire en ligne droite.
J’allais parler de l’impact différent de la gravité sur les deux objets mais j’ai peur de m’emmêler les pinceaux avec les trajectoires du photon qui suivent les courbures de l’espace
temps

@qwedee
Pour moi oui, mais aussi et surtout c’est parce que les rayons du soleil traversent une plus grande quantité d’atmosphère que le coucher de soleil est orangé !
Afficher tout
Ma comparaison est beaucoup plus triviale : En artillerie, un canon peut tirer en tir direct, où la trajectoire de l’obus est assimilée à une droite ou en tir en cloche et la trajectoire est courbe (cas le plus fréquent).

Nota : D’ailleurs à partir d’une certaine distance, on tient compte de la courbure de la terre, de la météo et d’autres variables dans les calculs de tir, ce qui n’est pas le cas en tir direct (1 à 2 km maximum) mais faisons simple…

Si la Lune est perçue comme étant dans le voisinage général des autres choses vues dans le ciel, elle devrait également reculer à l'approche de l'horizon, ce qui devrait entraîner une image rétinienne plus petite. Mais comme son image rétinienne a approximativement la même taille, qu'elle soit proche de l'horizon ou non, le cerveau, essayant de compenser la perspective, suppose qu'une lune basse doit être physiquement plus grande.